Le spectacle Toutes nos mères sont dépressives a été créé à Bruxelles en 2011. Il sera repris en mars 2013 à Bruxelles pour une série de 16 dates. Nous aimerions capter le spectacle et espérer un rayonnement plus grand de notre OTNI (Objet Théâtral non identifié)! Comment célébrer la femme la plus importante à vos yeux, j'ai nommé votre maman, en dix leçons ? Prenez : 83 kg de votre meilleur ami ; 4 perruques bien fagotées ; 2 paires de talons aiguilles ; 1 bouteille de rhum en faïencerie de Baudour ; 5 personnages dont un coach ; 1 pantalon taille basse à fin lignage noir. Remuez le tout. Faîtes revenir à feu doux pendant une heure vingt minutes, et vous obtiendrez un moment de théâtre unique, fait d'accidents, d'improvisations, de révélations fracassantes et d'émotion.

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The project

 

C’est émouvant un comédien qui se met dans la peau de sa maman pour mieux la comprendre ou du moins essayer.

Une comédie psychanalytique qui nous démontre une nouvelle fois que le rire est la plus efficace des thérapies. 

 

« Toutes nos mères sont dépressives » conforte la collaboration, entamée il y a quelques années, entre Jessica Gazon, Thibaut Nève et une équipe artistique – dont Quentin Marteau, sur des textes d’autofiction où la déstabilisation du spectateur est notre credo. Après L’homme du câble  et dans la réalisation de projets futurs où langage, famille et inconscient se mêlent pour mieux dénouer les fils de nos quotidiens, Jessica Gazon et Thibaut Nève ont fondé leur compagnie : Gazon-Nève et Cie. C’est à ce titre et pour creuser plus avant ce sillon commun afin de promouvoir au mieux le spectacle à l’étranger, que nous remettons ce Kiss Kiss Bank Bank afin de permettre la captation du spectacle et sa diffusion à l’étranger.

 

Notre travail explore l’autofiction et l'écriture afin que nos propres vies servent à élaborer la narration. On tord la réalité, on la transforme puis on la joue. Cette démarche de re-possession de soi et de son histoire produit des effets étonnants sur le public troublé, ne sachant plus distinguer le vrai du faux. C'est à travers ces codes que nous aimons "mentir vrai".

 

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Le texte s’est déployé à travers des improvisations qui ont donné lieu à une écriture de plateau. En l’occurrence, les inspirateurs de la pièce, c’est « nous » : acteurs, metteur en scène, auteur. Lors de ces improvisations, nous filtrons les épisodes percutants, théâtralisables, les moments clefs et cherchons les détails qui semblent anodins mais qui nous apparaissent comme le lien possible entre la pointe et le dessous de l’iceberg. Ce sont ces couches de fond invisibles qu’il nous intéresse de déployer tout au long du travail afin que la catharsis ait lieu. Nous cherchons à partager un récit qui par sa sincérité, son vécu et la pudeur naturelle que cela engendre est plus touchant et juste qu’exhibitionniste. Nous visons l’identification, pas le voyeurisme.  C’est d’ailleurs cet effet de miroir qui a garanti au spectacle les succès de sa création en mars 2011 et à sa reprise en septembre 2011 et mars 2013 : la maman –dépressive ?- tout le monde connaît, en a ou en aura, voire sera, une !

 

Ce spectacle est en perpétuelle évolution. Depuis la création en mars 2011, une réécriture permanente s’opère au fur et à mesure des représentations. Certains dialoguent s’affinent, s’aiguisent. D’autres pans entiers du texte, comme la fin, sont réaménagés. Il s’agit à chaque fois d’aller à la rencontre des spectateurs et de leur ressenti et de jouer avec les sentiments d’identification que ces derniers ressentent.

Une version avec micros sera proposée en grande salle pour garantir son intimité au spectacle. Ce choix nous permettra une captation plus aisée du spectacle.

 

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Enfin, vous êtes face à un spectacle « belge »  par son fond et son esthétique du laid, de la chose qui racle et qui mord davantage qu’elle ne caresse. Jos est flamand. Il travaille en Wallonie. Chantal est du Brabant Wallon, cossu. Au sein du texte et à l’image de notre pays, deux communautés, deux visions du monde cohabitent. L’une par « caricature » est empreinte de décision, de volonté, de mouvement ; l’autre d’immobilisme, de timidité, de passivité. Ces deux clichés communautaires qui ont fait le lit des mouvements séparatistes tel la NVA sont au cœur de ce texte. Nous serions ravis de faire résonner ces problématiques face à un public étranger qui aura reçu la captation du spectacle.

 

       Jessica Gazon, Thibaut Nève.

 

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La presse en 2 mots:

« Le spectateur passe en deux secondes du rire au trouble ! » Moustique

 

« Une comédie débridée et inventive, où parfois la gorge se serre avant de repartir vers le rire. » La Libre

 

« Jubilatoire et décalé. » Plaisir d’Offrir

 

« On défie la plus neurasthénique des mères de voir cette comédie déjantée sans esquisser au moins un sourire.» Le Soir

 

 

 

 

 

Why fund it?

 

350 € location matériel son

350 matériel lumière

1250 € vidéo (captation + montage)

350 € Réalisation d’un DVD

200 € diffusion de la captation aux programmateurs étrangers

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Thibaut Nève, auteur et comédien Après une licence en langues et littératures Romanes, orientation linguistique, obtenue à L'ULB en 2001, Thibaut Nève décroche son premier prix d'art dramatique au Conservatoire Royal de Bruxelles en 2003, dans la classe de Bernard Marbaix. Il arpente les scènes de différents théâtres de notre communauté (Théâtre de... See more