Soutenez le prochain court-métrage d'effroi de Jean-Raymond Garcia et Anne-Marie Puga !

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Présentation détaillée du projet

Le scénario (co-écrit par Jean-Raymond Garcia et Anne-Marie Puga en collaboration avec Sandrine Poget) a notamment reçu le Prix Beaumarchais SACD, l’aide à l’écriture des régions Picardie et Limousin, un préachat de France 2, une aide à la production de la mission cinéma de la Ville de Paris et une aide à la production de la Région Limousin et Aquitaine.

 

Synopsis

 

Suzanne est une jeune institutrice aveugle. Avec Pierre l’étudiant qui fait office de guide et lecteur particulier, elle suit avec assiduité un cours d’histoire de l’art consacré à l’érotologie de Satan et à la figure de la sorcière. Choisie par une mystérieuse Femme en noir, Suzanne tente de voler les yeux d’un homme pour recouvrer la vue. L’échec de sa première tentative la conduit vers une proie plus abordable et plus faible, celle de son jeune lecteur, Pierre.

 

La génèse du projet

 

Je porte des lunettes depuis l’âge de 8 ans, et ma vue n’a cessé de se dégrader ... C’est peu de dire que je suis très myope ! Néanmoins, c’est plus tard que j’ai développé une réelle angoisse à l’idée de perdre la vue : à 18 ans, alors étudiant à Paris je logeais dans l’annexe d’une pension de famille d’un autre âge... J’y ai rencontré l’un de mes meilleurs amis, un jeune marseillais, étudiant à Sciences Po. Erik était aveugle de naissance, tabagique, et ne lésinait pas sur le whisky. Nous étions inséparables, faisant les 400 coups, allant ensemble au cinéma, ou plus sérieusement échanger sur la stature réelle de Charles de Gaulle, l’un des pères fondateurs de la Vème république au programme du concours (Erik était persuadé que De Gaulle était de petite taille).

Mais j’ai aussi été sensible aux épreuves subies, aux moments d’abattement et au refus du handicap, à une pugnacité hors norme : plus tard Erik fera l’ENA, il est aujourd’hui un haut fonctionnaire, directeur d’une agence du ministère de la Santé.

Je suis intimement convaincu que j’aurais voulu trouver un moyen de lui donner la vue (il a subi à l’époque plusieurs lourdes opérations en Catalogne en pure perte), plus de trente ans après je n’ai que la fiction pour envisager cela...

 

Le plus étonnant, c’est qu’en travaillant à la préparation du film, j’ai dû consulter un ophtalmo, je voyais mal... Je souffrais d’une cataracte précoce et j’ai été opéré des deux yeux : je tournerai sans lunettes !

 

                                                                                                                                        Jean-Raymond Garcia

 

Pourquoi ce film ?

 

L’effroi

Ce qui cause de la frayeur,

de la crainte,

une certaine appréhension...

 

« Un peu après minuit » appartient sans doute à la catégorie des films de genre et notre projet s’efforce de poser l’atmosphère d’un film d’effroi, une fable cruelle où le récit préserverait des espaces réalistes et malaisants avant que de s’orienter et s’achever dans un fantastique assumé.

 

Quelle mise en scène ?

 

Pour raconter ce film d’effroi, abordé comme une sorte de cauchemar éveillé, les réalisateurs ont décidé de travailler les décors comme de véritables personnages. Des décors de style art-déco des années 30 qui forgent alors l’identité visuelle du film. Ainsi, la scène d’ouverture, une conférence sur l’érotologie de Satan se déroulera au Palais de la Porte Dorée (ou Musée de l’Immigration) à Paris. Suzanne et son jeune lecteur, accompagnés de la communauté d’aveugles déambuleront devant les bas-reliefs de la façade réalisés par Alfred Auguste Janniot en 1937.

Le quotidien d’institutrice de Suzanne sera, quant à lui, filmé au sein du Lycée Camille Sée dont le bâtiment, construit dans les années 30, a été pensé comme un paquebot. La caméra filmera les coursives de l’établissement, remplies de vitrines animalières et se déplacera de façon circulaire dans l’escalier en rotonde.

 

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L’atmosphère créée par un film de genre ne dépend pas seulement des décors utilisés. « Un peu après minuit » nécessite également un grand nombre de figurants (160 personnes) voyants et non-voyants afin de former des communautés importantes autour des deux personnages principaux : Suzanne et Pierre.

Nous recherchons donc des présences fortes, avec des regards troublants. L’idée est alors de créer une communauté d’individualités intrigantes, inquiétantes autour des deux protagonistes. Des visages humains, des regards qui participeraient au dérèglement de Suzanne. Pour appuyer encore plus ses regards, les personnes voyantes qui joueront des non-voyants, porteront des lentilles de contact dont le prototype est supervisé par notre chef maquilleuse, Laëtitia Bille. Grâce à une variation de couleur sur les deux lentilles (ressemblance à des yeux verrons), le spectateur observera une asymétrie dans le regard des personnes non-voyantes.

