Un projet artistique retenu pour la Nuit Blanche 2013 (Paris), le 5 octobre prochain. Participez avec nous à cette création !

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Présentation détaillée du projet

Sur une proposition d’Anahita Bathaie, Laurent Mareschal et Tami Notsani, une affiche promotionnelle d'un film qui n'existe pas «Le petit poisson noir» d'après un conte de Samad Behrangui sera installée sur la façade du Cinéma MK2, Quai de la Loire, Paris XIX ème, durant la Nuit Blanche le 5 Octobre 2013, de 19h à 7h du matin. L'affiche de taille 4x3 mètres, sera peinte par Saied Bathaie, ancien peintre d'affiches de cinéma iranien qui exercera son ancien métier pour la première fois depuis 1989 et hors d'Iran.

 

Partenaires et mécènes du projet : Mairie de Paris, Mairie du 19ème, MK2, Mairie d'Ivry-sur-Seine,  La Découpe, Galerie Fernand Léger, Marin Beaux-Arts

 

Le blog du projet

http://lepetitpoissonnoir.blogspot.fr

 

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Simulation in-situ de l'emplacement de l'affiche (première esquisse) "Le petit poisson noir",

sur la façade d'un cinéma MK2

 

LE PROJET

 

Nous avons découvert ce texte à travers une performance d’Anahita Bathaie en 2003. Dix ans plus tard nous avons trouvé une nouvelle forme pour sensibiliser à ce texte engagé d’une portée universelle.

 

Ce conte «Le petit poisson noir» a été écrit par un écrivain contemporain iranien Samad Behrangi, assassiné sous le règne du shah d’Iran en 1967 à l’âge de vingt huit ans.

L'histoire est racontée par un vieux poisson. Il parle à ses 12 000 enfants et petits-enfants. Elle décrit le voyage d'un petit poisson noir qui laisse la tranquillité de sa rivière  pour s'aventurer dans le monde. Avec sagesse et courage, le petit poisson arrivera loin.

Le livre a été largement considéré comme une allégorie politique, et a été interdit en Iran pré révolutionnaire (avant la révolution Iranienne de 1978) par le régime du Shah Mohammed Reza Pahlavi. Cette allégorie est plus que jamais d'actualité.

A travers ce projet insolite, les artistes Anahita Bathaie, Laurent Mareschal et Tami Notsani, ont choisi de faire découvrir à un plus large public cette ‘ fable de la Fontaine ‘ contemporaine et redécouvrir un métier aujourd’hui disparu (peintre d’affiches de cinéma). Cette proposition met en lumière un texte frondeur qui coûta la vie à son auteur.Le peintre de l’affiche, un peu comme le héros de l’histoire a quitté son pays d’origine pour refaire sa vie en France.

 

L’idée serait évidemment d’intriguer le public et brouiller la frontière entre fiction et réalité et ainsi créer un contexte qui incite le spectateur à se demander : Est-ce vraiment un nouveau film ?

 

Présentation des artistes

 

Les artistes, qui se sont rencontrés à l’ENSBA de Paris exposent régulièrement en France et à l’étranger (Centre Pompidou, Paris ; Victoria & Albert Museum, Londres ; MuCEM, Marseille) et sont lauréats de nombreuses résidences et bourses.

 

 

Anahita BATHAIE, née en 1973 à Téhéran (Iran), vit et travaille à Paris.

 

A travers la performance, la vidéo et de multiples disciplines plastiques elle développe un travail centré sur le corps et le langage.  Elle lie ses gestes plastiques à des questionnements d’ordre sociaux et politiques.

 

Texte sur le travail d'Anahita Bathaie

 

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Anahita Bathaie, image extraite de la vidéo : La boucle, 2007  

 

 

Laurent MARESCHAL, né en 1975 à Dijon (France) vit et travaille à Paris.

