Un documentaire sur Belchite, village emblématique de l’amnésie collective qui a frappé l’Espagne après la guerre civile. Les rues silencieuses semblent hantées par les voix des habitants qui racontent sans fin la même histoire : Celle de l'ancien village, laissé à l'abandon et celle du nouveau, construit dans les années 50 sur ordre de Franco. //// Un documental sobre Belchite, pueblo emblemático de la amnesia colectiva que golpeó España después de la guerra civil.

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Présentation détaillée du projet

Une mémoire à partager ? 

 

 

Au nord de l'Espagne, en plein cœur de l’Aragon : des maisons en ruine, des façades éventrées et des rues qui se perdent parmi les décombres. Ce sont les restes de l’ancien village de Belchite qui fut le théâtre, durant la guerre civile, de très violents combats.

À quelques centaines de mètres de là, on trouve une ville « nouvelle », construite dans les années cinquante, sur l’ordre de Franco.

Le deux villages vivent ainsi, côte à côte, dans la coexistence énigmatique du passé et du présent. Mais rien ne semble parvenir à les relier.

La mémoire des habitants du nouveau village de Belchite s’efface peu à peu comme les ruines de l’ancien village, laissé à l’abandon. 

 

 

En el norte de España, en pleno corazón de Aragón: casas en ruina, calles desdibujadas entre los escombros... Son los restos del pueblo viejo de Belchite que fue teatro, durante la guerra civil, de violentos combates.

A unos cuantos metros de ahí, nos encontramos con un pueblo “nuevo”, construido durante los años 50 bajo orden de Franco.

Los dos pueblos viven al lado, coexisten, pero a simple vista nada parece unirlos...

La memoria de los habitantes del pueblo nuevo de Belchite se borra poco a poco, al mismo tiempo que se erosionan las ruinas del pueblo viejo.// 

 

 

Ancien village de Belchite - Pueblo viejo de Belchite

 

 

Nouveau village de Belchite - Pueblo nuevo de Belchite

 

Le film montre comment l’histoire ne se raconte jamais d’une seule voix et comment la mémoire des uns s’oppose à la mémoire des autres.

En refusant la condamnation et le débat manichéen, en se tenant à distance de l’enquête historique et politique, en privilégiant résolument l’expression de la complexité d’une mémoire intime et individuelle, le film finit par toucher à une dimension universelle. En approchant une réalité locale très spécifique, le film exprime aussi un facteur commun propre à tous les pays d’Europe : celui d’une mémoire qui se perd, de génération en génération, sans parvenir à s’exprimer vraiment ou à se transmettre. 

 

 

El documental muestra como la historia no se puede explicar bajo un solo punto punto de vista, bajo una sola mirada, y como la memoria de unos se opone a la memoria de otros.

“Un figuier sans feuilles” no pretende ser un film histórico y político. Quiere privilegiar, por encima de todo, la complejidad de una memoria íntima e individual que, por supuesto, acaba abarcando una dimensión universal.

Acercándonos a una realidad local concreta, el documental habla de un fenómeno común en todos los países de Europa: el de una memoria que se pierde, de generación en generación, sin llegar a contarla ni a transmitirla.//

 

 

 

La narration du documentaire évolue grâce aux interrogations, aux questionnements et aux découvertes d’un narrateur, d’une part, grâce aussi aux récits ou réactions des divers personnages du film, d’autre part. Elle suit un parcours sinueux...

 

Le narrateur est un voyageur un peu naïf, qui ne sait rien de l’endroit qu’il visite, qui découvre les choses pour la première fois et cherche à comprendre ce qui s’est passé à Belchite, comment et pourquoi cela s’est passé.

 

 

La narración del documental evoluciona, por una parte, gracias a las inquietudes, preguntas y descubrimientos del narrador. Por otra parte, nos encontramos con los relatos y reacciones de los personajes.

El narrador es un viajero un tanto ingenuo, que no sabe nada del sitio que está visitando, que descubre las cosas por primera vez y quiere comprender qué ha pasado en Belchite, cómo y por qué.//

 

 

« Ayant bénéficié d’une aide à l’écriture du Centre National de la Cinématographie et d’une autre du Conseil Régional de Bourgogne, j’ai pu effectuer plusieurs séjours de repérage à Belchite.

