Scènes quotidiennes des quartiers et les corps sonores de l’urbanité: un Collectif prête ses yeux et ses oreilles à la ville. Aidez à créer.

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Présentation détaillée du projet

            Un projet CORDELcités

 

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Scènes quotidiennes des quartiers et les corps sonores de l’urbanité : un Collectif prête ses yeux et ses oreilles à la ville.

 

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CORDELcités est un collectif d’artistes venus d’horizons fort contrastés qui a établi un dialogue itinérant avec la ville et ses ambiances, il cherche à redécouvrir les quartiers populaires dans leurs diversités culturelles et potentiels créatifs à travers un dispositif de recherche et création qu’il a nommé « Traversées poétiques et performatives ».  L’ensemble des expériences, explorations et productions se sont étendues sur plusieurs saisons : elles ont débuté en été 2011 pour se clôturer par sa phase de prospection et de création à la fin de l’été 2014. Il s’agit donc d’une longue série d’actions artistiques et sociales et des interventions minimales, tout à fait uniques et improvisées, dans des endroits qui ne sont pas, à priori, destinés à l’accueil d’événements poétiques ou performatifs. 

La présentation et le partage des œuvres réalisées se feront dans un lieu et un temps qui les situeraient métaphoriquement dans une cinquième « saison »…  une première manifestation est d’ores et déjà prévue pour le printemps 2015.  Elle prendra la forme d’une installation photo-son-marionnettes dont le vernissage aura lieu le 19 mars à Bruxelles... !

L’objectif premier de cette campagne est l’obtention de fonds pour l’impression de l’ensemble des cinq livres - deux d’entre eux étant richement illustrés -, conçus et réalisés par le Collectif durant les trois années et demie qui ont duré les explorations, dialogues créatifs et écritures plurielles développés dans nos Traversées et Dérives.

 

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Le Collectif intervient dans les rues, parcs, carrefours, squares… espaces publics qu’il aimerait se réapproprier - pas seulement comme « usager » mais en tant qu’acteur d’une certaine conscientisation - afin de rencontrer ces lieux de fractures, de les nommer, de tenter d’enclencher un dialogue, de dépayser la routine et d’explorer des temporalités non définies ainsi que les moments de transition entre deux activités journalières. Redécouvrir la ville à travers ses ambiances sonores et ses cadences quotidiennes, traversant « performativement » les quartiers ou dérivant poétiquement à l’aube, à midi et à la fin de la journée. Nous nous proposons de valoriser la perception de certains lieux - souvent présentés de façon négative - par des activités créatrices qui stimuleraient la rencontre (activation sensible et ludique de l’anodin, par exemple.)

 

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Nous nous sommes demandé, que faire pour susciter un dialogue sans-conditions ? Comment écouter, voir, sentir, accueillir et converser avec la culture des autres pour en faire en sorte qu’elle nous habite, s’intègre à notre paysage intérieur, pour qu’elle soit comprise et valorisée ? Comment jouer le jeu, faire de la place en soi, devenir un peu black, un peu arabe, un peu turc, un peu grec, un peu chinois, un peu juif, un peu flamand, un peu wallon, un peu plus Autre sans pour autant arrêter d’être celui ou celle à qui nous nous identifions, ou n’être personne si cela nous arrange ou nous repose… ?  Toutes ces Traversées et Dérives ont été conçues et réalisées dans cet esprit, dans l’effort pour se voir différemment avec les autres, cherchant à tisser des liens, esquivant impasses et clichés : faire pont dans le « miroir de la relation ». Il s’agit d’une démarche qui privilégie le contact et les échanges, une connexion qui ne soit pas à sens unique, grégaire ou ethnocentrique : faire un lien sans « embobiner » ; s’ouvrir à la différence sans développer des « stratégies » de cooptation ; faire collectif sans embarquer l’autre dans un « plan » ou agenda préétablie…

Ce petit théâtre itinérant a suscité par-ci par-là quelques mini-agoras - éphémères et fragiles, certes - mais, néanmoins, des lieux qui ont résisté à une culture d’individualisme forcené et au culte de la consommation, dans lesquels, nous avons vécu des émotions esthétiques et politiques fortes, qui ont fait sens et société à un moment donné de notre parcours…

 

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Cartographies poétiques et le quotidien des quartiers.

