Timon / Titus - aidez-nous à ne pas jouer nus !!

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Présentation détaillée du projet

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> Timon / Titus c’est quoi ?

 

Timon/Titus, c’est le projet ambitieux d’une équipe de 15 professionnels du spectacle (Comédiens, metteur en scène, assistante à la mise en scène, dramaturge, techniciens, musicien, chargée de production, chargée de diffusion)

 

En s’inspirant de deux pièces de Shakespeare Timon d’Athènes et Titus Andronicus,ils vont  inventer leur propre pièce.

Cette pièce parlera de la DETTE.

Le livre de l’anthropolgue David Graeber Dette, 5000 ans d’histoire, les accompagnera dans leurs réflexions.

Comment parler de la dette aujourd’hui? ce terme qui revient quotidiennement dans les journaux, dans les discussions et que chacun semble porter en lui comme une culpabilité constante. Pourquoi avons-nous une dette? A qui la devons-nous? Pourquoi devrait-on la payer? Et quelle est cette dette?

 

 

> Pour vous informer davantage, nous vous invitons à consulter notre site internet www.collectifoso.com .

Vous pouvez aussi jeter un coup d’oeil au court-métrage réalisé par Mathieu Gervaise. Vous y verrez toutes nos têtes… Ces images ont été filmé pendant nos premières semaines de réflexions autours du projet. Ce ne sont pas des images de répétitions, mais elles reflètent les questions que nous allons soulever pendant le spectacle.

 

 

   

 

 

> Les dates de tournée du spectacle pour la saison 2014/2015 :

 

6 & 7 novembre 2014 - Le Champ de Foire - Saint André de Cubzac (33)

12 & 13 novembre 2014 - Scène nationale de Bayonne Sud Aquitain (64)

2 décembre 2014 - Théâtre Francis Planté - Orthez (64)

16 au 18 décembre 2014 - Scène conventionnée Le Carré-Les Colonnes - Blanquefort (33)

5 mai 2015 - Espace Treulon - Bruges  (33)

10 juillet 2015 - Festival de théâtre de Bellac (87)

 

 

> L'équipe complète de création du spectacle :

 

Un projet du Collectif OS'O

D'après William Shakespeare

Mis en scène par David Czesienski

Dramaturgie : Alida Breitag

Assistante à la mise en scène : Cyrielle Bloy

Avec : Roxane Brumachon, Bess Davies, Mathieu Ehrhard, Baptiste Girard, Lucie Hannequin, Marion Lambert & Tom Linton

Scénographie  & Costumes : Lucie Hannequin

Assistante costumière : Marion Guérin 

Musique : Maxence Vandevelde

Création lumières : Emmanuel Bassibé et Yannick Anché

Régie Générale : Emmanuel Bassibé

Chargée de production : Fabienne Signat Labeque

Chargée de diffusion : Emmanuelle Paoletti

 

 

 

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À quoi servira la collecte ?

>Pourquoi un kisskissbankbank ?

 

Vous pourrez suivre de l'avancée de la collecte en direct en regardant la photo évoluer : vous y verrez les comédiens être habillés petit à petit.

 

Voici deux ans que nous  cherchons la production pour monter notre spectacle Timon/Titus.

 

Nous avons presque atteint notre objectif. Nous vous invitons à  contribuer de manière solidaire pour aider à la fabrication et à la réalisation de ce spectacle porté pour la première fois par un jeune collectif d’acteurs bordelais.

 

Plus particulièrement nous avons besoin de costumes pour nous habiller, et d’un décor dans lequel jouer.

C’est aujourd’hui ce budget qu’il nous manque, c’est à dire 4000€.

 

> Et si notre collecte dépassait les 4000 € ?

