Aidez nous à construire un bâtiment d'élevage pour produire nos jeunes pondeuses et permettre à l'exploitation de poursuivre son activité.

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Présentation détaillée du projet

Le projet ? sauver l'exploitation...rien que ça.

Nous devrions déjà avoir commandé le prochain lot de poules, mais c'est financièrement impossible. Seule solution pour produire encore des oeufs en 2015 : acheter des poussins pour élever nous mêmes nos jeunes pondeuses. Mais pour cela, il faut un bâtiment et quelques équipements spécifiques.

Pour réduire le cout, nous montons nous même le bâtiment. Le permis de construire nous a été accordé depuis 2 ans, et une grande partie des matériaux sont déjà là. Mais cette fois, il y a urgence et nous avons besoin d'aide pour financer ce qui manque.

Sans cela, l'exploitation risque bien de ne pas pouvoir continuer.

Nous comptons sur vous !

 

 

 

 

Mais voici notre histoire...

Tout a commencé ici en 2006, quand notre petite famille cherchait un endroit où poser ses valises... Un vrai petit coin de paradis à l'abandon : un ancien corps de ferme, des bâtiments, quelques pâtures. De quoi faire rêver les bricoleurs amateurs de nature que nous sommes. Alors on a tenté l'aventure avec nos 2 chipies de 1 et 2 ans et la 3ème en attente...

 

En 2009, je voyais arriver la fin de mon congé parental et la rentrée en maternelle de notre petite dernière. Pour continuer à mettre en valeur le lieu, nous avons voulu recréer une activité agricole dans cette ancienne ferme : un vrai challenge dans ce village qui avait connu une douzaine de paysans et qui n'en comptait plus qu'un proche de la retraite ! Et pas facile de trouver une activité agricole en bio avec aussi peu d'espace et de moyens : c'est là que je me suis lancé dans la production d'oeufs bio.

 

Nous avons construit et aménagé le bâtiment avec l'aide d'un ouvrier du village en récupérant le maximum de matériel d'occasion. Après 4 mois de travail intensifs interrompus par l'arrivé du 4ème enfant, le bâtiment n'était pas tout à fait prêt, et les premières poules arrivaient le soir. Une bonne partie de nos voisins se sont mobilisés pour nous donner un coup de main, et grâce à la patience du chauffeur, nous avons fini de décharger nos 2000 poulettes vers 23h00. Le projet devenait un peu celui du village et l'aventure commençait....

Il a rapidement fallu racheter des terrains supplémentaires pour épandre le fumier et rentrer dans les critères de certification bio, mais l'activité a bien débuté et a permis a la ferme de se développer tranquillement.

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Les premier poneys sont arrivés pour consommer l'herbe que nous avions dans les pâtures et promener petits et grands.

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Puis des  vaches jersiaises pour produire notre lait , du beurre, des yaourts...et enfin nos premiers veaux normands pour la viande. Eh oui, les fous que nous étions, venus de la ville et qui n'avaient pas de formation, juste leur passion, ont émus les quelques petits fermiers des alentours qui n'ont pas été avares de conseils. Merci à eux !

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Pour abriter tout ce petit monde l'hiver et stocker paille et foin à l'abri, j'ai demandé un permis de construire pour un bâtiment agricole, qui a fini par nous être accordé après bien des complications administratives.

 

Mais entre temps, le prix de l'aliment des poules a tellement augmenté que j'arrive à peine à payer toutes les charges. Après avoir patienté en pensant que la situation n'allait pas durer, il a bien fallu se rendre à l'évidence : aucune chance d'amélioration à court ou moyen terme. Nous n'avons pas les surfaces pour produire notre propre aliment et nous n'aurons certainement jamais l'opportunité ni les moyens de les avoir : nous nous heurtons là à bien plus gros que nous. Les seules façons de redevenir rentables sont de réduire le cout des jeunes poulettes ou d'augmenter le prix des oeufs...Je préfère la première solution car elle nous rend plus autonomes face aux industriels qui nous entourent. Mais pour ce faire, il nous faut un bâtiment.

De toute façon, si on ne démarre pas les travaux très rapidement, le permis sera invalide et tous nos efforts seront vains. Cette fois notre bonne volonté ne suffit plus : il faut réussir à prendre le virage et mettre en place l'équipement nécessaire aussi bien à la rentabilité de l'exploitation qu'au bien être de ses occupants. Eh oui, ce n'est pas pour rien que le secteur est surnommé la petite Sibérie... Ce dernier hiver a été très doux, heureusement pour nos bébés, mais les précédents ne nous avaient pas épargnés avec des 40cm de neige pendant 3 semaines, des températures à -17°C, sans compter le vent que rien n'arrête : c'est bien beau d'avoir arraché toutes les haies, mais personne n'en avait mesuré les conséquences. Et celles que nous avons replantées vont encore mettre quelques années avant de nous protéger !

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Vous avez déjà été très nombreux à proposer votre aide  :  parrainer les poules, augmenter le prix des oeufs... Ca ne me semblait pas "juste" et je voulais trouver une solution durable qui vaille la peine d'être soutenue, et surtout un cadre légal pour le faire. C'est pour cela que nous lançons un grand appel à l'aide pour ce projet. Et s'il est vrai que les petits ruisseaux font les grandes rivières peut être qu'une multitude de gouttes d'eaux arriveront à remettre à flot une exploitation qui tend à s'échouer.

 

Aujourd'hui la situation n'est pas loin d'être catastrophique : nous sommes financièrement dans l'incapacité de commander le prochain lot de poules (environ 15000 euros!) Et le prochain renouvellement doit de faire cet automne. Notre seule chance est de les produire nous même pour réduire le coût. Il faut donc finir le premier bâtiment pour juillet : 18 semaines sont nécessaires pour produire les jeunes poules.