Traversée vécue en tant que processus pouvant enclencher un mouvement de démontage des clichés et aprioris. Traversée perçue comme tentative pour dégager d’autres espaces de contacts et de vie commune que celui de la routine, pour introduire de l’inconnu dans le quotidien et de la quotidienneté dans le créatif, pour susciter de l’inédit, au-delà des marges et des latitudes - ce lieu où nous n’avons jamais mis les pieds. Traversée en tant qu’exploration des potentialités critiques et créatives de l’art, à la fois medium (facteur de résistance) et élément de la vie elle-même, pouvant repenser notre monde.

Traversée comme la mise en commun des sensibilités à l’intérieur d’un collectif en dialogue avec l’urbanité, dans lequel, chacun des participants aura dégagé un champ d’action non-conditionné avec une certaine acuité perceptive et une relative « suspension » de son individualité…

Traversée conçue comme un processus de construction d’un dialogue ouvert entre plusieurs créateurs et les cadences du quotidien, visant à faire éclore, dans la durée, une « saison » alternative, utopie politique, sociale et humaine, faisant appel à plusieurs registres d’expressions (poésie, performance, théâtralité, son et oralité).

 

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Ce substantif se réfère, en premier lieu, à la "Literatura de Cordel" (à la lettre, ‘‘littérature de la ficelle’’) publications de feuillets poétiques édités à compte d’auteurs, richement illustrés, se singularisant par une écriture proche de l’oralité ainsi que par la manière dont ils sont présentés au public : exposés suspendus à une ficelle dans les marchés populaires du Nordeste du Brésil. Dans les foires du Sertão, où le Cordel est perpétué depuis des générations, ces innombrables éditions de littérature de colportage, toujours vivantes, peuvent être perçues, encore aujourd’hui, comme une immense bibliothèque de l’imaginaire populaire de toute une région. Il pourrait évoquer également l’action de celui qui tisse des liens.

 

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Notre « groupe-cible » est constitué en partie par le voisinage et les personnes qui fréquentent  habituellement les rues, carrefours, squares, parcs, cafés, des quartiers immigrés et proches banlieues qui ont témoigné ou participé directement ou indirectement à nos expériences (voir en annexe les cartes avec les trajets de quelques Traversées et Dérives). Nous aimerions également sensibiliser d’autres publics que les habitués aux vernissages des créations contemporaines, montrer une art qui s’implique dans le quotidien des gens, n’étant pas axé uniquement sur des concepts où la complexité d’un jeu langagier s’est considérablement distancié des réalités des quartiers et des problèmes de la vie de tous les jours.

 

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Nous allons refaire les parcours les plus emblématiques, retourner aux endroits où nous avons dérivés ou improvisés une traversée, les points de rendez-vous les plus significatifs, lieux d’échanges et d’explorations (bistrots, boulangeries, halls de gares, rue commençante, square, une épicerie, deux places, quelques carrefours, un centre culturel, une station de radio, etc.) Nous allons faire de l’affichage, distribuer des prospectus, parler aux passants en leur expliquant notre démarche et les inviter au vernissage de l’expo. L’événement sera également promu via les réseaux sociaux ainsi que par le biais d’annonces radio.

 

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L’édition et la mise en circulation des cinq ouvrages produits, qui sont d’ores et déjà prête pour l’impression, de même que l’installation son-image-marionnettes que nous réaliserons seront d’importants canaux de partage des expériences engrangées durant le projet et de ses créations. En dernier lieu, viendrait la diffusion des bilans, des retours et critiques sur les réseaux sociaux, via le mailing ainsi qu’une future mise en ligne d’un web site consacré à CORDELcités.

 

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- Aspect enquête ethnographique axée en grande partie sur un dispositif poético-performatif privilégiant la créativité. L’intervention décalée et déconditionnante d’un collectif qui évolue discrètement à l’intérieur du quotidien des quartiers.

- Démarche transversale et totalement indépendante (et cette autonomie nous a couté fort «chère» : dynamisme collectif de déconditionnement ; mais également, marginalisation du processus de création et forme d’ostracisme ou disparition sociale d’un membre du groupe).

- Présentation du résultat de ces explorations sous une forme plutôt originale (exposition multimédia) et édition d’une série d’œuvres poético-dramatiques.

- Susciter une série de points de contacts le long d’un parcours, déclenchant un dynamisme dialogique itinérant qui a pu produire pas mal de récits…

- De par le fait d’essayer de circuler entre les diverses composantes culturelles de la ville.