 

Pas un souci, au contraire, ceci nous permettra d'avoir plus de budget pour des accessoires, comme par exemple du faux sang dont nous avons besoin et qui coûte cher. Cela pourra nous permettre d'avoir un peu plus d'argent pour la communication (impression d''affiches, carton d'invitation etc…)

 

Petite échelle de valeur :

10€ = paires de chaussettes

20€ = une chaussure

30 = un t-shirt ou une chemise

40 € =  une paire de chaussure

50 € = un pantalon ou une jupe

60€ =une veste de costume

70€ = un tapis (oui le décor est fait de vieux tapis persans)

80 € = un tapis un peu moins vieux ( c’est à dire avec des couleurs plus vives)

90 € = une tenue complète

100 € = une tenue complète avec accessoires (ceinture, chewing gum, revolver, sac à main, dentier etc…)

110€ = un fauteuil (d’occasion mais beau)

3000 € = un costume complet pour les 7 comédiens, un décor complet (venez pour l’admirer), et accessoires, et une équipe soulagée de ne pas jouer nu.

 

Suivez sur notre facebook l’évolution de notre quête avec photos des étapes d’habillage à l’appui...

 

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> Si vous le désirez vous pouvez lire nos notes d’intention.

 

> Celle du metteur en scène Berlinois David Czesienski

 

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     Trois sœurs sont invitées à dîner chez leur frère. La joie des retrouvailles familiales est très vite mise au second plan. Ce soir, autour de la table, la famille espère mettre fin à une longue guerre née autour d’un crédit que les trois sœurs ont contracté ensemble pour acheter une maison. Le frère, qui n’est pas impliqué dans cette discorde, servira de médiateur. Pour minimiser la situation, maintenir une atmosphère de paix dans la maison entre sa femme, ses sœurs et leurs maris, et n’avantager personne, il utilise deux exemples dramatiques. A travers les histoires de Titus Andronicus et de Timon d’Athènes qui offrent deux exemples différents du traitement de la dette, il va chercher à rassembler tout le monde vers le même objectif : sortir de cette crise. Mais les membres de la famille, à défaut d’utiliser cette situation de jeu dramatique pour trouver une issue à cette guerre, vont, sous le couvert des personnages de Shakespeare, encore plus fervemment défendre leurs propres intérêts et exprimer leur haine et leur rancœur.

 

"Ô toi, doux régicide ! Cher argent de divorce entre le fils et le père ! Traite en rebelle l’humanité, ton esclave, et par ta vertu jette-la dans un chaos de discordes, en sorte que les bêtes puissent avoir l’empire du Monde !"

Timon D’Athènes

W. Shakespeare

 

 

     « Après notre premier spectacle, L'Assommoir d’après Zola, le Collectif OS’O et moi-même souhaitons poursuivre notre collaboration artistique en créant une histoire à partir de trois grands textes. Deux pièces de Shakespeare : son œuvre de jeunesse, La Très Lamentable Tragédie Romaine de Titus Andronicus et l’une de ses dernières, La Vie de Timon d’Athènes, donneront le cadre dramatique dans lequel les comédiens évolueront pendant les répétitions. Ils développeront leurs personnages sur trois niveaux : Le 1er niveau est la fable qui se met en place au sein de la famille, entre les trois sœurs, le frère et les époux respectifs. Dans le processus de création, nous définirons dans un premier temps, ensemble, les caractéristiques de base des personnages de ce 1er niveau. à ce moment-là, une simple fiche d’identité des personnages est nécessaire. Cette étape sera assez courte. Dans un second temps, nous nous concentrerons sur les deux textes de Shakespeare qui représentent le 2ème niveau de la fable. Grâce à un travail d’improvisation sur ces pièces, chacun pourra étoffer et enrichir son personnage du 1er niveau. Ensuite, les trois sœurs, le frère… vont entrer dans la fable du 2ème niveau en utilisant les personnages de Shakespeare comme prétexte pour défendre et exprimer leurs opinions. Ainsi, c’est en partant du travail d’improvisation autour des situations dramatiques de Shakespeare que nous créerons notre 1er niveau dramatique, « La famille » et non pas l’inverse. A cela s’ajoute un troisième texte, l’ouvrage tout récemment édité de l’anthropologue américain David Graeber, sur l’histoire de la dette, Dette, 5000 ans d’histoire qui dénonce les théories actuelles d’argent et de crédit, en expliquant l’évolution du terme « Dette » et exige un effacement total de la dette globale. Avec ce dernier texte, les comédiens vont créer un 3ème niveau de jeu dans lequel ils seront libres, en tant que personnage-comédien, d’analyser les situations du 1er et 2ème niveau en s’appuyant sur les théories actuelles de David Graeber. Mais, à l’intérieur même de ce 3ème niveau de jeu, la situation se complique, les opinions des comédiens divergent, la tension est palpable et finalement des conflits explosent à leur tour. »

