Une création collective fruit d'une recherche, d'improvisations,de propositions et de questionnement de l'œuvre de Bernard-Marie Koltès!

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Présentation détaillée du projet

Une création librement inspiré par la trajectoire de vie des artistes Albert Camus et Bernard-Marie Koltès. Pour raconter - à partir du 23 Juin 2015 à Théâtre Aire FalguiereParis 15 - Une pièce de théâtre, une chronique actuelle appelée “Tolérance”. Avec : Anna Luisa Cabral et Metteur-en-scène : Victor Brennand.

 

Synopsis

 

Avec des mêmes conséquences de quelque tragédie contemporaine, “Tolérance” a pour cadre la guerre d’indépendance d’Algérie. Nous accompagnons l’histoire d’une femme plongée dans des réminiscences d’une bataille féroce. Ses souvenirs, expériences, positionnement devant le conflit et des inévitables conséquences. Un découpage poétique d’une réalité si distante et si proche de nous tous. Une histoire sur toutes les guerres et ses effets sur l’homme.

 

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¨ Notes d’intention :

                pourquoi jouer cette pièce aujourd’hui ?

               

 C’est une pièce qui traite sur l’être étranger, plus spécifiquement sur l’être étranger en France et en Algérie et la conséquente guerre (soit elle civile ou quotidienne) provoquée par le choque de culture et pensée de ces deux mondes. L’exode provoqué par la Guerre d’Algérie, apporte pour la France au début des années 60, les “pied-noir” (les algériens de progéniture française), et les caractéristiques de l’inévitable confrontation qui ont ses multipliés, au pont d’aujourd’hui encore nous pouvons témoigner la difficulté d’un français de ne pas accéder à faire un ami algérien et vice-versa.

 

 Nous souhaitons créer une chronique poétique dont le principal point de conflit nous mette devant l’idée de tolérance comme une possible arme de combat, comme une conquête sans fin, comme pratique de transformation de nous-mêmes dans une société dont une impossibilité de communication relie les limites en germant seulement restriction, violence et haine. 

 

 En plein empire du politiquement correct qui, dans son exagération, crée une espèce contemporaine de fascisme et intransigeance ; en pleine époque des prohibitions, quand l’État s’érige le droit de décider et légiférer sur tous les aspects de la vie du citoyen ; dans un moment dominé par la barbarie de l’intolérance étique et religieuse, par la discrimination sociale, raciale et sexuelle qu’envahit notre quotidien, cette pièce témoigne l’actualité et la grande dimension du thème.

 

 Lorsqu’on a décidé de faire une pièce de théâtre, le plus important pour nous, était d’exprimer quelque chose qui nous touche vraiment, quelque chose qui représente le moment que nous vivons aujourd’hui et de remettre en question la réalité dans laquelle nous nous trouvons.

 

Nous sommes artistes, étrangers, mais surtout des personnes qui s’impliquent profondément en société. Nous pensons qu’une des fonctions principales de l’artiste est de provoquer des questions, tout en tenant compte de notre temps. Ce impossible de ne pas regarder l’intolérance comme avec les actions violentes et les discriminations.

 

Cela peut venir de chocs de cultures, de diversité de point de vus, de dogmes religieux, de croyances ou de politique qui s’entrechoquent. İl devient inévitable d’en venir à parler de tolérance face à tant de conséquences insupportable, pour arriver à “vivre-ensemble”. Notre réflexion concerne autant ce que nous vivons ici après l’attaque de Charlie Hebdo; mais aussi de nombreux autre actes d’intolérance comme avec Boko Haram, et la Syrie, par exemple.

 

                Alors comment ne pas parler de la tolérance aujourd’hui, ici et maintenant ?

 

                                             Anna Luisa Cabral et Victor Brennand

 

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Inspirations, études et recherche

 

C’est une caractéristique classique des poètes se sentir déplacés, incompris et négligés par ses contemporains. Cette caractéristique est présente dans la vie de l'auteur Bernard Marie-Koltès. Son nom est entre les plus importants de la dramaturgie contemporaine française. Un homosexuel dans un monde hétérosexuel. Un français que ne se sentait pas français. Un éternel exilé dans un monde violent, un éternel révolté, un éternel étranger.

 

C’est le cas de l’écrivain et poète Albert Camus qui, né en Algérie, a cherché à Paris le refuge nécessaire pour comprendre et interroger son étrange âme étrangère, mais sans oublier, cependant, son origine et l’espoir d’un jour retourner.

 

Koltès pourrait facilement être un personnage de quelque œuvre du franc-algérien Albert  Camus. Si dans sa vie on s’aperçoit quelque chose de Camus, dans son œuvre cette ombre est encore plus forte. 

 

C’est deux auteurs marchent en courant et traitent directement la question d’être étranger, en présentant des différentes manières de l’être, des façons qui réfléchissent naturellement des différents contextes historique-sociaux traversés par les deux dans ses vies et réfléchis dans ses personnages. Koltès marche dans le côté le plus obscur, en faisant présent dans son oeuvre la violence et le désespoir qui gouvernent la vie des étrangers venus à son pays. Tandis que Camus nous amènes l’espoir d’un jour la guerre ne plus exister, soit en France; en Algérie; ou en chaque cœur. 

 

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À la fin des années 50, quand le conflit de l’indépendance en Algérie a éclaté et la plupart des intellectuels français appuyaient la cause nationaliste, Albert Camus était dans une position marginale au contexte français et il écrivait la manuscrite de ce que serait le roman Le Premier Homme. La narration fait une trajectoire d’un franc-algérien à la recherche de traces de son passé, le souvenir de son père mort dans la Première Guerre Mondiale pendant son combat pour la France, et la relation avec sa mère laissée en Algérie.   

