Les parcours de vie de paysans les 2 pieds et 4 sabots sur terre ! Encouragez un film indépendant !

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Présentation détaillée du projet

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Ils et elles portent l'image de paysans et paysannes « hors du temps », de fous, de doux rêveurs. Pourtant c'est dans la recherche d'un bien-être et d'une échelle de vie plus humaine qu'ils développent leur savoir-faire. Ces débardeurs, maraîchers ou même céréaliers qui travaillent avec complicité auprès de leurs animaux de trait, dévoilent la réalité de parcours engagés, atypiques et sensibles. Ânes, chevaux et bœufs leur donnent l’énergie quotidienne dont ils ont besoin pour porter, tracter... mais surtout l'énergie de continuer leur métier. La liberté qu'ils inspirent relève d'une forte volonté pour réussir le pari qu'ils se sont lancés : prouver que la traction animale est encore pertinente et évolutive.

 

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INTENTIONS DE RÉALISATION (par Sophie Arlot)

Ma rencontre avec des anciens paysans pour le film Au pays de la vache fantôme me laisse un souvenir d'hommes décrivant avec souffrance, l'époque où ils travaillaient avec l’énergie animale. L'arrivée du tracteur semblait être un soulagement dans leur vie et pour celle des animaux de trait. Aujourd'hui, à l’ère où la machine semble indispensable à la rentabilité d'une activité économique, je vais à la rencontre d'hommes et de femmes qui choisissent la traction animale comme moteur de leur activité agricole. Au delà de l'image idéaliste, je veux comprendre l'état d'esprit qui motive ces « défricheurs » dans leurs choix.

 

Y aurait-il un engouement pour la traction animale ou est-ce uniquement une histoire de passion ? Quand j'ai commencé mes recherches, j'étais loin d'imaginer me retrouver si facilement en contact avec un grand nombre de ces acteurs. Il n'aura pas fallu de temps pour être invitée à séjourner sur un chantier de débardage. Durant deux jours, Manu et Mathieu me parlent de leur métier avec lucidité et passion. Je ressens leur besoin de reconnaissance. La rigueur du travail qu'ils investissent sur le chantier va autant pour le respect de la zone naturelle humide où ils débardent, que pour la satisfaction de réaliser un travail de qualité. Je suis stupéfaite de l'attention que les bêtes vouent à leur maître. Leurs neuf-cent kilos n'enlèvent rien à leur délicatesse quand il s'agit d'enjamber un obstacle et de répondre au quart de seconde aux ordres donnés d'un simple sifflement. Contrairement aux témoignages des aïeuls, Manu et Mathieu n'utilisent pas de trique. Je n'ai pas entendu une seule engueulade, pas un mot au-dessus de l'autre, pas une rouste. Toute la relation avec l'animal s'effectue dans la douceur et l'encouragement. Hommes et bêtes se comprennent et avancent avec complicité. Quel chemin leur a-t-il fallu parcourir ensemble pour collaborer en symbiose ? Comment, pour des besoins économiques, ne pas confondre animal et machine dans une société où n'importe quel être vivant n'est plus compétitif face aux robots ? Quel relation apporter à chacun de ces animaux lorsqu'ils sont à la fois des outils et des collègues de travail ?

 

Leur choix semble passionné, mais raisonné. Ils ont tout à prouver dans un milieu professionnel agricole qui profane la moindre idée venant de l'ancien monde. La simple image de cultiver avec un cheval est perçue comme archaïque ou folklorique, alors ne parlons pas du recours à un attelage de bœufs... misérabiliste ? En faisant partager leurs parcours de vie, l'intérêt de la traction animale sera replacée au regard de leur conception du travail. La relation à l'animal n'est-elle pas le point de départ à la recherche d'un rythme de vie épanouissant ?

 

L'histoire de chacun des protagonistes du film dévoilera le prolongement d'une enfance au contact des animaux, des engagements idéologiques, ou encore le désir de l’excellence agronomique. Paradoxalement, je cherche à comprendre la part de plaisir qu'il reste à travers des parcours difficiles et semés d'embûches. Comment la promesse de journées bien remplies avec des travaux parfois très physiques, peut motiver des jeunes à partir sur cette voie aujourd'hui ? Arrivent-ils à trouver les encouragements nécessaires pour avancer, ou faut-il redoubler de volonté face aux regards marginalisants ?

 

Étant sensible aux thématiques traitant de la ruralité, de l'agriculture et de l'environnement, ce sujet est mon regard optimiste et moderne sur des modèles de vie hors normes qui font vivre nos campagnes, nuancé par la démonstration de la difficulté d'entreprendre quand on sort des schémas conventionnels.

