Apportez votre contribution financière à mon nouveau film, et collectionnez des oeuvres originales en retour !

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Présentation détaillée du projet

 

RÉSUMÉ

 

C’est un film sur le poète et plasticien Jean-Luc Parant qui depuis des décennies fabrique des boules et écrit des textes sur les yeux. Touchée par son travail, j’ai à cœur de réaliser un film sur sa vision du monde qui fait écho à la mienne. C’est un film de regard : le sien sur le monde, le mien sur son monde, le mien sur le monde à travers son regard, et le sien sur le monde à travers mon film.

 

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NOTE D’INTENTION

 

J’ai découvert l’œuvre de l’artiste et poète Jean-Luc Parant lorsque j’étais étudiante aux Beaux-Arts de Paris.

Dans des livres, j’ai pu voir des images de son travail et lire ses textes.

 

Mon travail artistique est parfois allé dans des terrains qui pourraient rencontrer ceux de Jean-Luc Parant – non par sa forme, mais plus par un intérêt que j’ai pour les boucles, la répétition. J’ai en effet réalisé deux vidéos avec des personnes autistes en qui j’ai trouvé cette même qualité : une forme de recommencement perpétuel d’une même action, un intérêt infini pour une forme ou un  son.

 

Les personnes autistes ont pour moi une place dans notre société qui pourrait être similaire à celle qu’occupent les moines : ce sont des personnes en retrait du mouvement général, qui souvent ne répètent qu’une chose, toute leur vie. Ils sont comme une respiration, une alternative à notre mode de vie tourné vers la multiplication des expériences. Ils témoignent, à leur insu, d’une possibilité autre d’être, à mon sens indispensable à un certain équilibre du monde.

 

L’intérêt que je porte pour le travail de Jean-Luc Parant a peut-être à voir avec tout cela. Cette continuité fluide, cette apparente non-rupture.

 

Travaillant aussi le mode documentaire, je lui ai proposé de tourner un film sur son travail, sur ce qu’il fait, ce qui le fait.

 

    

O r i g i n e

 

La boule, c’est la base. La base sur laquelle on vit. Alors Jean-Luc Parant fabrique des boules, tout en considérant que c’est l’acte de création le plus naturel qui soit : ayant été à quatre pattes sur le sol lorsque nous étions petits, nous avons gardé dans nos mains la trace de cette forme sphérique qu’est la Terre. Ainsi, si nous ne pensons à rien et que nous avons une matière molle dans la main, nous faisons une boule.

JLP écrit des textes sur les yeux (qui sont des boules), des poèmes rassemblés dans des centaines de livres (qu’il met en boules). Tout cela s’additionne, s’accumule - il compte les boules (100.000 lors d’une exposition au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1985), et les signes de ses textes. Il crée des éboulements et est bouleversé par un rien. Il tourne autour de la même chose depuis plus de 50 ans, sans s’arrêter, comme la Terre ne s’arrête de tourner.

 

 

Son travail qui parle de visible et de touchable est donc lié à ce qui fait notre vie, la vie de tout être vivant, dans toute sa simplicité la plus basique. Mais ça en devient, par le biais de la poésie et de la création, extraordinaire. Ce que son travail a d’universel m’intéresse, tout autant que son attention au détail, au minuscule, comme le ferait un petit enfant. C’est un travail que je trouve poétique, philosophique, et nécessaire. Voilà pourquoi j’ai voulu rencontrer Jean-Luc Parant, et faire un film sur lui. Aussi sûrement un peu parce que je suis artiste plasticienne et qu’une œuvre qui me semble si aboutie, entière, inatteignable que la sienne me fascine. On pourrait donc considérer ce film à la fois comme un hommage, un apprentissage, et un exercice. Ce film est un moyen d’approche d’un artiste de 70 ans par une artiste de 30 ans. Comme pour tenter de comprendre ce qu’il a vu de l’art et touché de la vie, comme pour tout rassembler en un seul point, en une seule boule.

Tout ce dont parle JLP au fond c’est du regard. Ici, c’est mon regard sur son regard que je veux rendre visible (ou touchable) sur un écran de cinéma.

 

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INTENTION, RECHERCHE FORMELLE

 

Je pense ce film comme une boule qui roule, comme un recommencement, un déroulement au temps certes défini, mais dont la forme puisse faire ressentir cet infini dont parle JLP, ces tours, ces roulements. Je souhaite que la forme du film puisse laisser percevoir l’alternance du jour et de la nuit. Le tournage s’étalera sur plusieurs mois (à raison de plusieurs séjours de quelques jours à chaque fois), j’aimerais ainsi que l’on sente les saisons, le vieillissement de JLP peut-être, les paysages se couvrant de neige ou de fleurs, et toujours, immuable comme le mouvement de la Terre sur elle même, ces textes écrits et lus tournant toujours autour des mêmes thèmes, ces boules qui s’additionnent, la main remplissant inlassablement des feuilles de petits cercles.