 

Naturellement, ce retour à l’origine de tout, ce rachat de souvenirs et passé nous approche beaucoup du personnage Mathilde Serpentoise, de la pièce “Le Retour au Désert”, de Koltès, 1988. Devant l’impossibilité de vivre en Algérie, Mathilde retourne en France quinze ans après sa fuite. L’arrivée de Mathilde est aussi un rachat de souvenirs, passé et origine. 

 

Le personnage de Camus est né en Algérie, a échappé en France et est retourné en Algérie. Le personnage créé par Koltès est né en France, a été exilé en Algérie et est retourné en France. Nous pouvons affirmer que ce sont des directions totalement distinctes, bien sûr, mais le mouvement est le même: les deux sont en retournant au début du tout, à son propre désert. On entend ici que retourner au désert est rétablir un lieu où il n’y avait plus l’appartenance.

 

La tension entre ce qui est étranger et ce qui est familier se transforme et se matérialise à la construction que caractérise (et unit) les deux personnages (des auteurs distinctes). 

 

Ce qui est l’enjeu est une unique voix (le personnage) fragmentée par la guerre, divisée entre ces deux territoires, en apportant le désaccord qui a provoqué le combat, qui provoque encore la discrimination et que maintenant le spectateur a besoin d’élaborer.

 

L’idée est d’un spectacle comme un exposé d’images, des récits, des souvenirs, des sensations, sur lesquels le spectateur enregistre sans avoir, nécessairement, choisir une entre elles ; exactement parce que nous ne voulons pas choisir un côté. Entre Camus et Koltès, entre la France et l’Algérie, entre arabes, berbères et français, nous voulons une histoire au milieu. Nous pourrions dire, dans cette façon, que nous cherchons à tisser une unique histoire sur l’être étranger.  

 

 

 

 

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La construction du texte

 

Nous voulons exposer un souvenir collectif caché aux décombres du passé et vraiment éprouver la présence omnipotente de ce même passé dans l’actualité. Donc, c’est nécessaire recommencer, retourner au début, recomposer le cycle. Pour ça, grâce à des entretiens, nous voulons enquêter des histoires des français, algériens, franc-algériens, enfin, toute la gamme de descendants de la guerre, ses familiers, ses ancêtres et réminiscences. Mais nous ne voulons pas développer un projet d’historien ni avoir quelque prétention historiographique.

 

Nous cherchons l’essence, des sensations et souvenirs d’une époque. Et il est principalement à partir d’un souvenir personnel et familier que notre narrative souhaite être construite. Utiliser des souvenirs des individus prochains pour connaître le passé, un passé précis et personnel et comprendre une problématique historique contemporaine.

 

À travers plusieurs entretiens, nous avons l'intention de récupérer le matériel pour la préparation de la construction du personnage, des scènes spectaculaires et texte.

 

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À quoi servira la collecte ?

La collecte servira d'abord à notre cie Les Illégaux – cie du Théâtre de continuer à exister. 

 

Cette collecte nous permettra de financer une partie des costumes, des salles de répétitions, des dépenses liées à la scénographie, des supports de communication, de la diffusion, de la location de Théâtre Aire Falguiere.

 

 

Grâce à votre cotisation quelle qu'elle soit nous pourrons financer :

 

Costumes : 500€

Décors et scénographie : 400€

La création lumière : 250€

La création sonore : 250€

Location des salles de répétitions : 800€

Location de salle Théâtre Aire Falguiere : 250€

Frais d’impression d'affiches et dossier de presse : 600€

Comunication / Diffusion : 950€

 

 

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QUI SOMMES-NOUS ?

 

 La “Les Illégaux- Cie. Du Théâtre” a commencé en 2011, à Rio de Janeiro- Brésil, quand ses intégrants se sont connus à L’Université Federale du Rio de Janeiro- UniRio. 

 

Victor Brennand, metteur-en-scène, étudiait License en Direction Théâtrale. À cette époque, il travaillait aussi comme assistant théâtral d’importants metteurs en-scène brésiliens, dans divers spectacles de la scène théâtrale de Rio de Janeiro. Il recherchait et mettait en scène des œuvres d’auteurs français. On peut détacher la pièce “Les Bonnes” de Jean Genet, qui lui a valu son premier prix comme meilleur metteur-en-scène dans un festival important du théâtre brésilien. 

 

Comme un admirateur éternel de la littérature et le Théâtre Français, Victor a décidé de se rendre à Paris afin de rechercher et de creuser dans la dramaturgie Français. Ses principales études sont dans les œuvres de Jean Genet et Bernard-Marie Koltès.

 

Anna Luisa Cabral étudiait License en Théorie Théâtrale, dans la même université. Actrice professionnelle depuis 2005, Anna a fait plusieurs spectacles théâtrales, aussi à Rio de Janeiro, qui ont lui a valu aussi des prix d’actrice et en direction théâtrale. En particulier deux monologues dont elle était indiqués à meilleure actrice dans divers festivals. Elle est aussi ballerine, spécialisé en danses orientales, qu’on l’a fait étudier la culture musulmane.  

 

En 2012, ils ont décidé d’aller à Paris, dont ils auront poursuivi ses recherches, qui enveloppaient aussi le théâtre français et la culture musulmane. Ainsi, ils planifiaient mettre en scène une pièce de théâtre pour être présentée surtout pour la société française, l’un de plus grands désirs du couple depuis sa rencontre. 

 

 

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Les illégaux

“Les Illégaux” est une compagnie fondée en 2011 par deux artistes brésiliens situe dans la ville de Paris, dédié a la recherche, création et production théâtrale.