 

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L’ÉQUIPE DE TOURNAGE

Fabien et Sophie forment une équipe complémentaire depuis plusieurs années. Trait de vie est de nouveau l'expression de leur complicité pour les choix de réalisation et l'association de leurs compétences techniques sur le terrain.

 

Réalisation, prise de son : Sophie Arlot

La sociologie du milieu paysan est un thème récurrent de mes sujets. Je cherche le point d'équilibre entre l'homme et la nature. Il se situe quelque part entre l'ancien et le nouveau, entre les racines d'un monde et l'ouverture à notre environnement. En partant sur la voie du documentaire, j'ai trouvé l'expression de mes sensibilités par le travail du son. Sur le tournage, ma place derrière les micros est comme un cordon ombilical entre la scène que nous tournons et Fabien qui est au cadre. Mon regard devient le point de contact entre les personnages et les spectateurs. 

 

Co-réalisation et images : Fabien Rabin

J'ai été complétement séduit par le projet de Sophie dès que nous avons commencé le repérage. Les personnes rencontrées ont des histoires exceptionnelles, qui en font des personnages à forts caractères. Dans la réalisation d'un film documentaire ce qui me plaît le plus c'est de dégoter les histoires qui vont n'en faire plus qu'une. A partir d'une matière brute faite d'instants de vie spontanés et réels, j'aime créer les liens entre les personnages et aller chercher ce qui apportera la partie émotive du film. Pendant que Sophie planche sur les questions de fond qui alimentent le sujet, moi je réfléchis à la psychologie des personnages et à la mise en scène. Tout doit être écrit à l'avance pour savoir où je vais placer ma caméra et savoir ce que je dois aller chercher pour chaque personnage.

 

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Assistante son, photographies du tournage : Maud Calvet

Maud assistera l'équipe dans de nombreux tournages du film. Nous accordons une grande importance à la profondeur du son. Certaines scènes exigeantes vont nécessiter le renfort de notre collaboratrice.

 

 

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LA PRODUCTION

Grenier d'images, Artisans du Cinéma

www.grenierdimages.com

 

Grenier d’images est une entreprise audiovisuelle de production et de diffusion. C’est l’association de trois cinéastes (Sophie Arlot, Maud Calvet et Fabien Rabin) dans une démarche culturelle qui favorise la création de films documentaires. Entreprise de l’économie sociale et solidaire ancrée en Région Poitou-Charentes, Grenier d’images développe ses activités au sein de la coopérative d’activité et d’emploi ACEASCOP.

 

Au delà de la réalisation, nous développons un mode de diffusion nomade : les Ciné-Rencontres. Le Ciné­ma itinérant, moyen complémentaire aux circuits classiques (télévision, cinéma) , fait vivre nos produc­tions dans des lieux inattendus, des territoires où le cinéma ne va pas toujours : villages de campagne, fermes, maisons de retraite, écoles, maisons de quartier, médiathèques...

 

 

Note de la Production

Alors que la traction animale est réputée folklorique et passéiste, la relation homme-animal nous émerveille pourtant à tous âges. Ce sujet traité dans l'action révèle le besoin ancestral des êtres humains à communiquer et à créer une complicité avec l'animal. A travers les parcours de vie engagés et passionnés de chacun des personnages, ce film porte le message humaniste de celles et ceux qui s'attachent à vivre de la terre.

 

Notre production filmique s'intéresse à créer du lien pour répondre à un besoin d'ouvertures et de réflexions sur l'environnement. Pour Grenier d'images, produire le film « Trait de vie » s'inscrit dans une double démarche : renforcer notre action culturelle en Région Poitou-Charentes et proposer un sujet qui permet la rencontre de publics très divers. Notre proximité avec le public et notre expérience dans la communication de nos productions portera ce projet dans une aventure collective.

 

Diffusion

Grenier d'images fait vivre le genre documentaire à travers son réseau de diffusion par le Cinéma itinérant. Le format et la portée de ce sujet intéresseront également les chaînes de télévision au niveau régional et national. L'attribution de la bourse à l'écriture par la Région Poitou-Charentes engage par avance des projections dans les salles de cinéma régionales.

 

À quoi servira la collecte ?

Après un an de réflexion, de lectures et de rencontres, le repérage se termine. Nous sommes maintenant dans les starting-blocks. Tout s'accélère. Le tournage s'engage dès ce printemps, et nous devons trouver les financements nécessaires à sa réalisation.