Accompagné d’un traducteur interprète, Carlos Antoniassi, j’ai d’abord travaillé avec Jaime Cinca Yago, un historien local qui travaille depuis des années sur l’histoire du village et de la région. Nous avons longuement parlé ensemble.

Ses conseils ont été très précieux lors du tournage pour m’aider à faire la part des choses, car à Belchite, on entend souvent une chose et son contraire.

Nous avons ensuite fait la rencontre de plusieurs habitants du village, de toutes les générations et de tous les horizons politiques. Cela s’est fait de manière très simple et naturelle. Les gens se sont le plus souvent ouverts à moi sans aucune crainte. Ils semblaient se sentir en confiance, sans doute parce qu’ils n’avaient pas l’impression d’être « jugés ». Mon statut d’étranger leur permettait de se sentir en terrain « neutre ».

Peu à peu, plusieurs habitants se sont même présentés à moi, de façon spontanée, parce qu’ils voulaient me raconter leur histoire « à eux ». J’ai enregistré en audio tout ce qu’ils me disaient. J’ai visité avec eux les décors du nouveau et de l’ancien village, j’ai appris à les connaître. 

 

 

“Gracias a la ayuda para la escritura del Centro Nacional de la Cinematografía y otra del Consejo Regional de Borgoña (Francia), pude ir a Belchite en varias ocasiones para localizar y orientar mi documental.

Siempre acompañando de un traductor intérprete, Carlos Antoniassi. Primero trabajamos con Jaime Cinca Yago, un historiador local que trabaja desde hace años sobre la historia del pueblo y de la región. Sus consejos siempre han sido muy apreciados y necesarios, sobretodo para ordenar y contrastar ideas, ya que en Belchite se suele oír una cosa y su contrario.

Establecimos contacto con varios habitantes del pueblo, de todas las generaciones y de todos los horizontes políticos. Las cosas transcurrieron de manera simple y natural. En general, la gente se ha abierto sin ningún problema. Han depositado su confianza en mí, seguramente porque no tenían la impresión de “ser juzgados”. Mi estatus de extranjero les permitía sentirse en terreno “neutro”.

Poco a poco, algunos belchitanos se presentaron de manera espontánea porque querían contarme su historia, “la suya”. Grabé en audio todo lo dicho. Visité las localizaciones del pueblo nuevo y del viejo, y poco a poco aprendí a conocerlos.”//

 

 

Le travail en son seul, sans caméra, permet d’installer une plus grande proximité avec la personne interviewée qui oublie vite qu’un micro est là. Il crée un climat de confiance, une convivialité, une complicité qui permet d’accéder à certaines zones intimes et secrètes de la mémoire. Plusieurs personnes se sont ainsi ouvertes à mon micro pour raconter des choses qu’elles disaient n’avoir jamais exprimées auparavant.

Une fois qu’une certaine « confiance » s’est établie lors des enregistrements audio, les personnages ont été également filmés dans leur quotidien, leur intimité.

À chaque jour son aventure, simple et banale. »

 

 

“La utilización del sonido sin cámara, permite aproximarse a la persona entrevistada ya que ésta olvida rápidamente la presencia del micrófono. Crea un clima de confianza, de complicidad, que permite acceder a ciertas cosas que la gente afirma nunca haber contado.

Una vez establecida la confianza, los personajes también han sido grabados en su cotidiano, en su intimidad”

A cada día su aventura, simple y banal.”//

 

 

Au bout de quatre voyages en Espagne sur une période d'un an et de presque 100 heures de rushes, le tournage est enfin terminé.

 

Después de cuatro viajes a España en un periodo de un año y casi 100 horas de material, el rodaje ha llegado a su fin.//

 

 

 

QUI SOMMES-NOUS

 

 

Marc Weymuller

Né à Marseille en 1965, Marc Weymuller écrit et réalise depuis 1989 des fictions ou des documentaires autour de l'absence, des façons d'être au monde marginales, de la disparition et de la perte.

