Le tirage au sort est-il une procédure nécessaire à nos régimes démocratiques ? Qualités, emploi, comparatif : 50 minutes de vulgarisation.

Large_titre-tas-democratie-1429106769

Présentation détaillée du projet

Le constat est là : une fracture existe entre les élites et le peuple, et ne cesse de s’agrandir. Elle se cristallise dans une contestation de l’aspect démocratique de nos institutions. Nous sommes dans des états de droits qui sont de moins en moins démocratiques.

 

Certains font la promotion du tirage au sort comme processus de désignation de nos représentants. Cela permettrait d’inclure le peuple dans les processus de gouvernance et donc de redonner toute leur légitimité à nos institutions politiques. Ceci n’a rien de novateur, car de l’antiquité jusqu’à la révolution, le tirage au sort était employé pour attribuer certains mandats ou former des assemblées. Cette pratique disparut durant les révolutions Francaise et Américaine, jugée trop démocratique par les fondateurs de nos républiques, et ne fut conservée que dans certaines procédures judiciaires.

 

Après plus de deux siècles d’existence, le gouvernement représentatif électif est à bout de souffle. De nombreuses dérives sont constatées et appellent une refondation de nos institutions.

 

Par beaucoup incompris, vu comme une curieuse utopie, le tirage au sort en politique a pourtant des qualités remarquables. Il faut pour cela en exposer les vertus en le comparant aux dérives électoralistes et aux inconvénients de la professionnalisation de la sphère politique. C’est ce que je vous propose dans un film d’animation de 50 minutes.

 

Ce film d’animation d’éducation populaire aura comme principale débouché l’internet, en accès libre. Il sera repris par toute la blogosphère et les sites d’information alternatifs. Il pourra aussi être employé comme support de cours par des professeurs.

 

SYNOPSIS

 

Après un rappel du principe de la séparation des pouvoirs et l'importance de la constitution, le scénario réalise la comparaison de 3 modèles de gouvernement représentatif :

La démocratie représentative élective, ou ce sont des représentants élus qui rédigent et votent les lois.

La démocratie directe, ou ce sont des représentants élus qui rédigent les lois, mais où c’est principalement le peuple qui les vote lors de fréquentes votations.

La démocratie représentative par tirage au sort, ou ce sont des représentants tirés au sort dans la population qui rédigent et votent les lois.

 

Ces trois modèles sont comparés selon 4 critères de qualité :

Moyen de légiférer : les représentants du peuple ont-ils le temps et les moyens de correctement étudier chaque projet de loi ?

Représentativité : les représentants du peuple sont-ils représentatifs du peuple ?

Compétence : les représentants du peuple sont-ils compétents pour étudier, amender et débattre des projets de lois ?

Incorruptibilité : les représentants du peuple subissent-ils des contraintes les déviants de leur mission d’intérêt générale ?

 

Comparaison-tas-democratie-1429105750

 

Pas à pas, par l’analyse de chaque modèle de gouvernement en fonction de chaque qualité attendue, la supériorité démocratique du tirage au sort est démontrée, contrastant avec les limites d'une représentation basée sur l'élection au suffrage universel. C’est l’occasion de décrire des phénomènes que tout un chacun peut retrouver dans notre vie politique.

 

Le tirage au sort n’est pas une nouveauté : nombre de sociétés, organisations et pouvoirs en ont exploité les vertus. Indépendance, incorruptibilité, absence de jeux d’influence, de conflit d’intérêt et de pression, sont les bénéfices d’une désignation par le sort.

 

800px-agma_kleroterion-1429104839

 

Le Klérotèrion (grec ancien : κληρωτήριον) est une machine à tirage au sort utilisée dans la démocratie athénienne antique pour choisir les jurées de l'Héliée et de la Boulè parmi les citoyens athéniens.

 

Il se termine par une ouverture vers les expériences réelles de tirage au sort et d'assemblées citoyennes, et propose deux processus possibles permettant l'instauration du tirage au sort dans nos institutions actuelles.