 

Votre soutien est la condition sine qua non pour le lancement de ce film. C'est une étape très importante dans la démarche de Grenier d'images qui souhaite partager avec le plus grand nombre l'aventure d'un film dès le tournage. En contribuant au financement d'un film de Grenier d'images, vous allez vivre toutes les étapes de sa réalisation comme un producteur. Vous êtes aussi une voix indispensable pour convaincre de nouveaux partenaires.

 

La somme demandée représente 10% du budget total du film. Le projet est encouragé par la Région Poitou-Charentes qui a attribué une bourse de 2 000 euros pour l'aide à l'écriture. Le jury a été unanime avec un avis sur le dossier  qualifié de "cohérent et prometteur".

 

Cette collecte servira à couvrir les frais nécessaires pour démarrer le tournage dès cette année.

- Frais de déplacement : 2 500 €

- Remplacement d'un pied vidéo : 1500 €

- Frais de la plateforme KissKissBankBank : 392 €

- Coût direct des contributions : 508 €

TOTAL : 4 900 €

 

Si la collecte dépasse les 4 900 €, ce sera un pas de plus pour la réalisation de ce film dans de bonnes conditions. Elle contribuera à financer la création d'une musique originale.

 

 

BUDGET DE PRODUCTION TOTAL DU FILM TRAIT DE VIE

Écriture, développement : 2 000 €

Personnel Tournage (30 jours)  : 16 200 €

Matériel Tournage (30 jours) : 5 760 €

Personnel montage (20jrs) : 5 088 €

Matériel montage et post production (30 jrs) : 2 250 €

Musique originale : 3 000 €

Post production (10 jours) : 2 544 €

Frais restauration/ déplacement : 3 000 €

Charges de production (inclut frais de promotion du film et commission pour la plateforme KKBB)  : 4 500 €

Petit matériel : 800 €

Imprévus : 4 514 €

TOTAL : 49 656 €

 

Vous êtes Diffuseur, Mécène, Entreprise, Association : devenez un partenaire officiel du film ! Contactez les porteurs de projet, Sophie Arlot et Fabien Rabin par e-mail : contact@grenierdimages.com ou via la page facebook de Trait de vie.

 

Soutenez notre initiative en communiquant dans vos réseaux. Toutes les idées de soutien sont les bienvenues, n'hésitez pas à contacter Sophie ou Fabien sur contact@grenierdimages.com / www.grenierdimages.com

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Grenier d'images

Grenier d’images est une entreprise audiovisuelle de production et de diffusion. C’est l’association de deux cinéastes dans une démarche culturelle qui favorise la création de films documentaires. Entreprise de l’économie sociale et solidaire ancrée en Région Poitou-Charentes, Grenier d’images développe ses activités au sein de la coopérative d’activité... Voir la suite

FAQ Questions les plus fréquentes concernant le projet

+ Pourquoi Grenier d’images a recours à la finance participative ?

L’aventure d’un film est toujours collective. Le film prend forme dans l’intimité de ses créateurs, mais il ne voit le jour que lorsqu’il est désiré. De l’idée à sa sortie, il se mue, s’affine et grandit grâce à ses rencontres et ses confrontations avec le monde extérieur.
Dans le cas de Trait de vie notre appel à finance participative est une aide au lancement du film. Votre soutien est financièrement indispensable pour démarrer le tournage, et il est socialement vital pour sortir le film du cocon où il s’est formé. Nous comptons sur notre propre communauté, puis sur l’effet de propagation des réseaux sociaux et de la notoriété de la plateforme kisskissbankbank pour que le film connaisse un public dès le tournage.

+ Existe t-il un système de subvention pour les créations audiovisuelles françaises ?

Il y a un organe qui favorise une économie française du cinéma, c’est le Centre National de la Cinématographie (CNC ). Il attribue une aide automatique à des producteurs et diffuseurs pour un certain volume de programmes télévisuels et cinématographiques. On se pose parfois la question de la distribution de ces subventions pour l’émergence des documentaires de création, au profit d’un gros volume de documentaires « low cost ». Le système audiovisuel actuel ne favorise pas tellement la rémunération des jeunes auteurs, ni même des petites productions qui en auraient la volonté. Beaucoup de documentaristes ont recours au système D !
Cependant le système de finance participative ne doit pas devenir un substitut pour les producteurs qui sont déjà éligibles aux subventions du CNC. Grenier d’images n’est pas (encore !) une production reconnue par le CNC. Si nous voulons faire bénéficier « Trait de vie » de ces aides, nous devons trouver des partenaires en co-production pour des diffusions subventionnées.
En attendant, le projet de Grenier d’images c’est aussi la volonté de créer une économie en milieu rural et de faire vivre nos films en Ciné-Rencontres. Une fois de plus votre soutien nous permet de garder la maîtrise de notre production.