 

« Dans ses vidéos, installations et performances, Laurent Mareschal a recourt à des moyens inattendus. Au cours de déplacements de contextes symboliques, un geste simple devient le support à une confrontation politique, un jeu se transforme en lutte désespérée contre le temps, une rencontre conviviale autour d’une installation éphémère fait émerger les récits historiques. Entre l’engagement et la subtilité, ses projets trouvent leur force dans l’expérience de ceux qui les partagent. » Texte par Anna Olszewska, commisaire d’exposition, 2011

 

http://l.mareschal.free.fr

 

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Laurent Mareschal, détail de l'installation Beiti, 2011 réalisé en épices

 

 

Tami NOTSANI, née en 1972 à Haïfa (Israël), vit et travaille à Paris et en Israël.

 

« Ses photographies montrent un univers familier, soumis à une inéluctable évolution dans le temps, les paysages s’y modifient, les personnes changent d’apparence, les similitudes des repères géographiques se superposent. L’idée d’une identité et sa relation à l’Histoire y devient fondamentale, notamment dans ses récentes installations performatives au sein desquelles les spectateurs sont invités à prendre part. » Texte par Anna Olszewska, commisaire d’exposition, 2011

 

http://tamiN.free.fr

 

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Tami Notsani, Sans titre, 2009, photographie couleur, 100x100 cm

 

Saied BATHAIE, né en 1944 à Téhéran (Iran), vit et travaille à Paris.

 

De l’âge de 10 ans, son intérêt pour l’art mais aussi sa nécessité de s’assumer le pousse à travailler, en parallèle à ses études dans un atelier de lettres et peinture. A l’obtention de son baccalauréat, il s’inscrit à l’université, aux cours du soir, pour poursuivre des études de graphisme.

En 1963, il est embauché par les studios “AS D’OR” qui distribuent tous les films nationaux et internationaux en Iran. Il devient chargé des titrages d’affiches de cinéma peintes à la main et commence même à en peindre certaines parties.

En 1966, Saied ouvre son propre atelier d’affiches de cinéma et réussit à obtenir des contrats avec Warner, Walt Disney, MGM, Universal etc.

Au début de la guerre Iran-Irak en 1981, deux cinémas à Téhéran sont touchés lors d’ bombardement, dès cet instant les salles obscures ne font plus recettes.

La famille Bathaie décide de quitter l’Iran pour la France. En 1989, suite à des allers retours entre les deux pays, Saied Bathaie décide de fermer son atelier pour s’installer définitivement en France.

(cf. biographie complète sur le blog: http://lepetitpoissonnoir.blogspot.fr/)

 

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Affiche du film Le deuxième chemin de Hamid Rachani réalisé par Saied Bathaie, 1984

À quoi servira la collecte ?

Aujourd’hui nous avons besoin de votre aide car comme vous le savez, une intervention dans l’espace public engendre forcément des coûts importants. Une partie de ce projet artistique est financé par la direction des affaires culturelles de la ville de Paris, pour l’autre partie, nous avons décidé de faire appel à vos dons. Ce projet n'est qu'un début, nous avons l'intention de créer par la suite un film d'animation d'après l'histoire du Petit poisson noir...

 

Matériaux et fournitures                                                1 900 euros

Rémunération du peintre affichiste                           1 500 euros

Rémunérations d’autres intervenants                      1 000 euros

Transport et installation de l’œuvre                              350 euros

Droit d’auteur                                                                     250 euros

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Anahita Bathaie, Laurent Mareschal & Tami Notsani

Les artistes se sont rencontrés à l’ENSBA de Paris. Ils exposent régulièrement en France et à l’étranger (Centre Pompidou, Paris ; Victoria & Albert Museum, Londres ; MuCEM, Marseille) et sont lauréats de nombreuses résidences et bourses.

Derniers commentaires

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je suis fier de continuer à vous soutenir, j'aime beaucoup ce projet et je sens que c'est le moment de vous aider à passer ce cap. Passer le sommet, voir la lumière et souffler un peu avant de reprendre la marche. Bien à vous et félicitations.
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Bon courage !
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Your project makes me nostalgic, remenicing on an old and lost art. Good luck!