Aidez moi à tourner mon 6ème documentaire, qui traite de l'environnement et de la musique en Tanzanie!

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Présentation détaillée du projet

En Tanzanie, la forêt disparait, emportant avec elle l'art de fabriquer des tambours, la musique et un bout de la culture de tout un peuple.

 

"Mes arbres Tanzaniens", c'est un documentaire de 60' racontant l'histoire de Gérard Bruno,  un percutionniste de fou et un charpentier, installé en Tanzanie depuis 28 ans. 

Il y a fabriqué plus de 250 tambours et marimbas aux formes uniques et extravagantes.

Car pendant 5 ans, en 1985, Gérard a parcouru la Tanzanie, à la rencontre des peuples qui fabriquaient des tambours, pour apprendre leurs techniques traditionnelles. Gérard a notament rencontré les Makondés, tribu du Sud de la Tanzanie, qui l'ont fasciné par leur technique du travail du bois.

20 ans plus tard, que reste t-il de cette vaste culture musicale?  

 

Aujourd'hui, Gérard combat l’inéluctable disparition de la forêt, en propageant son amour de la musique et du travail du bois.

 

                                                                           

Mon père vit en Tanzanie depuis 5 ans. J'ai donc eu l'occasion d'y aller plusieurs fois! C'est un pays qui me fascine par sa diversité.

C'est un projet que j'ai mis plus d'un an à écrire. La rencontre avec Gérard a été évidente; tout de suite, j'ai vu en lui un véritable personnage cinématographique. Il s'exprime avec ses tripes. Après 28 ans de vie en Tanzanie, il est respecté pour sa vision acérée de l'environnement et de la culture locale. Je découvre la Tanzanie au travers son regard averti. Malgrè un certain pessimiste ambiant, Gérard sait rire. Il sait rire des quiprocos et des situations contradictoires et illogiques dans lesquelles il se retrouve parfois. Il raconte tout un tas d'anecdote qui permettent de comprendre 30 d'histoire de la musique en Tanzanie. Il sera donc notre conteur et notre fil rouge durant les 60 minutes du documentaire.

 

Vous pouvez voir quelques photos de la Tanzanie ici:

http://julie-documentaires.over-blog.com/pages/Tanzanie-4517278.html

 

La réalisation de documentaires, c'est ma passion depuis que j'ai 13 ans. Jusque là, je n'ai réalisé que des documentaires qui devaient rentrer dans des cases bien précises. J'y ai pris énormément de plaisir, mais celui ci sera le premier dans lequel j'aurais une réelle liberté de ton et de forme.  L'environnement est un de mes thèmes de prédilection, j'y ai déjà consacré un documentaire au Qatar. Je collectionne moi même des graines du monde entier, c'est pourquoi vous retrouverez des graines de Baobab dans les contreparties! La forêt, c'est un monde qui me ressemble. Le combat de Gérard est de la préserver de façon originale et essentielle.

 

Vous pouvez visionner mes précédents films ici: http://julie-documentaires.over-blog.com/

 

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Réaliser un documentaire, c'est créer quelquechose d'unique qui nous ressemble, mais c'est également une formidable aventure !!!

 

Dans le cadre de ce documentaire, nous allons nous rendre dans diverses régions de la Tanzanie.

Pour notre première expédition, chez les Makondés, il nous faudra faire deux journées de bus de Dar Es Salaam, la capitale, aux luxuriantes forêts du Sud. Puis nous irons dans la région de Dodoma, ou réside une tribu, les Wagogo, ou seules les femmes jouent du tambour, fait rarissime !

Nous passerons également une semaine dans les parcs naturels et les réserves, Ngorogoro et Kilwa Masoko. 

 

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Nous tenterons également de filmer les feux de forêts, les exploitations illégales dans les parcs naturels (vous pouvez lire cet article, il se passe le même phénomène en Tanzanie) et tout ce qui met en rage Gérard dans sa quête de la préservation de la forêt.

 

 

 

Présentation du film

 

Dar Es Salaam, capitale de la Tanzanie. Excentrée de la ville envahie par les arbres, une maison laisse s'échapper de la musique. On y retrouve Gérard, sa femme et ses enfants, faisant un « boeuf » musical, chacun avec un tambours aux formes étranges.

 

En Tanzanie, Gérard, charpentier et musicologue, est le père de 250 tambours fabriqués de manière totalement traditionnelle, chacun étant une véritable oeuvre d'art à l'histoire précieuse, emplie de mémoire.

Le fou de percussions quitte sa famille à 14 ans pour apprendre l'ébénisterie et la musique. A 21 ans, il quitte la France avec sa femme pour l'Afrique. Son but: découvrir les terres d'origine du tambours et rencontrer les hommes qui les fabriquent et en jouent. A Dar Es Salaam, il ne rencontre que peu de musiciens qui fabriquent eux même leurs instruments et ce dont ils jouent sont de piètre qualité.

 

Gérard décide rapidement de fabriquer ses propres instruments. Il en avait le savoir faire et les connaissances techniques. Un jour, Bruno trouve dans le caniveau un étrange bout de bois, à moitié enfoui dans la boue. Il le déterre, le nettoie. Un magnifique tambour, aux gravures étranges, s'offre à lui. Il tend une peau, le son est sublime. Il existait donc bien un art du tambour en Tanzanie.

 

Sa rencontre avec Fifaridi, un jeune Tanzanien curieux et baroudeur, fut déterminante. Il emmena Bruno, 5 ans durant à la rencontre de tribus éloignées où l'art de fabrication du tambour était restée intacte et très riche. 1987-1992: cinq années nécessaire à Gérard pour se faire accepter et apprendre l'art des artisans de ces tribus, dont la plus mythique, la tribu Makondé.

 

 

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Aujourd'hui encore, à bord de son pick up et accompagné de Fifaridi, Gérard retourne sur les hauts plateaux de la tribu Makondé, au Sud du pays. Il se souvient encore de la première rencontre avec ces incroyables sculpteurs et musiciens qui vivent dans la forêt. Scarifications sur le visage, ils fabriquaient d'incroyables tambours qui accompagnaient leurs rituels animistes. Chaque type de son fait partie d'un langage complexe et chaque cérémonie utilise différent types de tambours. Ils sont également connus pour fabriquer des sculptures divines de plusieurs mètres de hauteur, censées représenter la vigueur de leur peuple.

 

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Gérard Bruno se souvient de sa rencontre avec un « vieux » du village. Il se souvient avoir taillé le bois des heures durant, auprès du vieillard qui fabriquait la corde qui sert à tenir la peau, uniquement à base d'écorces d'arbres. L'admiration de Bruno pour son savoir faire original est sans fin.

Aujourd'hui, le vieillard est mort, et personne ne va perpétuer son secret. Car peu sont les Makondés encore attachés à leur territoire, la plus-part, partis vivre dans la capitale, ne produisent de l'artisanat qu'à destination des touristes. Les statues autrefois signe de leur puissance ne font plus que quelques dizaines de centimètres de haut sur les étals des marchés.

 

Gérard assiste toujours aux cérémonies Makondés avec enthousiasme. Il se laisse envouter par les sons répétitifs des tam tam et la danse des corps qui s'agitent sous ses yeux. La musique accompagne leurs cérémonies, discrètes, secrètes. Pour Gérard, il s'agit plutôt d'une humilité culturelle. La musique se réfère aux chants religieux et animistes, elle fait partie des rituels que chaque tribu protège et cache du regard des autres. Mais les Makondés abandonnent peu à peu la musique traditionnelle.

 

1988: Gérard commence à fabriquer ses propres tambours; Il utilise les techniques dites traditionnelles au service de sa créativité débordante. Dans son atelier en bordure de forêt, il laisse parler le bois et se laisse emplir par le silence.

Le bois est une ressource noble, pleine de secrets, de surprises et de vie. Et quand Gérard sait que les arbres peuvent vivre des centaines d'années, le bois lui apparaît lui aussi comme immortel.

Pourtant, Gérard n'a jamais coupé d'arbre de sa vie. Ses tambours, il les fabrique à partir de bois morts récupérés aux 4 coins de la Tanzanie. A bord de son pick up, c'est une chasse au trésor qui s'ouvre pour lui. Des bois précieux comme l'acajou et l'ébène sont retrouvés abandonnés au bord des routes, et il les transforme en oeuvre d'art uniques.

 

 

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Mais les tanzaniens brulent leurs arbres. Parlant d'un pays « pyromane », Gérard dénonce la disparition grandissante et alarmante de la forêt, que les hommes brulent pour en extraire le charbon ou coupent pour en vendre les essences précieuses. Ils brûlent, parfois sans raison et sous aucun contrôle légal. Gérard sait qu'une gestion à long terme et un vrai contrôle sont envisageables et permettraient de sauver ce patrimoine si fragile. Gérard dénonce aussi la corruption, qui fait qu'on ne réfléchi qu'à court terme.

 

Gérard a comme projet de réaliser un clip dénonciateur. Des images choc (forêts en feu, pauvreté, exploitation, pollution...), pour ne pas épargner les consciences et les éveiller.