Sur ces thèmes, il a notamment réalisé : L’Attente (1996), court-métrage de fiction sans dialogue, Ici et là-bas, récit d’un voyage immobile (1998), errance fictive dans les rues de Lisbonne, Malgré la nuit (2004), portrait d’un religieux à la spiritualité hors-cadre, Quatre Murs et le Monde (2009), évocation des derniers jours de l’écrivain açoréen José Dias de Melo et La vie au loin (2011) long-métrage documentaire sur une région isolée du nord du Portugal. 

 

 

El director y técnico de sonido, Marc Weymuller, nació en Marsella en 1965. Desde 1989 escribe y realiza ficciones y documentales en torno a la ausencia, las formas marginales de vivir, la desaparición y la pérdida.

Sobre estos temas, destacan L'Attente (La Espera, 1996), cortometraje de ficción sin diálogo, Ici et là-bas, récit d'un voyage immobile (Aquí y allí, relato de un viaje inmóvil, 1998), andanza ficticia por las calles de Lisboa, Malgré la nuit (A pesar de la noche, 2004), retrato de un religioso, Quatre murs et le monde (Cuatro muros y el mundo, 2009), retrata los últimos días del escritor azoreño José Dias de Melo y La Vida a lo lejos (2011), documental sobre una región aislada del norte de Portugal.//

 

 

Tous ces films ont déjà été sélectionnés et primés dans de grands festivals.

Nous vous invitons à trouver plus de détails sur le site de l'Association Le Tempestaire :

 

Todas estas películas han sido seleccionadas y premiadas en grandes festivales. Os invitamos a visitar la página de la Asociación Le Tempestaire para más detalles://

 

http://www.letempestaire.asso.st/Letempestaire/Catalogue_des_films.html

 

Ces films n'auraient pas été les mêmes sans Xavier Arpino, chef opérateur avec lequel Marc Weymuller travaille depuis des années.

 

Asimismo, ninguna de estas películas hubiera sido la misma sin Xavier Arpino, director de fotografía con el que Marc Weymuller trabaja desde hace años.//

 

 

« Avec des chaussures bien lacées comme police d’assurance.

Avec un appareil photo comme prolongement de l’oeil et au-delà, de l’esprit.

Je suis parti.

Ailleurs, loin, où l’on ne m’attendait pas.

Par curiosité, hasard, ou nécessité... 

La photographie comme arme pour caresser le monde... »

 

Regarder sa galerie de photos :

 

Para ver su galería de fotografías://

http://www.flickr.com/photos/xavierarpino/

 

Les Films de l'Avalée est une société de production basée en Bourgogne depuis 2005.

Nous sommes trois à faire vivre avec toute notre imagination et notre conviction cette petite société:

Simon Gillet, également réalisateur, Catherine Siméon et Beatriz Garcigoy

Notre activité se développe en suivant une logique qui privilégie les projets porteurs d'un regard singulier, neuf, aiguisé, sur les réalités de notre monde.

 

"Nous avons vu les films précédents de Marc. Nous les avons tout de suite aimés, pour leur quête poétique d'un monde en voie de disparition, et pour leur style aussi affirmé que personnel : une extrême attention aux choses, aux visages, à la lumière, au son.

Nous croyons à ce film. Nous croyons aussi qu'il a toutes ses chances d'être remarqué et nous sommes heureux et fiers d'accompagner ce projet depuis le début."

http://www.lesfilmsdelavalee.com

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http://www.facebook.com/pages/Les-Films-de-lAval%C3%A9e/199561933393368

 

 

Les Films de l’Avalée es una productora establecida en Borgoña (Francia). Somos Simon Gillet, Catherine Siméon y Beatriz Garcigoy. Orientada principalmente a la realización de ficciones y documentales, creemos que las películas son portadoras de sensibilidad cuando dan testimonio de una mirada personal.

