Participez à la finalisation de "Tupamaras" — révolutionnaires en 1960, démocrates en 2015 — un film tourné en Uruguay pas Monte... video !

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Présentation détaillée du projet

Le projet Tupamaras a pris corps comme quelqu'un qui s'habille : on est d'abord tout nu on cherche ses vêtements. Une très chère amie me laisse un minuscule héritage, mon cameraman préféré accepte de venir gratos (on verra plus tard). A l'agence qui me vend des billets, Marina me fait connaître un Tupamaro en exil qui rentre au pays, devient mon chauffeur et me présente les tupamaras. Je loue sur internet une maison si bon marché qu'on craint le pire, entre le cimetière (il n'y a pas de fantôme) et le rio de la Plata... elle est géniale !

 

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Entre temps, je travaille. Les Tupamaros sont, en 1960, des très jeunes gens qui veulent sortir de la misère les ouvriers de la canne à sucre. Très vite, ils glissent dans la clandestinité et dans la lutte armée, braquent des banques, prennent des otages, il y a des morts, et ils perdent l'appui de l'opinion publique.

En prison, sous la torture, ils restent fidèles à leurs idéaux. Ceux qui parviennent à résister sans devenir fous, finissent par sortir, font leur auto-critique, et acceptent les compromis de la vie en société. Quelques uns entrent même au gouvernement...

 

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José Mujica, ex-Tupamaro, 13 ans de prison au compteur, fait une campagne électorale aussi originale qu'efficace :

"Je suis vieux, je suis moche, je ne peux pas représenter le pays et je n'ai pas d'expérience du pouvoir" !

Il est élu Président de la République à une large majorité.

 

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Mujica s'empresse de reconnaître le Haut-Karabagh, un minuscule pays auto-proclamé indépendant qui attend désepérément la reconnaissance de la "Communauté Internationale".

 

J'ai tourné entre 2002 et 2013 deux documentaires et un film de fiction au Haut-Karabagh, je suis intriguée et décidé d'aller voir ce qui se passe en Uruguay.

 

Avec sa femme (les mêmes treize années de prison), passée de Tupamara à Première Dame, Mujica cultive et vend ses fleurs, ne ressemble toujours à rien, utilise 90 pour cents de son salaire pour construire des maisons aux sans abris, accueille des syriens dans la résidence de vacances des présidents, circule dans une vieille coccinelle bleue (un cadeau) et fait ma joie avec ses paroles simples et intelligentes.

 

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Je m'intéresse aux femmes du Mouvement. Grâce à mon chauffeur Tupamaro, j'interviewe quelques unes de celles qui étaient au coeur du Mouvement et l'ont toujours dans leur coeur.

 

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Je n'ai qu'une envie : partager avec vous ma découverte de ce pays où les gens aiment être tranquilles,  où il y a plus de vaches que d'habitants, et où depuis toujours, on aime la démocratie. Je veux vous montrer les murs colorés de ses villes, ceux de Montevideo couverts d'inscriptions politiques et de dessins...

 

Il ne manque que quelques semaines de travail...

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Sans que le caméraman et moi soyons payés, j'ai déjà investi plus de quinze mille euros (avion, séjours, chauffeur, caméra HD, micros, petit matériel...) dans le tournage du film.

 

La collecte servira à payer la post-production du film :

- transcriptions et traductions des neuf heures d'interview (2500 €),

- archives (?),

- montage (image et son : forfait 5000€),

- mixage (3000€),

- sous-titrages, générique, étalonnage (2500€),

- achat d'un ordinateur (1000€),

 

Les espoirs de rémunération du caméraman et de la réalisatrice restent sur la liste d'attente !

 

 

Pour les 100 premiers contributeurs : vous serez invités à l'avant-première au cinéma Le Saint-André des Arts.

 

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Samothrace

des petits théâtres d'avant-garde. Pour gagner ma vie je suis devenue photographe de plateau, je faisais des photos quand les autres faisaient le film. J'ai voulu faire le film. J'ai fait (avec deux sous) un court métrage qui a eu un prix à Venise, j'ai trouvé le cinéma épatant. Il m'a emmenée à Cannes et ailleurs, et je n'ai plus arrêté. Ca n'a pas été... Voir la suite

Derniers commentaires

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Très chère Liliane, bravo et merci pour ce magnifique projet qui m'a bouleversée. Je vous souhaite de réunir beaucoup d'argent et du succès dans cette cette belle et importante entreprise. Si je puis vous aider en quoi que ce soit (prêt de caméra ou de matériel) ce serait avec plaisir. Amitiés, Coline Serreau
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Nous avons hâte de voir ce nouveau projet, bravo ! Nous souhaitons à ce monde une transvaluation, que de la "démocratie" naisse la révolution, d'autres valeurs plus à même de répondre à nos aspirations authentiquement humaines. Bon courage pour la suite. Charles
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Chère Liliane, voici une petite contribution qui, j'espère, te permettra de boucler ton petit sud américain. Bravo pour ce que tu fais. Amitiés Philippe