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TAMAM

Créer une plateforme pour promouvoir les arts scéniques ancrés dans les pays arabes et méditerranéens pendant le Festival Off d'Avignon, en juillet. Offrir ainsi la possibilité à des créatifs en provenance de ces pays de présenter leur travail, et d'être diffusé auprès des professionnels français (théâtres, programmateurs, collectivités, etc...).

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Présentation détaillée du projet

 

Avignon est LA scène sur laquelle il faut absolument se retrouver pour donner toutes ses chances à une œuvre théâtrale d'être vue et de toucher le maximum de public et de professionnels.

Avignon est une scène sur laquelle, pour être visible dans le foisonnement de la programmation, il faut se démarquer, mettre en avant une « spécificité » grâce à laquelle les professionnels et les spectateurs pourront s’orienter.

Autant de raisons pour lesquelles TAMAM veut créer pendant le festival d’Avignon, une plateforme offrant une visibilité sur les créations d’artistes arabo-méditerranéens.

Les rendez-vous TAMAM 2012 permettent d'ouvrir une première porte sur des arts différents, des questionnements  autres mais une problématique universelle qui met toujours l'homme de scène au centre des bouleversements de la société dans laquelle il vit.

Qui suis-je ?

 

 

L'association TAMAM-Théâtre des Arts du Monde Arabe et de la Méditerranée a été créée en avril 2010. Son objectif: promouvoir tous les arts scéniques en provenance des pays arabes et de la Méditerranée.

En juillet 2011, à la faveur des bouleversements qui secouent certains pays arabes, nous organisons la première plateforme TAMAM sous le label "Le Printemps arabe fait son festival". J'y programme quatre rendez-vous d'une semaine chacun, avec quatre pièces de théâtre en provenance de Tunisie, d'Egypte, de Syrie et du Liban. Une brochette de douze jeunes artistes venus témoigner à travers leurs créations d'un instant qui a bouleversé leurs existences, mais également de la crainte que ne manque pas de suciter ce réveil... Passionnant!

Sur notre site internet www.asso-tamam.org des vidéos présentent les pièces que nous avons invité pour la première édition de la plateforme Tamam.

Je suis à l'origine de la création de TAMAM. Je m'appelle Aline Gemayel. Née sur une rive de la Méditerranée (Liban) et « mûrie » sur la rive d’en face (France) –ou presque- je navigue depuis longtemps sur les eaux méditerranéennes, entre cultures francophones et ancrages arabes. Après une formation de droit à Paris, je me réinstalle au Liban quelques mois après la fin de la guerre du Liban. Journaliste culturelle à Beyrouth pendant six ans, (reporter au quotidien francophone L’Orient le Jour et à la télévision nationale libanaise), j'axe mes rencontres, mes interviews et mes reportages sur la culture… toutes les cultures qui foisonnent dans le Beyrouth d’après-guerre.

De retour en France, je m'installe à Avignon, d’où j'envoie des correspondances sur les pièces de théâtre arabe qui se jouent pendant le festival. Constatant d’année en année la place réduite –voire inexistante- accordée aux arts vivants ancrés dans le monde arabo-méditerranéen, je décide de créer une structure qui puisse répondre à cette demande.

À quoi servira la collecte ?

 

 

Une aide qui servira à quoi ?

Les fonds collectés serviront à co-financer la plateforme TAMAM 2012 qui se tiendra du 07 au 20 juillet prochain, et à assurer plus particulièrement les cachets et les défraiements de toute l'équipe (5 personnes+deux techniciens français). Les lieux dans lesquels nous nous produisons nous sont mis à disposition dans le cadre de partenariats.

La Plateforme 2012 présentera cette année, douze représentations d'une pièce de théâtre tunisienne "Mémoire en retraite" de Mériam Bousselmi, produite par le Théâtre national tunisien et lauréate du Prix de la meilleure pièce arabe 2011 lors des Journées Théâtrales de Sharjah (Emirats Arabes Unis). Cette pièce de théâtre sera programmée pour sept représentations, du 7 au 13 juillet, à l'Espace Folard-Senghor (Morières les Avignon) et pour 5 jours, du 16 au 20 juillet, au Théâtre L'Entrepot, à Avignon. Avec après chaque performance, un moment de discussion avec l'écrivaine et avec l'équipe. L'association TAMAM qui invite cette pièce à Avignon, est soutenue par les ministères de la Culture Tunisien et Français, ainsi que par la Région PACA et le Conseil Général de Vaucluse.

La présence d’une pièce à Avignon a un coût très élevé, mais permet de s’ouvrir à un large public et à un nombre très important de professionnels des arts vivants français mais également européens.

Pourquoi le choix de cette pièce ?

La Tunisie a été le théâtre d’un mouvement de révolte qui a bouleversé le pays, y changeant la donne sociale et politique ; un mouvement qui s’est propagé dans différents pays du monde arabo-méditerranéen y déclenchant des « révolutions », plus ou moins indépendantes. C’est la raison pour laquelle ce qui se passe en Tunisie, et notamment sur la scène et dans la création théâtrale nous interpelle et nous intéresse.

 

De quoi s’agit-il ?

Créée à la veille de la révolution, « Mémoire en retraite » est une pièce de théâtre écrite et mise en scène par une jeune femme de théâtre, avocate de son état, et qui n’a de cesse de s’interroger sur la société dans laquelle nous vivons, portant ses questionnement du plan individuel au plan collectif. Prenant pour prétexte la maladie d’Alzheimer dont souffre le père –déchéance qui est reproduite sur scène par un clair-obscur oppressant- Mériam Bousselmi raconte une histoire dans laquelle elle décortique les rapports père/fils, mais s'interroge également sur le lien d’oppression qui relie un peuple au dictateur qui le gouverne, sur la situation d'un intellectuel marginalisé (le fils) face à l'autorité malade incarnée par le père en perte de mémoire.  

La confrontation entre le fils et le père, c’est la révolte du peuple qui crie Dégage ! Qui cherche à se débarrasser du gouvernant qui au lieu de protéger le peuple, le martyrise, ne s’intéressant dans un réflexe narcissique qu’à lui-même.   

Mériam Bousselmi invente un verbe inspiré du dérèglement de la langue et des idées chez le malade d’Alzheimer. Construisant entre les deux personnages un dialogue haché, fragmenté comme une tentative de stimuler la mémoire endommagée.

Derniers commentaires

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Gros bisous Aline
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bravo loulou tu vas y arriver
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Bonne chance