 

Ce film d’animation permettra aux promoteurs du tirage au sort de gagner du temps, en réalisant une mise au point nécessaire à des discussions constructives. Le public est fortement demandeur de documents didactiques de vulgarisation sur un sujet aussi délicat, car vues comme un principe saugrenus ou irréaliste par les non initiés. Cette vidéo répondra aux objections les plus fréquentes, et apportera la contradiction à ceux qui, nombreux, ballaient d’un revers de main les innovations remettant en cause les pratiques établies.

 

BIBLIOGRAPHIE

 

Un des livres les plus abordables sur la question du tirage au sort en politique est celui de David Van Reybrouck, scientifique, historien de la culture, archéologue et écrivain belge d'expression néerlandaise.

 

Contre_les_elections-page-1429173009

 

Autre référence :

 

Principes-gr-page-1431687322

 

Autre incontournable penseur de la démocratie, Cornelius CASTORIADIS :

 

Castoriadis-page-1431687633

 

A PROPOS DU PORTEUR DE PROJET

 

Gabriel RABHI, 40 ans, est développeur informatique et infographiste depuis 1995. Il a pratiqué la programmation et la gestion de projet durant des années. Il a travaillé pour de nombreuses entreprises, petites et grandes, dans la communication, la publicité, le développement de logiciels spécifiques et le multimédia. En 2013 il réalise et diffuse le film « Dette, crise, chômage : qui créé l’argent ? » sur internet, une initiative personnelle et militante décrivant l'origine de la monnaie, le fonctionnement du système bancaire et ses risques et dérives. Deux experts du domaine ont validé l'aspect scientifique du film, tous deux auteurs de plusieurs livres sur le sujet. A cette occasion, il ouvre un site spécifique : www.inter-agir.fr  Il totalise plus de 400 000 vues sur sa chaine Youtube. Relayé par un grand nombre de blogs, l’ensemble des déclinaisons de sa vidéo atteindra bientôt le million de vues.

 

Titre-dcc-qui_cree_largent-1429106213

 

A partir de 2013, il entame le développement d’un réseau social « pour l’action concrète » - une véritable alternative aux grands réseaux sociaux, dont le but est de faire des citoyens les acteurs pacifiques du changement par la multiplication d’actions concrètes solidaires, militantes, politiques et alternatives.

 

En parallèle, sensibilisé aux thèses d’Etienne CHOUARD et confronté au scepticisme de son entourage, il travaille sur un scénario d’une nouvelle vidéo intitulée « Tirage au sort & démocratie ». Bien que parfois controversé, Etienne CHOUARD est l'un des vulgarisateurs les plus connus de l'importance du tirage au sort en politique. A ce titre, il fut présent à l'ouverture de la plateforme des Colibris.

 

E_chouard-1429173532

 

Sur le modèle de la vidéo « Dette, crise, chômage : qui créé l’argent ? » et de ses extraits tel que « Sommes-nous en démocratie ? », cette nouvelle vidéo sera avant tout pédagogique, didactique, schématique, percutante. Analytique, elle donnera aux promoteurs du Tirage au sort un outil de vulgarisation, et de solides arguments pour défendre cette procédure par essence démocratique.

 

Gabriel RABHI met toutes ses compétences au service de projets progressistes et militants, et la réalisation de vidéo d’éducation populaire fait partie de ses actions. Fils de l’agriculteur, philosophe et écrivain Pierre RABHI, il est fortement sensibilisé aux grands enjeux du monde d’aujourd’hui, et est en contact régulier avec des inventeurs d’alternatives, des militants ou des leaders d’opinion qui dans leur quotidien incarnent le changement.

 

À quoi servira la collecte ?

