Ce film tourné en super 16mm N&B propose une plongée dans le bouillonnement des pensées d'un jeune homme qui doute, le temps d'une nuit...

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Présentation détaillée du projet

         

Synopsis

Il erre. Il est en colère, mais personne ne l'entend. Il cherche un endroit où dormir mais il cherche surtout un sens à son existence. Alors il tourne en rond et crie dans la nuit.

 

 

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Le Film

 

 

- C'est un film brut.

 

 

- C'est un film sur l'inadaptation au monde tel qu'il est.

 

 

- C'est un film sur un jeune homme qui court et jamais ne s'arrête.

 

 

- C'est un film en pellicule, en Super16 Noir & Blanc au contraste fort et au grain charbonneux ultra marqué, entre les photos d'Anton Corbijn et les films expérimentaux de Guy Maddin.

 

 

- C'est un film en mouvement, fait de sueur et d'ellipses, tout en énergie et en intensité. La trame narrative est épurée, elle est travaillée comme une ligne droite, une succession d'impressions. Un souffle qui relève d'abord de la sensation. On plonge dans les émotions de notre personnage, dans ses réflexions intérieures mises en images. Tout s'enchaîne, sans temps mort entre les scènes.

 

 

- C'est un film sur les corps. Les corps dans l'espace, plongés-noyés dans l'urbain qui cherchent à s'en extirper. Ceux qui se rencontrent ici sont ceux de Syd Alexander et de Sigrid Bouaziz.

 

 

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- C'est un film sur ceux qui vivent en bordure, ceux dont la marge est le territoire. Ceux qui évoluent par choix ou non, dans l'Intervalle ainsi qu'on le nomme, dans lequel on se réapproprie l'espace urbain en évoluant selon ses propres codes. Artistes, anti-systèmes, fous, solitaires, altermondialistes, activistes, marginaux, oiseaux de nuits, dissidents… Ils vivent dans des friches, des squats, dans leur voiture, ou dieu-ne-sait-où. Sans forcément croire à l'insurrection qui vient, ils portent en eux un refus du système et donc d'un certain conformisme. Certains se sont trouvés, d'autres se cherchent encore. L'échappatoire est possible.

 

 

- C'est un film sur le doute, le basculement de l'Autre Côté. L'errance intérieure qui prend le pas sur l'errance géographique.

 

 

- C'est un film pour imaginer être en extase et aller vite, boire et demeurer assoiffé à jamais, baiser comme si c'était la dernière fois et errer insatiable sous la lune à la recherche d'une furieuse piqûre et puis prendre feu et voir les flammes qui s'approchent, ne pas pouvoir détacher son regard, sentir la chaleur qui monte et les flammes qui nous étreignent.

 

 

- C'est un film sur la parole, sur ceux qui crient dans la nuit sans que personne ne les entende. Notre personnage est comme pris à la gorge par un tourbillon de pensées qu'il ne sait maîtriser, une urgence à dire son mal-être. Il verbalise son dégoût comme pour s'en débarrasser, mû par une colère légitime mais vaine qui n'a personne en qui s'incarner.

 

 

- C'est un film urbain, une plongée dans un monde noctambule et interlope. C'est un portrait de ville en fragments, fait d'atmosphère et d'impressions pour redécouvrir l'urbain à travers ceux qui se le sont approprié différemment et retranscrire l'énergie perceptible, l'électricité palpable : la ville qui vit et qui transpire de toutes ses pores l'anti-conformisme.

 

 

- C'est un film sur le situationnisme. Ou sur la mort du situationnisme. Ou sur l'héritage punk du situationnisme. Un film qui a lu Guy Debord, Raoul Vaneigem, Yannick Haenel, Kerouac, William T. Vollmann, le comité invisible, Hubert Selby JR...

 

 

- C'est un film qui pense que c'est entre les vapeurs d'alcool que la vérité se révèle.

 

 

- C'est un film sonore. Sur les images nous entendons le bouillonnement des pensées intérieures. Effervescence des mots - entre l'écriture automatique et le poème, comme la transe, succession d'impression, toujours privilégier le ressenti... Une diction scandée, hyper rapide et quasiment sans respiration, avec une voix légèrement blanche, nappée d'un environnement musical qui appuie le rythme croissant. Tout est dans l’énergie, la puissance du débit, l'expression brute de sa fureur. Pas très loin d'Allen Ginsberg, comme si jaillissaient des pensées un torrent de mots inarrêtables que le spectateur prend de plein fouet.

 

 

 

DES IMAGES (en attendant d'en tourner)

 

 

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« Je me sentais brûler pour rien, et avec ces flammes montaient en moi des pans de vie anciennes, des vies vécues par d’autres, dans d’autres temps, des vies qui s’adressaient à moi depuis le sous-sol, comme si les rues de Paris se retournaient et que les trottoirs révélaient la terre qu’ils dissimulent, une terre ensorcelée, une terre dont nous avions oublié, en France, qu’elle est maudite. »

 

Yannick Haenel.

 

 

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« Un monde, une lueur, une fleur ? Ou bien luisant et tremblant, tremblant et se dépliant, lumière naissante, fleur qui s’ouvre, cela se développait, se succédant sans cesse à soi-même, éclatant en pourpre absolue, se dépliant et se décolorant jusqu’aux extrêmes pâleurs de rose, pétale par pétale, onde de lumière par onde de lumière, noyant les cieux tout entiers de ses flux de couleurs délicates, de plus en plus intenses. »

James Joyce

 

 

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                                                "Il faut harponner les belles images"

 

 

 

Le réalisateur

«Tu tournes en rond dans la nuit et tu es dévoré par le feu» est  le deuxième court métrage de Jonathan Millet, après « Old Love Desert » selectionné l'an dernier en compétition au Festival Côté Court à Pantin. Jonathan réalise également des documentaires. Son dernier film, le long métrage documentaire, « Ceuta, douce prison » est sorti au cinéma le 29 janvier 2014, après avoir été sélectionné dans plus de 40 festivals.

 

 

Le film sera tourné en mars 2015 à Rennes, Brest et Saint-Brieuc. Il bénéficie du soutien de la Région Bretagne en partenariat avec le CNC.

À quoi servira la collecte ?

Faire le choix de tourner en pellicule super 16mm N&B en 2015 n'est pas chose commune ... Seul Kodak en délivre encore, et l'un des derniers laboratoires en Europe à accepter d'en développer se situe en Belgique. Pourtant, c'est un choix esthétique qui fait sens pour obtenir cette matière vivante, granuleuse et charbonneuse, indispensable au concept visuel du film et cohérent avec la démarche artistique.

 

Si nous avons réunit un modeste budget pour tourner le film sans trop galérer, il nous manque un coup de pouce pour en assurer la chaine de fabrication argentique. Vos soutiens serviront donc à acheter les bobines de pellicule, à effectuer les travaux de développement, puis le Scan 2K pour pouvoir monter et étalonner le film.

 

On compte sur vous !

 

Jonathan Millet, réalisateur

Thomas Guentch, 5J Productions

www.5jprod.com

 

 

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5JPROD

5J Prod accompagne des visions d'auteurs. Développe des projets de court-métrage. Parfois hors-circuit. Toujours avec audace.

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Voilà, c'est fait. Happy birthday Thomas !