Le film sera comme une boule de neige, qui en roulant accumule de la matière.

 

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Faire un film sur un artiste plasticien, en étant moi-même artiste plasticienne est un acte particulier. Ma présence dans le film serait comme une fenêtre dont on verrait aussi la vitre. Une fenêtre qui montre ce qu’il y a derrière, mais qui aurait aussi quelques aspérités (des gouttes, de la buée, un peu de poussière peut-être).

Je souhaite comme dit précédemment proposer des mises en scène à JLP, qui viendraient apporter un regard transversal, sur son travail ou sa pensée. J’amène ainsi une couche supplémentaire à ce qui était déjà là (son travail, son quotidien). 

 

C’est par un jeu dosé que j’aimerais apparaître : à travers l’évolution de notre relation qui devient au fil de nos rencontres amicale, à travers les actions que je lui demanderai d’effectuer pour le film, à travers un cadrage et un montage particuliers. Mon apparition à l’écran pourra survenir (lors des repas par exemple, où l’on verrait que je prends part à leur vie familiale comme ça a été tout de suite le cas lors de mes repérages) sans être un but en soi. Mes interventions orales lors de nos discussions seront plus fréquentes, mais très en arrière plan.

 

 

 

Mon attention à la composition des images fera de ce documentaire un film de cadrage. Le montage, les analogies formeront le liant du film, faisant fonctionner ensemble des mondes parfois hétérogènes. La caméra, en tant qu’œil qui enregistre, me semble être le meilleur des médias pour capter ce travail si sensible au visible ou au non visible.

 

La place du travail à proprement parler, c’est à dire de l’artiste dans son atelier en train de travailler ne sera pas trop importante, ni le milieu des expositions. En réalité sa vie est si proche de son art, les limites sont tellement floues que tout est mélangé.  

 

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POURQUOI PARTICIPER ? 

 

- Vous aimez le travail de JLP et voulez absolument voir ce film

- Vous aimez le travail de JLP et voulez avoir la chance exceptionnelle de posséder un de ses dessins originaux chez vous

- Vous aimez simplement l'idée du mécénat

- Vous aimez collectionner l'art, ou souhaitez commencer

- Vous voulez m'aider à faire ce film

- Vous ne savez pas quoi faire de votre argent

- Vous voulez figurer au générique d'un film

- Vous ne comprenez rien au travail de JLP mais voudriez lui donner une chance 

- Le titre du film vous intrigue

- Vous me connaissez et en avez marre que je parle de ce projet - il est temps que cela aboutisse.

 

Pour toutes ces raisons et toutes les autres, je vous dis MERCI !

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

Ceci est un film auto-produit. La collecte servira à rémunérer en partie une monteuse image, un monteur son, un étalonneur. Si je tiens seule la caméra et que je possède déjà le matériel, toute la post-production nécessite l'intervention de professionnels. J’aime dans le travail collaboratif la distance affective qu’une personne extérieure peut avoir aux images. N’étant pas sur le tournage, c’est directement l’intérêt du plan pour servir le propos du film et non l’intérêt du plan lors du tournage qui prime. Il me semble donc primordial de travailler en binôme, comme j’ai déjà pu le faire.

 

Le tournage lors des repérages a commencé en février 2013. Des images déjà tournées pourront s’insérer dans le montage. 

 

Matériel de tournage :

IMAGE : vidéo HD avec Canon 7D

SON : Zoom H4N

Durée du film : 80 minutes

Durée du tournage : un printemps, un été, un automne, un hiver, un printemps.

 

Durée du montage image : Une partie seule, une partie accompagnée d’une monteuse, pendant 3 mois.

Durée du montage / mixage son : 3 semaines

Durée de l’étalonnage : 1 semaine

 

 

 

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Claire Glorieux

F E S T I V A L S / E X P O S I T I O N S 2014 : FIFE, Cinéma des Cinéastes, Paris 2013 : Exposition “Ouvertures, logement social et art contemporain” à la Mairie du XIe arr. de Paris 2013 : Soirée projection à la galerie Primo Piano, Paris 2012 : Projection de Quiero hablar (…) dans la programmation... Voir la suite

Derniers commentaires

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Au plaisir de se voir & de découvrir la réalisation.
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quelques kopecks ... bises Claire. Jd
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Vous y êtes presque!!!