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Le dérèglement de Suzanne, héritage d’une mystérieuse Femme en noir, tendra à son paroxysme dans la scène finale du film. C’est par la mise en scène d’un sabbat de sorcière lors du spectacle de fin d’année des élèves que Suzanne dévoile alors ses yeux et recouvre la vue. Lors de cette scène rituelle, les costumes  seront très présents et travaillés de façon « artisanale » afin de rappeler les costumes d’Halloween.

 

La mise en scène d'une atmosphère d'effroi passe également par un travail sonore. Que ce soit pour travailler des sons organiques ou la bande originale du film, les réalisateurs se sont entourés de Mathieu Mégemont (musicien mais également scénariste et réalisateur). 

Pour eux, il était évident que la musique ne devait pas être illustrative mais plutôt exister comme un « tapis » (selon l’expression-même de John Carpenter), c’est-à-dire comme cette « sous-couche » posée à même le sol, sur laquelle reposent les meubles (c-à-d les « images » du film), à laquelle on ne fait pas attention de prime abord mais dont l’espace entier se trouverait modifié si on l’enlevait. Pour cette raison, Anne-Marie & Jean-Raymond envisagent d’utiliser la maquette musicale sur le plateau (où Mathieu sera d’ailleurs présent) et de monter le film sans qu'une seule note de musique ne soit posée afin que les images portent à elles seules la thématique de l’envoûtement. La musique sera montée dans un second temps pour accroître la tension des images et c’est à ce moment que différentes variations pourront être créées. Pour revenir au thème musical principal, Mathieu pense séparer le spectre fréquentiel en trois étages bien distincts, qui joueront séparément ou interagiront, à savoir : des drones de basse, des médiums harmoniques et résonnants semblables à ceux produits par les bols tibétains ou de cristal, des aigus dissonants, fortement inspirés des travaux de Bartok et Ligeti. 
Cela afin de faire résonner les échos du monde sensible dans laquelle Suzanne plonge irrémédiablement. 

 

 

Extrait du scénario

 

 

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L’équipe

 

Les réalisateurs

 

 

Jean-Raymond Garcia

 

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Jean-Raymond Garcia est considéré comme l’un des pionniers de la décentralisation du cinéma et de l’audiovisuel. Il a inspiré et dirigé les politiques de trois régions françaises (Centre, Basse Normandie, Aquitaine) et, à ce titre favorisé la production de premiers long-métrages emblématiques du cinéma français, de « La vie rêvée des anges » de Erik Zonca à « Les combattants » de Thomas Caillet. Il est aussi à l’origine du « Guide mode d’emploi des politiques territoriales du cinéma » et de nombreux dispositifs de soutien à l’éducation à l’image.

Il a également été membre du premier collège de l’avance sur recettes de 2005 à 2008 et a été décoré par Michel Duffour, secrétaire d’État au Patrimoine et à la Décentralisation culturelle, chevalier des Arts et Lettres lors du festival de Cannes 2001.

 

Anne-Marie Puga

 

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Diplômée de l’école nationale des Beaux-Arts de Tours, elle est l’assistante de plusieurs artistes-photographes internationaux, avant de voir son propre travail photographique exposé notamment au Palais de Tokyo à Paris. Elle s’oriente vers le cinéma en qualité de scénariste sur plusieurs projets de courts-métrages (Prix SACD – Ecriture Moulin D’Andé SACEM – Fonds culturel Franco-Américain – Prix SIRAR Aubagne...). Quelques années plus tard, elle réalise son premier film court, « Revenir », sélectionné dans de nombreux festivals en France et à l’étranger, puis se forme comme directrice de production et de post production durant 6 ans, tout en poursuivant son activité artistique en parallèle. Aujourd’hui elle développe son premier long-métrage « Qui se souvient de Bobby Ewing? » (Prix fondation Beaumarchais SACD/ Ateliers Claude Miller) et vient d’achever la co-écriture du long métrage de Jacques-Henri Rochereuil et Tugdual Ginguene « Le jour où Johnny est vraiment mort ici ! », produit par Média International (Belgique).

 

Les comédiens

 

 

India Hair

 

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Pour Suzanne, nous avons proposé le rôle à India Hair (Rester Vertical, d’Alain Guiraudie, sélection officielle Cannes 2016), qui l’a accepté avec beaucoup d’enthousiasme. Nous avions eu l’occasion de (re)découvrir India dans les films courts projetés lors de l’exposition Truffaut et vraiment nous avions été frappés, car malgré son jeune âge, India dégage une étrangeté et une maturité saisissantes qui donneront beaucoup d’authenticité au personnage.

 

Rémi Taffanel

 

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Pour Pierre, c’est Rémi Taffanel, interprète de « Un jeune poète » de Damien Manivel que nous avons choisi. En dépit de sa haute taille, