« Ces gens qui ne veulent pas mourir sont incroyables » est une pièce de théâtre de J-L. Bourdon. Inspirée d’un fait divers, cette histoire nous plonge dans l’univers de Tedy, serial killer, qui nous confesse la dureté de sa vie et de ses actes, une heure avant son exécution. Création 2012 à l'Eclat de Pont Audemer et au Cabaret Rouge de Nancy.

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Présentation détaillée du projet


 

 

- L'EQUIPE ARTISTIQUE ET TECHNIQUE -


Mise en scène de Joël LEFRANCOIS


Avec :
Chick ORTEGA

Décor / Accessoires : Fabrice Deperrois
Création Lumières : François Maillot
Régie générale : Robin Forest
Réalisateur vidéo : Camille Sénécal
Univers musical : Olivier Soubeyran
Costumière : Pascale Barré


DURÉE DU SPECTACLE : 1h15 (sans entracte)

PUBLIC : Déconseillé aux moins de 16 ans.




 

- L'HISTOIRE -

 

Inspiré d'un fait divers authentique des années 70 au sujet d'un serial killer américain, cette histoire nous plonge dans l'univers de Tedy.

Il est dans sa cellule, dans le couloir de la mort, attendant son exécution...

Tedy se met à nu, avec ses mots : un langage cru, pétri de paradoxes.

Il est né homme mais se sent femme. Il a tué, mais uniquement des adultes, trop respectueux des enfants. Il règle ses comptes avec la vie avant d'être exécuté. D'états d'âme en accusations, décrivant ses actes odieux avec la certitude qu'il a agi avec la bénédiction divine, Tedy livre tout de sa vie : enfance maltraitée, innocence volée, famille déstructurée, vie sentimentale disloquée, identité perdue, confiance abusée, rêves brisés… 

 

Au fil de la pièce, on ne sait plus si on doit en pleurer, en rire, le comprendre ou appuyer sur le bouton qui déclenchera une mort certaine.

Au-delà d'un parcours de serial killer, le spectateur est témoin d'un destin inextricable, d'une descente aux enfers.

 

Tout au long de ce huis-clos, les questions foisonnent dans l'esprit du spectateur : des parents monstrueux engendrent-ils toujours des monstres afin que le schéma se répète ? Est-ce la société qui crée ses propres monstres ? Quelles sont les limites à la folie ? Jusqu'où peut-on aller au nom de Dieu ?

 

Pour incarner Tedy, il fallait un comédien « bien trempé », orfèvre dans l'interprétation de tous les registres de sentiments, c'est donc le magnifique Chick Ortéga qui va endosser le rôle de ce serial killer.

 

 

 - PROPOS DE CHICK ORTEGA (comédien) -

 

« J'ai découvert cette pièce incroyable il y a déjà quelques années. J'avais très envie de la jouer mais il me fallait trouver un metteur en scène et ça, c'était très compliqué car j'ai vraiment besoin de quelqu'un qui soit sur la même longueur d'ondes que moi.

 

C'est très important pour ce spectacle, nous racontons l'histoire d'un homme écorché vif, blessé depuis sa plus tendre enfance. Cet homme nous le retrouvons en prison, deux heures avant de passer sur la chaise électrique, deux heures pendant lesquelles il nous raconte sa vie, sa folie, sa misère, sa détresse.

 

Ce spectacle est très fort en émotion et en sensibilité. C'est une grande réflexion sur les valeurs humaines. J'ai rencontré Joël Lefrançois l'année dernière sur un tournage - nous nous entendions très bien, nous sommes devenus amis - et cette année je lui ai demandé si il voulait faire la mise en scène de ce spectacle. Il a lu la pièce et m'a tout de suite dit oui ! J'ai regardé des vidéos de ses mises en scène et là je dois dire que j'ai été bluffé car son travail est très original, c'est tout simplement merveilleux. »


 

 

 

 - PROPOS DE JOEL LEFRANCOIS (metteur en scène) -

 

« Comme l'a dit Chick, nous nous sommes rencontrés lors d’un tournage en Bretagne il y a 2 ans... et de cette rencontre est née une amitié.

Après de longues discussions sur le théâtre, Chick s’est intéressé aux différentes mises en scène que j’ai réalisé pour la Cie du Théâtre des Trois Gros.

En visionnant le DVD de “Cendres sur les mains” de Laurent Gaudé, créé à l’Eclat de Pont-Audemer en 2005, il m’a fait part de son enthousiasme face au travail effectué sur cette création. Chick m’a alors demandé de lire “Ces gens qui ne veulent pas mourir sont incroyables” de Jean Louis Bourdon.

 

Après la lecture de cette pièce, on ne peut rester insensible à cet homme. Malgré ses crimes impardonnables, on se laisse à donner au personnage de la compassion tant sa vie a été un enfer et ce, dès sa naissance. Bien sûr cela n’enlève rien à la culpabilité de ses gestes odieux, mais Tedy tue au nom des valeurs qui lui ont été inculquées. Tour à tour violent, inquiétant, il sait être drôle et émouvant.

 

Le texte de Jean Louis Bourdon est remarquablement construit de façon à placer l’art du théâtre dans une réalité sociale (peine de mort, instruction publique, individualisme, religion,...). Les jours suivants, Chick m’a fait part de son intention de jouer ce texte en me proposant la mise en scène. Je l’ai remercié de la confiance qu’il me porte et ai proposé ce projet à la Cie qui a tout de suite trouvé cette idée formidable. »

 

 

 

- GENESE ET MISE EN PLACE DU PROJET -


« A la lecture du texte de Jean-Louis Bourdon, j’ai tout de suite eu des flashs qui me traversaient… et l'envie d'inclure de petits courts-métrages qui viendraient nous plonger dans l’instant présent du récit raconté par Tedy.