 

David Czesienski

10 novembre 2012

 

 

> Et celle du collectif OS'O :

 

 

LA BOURSE OU LA VIE !

 

 

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      Dette : « De devoir, ce que l’on doit à quelqu’un » selon le dictionnaire de l’Académie française. Ça ne nous aide pas beaucoup… Ça ne nous dit pas ce qu’« on » [lui] doit (un service ? un objet ? une faveur ? de l’argent ?), ni pourquoi « on » lui doit, ni la manière dont il va nous imposer de la payer, ni les sanctions en cas de défaut de paiement. On sait juste que c’est à « on » de le faire, c’est à dire à chacun d’entre nous j’imagine, donc à moi en particulier. Dois-je quelque chose à quelqu’un ? Je dois la vie à mes parents mais je ne pourrai jamais la leur rendre… Je dois mon instruction à l’éducation nationale, je dois une certaine éducation à la vie, à toutes les personnes qui m’ont entouré et qui m’entourent. Je dois mes relativement bonnes conditions de travail à des luttes historiques. Je dois une protection sociale à ces mêmes luttes.

Mais comment s’en acquitter ? De quelle façon et pourquoi une dette génère-t-elle de la violence ? à qui profite la dette ? Et pourquoi régler cette dette ? Qu’est-ce qui nous y oblige ?

       Dette publique, dette des états, déficit budgétaire, trou de la sécu, austérité « mais aussi » période de crise, crise économique, crise financière (On peut associer le mot « crise » à environ tous les domaines de l’organisation sociale : crise de l’éducation, de l’énergie, de la culture… parce-que toutes les structures régissant ces états sont « endettés »). Nous avons déjà un large éventail de mots parasites qui envahissent nos vies et nous en offre une vision catastrophique. Comment se fait-il que ces mots définissent si puissamment notre temps, sans pour autant que leur sens ne soient clair et compris par toutes les personnes qui les utilisent, ou qui les lisent ?

       Dans Dette, 5000 ans d’histoire l’anthropologue anarchiste américain David Graeber s’interroge sur la place et le rôle de la dette et l’argent dans l’histoire humaine. Il met en lumière sur 5000 ans, les liens entre dette et violence et de quelle façon la dette génère de la violence. Nous voulons créer des liens entre science, politique et théâtre et créer sur ce thème est une nécessité aujourd’hui. Essayer d’analyser ensemble, nous comédiens et vous public ce que c’est. Prendre le temps de notre côté de chercher, lire, rencontrer, analyser et rendre compte d’une synthèse de différents avis. De les faire entendre. Et de susciter réflexion et débats. Nous voulons en faire du théâtre.

      Après de nombreuses discussions, nous avons choisi, pour parler de la dette, de nous emparer des textes de William Shakespeare, Timon d’Athènes et Titus Andronicus. Un auteur ô combien politique, qui a dépeint les plus grands vices du pouvoir et de l’homme en général. Et pour en faire surgir toute son actualité, nous concentrerons le jeu autour de cette question centrale : Pourquoi régler une dette ?