 

Pour débloquer la situation, il est essentiel qu'une première tranche de travaux soit faite rapidement. Bien sur, tout dépend du montant que la collecte nous permettra de récupérer.

Pour débuter, un bâtiment pour produire nos jeunes poulettes. Cela permettrait de gagner en rentabilité car les fournisseurs de poules bio sont rares et le prix est exorbitant. De plus, en les produisant sur place, on serait plus libres pour le choix des dates et elles seraient beaucoup moins stressées par le transport (aujourd'hui, elles arrivent du Finistère !) Pour résumer, plus d'efficacité et plus de qualité !

 

Si la collecte dépasse le coût du premier bâtiment, nous pourrons ensuite équiper un local pour l'abatage des poules de réforme. En tant qu'éleveurs, nous sommes tenus de faire chaque année un mois de vide sanitaire afin de nettoyer le bâtiment. Toutes les poules doivent donc partir, mais il n'y a pas d'abattoir à proximité et ça fait mal au coeur de mettre tout ce petit monde à l'équarrissage. En se chargeant nous même de la préparation de poules "prêtes à cuire", on pourrait se diversifier et proposer les volailles en vente au détail, soit crues soit cuisinées sous forme de rillettes, pâtés et plats préparés.

 

Pour finir sont prévus, une stabulation pour rentrer les bovins et les poneys l'hiver, et un bâtiment de stockage pour la paille et le foin qui s'abiment lorsqu'ils sont stockés à l'extérieur. Ces bâtiments, s'ils ne sont pas financés par la collecte, pourront être montés par la suite même si cela prend plus de temps.

 

La vitesse d'avancement du projet dépendra de la collecte, mais chaque tranche de travaux accomplie nous permettra de dégager, ne serait-ce qu'un peu de trésorerie pour aller plus loin.

 

Je travaille déjà beaucoup en AMAP (association pour le maintien d'une agriculture paysanne) et sur des marchés. Ces circuits courts permettent de tisser des liens et nous avons déjà beaucoup de plaisir à accueillir petits et grands lors de portes ouvertes pour montrer notre travail et l'importance de l'écologie dans notre monde moderne.

 Ce projet est une étape supplémentaire : il s'agit de monter ensemble un projet et de renforcer ainsi les liens entre producteurs et consomm'acteurs

 

C'est grâce à vous tous que l'aventure va pouvoir continuer et j'espère que ce ne sera que le début d'une ferme ouverte à tous. Aujourd'hui, être fermier, ce n'est pas produire tout seul dans son coin ; c'est s'ouvrir aux autres, et devenir un lieu d'échange et de partage. Un lieu ou chacun peut venir se poser loin du stress de la ville.

 

ALORS, NOUS COMPTONS SUR VOUS !!!

À quoi servira la collecte ?

La collecte doit être un tremplin pour débuter les travaux. Selon le montant récolté, nous réaliserons une ou plusieurs de ces étapes.

 

Première étape :  le bâtiment destiné à élever les poulettes (petit côté du L violet).

C'est la partie la plus urgente qui est de plus vitale pour l'entreprise.

Nous avons déjà la charpente. Il faut tout d'abord remettre le terrain de niveau avec du remblai et de la marne. Puis il nous faudra prévoir

      300 m² de dalle en béton sur 10 cm d'épaisseur + ferraille : 4500 euros

      panneaux sandwich pour couverture et bardage en épaisseur 4cm : 6000 euros

      panneaux chauffants pour l'accueil des poussins jusqu'à un mois et demi : 1300 euros

 

La plus grande partie des travaux se fera en auto-construction pour réduire les coûts.

 

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Deuxième étape : le local d'abatage.

Nous avons récupéré un caisson isolé à aménager (au-dessus de la réserve incendie enterrée pour la sécurité des enfants), et nous avons déjà une chaine d'abatage d'occasion. Il nous faut encore

           24 m² de carrelage antidérapant : 360 euros

            plomberie/ électricité : 150 euros

           plumeuse : 2200 euros

 

Troisième étape :  la stabulation pour abriter les bovins pour l'hiver et avoir un espace pour traire à l'abri (grande partie du L violet)

De nouveau une dalle à prévoir ; de 480 m² cette fois pour 7000 euros Pour le toit et le bardage, nous tenterons de réutiliser des matériaux récupérés d'occasion : pourquoi toujours jeter...

 

Dernière étape : le bâtiment de stockage pour le foin et la paille

Il existe déjà une dalle mais tant que les travaux n'ont pas débutés, il est difficile d'estimer si elle sera suffisante. gardons les surprises pour la fin....Il est de toute façon peu probable que cette dernière étape se réalise avant l'automne. Pour cette année, il nous faudra donc encore nous organiser pour  stocker les ballots sous une bâche.

 

Finalement, tout cela dépend maintenant autant de vous que de nous, et j'espère que ces travaux seront l'occasion d'échanges et de visites.

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bioferme

Après un bac scientifique, j'ai fait une formation de pépiniériste qui m'a permis de travailler en production aussi bien en France qu'à l'étranger. Après 4 enfants, un congé parental et un déménagement en cours de route, il a bien fallu me résoudre à changer d'orientation. Pourquoi ne pas allier passion et travail, nature et relationnel ? La ferme bio... Voir la suite

Derniers commentaires

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super projet en tout cas! je vous souhaite un bel avenir
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Super ! je suis très content pour vous même si j'ai quitté la Picardie verte je reste toujours sensible à ce qui se passe dans ma région natale.
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alors ? ça y est !!! j'espère que toutes ces cocottes vont m'inviter !:)