- Trois-quarts des recherches et créations ont été produites sans aucune intervention financière extérieure, malgré les nombreuses démarches de production effectuées…

- La présentation et le partage des œuvres réalisées se feront dans un lieu et un temps qui les situeraient métaphoriquement dans une cinquième «saison», expression d’impérieux besoin d’intensité qui ne soit pas défoulement ou alternance de rythmes discontinus, stagnants et hystériques. Intensité qui émerge dans la relation, qui a vu le jour dans des parcours décloisonnant, modestes itinéraires qui peuvent néanmoins faire bouger les lignes… Intensité que seule la création partagée peut nous procurer.  Intensité créatrice qui est un puissant facteur de déconditionnement et de transformation, qui éveille notre curiosité, qui métisse notre présence, qui nous rend moins seuls et plus responsables, acteurs - de traversée en traversée - d’un passionnant processus qui change les impasses en carrefours.

 

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Dans les périodes de transitions, d’instabilités et de crise économiques aiguë les tensions sociales vont en augmentant, les oppositions se cristallisent et peuvent se radicaliser…  Il est salutaire et fort souhaitable qu’il y ait des initiatives citoyennes autonomes (« autonomie » : donner le nom qui lui est propre à un événement ou conjoncture unique, locale ou nouvelle) qui puissent approcher une situation d’exception lui apportant une attention qui ne soit pas fragmentaire. Le regard d’un collectif est un précieux assemblage de points de vue articulés : ils construisent un récit qui peut être, à la fois, multiple, complexe et cohérent ; ils peuvent raconter une même histoire en faisant « parler » leurs désaccords ou intérêts antagoniques. La suite de notre projet s’inscrit dans ce mouvement naissant, qui prend forme, en recherche de dialogues pour devancer le clash, assumer les conflits afin d’éviter la confrontation.

La série d’édition ainsi que la réalisation d’une exposition itinérante pourraient faire profiter à un grand public à Bruxelles et ailleurs les fruits de nos explorations et les œuvres en gestation…  Sans un soutien matériel immédiat, CORDELcités se trouverait dans l’impossibilité de mettre en place une dynamique efficace de partage de ses expériences et créations avec un public plus élargit.

 

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Esquisses d’une cartographie poétique et paradoxale de la ville. Quotidien performatif. Marche. Mythologies urbaines. Ecritures plurielles. Dialogues. Un collectif. Engagement écologique et anticonsumériste. Résistance. Dramaturgie radiophonique. EDITIONS. Expo/Installation son-image-marionnette en devenir...

 

 

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Crédits photographiques :  Manon BAJART ©

 

À quoi servira la collecte ?

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Les 12.181,42€ permettront donc d’imprimer l’ensemble des cinq livres - deux d’entre eux étant richement illustrés -, conçus et réalisés par le Collectif durant les trois années et demie qu’ont duré les explorations, dialogues créatifs et écritures des Traversées et Dérives.

Cette collecte nous aidera à concrétiser un projet porté à bout de bras par un ensemble hétéroclite et passionné de créateurs contemporains.

 

Tous les membres du collectif ont acté gratuitement durant le projet, la collecte servira à payer l’imprimeur et à rétribuer, très symboliquement, la photographe ainsi que le précieux et infatigable travail de mise en page réalisé par notre graphiste

 

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Tout type de don est important et peut faire la différence…

 

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CORDELcités est reconnaissant aux membres de la SCAM, Société des Compositeurs et Auteurs Multimédia, pour l’octroi de la « Bourse de développement d’un projet littéraire » dont le texte « Traversée des trois gares » a bénéficié.

 

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Le Collectif tient à remercier vivement les producteurs, partenaires, sponsors et institutions qui ont apporté leur précieux soutien à notre initiative :

Andanada asbl ;  Galerie Casa do Brasil ;  Radio Campus;  Centre Culturel Jacques Franck;  Fonds TRIODOS ;  et  VOUS …

 

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Crédits photographiques :  Manon BAJART ©

                                                http://cargocollective.com/manonbajart

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Chico Feitosa

CORDELcités Le collectif regroupe une photographe belgo-portugaise, Manon BAJART; une enseignante, comédienne de formation et animatrice artistique dans les prisons, Despina PSYMARNOU; une comédienne française, doctorante à l’université Toulouse Jean Jaurès, Sarah NAVARRO; une scénographe suissesse, Geneviève PERIAT; une comédienne brésilienne,... Voir la suite

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Kisses, kisses.. et bon vent à votre projet qui vaut vraiment la peine d'être soutenu.