Faire un film d’animation comme celui-ci demande beaucoup de temps. Des mois ont déjà été consacrés à la rédaction de la voix off et du scénario. La production va nécessiter de nombreux allés-retours entre mise en image, rédaction et enregistrement des voix-off. Car en effet, le processus de fabrication exige un montage progressif. Chapitre après chapitre, le langage visuel de la vidéo doit épouser le texte de la voix-off. Le texte fera aussi l’objet d’une relecture régulière par des tiers, donnant lieux à des ajustements.

 

L’essentiel des fonds vont servir à financer les travaux de production :

Infographie, animation, studio d’enregistrement, montage et post-production pour 3000 euros.

- 200 euros seront consacré à la location des locaux ou se fera la production

- 300 euros environ pour les contreparties

- 150 euros environ pour les frais de déplacements

- 320 euros pour le site de collecte

 

Si le montant espéré est dépassé, les fonds supplémentaires seront investis dans le tournage d’interviews de spécialistes du domaine.

Thumb_gabriel_rabhi_1_square-1429102881
Gabriel_RABHI

- Plus de 20 ans d'expérience en tant que Freelance dans le développement, l'infographie et la communication (petites, moyenne entreprises et grand comptes) - Ex chef de projet dans une PME, service R&D - Auteur de "Dette, crise, chômage : qui crée l'argent ?" (2014) Compétences : - Développeur depuis 1994 : C, C++, C# - Architecte logiciel :... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_gabriel_rabhi_1_square-1429102881
Bonjour David, bonjour à tous. Il est tout à fait légitime de douter de mes intentions car le temps passe, et je suis affairé à un projet connexe qui n'est pas celui pour lequel vous avez contribué. En d'autres termes, je n'ai toujours pas fait ma partie du deal ! Trois ans, cela commence à faire. De nombreux projets « crowd-foundés » se sont retrouvés en très fort retard et finalement, n'ont pas vu le jour. Je réaffirme ma volonté d'aller au mieux au bout de ce projet. Vous avez raison de me rappeler que vous attendez. Dans ma situation, 6 mois qui passent me semblent n'en représenter qu'un : vous me rappelez que c'est bien 6 qui se sont écoulé, à juste titre, et refaire le calcul m’effraie. Je suis de ces personnes qui, lorsqu'elles ont une idée, ne la laissent pas tomber - c'est, d'un coté, une qualité, de l'autre parfois un défaut. L'idée du réseau social est toujours extrêmement présente - plus que jamais même. Le réseau social est en ligne officiellement depuis début 2017, et 2600 personnes s'y sont créé un compte – quelques personnes s’y inscrivent tous les jours : mais, étant un développeur de logiciel de gestion, j'ai fais un logiciel bien trop compliqué qui ressemble à un progiciel, trop compliqué pour que les utilisateurs reviennent avec enthousiasme. Du coups, la aussi, la sauce ne prenant pas, c'est une sévère désillusion. J'aurais vraiment aimé que les utilisateurs soient satisfaits, me permettant de me concentrer sur le film et que l’un alimente l’autre. J’ai fais beaucoup de promo, de communication, sans succès. Du coups, j'ai tenté de prendre une stratégie sensiblement différente : au travers d'un "Business Developper" qui a trouvé mon travail et mes valeurs intéressantes (collaboratif, outils démocratiques, processus collectifs), j’ai tenté d’utiliser ce logiciel comme réseau social en marque blanche. Cela a donné deux instances personnalisées pour deux associations, une dans le domaine du co-développement avec l’Afrique, l’autre qui défends un projet d’Europe Fédérale (il va s’en dire que ce projet me fait réagir, mais un client est un client – point de politique à faire ici). Mais les mêmes problématiques d’ergonomie me posent les mêmes problèmes, et font que je ne pourrais pas l’envisager comme une activité qui me dégage du temps pour mes actions d’éducation populaire. Vous allez penser que vous n’avez pas financé le réseau social, mais bien le film sur la démocratie : oui, et c’est très clair dans mon esprit, ce qui est payé est due.
