The Boy Within est un film racontant les aventures d'un jeune garçon perdu dans son imaginaire débordant. Aidez nous à financer ce projet.

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Présentation détaillée du projet

English version below

 

The boy within est un court-métrage mêlant animation et prise de vue réelle, utilisant une esthétique proche du papier découpé.

Le film démarre sur un enfant, Doug, qui joue avec ses camarades. Quand il se prend trop au jeu, tout ce qui l'entoure (lui y compris) se transforme en un monde animé où rien n'a plus de sens.

L'histoire est racontée d'un unique mouvement, une fuite en avant.

Estimant que pour apprécier les enjeux du projet vous devez tout savoir de ce qui va arriver au personnage, le descriptif qui suit contient tous les détails de son aventure.

 

Une vidéo en présentation montre les 30 premières seconde d'animation que nous avons déjà effectuées. L'action prend place au moment où Doug passe en animation.

 

Durant la lecture, n'hésitez pas à écouter cette partition de Michael Nyman qui servira d'illustration au film :

 

 

Doug et moi vous souhaitons la bienvenue dans son esprit légèrement perturbé.

Tenez vous bien.

 

Prise de vue réelle

Extérieur jour.

Des cris sortent d'un château en carton. Un petit garçon, Doug (entre 7 et 9 ans), sort du château en roulade, comme éjecté par la force de deux autres enfants. Il se relève et y retourne en courant et en hurlant.

Passage en animation 2D/3D (le tout en multiplan)

Doug entre dans le château, mais il est pourtant dans un désert. Il est à vélo, avançant de profile.

Un château apparaît.

Doug entre dans le château en faisant voler la porte en éclats. A l’intérieur, de nombreux chevaliers volent comme un jeu de quilles.

Doug descend de son vélo.

La "caméra" quitte le sol, des nuages se transforment en moutons de poussière. Le château est sous un lit.

La caméra remonte en longeant un drap blanc qui pend (on y voit des skieurs qui dévalent une pente enneigée).

 

Cette introduction a déjà été produite:

 

 

Passage en prise de vue réelle

La fin du mouvement nous fait découvrir un lit dans lequel le même enfant, allongé, est en train de dormir.

Passage en animation

Soudain, le lit se déplie et se transforme en un cure dent qu’utilise un personnage géant. L’action se rapproche de la gencive du haut, on suit Doug en pyjama entre deux autres dents, qui se hisse à une corde faite de draps noués. Lorsqu’il atteint la gencive, l’image se renverse (il avait les pieds en bas, il a soudainement les pieds en haut et la tête en bas), il dévale sur le ventre un toboggan rose recouvert de salive, qui s’assèche et se décolore en gris argenté.

 

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Passage progressif en prise de vue réelle (Doug reste en dessin animé)

Le toboggan se transforme en haut parleur de gramophone, puis se termine en branche de vieille platine vinyle. Doug s’assied à califourchon sur la branche. Dans la pièce dans laquelle se trouve maintenant Doug, deux vieilles personnes, assises côte à côte dans un canapé vert foncé à franges, exagèrent un geste de félicitation sur un chien. Sur un mur, une peinture de la même scène (les deux personnes félicitant leur chien, eux deux ainsi que le chien sont plus jeunes). L'action se déroule alors dans cette peinture, on y trouve la même scène en peinture animée avec les mêmes gens et le même chien. Une photo sur un mur représente la même scène, dans laquelle on entre également. L’action passe en prise de vue réelle, Doug tape sur la tête du chien avec toujours le même geste. Le Doug de la photo lève les yeux et regarde devant lui. Un mouvement de recul rapide fait passer à travers les trois univers picturaux que l'on vient de traverser pour retrouver le Doug initial assis sur la branche du gramophone.

Une main géante déplace la branche du gramophone et la pose sur un vinyle.

Passage en animation

Doug se laisse glisser de la branche pour sauter sur le vinyle, mais sa chute ne s’arrête pas : il tombe dans un sillon qui s’ouvre sous sa chute. Il termine sa course dans un paquet de réglisses ronds. Une main porte le paquet, on voit Doug à l’intérieur du sachet.

Une nouvelle main entre dans le sachet et en ressort Doug, qui se fait dérouler comme un réglisse avant d’être aspiré comme un spaghetti par un nouveau personnage géant.

L’action se déroule maintenant dans l’estomac du personnage géant. Doug, réduit à un fil de spaghetti, suit en rampant un petit gramophone à pattes d’araignée métalliques.