+ Vive l’économie circulaire !

Pour une production audiovisuelle artisanale et indépendante comme Grenier d’images, le principe de la finance participative est un levier indispensable pour exister ! En retour, l’équipe de Grenier d’images a décidé de contribuer chaque mois au financement d’un ou plusieurs projets et aidera à sa communication. Quelle satisfaction quand un projet réussit son pari !
Ce mois-ci nous avons participé à l’aventure de :
-Caroline Lelièvre pour le film « Un autre envol » http://www.kisskissbankbank.com/un-autre-envol--2

-Chap de Lune : http://www.kisskissbankbank.com/la-folle-journee-de-chap-de-lune

+ Grenier d’images est une entreprise de l’économie sociale et solidaire, qu’est-ce que cela signifie ? 

Grenier d’images développe ses activités au sein d’une coopérative d’activités et d’emploi. C’est un moyen pour un entrepreneur ou un collectif à faible effectif de mutualiser certains services comme la comptabilité et de favoriser une installation rapide et progressive. L’objectif de notre activité est d’abord de créer notre propre emploi, car nous sommes entrepreneurs-salariés. Ainsi nous n’avons aucun intérêt à faire du bénéfice. Notre résultat permet de financer nos salaires et de consolider une économie qui favorisera la création de projets cinématographiques.
Au-delà du statut, l’économie sociale et solidaire est un état d’esprit. Nous souhaitons vivre de notre travail pour faire vivre la culture du cinéma, par les films que nous produisons et ceux que nous diffusons. Si cette finance participative réussit, ce sera encore une belle expérience de coopération !

Derniers commentaires

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Toute l'équipe Moktok project ce joins à moi pour vous souhaiter le meilleur sur ce nouveau projet! Longue vie à trait de vie!
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Bonjour Sauviah, Merci beaucoup pour ce beau témoignage. Vous faites partie d'une génération de transition, celle de la révolution verte et de la mécanisation. Entre les années 50 et 70, selon les régions, vouloir conserver la traction animale relevait d'un certain "héroïsme" ou "négationnisme", suivant comment on le prend. L'âge d'or de l'agriculture fin des années 60 et début 70 a permis à beaucoup d'agriculteurs d'investir, et il était logique que tout le monde suive le mouvement. A cette époque, la comparaison avec la traction animale était vite faite. C'était comme passer du lavoir à la machine à laver. Nous allons effectivement filmer une jeune femme qui choisit d'utiliser les bœufs. Mais pour tous nos protagonistes, la traction animale n'est pas le seul outil. Il ne s'agit pas d'un retour en arrière. Comme vous le dite très bien ce n'est pas une obligation, mais un choix mûri. Sophie.
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SOUVENIRS D'UNE CONDUCTRICE DE VACHES ATTELEES^^^^ Permettez-moi d'apporter un modeste témoignage. J'ai travaillé avec des vaches quand j'étais enfant. Pourtant je suis née après 1950, mais nous étions "arriérés" et sur des terres assez pauvres. De ce fait une paire de vaches était notre seule force de traction pour labourer, tirer une charrette ramenant quelque récolte, couper les céréales avec une faucheuse javeleuse, couper l'herbe dans les prés pour les foins, épandre le fumier, etc. Mon souvenir très présent est que c'était dur : les vaches avaient une certaine peine à tirer une charretée de foin dans les côtes ; quand nous cherchions à en dresser une jeune, c’est-à-dire à l'habituer à porter le joug, elle n'était pas tellement d'accord. Nous étions bien sûr très attachés aux vaches, nos sœurs de peine. Dans le film que vous réalisez, ce sera différent car l'utilisation d'animal de trait y sera un choix, non une obligation. Cependant le dressage est toujours une période délicate. Autrement dit, travailler avec des animaux de trait est sans doute plus difficile qu'il n'y paraît vu de loin. Aussi suis-je intéressée à voir votre film dans un an pour renouveler mon regard. Cependant il n'y aura sans doute pas de vaches, mais essentiellement des chevaux et ânes maraichers et des chevaux forestiers ? ***************************************************************************************** PS. En jetant un œil au site de PROMMATA (association qui fait la promotion du Machinisme Moderne Agricole A Traction Animale) <http://www.prommata.org/> < http://assoprommata.org/> <http://assoprommata.org/SAUVEZ-PROMMATA> je viens de voir qu'ils lancent un appel à crowdfunding sur "LePot Commun" SAUVEZ PROMMATA : <https://www.lepotcommun.fr/pot/lq3pztyu> Ne les oubliez pas !