Thumb_gabriel_rabhi_1_square-1429102881
(suite, partie 2) Ces deux prestations de personnalisation et de mise en ligne de réseau sociaux dédiés m’ont permises de mieux comprendre ce qu’attendent les utilisateurs. Le concept plait beaucoup, mais la mise en œuvre n’est pas au rendez-vous sur le plan de l’ergonomie. Le potentiel d’un tel outil est gigantesque. Comme je l’expliquais à E. Chouard, je crois que la vraie démocratie naitra dans les organisations, et notamment dans les entreprises – de plus en plus d’entreprises passent dans des modes de gouvernance et de structuration qui forment, selon moi, des prototypes de ce que pourrait être une nouvelle forme de démocratie. L’enjeu est donc important, y compris pour le sujet qui vous intéresse, à savoir l’émergence d’une véritable démocratie. Depuis le début de l’année, je travaille donc à définir ce que serait une plateforme inspirée de l’actuelle, et qui mettrait en œuvre, là aussi, le tirage au sort. Je travaille avec un financier, potentiellement un associé (autant aller droit au but, j’ai pris conscience qu’on ne fait rien sans véritable moyens), un expert de la structuration d’entreprise, pour passer en mode startup. Cela veut dire faire intervenir des investisseurs pour refaire le travail, de manière collective (avec toute une gamme d’intervenants, des Agilistes, des entrepreneurs, des indépendants dans le design d’expérience utilisateur, des démocrates), pour porter à l’internationale un produit nouveau qui aura un volet rentable (outil pour l’institutionnel, l’entreprise) et un volet social (l’outil pour le grand public, orienté démocratie directe et participative).
Thumb_gabriel_rabhi_1_square-1429102881
(suite, partie 3)Alors, tout ceci ne réponds pas à votre question : comment je vois les choses, vis-à-vis du film. Bien entendu, ma vision de ce que va dire le film bouge pas mal. J’ai récemment rencontré Christian Laurut, de Démocratie Directe, et cela a été l’occasion de confronter ma vision à ses alternatives (il m’a proposé de faire des débats vidéos, et je n’ai pas donné suite, principalement parce que si j’ai du temps à passer sur une production, c’est sur celle que nous avons ensembles). Si Christian ne partage pas ma conception de la démocratie, il a un esprit bien plus constructif et ouvert que certains gentils virus qui m’ont traité de tous les noms… La conclusion est toujours plus ou moins la même : le tirage au sort est le point clef d’une réelle démocratie. En revanche, la manière d’amener et défendre ce point de vu jugé souvent fantaisiste, lui, évolue. Me confronter à la vision de personnes qui réfléchissent à cela, et la pratique concrète de l’holacratie, des méthodes Agile, de la sociocratie et autres approches alternatives de gouvernance dans les organisation, m’ouvre l’esprit sur ce qui est en dehors de la théorie politique et institutionnelle qui forme rapidement un gouffre sans fin dont on peut parler des heures dans un film. C’est la démocratie en acte qui compte (j’allais dire « en marche », ouille). L’assemblage d’un certain nombre d’études de cas reproductibles par tous devrait permettre de faire saisir aux spectateur le fond de ce que signifie « démocratie » mais surtout, de ce qu’elle ne signifie pas. Démocratie et « intérêt général » sont deux choses distincts. Le fait d’inscrire dans le Business Plan de la plateforme de réseau social que je « refond », une raison d’être qui est, in fine, de « changer l’Etat », induit une prise de recule sur la réalité de nos sociétés bénéfique à ce que je souhaites dire dans ce film. Comprenez moi bien : le « quand » est probablement central dans vos questionnements. Je ne vous vends pas « que » des excuses : je veux dire, si je faisais complètement autre chose qui n’a rien à voir avec notre sujet (par exemple, chef de projet dans une PME, comme je l’ai fais des années), il serait grand temps de monter le film et de vous le livrer en y passant mes week-end.