Cuando vimos los primeros documentales de Marc, nos entusiasmaron. Sus propuestas narrativas y su sello personal son inconfundibles. Siempre prestando extrema atención a las cosas, las caras, la luz, el sonido. Estamos contentos y orgullosos de acompañar este proyecto desde el principio, creemos en este documental y en todas las posibilidades de ser destacado.//

http:// http://www.lesfilmsdelavalee.com

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http://www.facebook.com/pages/Les-Films-de-lAval%C3%A9e/199561933393368

 

Marc Weymuller explique très clairement la logique de son point de vue de français filmant des histoires qui appartiennent d'abord aux espagnols. La légitimité de cette position d'étranger, qui permet de libérer une parole trop souvent contrainte, a été immédiatement reconnue par notre co-producteur espagnol, Pantalla Partida. Cette société de production madrilène s'est associée à nous et nous travaillons en collaboration. 

http://www.pantallapartida.es

http://www.facebook.com/pantallapartida?fref=ts

 

 

Marc Weymuller explica claramente la lógica de su punto de vista de francés que cuenta historias que pertenecen, en un principio, a los españoles. La legitimidad de esta posición de extranjero que permite liberar la palabra muchas veces ahogada, ha sido enseguida reconocida por el coproductor español Pantalla Partida.

La joven productora ha producido hasta la fecha catorce cortometrajes y tres largometrajes. Trabajos documentales como Septiembre del 75  (Adolfo Dufour, 2009), Notes on the other (Sergio Oksman, 2009), Límites: 1ª persona (León Siminiani, 2010), De Caballeros (Adrián Orr, 2011), Mapa (León Siminiani, 2012) o Esperanza (Maider Oleaga, 2012) han viajado por festivales como IDFA, Rotterdam, DocsDF, Locarno, Kassel, Seminci, DocumentaMadrid, Karlovy Vary, Huesca,  DocsLisboa, Sheffield, Alcances… //

http://www.pantallapartida.es

http://www.facebook.com/pantallapartida?fref=ts

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

Un énorme travail de post-production nous attend. Votre soutien financera de manière prioritaire les salaires des techniciens qui auront la charge de ces différentes parties :

Composition et enregistrement de la Musique original 1000 €

montage image 2200 €

montage son et mixage 1000 €

étalonnage 500 €

Traduction et sous-titrage 800 €

TOTAL = 5500 €

 

Les 5 500 euros viendront compléter le budget global du film, réuni en parti grâce à l'aide du CNC et de la PROCIREP et ANGOA.

Votre participation nous permettra d’aller au bout de cette aventure et de vous proposer un film exigeant que nous espérons pouvoir présenter fin 2012. 

 

 

Nos espera un gran trabajo de post-produccion. Vuestra ayuda financiará de manera prioritaria el salario de los técnicos que trabajarán en :

La composición y grabación de la banda sonora original 1000€

El montaje de la imagen 2200 €

El montaje del sonido y las mezclas 100 €

El etalonaje 500 €

La traducción y subtitulado 800 €

TOTAL = 5500 €

 

Vuestra participación nos permitirá llevar hasta el final esta aventura y poder proponer un documental exigente que esperamos poder presentar a finales de este año 2012.

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Lesfilmsdelavalée

Les Films de l'Avalée est une société de production basée en Bourgogne depuis 2005. Orientée principalement vers la fiction et le documentaire de création, notre activité se développe en suivant une logique qui privilégie les projets porteurs d'un regard singulier, neuf, aiguisé, sur les réalités de notre monde. Nous croyons à la puissance de... Voir la suite

Derniers commentaires

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encore du bel ouvrage camarade .......
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Merci pour ce projet qui me touche particulièrement. L'Espagne et cette partie de son histoire est un fil rouge pour ma génération. Je souhaite une réussite entière à votre film dans une période où nous avons besoin de la "mémoire" historique.. Bon courage à l'équipe
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Salut Marc, j'espère que cette contribution t'aidera à aller jusqu'au bout de ton projet. Je suis de tout coeur avec toi. Je te souhaite un aussi beau parcours avec ce prochain film qu'avec la Vie au Loin, et plus encore... Amitiés. Philippe