Dans Timon d’Athènes, le personnage éponyme, riche citoyen, couvre ses convives d’or, les invite à des orgies sur-dimensionnées et offre à tout vent sans compter. Mais, à force, Timon finit par s’endetter et au moment même où il se trouve ruiné, ses créditeurs se ruent sur lui pour réclamer le remboursement de leurs dettes. Timon n’a alors plus personne à qui emprunter. On ne prête pas à quelqu’un de ruiné. Timon se sent alors trahi. Sa rage et son mépris du monde font de lui un homme seul, pessimiste à qui l’existence n’offre plus que haine et rancune. La bourse ou la vie

      Dans Titus Andronicus, c’est par la violence de la vengeance que se paye les dettes : si tu tues mon fils, tu as une dette envers moi, donc je reprends mon dû avec les intérêts en violant et mutilant ta fille… Sanglant engrenage… Un tel niveau d’acharnement à « faire payer » à l’autre nous choque ; peut-être en partie parce qu’ il n’y a plus de respect pour la dignité humaine, plus de morale, plus d’éthique mais du cynisme partout. Une dette a-t-elle pu mener à ça ? Une dette peut-elle mener à ça aujourd’hui ? Les dettes des pays dont on parle aujourd’hui nous mèneraient-elles à ça ? Nous voulons convoquer les personnages de Titus, Timon, David Graeber, Angela Merkel, Christine Lagarde, Mario Draghi, pour dresser des ponts entre art, science et politique, pour nous questionner avec vous sur la dette.

      Comme dans les deux pièces, un banquet va nous réunir au moment de la représentation. Des personnages de convictions qui prennent position et qui se confrontent. La réunion d’une famille qui va faire le point pour régler une dette commune. Un endroit où l’on boit, où l’on mange, où l’on parle, où l’on débat… Où tout explose. Les histoires et les mots de Shakespeare attiseront les conflits pour que s’épanouisse, se développe le jeu, entre les personnages, entre les comédiens.

      Nous défendons et revendiquons un théâtre d’acteurs. Nous serons sept comédiens dont l’objectif est de maîtriser la dramaturgie de chaque pièce de Shakespeare et la théorie de David Graeber pour confronter, échauffer, improviser, faire vivre sur le plateau toutes ces pensées !

      Pour cette pièce, nous inversons la tendance et nous invitons, nous, collectif d’acteurs un metteur en scène à jouer avec nous, David Czesienski. Nous avons travaillé avec lui sur L'Assommoir d’après Zola, nous souhaitons renouveler l’expérience. David a le talent de tirer d’une pièce ou d’un roman ou de n’importe quel livre des situations de jeu pur, dans lesquelles les acteurs ne vont pas répondre à des questions, mais simplement les poser. Il part des propositions des comédiens pour construire le spectacle, avec patience et obstination. Nous aimons la liberté qu’il se donne avec les textes des grands auteurs et la façon dont il souhaite les partager avec le public, en adresse direct, sans l’ignorer.

Nous aimons cette idée de pièce Timon/Titus car elle nous confronte au monde et questionne notre engagement politique.

      Vous l’avez bien compris, nous souhaitons jouer et faire tourbillonner les idées sur le plateau, autour du plateau et même, autour du théâtre.

 

Roxane Brumachon, Bess Davies, Mathieu Ehrhard, Baptiste Girard & Tom Linton

 

Novembre 2012

 

 

 

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Collectif OS'O

>Qui sommes-nous ? Nés dans les années 80, nous appartenons à une génération qui regarde avec inquiétude le monde qu’elle a reçu en héritage. Un monde « désenchanté », sans idéologie, un monde sans mythe. De quel mythe avons-nous besoin aujourd’hui ? Par mythe, nous entendons un récit, une histoire capable de bouleverser notre vision du monde et nos... Voir la suite

Derniers commentaires

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Ouvrier de la dernière heure du kisskiss, mais depuis le début spectateur passionné de vos productions. Bravo pour la couverture de Junkpage de novembre. Les fées, les diables et tous les sourires du destin sont avec vous. Avec le meilleur de mon affection, je m'impatiente de la première... Jean-René.
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Bonne chance pour votre spectacle :)
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Allez, Allez! je vous souhaite de tout coeur de pouvoir réaliser ce chouette projet!