 

1. La création vidéo :




Camille Sénécal (réalisatrice)


Pouvoir matérialiser par les images, les différents moments importants de la longue traversée meurtrière de ce personnage, mais aussi les rencontres émotionnelles... Pouvoir aussi utiliser le corps nu du comédien comme écran.

Par exemple, lorsqu’il découvre les articles de journaux ou quand il décrit son ami. « Le texte s’inscrit sur le cyclo, au lointain du cube et au fur et à mesure que Tedy lit, l’article de journal vient se coller sur le dos nu de Tedy. D’un mouvement de colère, le journal se déchire sur son corps ».

J’aimerais utiliser la vidéo comme une histoire et non pas comme un décor.

Je souhaiterai donné à ce spectacle une ambiance propice à celle du film "Birdy" d'A. Parker ou encore aux films décalés de M. Gondry.


2. La scénographie et la création lumière :


Je vois Tedy enfermé dans un cube dont les quatre faces sont fermées par des cyclos noirs motorisés leur permettant d’apparaître et de disparaître selon les lieux où Tedy se projette mentalement. Je souhaite garder le côté « cellule froide » tout en permettant au décor d’évoluer avec les vidéos projetées sur les cyclos.
Très peu d’accessoires, le minimum pour conserver un aspect « couloir de la mort », seul le sol s’éclaire « Le tapis de sol doit être lumineux pour les changements de lieux ».


La lumière ne doit en aucun cas venir écraser le personnage, elle doit venir en douche, en latéral, du sol ou en contre, mais jamais de face. La projection des vidéos et la possibilité de travailler avec des ombres en contre-jour nous permettent de situer Tedy dans le temps… (dans sa cellule, dehors : libre, dans le caisson où l’attend la chaise électrique, avec sa mère, dans un terrain vague ou avec lui-même parlant à Dieu).


3. L'univers musical :




Olivier Soubeyran (musicien-compositeur)



La musique doit avoir une grande importance selon les actions déclenchées par Tedy et pour cela il me faut un musicien sur scène, un autre détenu… retenu derrière l’archet de son violoncelle donnant de l’intensité au son de l’instrument, mais surtout pas dans la mélodie.

Je pense à Olivier Soubeyran, violoncelliste talentueux avec lequel j’ai déjà eu la chance de travailler pour « Cendres sur les mains ».

Je prévois une chanson au tout début du spectacle, en introduction : on entend une petite fille chanter, des images d’infos TV passent rapidement sur les cyclos du cube et fondent laissant apparaître l’ombre de Tedy assis sur une chaise « électrique ». La voix devient de plus en plus grave, les cyclos tombent, Tedy est là… à demi-nu dans sa cellule.


4. Les costumes et accessoires :


Tedy doit nous apparaître au plus simple : torse nu, en slip, avec une serviette blanche. Il ne lui reste, comme effets personnels, qu’une boite à chaussures avec dedans une robe (une des robes de sa mère), un rouge à lèvres usé, des lettres, des faux-cils, un bas, un crucifix, un petit pinceau à maquillage usé, une carte de communiant...


Joël Lefrançois

Qui suis-je ?

Depuis sa création le 21 avril 1991, la Compagnie du Théâtre des Trois Gros s'efforce à développer le spectacle vivant dans le milieu rural. Ses ateliers de pratique artistique et théâtrale ainsi que ses créations reposent sur l'intéractivité des arts (théâtre, vidéo, musique, chant...), créant ainsi une unité.

 

La Compagnie emploie pour l’ensemble de ses activités dans l’année (spectacles jeune public, tout public, spectacles historiques, actions de sensibilisation, ateliers) 14 intermittents du spectacle :
comédiens, musiciens, décorateurs, scénographes, techniciens, metteur en scène, costumières.

 

Joël Lefrançois, à la fois comédien, acteur et metteur en scène, conjugue ses talents dans de nombreuses productions et créations.

 

Après les créations de :  


               Cendres sur les mains (Laurent Gaudé - création 2005),

 

 

                                             

 Les Combustibles (Amélie Nothomb – création 2009),



Il s'attèle à un projet lourd et sombre : "Tedy, ces gens qui ne veulent pas mourir sont incroyables" (J-L. Bourdon - création 2012).

 

Retrouvez sans plus attendre toutes nos créations sur notre site web : www.theatredestroisgros.com


 

À quoi servira la collecte ?

Les fonds collectés soutiendront plusieurs phases de ce nouveau projet :


1.    La création se déroulera en trois sessions de travail :

 

du 27/02 au 03/03, du 25/08 au 02/09 et du 29/10 au 07/11 au théâtre de l’Eclat à Pont Audemer (27-Haute Normandie)

2000€ seront consacrés à la création vidéo : partie intégrante de la scénographie.

2.    Au sortir de cette période de création, la pièce sera représentée :

les 8 et 9 Novembre au théâtre l’Eclat à Pont Audemer puis du 22 au 25 Novembre au Totem Cabaret Rouge de Nancy. (d’autres dates à venir prochainement)

1500€ seront utilisés pour la promotion (dossiers, affiches, tracts, captation, photos…)
500€ serviront aux défraiements de l’équipe lors de leur tournée à Nancy.