 

Phone

 

L’environnement passe du rouge au gris, du mou au solide. Les éléments de décors, d’abord ronds et ressemblant à des viscères, prennent des formes géométriques, des colonnes et des voutes se forment. Doug/spaghetti passe une porte qui s’ouvre sur un grand opéra sans fauteuils. Il rampe et passe entre plusieurs dizaines de couples qui valsent, mais leurs mouvements sont bloqués : ils sont tous “bouclés“ comme autant de gifs animés.

Il se hisse sur l’un des jeunes hommes, s’enroulant autour de lui et prenant possession de sa forme. Il sort de la danse et reprend un mouvement normal (il a donc l’allure d’un adulte mais conserve son propre visage).

Il traverse l’espace, passant entre les couples toujours coincés dans leur danse/boucle, et monte sur la scène. Il se retourne et voit que les danseurs ne sont plus là, l’opéra est soudainement vide. Il regarde à ses pieds et voit…

Passage en prise de vue réelle

… que seuls restent ses compagnons du début de l’histoire (qu’on n’avait pas encore vus), agenouillés, le visage tuméfié, comme s’ils lui montraient le respect qu’on doit à un roi nouvellement désigné. Il est à nouveau le petit garçon du début du film. Sur sa tête, une couronne en carton. Il se retourne et fait face à un trône en carton. Il s’y installe.

Son visage se crispe, esquisse un sourire mêlé de tics.

 

FIN

 

 

 

LE POURQUOI DU COMMENT

 

The boy within, c’est donc l’histoire bien connue du jeune garçon qui, alors qu’il joue avec ses camarades, perd le sens des réalités. Il se fond avec le héros qu’il voudrait être, et lorsqu’il s’élance dans cette aventure, il est en pleine fabulation.

Une fois entré dans le château en carton, après l’introduction en prise de vue réelle, il n’aura de cesse que d’avancer, quels que soient les embuches et personnages croisés sur son chemin. Il est une représentation du mouvement perpétuel,  mais aussi, et surtout, une imagerie mentale du cerveau en constante ébullition des enfants et adolescents.

Les transformations mentales auxquelles le garçon va participer font écho à ce que nous imposent rêves et cauchemars : une fois qu’il passe dans le monde animé, et contrairement aux apparences, il va à la fois perdre le contrôle et pourtant avancer sans cesse. Il passe d’un monde à l’autre, subissant les changements et les contraintes avec l’agilité d’un héros de fiction. Il passe même, pour ainsi dire, de niveau en niveau, comme dans un jeu vidéo où les mondes s’enchaînent à une cadence folle.

Le film passera régulièrement de l’animation à la prise de vue réelle, avec l’intervention d’éléments de décors réels dans l’animation. Comme un retour récurrent à la réalité, ce procédé narratif nous permettra de raconter les multiples transitions entre la fabulation et la réalité vécues par le personnage.

 

 

Narration / esthétique

 

De nombreuses références narratives et esthétiques se glisseront dans cette histoire :

Nous sommes dans une exploration du mythe d’Alice au pays des merveilles : un personnage est prit dans un tourbillon de rencontres et de découvertes sans en avoir le contrôle. Une version plus crue que celle de Disney, plus proche de ce qu’avait imaginé Ralph Steadman tandis qu’il illustrait le livre de Lewis Carroll.

Notre démarche se veut également assez similaire à la bande dessinée Joe l’Aventure Intérieure de Grant Morrison dans son principe de retour régulier à la réalité avec des éléments de décors appartenant au réel.

 

Vicaire

 

Les enchainements d’évènements, en apparence sans liaison, apporteront une valeur expressionniste à notre histoire : une seule logique, celle de l’instant. Les décors et les ambiances se transforment et le personnage est le témoin d’une modification constante de son environnement. Je voudrais que l’on puisse imaginer toute l’histoire racontée ici comme un tableau de Jérôme Bosch dans lequel une caméra se déplacerait, allant d’une situation à une autre, mais où le lien unique serait l’enfant et sa course effrénée.

 

 

Technique / esthétique

 

Image

La technique choisie pour ce projet s’apparente principalement à de l’animation en multi plans. Cette technique sera employée de manière à favoriser un déplacement quasi constant du personnage principal. Car, comme énoncé précédemment, l’enfant évolue dans un univers qui semble lui imposer le mouvement.

Nous avons donc opté pour une technique qui, par ses séparations de couches, offre un traitement où déplacements et profondeurs s’accordent avec notre principe narratif de mouvement perpétuel.