Gérard est nostalgique de l'ancienne forêt, où régnait le calme et l'équilibre. Il aime ce lieu hors du temps, hors des civilisations, ou l'homme se déshabille de toutes conventions sociales. Le silence, les lignes graphiques, lui inspirent également toute sa créativité. D'antan, la musique prenait tout son sens dans le silence de la forêt, aujourd'hui, elle est bien perdue dans le brouhaha frénétique des grandes villes.

 

En parallèle, Gérard parle de tout ce qui a bouleversé l'histoire de la Tanzanie, lui faisant perdre son âme musicale: les 40 ans de communisme qui, même s'ils ont instauré une paix durable, ont trop harmonisé la diversité culturelle. Le r'n'b local, le « bonga flavor », les chorales des églises évangélistes envahissantes et les fanfares des mariages, qui composent tous le panorama musical d'aujourd'hui, bien loin des rythmes traditionnels Makondé. Il raconte également l'arrivée de la chaine CNN, en 1994, poussant au consumérisme de masse. Autant de phénomènes qui ont ravagé, directement et indirectement, la musique et la forêt.

 

 

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Retour chez les Makondés, où Gérard assiste à une cérémonie d'enterrement, 27 ans après sa première visite. Aujourd'hui, plus personne ne fabrique d'instruments traditionnels, la forêt a perdu sa place de lieu magique et sacré. Gérard tente de les reconnecter avec leur passé, lui qui en est la mémoire vivante d'une partie de leur patrimoine culturel. Mais les vieux sombrent dans l'alcoolisme et les jeunes rêvent de quitter la tribu pour rejoindre la ville...

 

27 ans passés en Tanzanie ont donné à Gérard le goût de l'amertume mais l'envie jamais éteinte de se battre pour ses idéaux. Son prochain grand projet: acheter une forêt au Sud du pays, dont une moitié sera fermée au public pendant 30 ans, et l'autre servira à en exploiter le bois, de manière durable, pour fabriquer des tambours. Le terrain lui est cédé presque gratuitement par le gouvernement, et un ami à lui, riche investisseur, s'est engagé à financer son projet.

Gérard, professeur de musique dans des lycées avec comme élèves des enfants passionnés et motivés, voit très loin: Il veut monter un atelier, transmettre son savoir à des apprentis et fournir toutes les écoles du pays en tambours pour propager son amour de la musique. Et si les hommes aiment la musique, ils protégeront ce qui permet de la fabriquer, la forêt.

 

Restaurer une culture de la musique et protéger l'environnement, tels sont ses deux combats.

 

Pour Gérard, forêt et musique sont liés: la disparition de la forêt entraîne la disparition des instruments de musique, donc de la musique. Et s'il n'y a plus de musique, il n'y a plus besoin d'instruments. Alors, la forêt n'est plus indispensable. Ce cercle vicieux, Gérard veut le transformer en cercle vertueux, et nous faire partager son combat pour sauvegarder musique et bois, couple pilier de la culture Tanzanienne.

 

 

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Vous pouvez lire le dossier en entier, téléchargeable ici.

 

 

 

 

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À quoi servira la collecte ?

 

Le film est produit par la société EnfinBref qui paye le voyage, le montage, le mixage... Mais les fonds n'étant pas suffisants, je fais appel à vous pour m'aider à terminer le financement du film !!

 

La collecte servira à défrayer les musiciens qui composeront la musique originale du documentaire, à la location d'un studio d'enregistrement (800 euros), et à une journée de retouches/effets spéciaux pour des images bluffantes (500 euros)!

Une partie de la collecte servira également à l'achat de nouveau matériel de tournage (caméra, 500 euros).

Le rester servant à crouvrir les frais du site et les quelques frais engendrés par les éventuels cadeaux à rammener !

 

Je serais, sinon, toute seule sur le tournage, assurant l'image, le son et la réalisation tout en même temps! Mais j'ai l'habitude de ce dispositif puisque j'ai réalisé 6 films ainsi.

 

Merci à tous pour vos soutiens !

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July.C

Réalisatrice de documentaires depuis 6 ans, j'ai actuellement 6 films à mon actif. "Mes arbres Tanzaniens" sera mon premier documentaire d'auteur. Nous avons la chance (et la malchance) de n'avoir qu'un tout petit diffuseur, ce qui me donnera une grande liberté dans la réalisation de mon film, même si en contrepartie, nous avons peu de moyens pour le... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_julie_c
Merci a tous !!!!!! Le tournage commence debut juillet, je vous tiendrais informes de l'avancee du projet !! En tout cas merci a tous, vous ne serez pas decus !!!!
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Fait nous un super docu Julie ! ;)
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Hello ! Je n'ai pas été d'une très grande aide à Mascate alors je me rattrape un peu ! Bon courage pour ton projet. J'attends le DVD avec impatience ! Bye !