 

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Pour évoquer l’état parcellaire du sommeil de l’enfant, nous prévoyons d’intégrer des éléments de prise de vue réelle dans le dessin (sortes de réminiscence de la vie réelle). Par exemple, lorsque l’action se déplace de l’intérieur du château vers le dessus du lit de l’enfant (sous lequel se trouve ledit château), les draps seront filmés en prise de vue réelle et intégrés dans l’animation dessinée. Cette démarche présuppose l’idée que le sommeil de l’enfant est perturbé, parfois interrompu, de telle sorte que des éléments du réel refont surface.

Nous allons ajouter à cela quelques animations en dessin traditionnel, mais principalement quand la narration appellera des modifications d’expressions du visage des personnages.

Le coeur de l'équipe technique et artistique est composé de Gilduin Couronne au character design, et de Sebastien Hivert au compositing et à l'animation.

 

Son / musique

Après une introduction où le son sera celui de l’action suggérée (des cris d’enfants dans un château en carton montré de l’extérieur), une musique "classique contemporaine" à la rythmique soutenue (Concerto pour piano MGV, 1st Region de Michael Nyman. Les achats de droits en négociation) accompagnera l’avancée de Doug. Cette partition dont l'introduction se construit en ajouts de couches d’instruments répétitifs, impose une tonalité héroïque qui placera le jeune garçon dans la peau d’un personnage déterminé à se rendre justice.

La musique sera entrecoupée de phases où le son de l'action prendra le dessus (notamment lorsque l’image passe à la prise de vue réelle, et que l’action reprend des airs de réalité). Par exemple, lorsque Doug est montré endormi dans son lit lors de la troisième scène, la musique sera soudainement étouffée par une respiration profonde et feutrée. La musique disparaitra alors en fade out, remplacée par le bruit de mécanismes s’activant : le lit va se transformer en cure dent. Mais tant que l’animation n’aura pas recommencé, la musique ne reprendra pas.

Des sons diégétiques de l’action animée seront intégrés au fur et à mesure de la narration. Tous ne seront pas donnés à entendre, seules certaines actions seront soulignées.

 

 

English version by Zippyframes

(http://www.zippyframes.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1971:the-boy-within-by-damien-stein-crowdsourcing-campaign&catid=144:shorts&Itemid=100060)

Lewis Carroll and Hieronymus Bosch meet animation: The Boy Within by Damien Stein, a new short in the making, has now its own crowdsourcing campaign.

 

 

The short film The Boy Within tells the story of a young boy who gets lost in his inventions during an adventure between friends. While he enters a cardboard castle, he finds himself lost in a diverse universe which he does not control.

 

Numerous narrative references and surrealistic element will enter this story, making it more like an exploration of the story of Alice in Wonderland: a character is set in a whirlwind of meetings and discoveries without being himself in total control.

 

This version promises a more raw feeling that the 1951 Disney treatment, closer to what  Ralph Steadman  had imagined when he illustrated Lewis Carroll's book.

 

In his  KissKissBankBank crowdsourcing campaign, Damien Stein notes the interchange from live-action to animation: the films starts in live-action, when boys are playing in a cardboard castle, yet swiftly moves into animation.

 

When live-action again enters the story (in a constant exchange between dreaming and reality), it is filmed in a such a way as to make live-action inhabiting the animated world.

 

The whole effect is blended in a way that resembles Hieronymus Bosch's paintings.

 

To achieve the effect of a camera moving incessantly from one setting to another, and embedding the child in a series of adventurous worlds, a multiplane camera will be used to denote this perpetual motion.

 

The well-known film composer Michael Nyman (The Piano) and his piece Concert for piano MGV is hotly tipped to accompany the short (rights negotiations under way).

 

The French animation and documentary director (also a musician) Damien Stein is the director of the short Ride Toward the Sea .

À quoi servira la collecte ?

L'équipe en charge de la réalisation de ce projet sera très réduite.

Je fais appel à des professionnels expérimentés qui acceptent de travailler bien en dessous des normes financières de la production audiovisuelle.

Comme pour mon précédent projet financé par KissKissBankBank (http://www.kisskissbankbank.com/une-balade-a-la-mer-court-metrage-d-animation), l'argent récolté servira à rémunérer les artistes et techniciens participant à l'aventure.

L'argent servira également à payer les droits d'utilisation de la musique de Michael Nyman, qui s'élèveraient à 800€.

 

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Damien Stein

Je suis réalisateur de courts métrages, de documentaires et de clips. Mon précédent court métrage (Une balade à la mer) a connu un vif succès en festival (une trentaine de sélections, 4 prix remportés dont 3 pour meilleur film et un pour meilleur son), fut lauréat "Les Courts le Retour" organisé par KissKissBankBank et coup de cœur Banque Postale. J'ai... Voir la suite

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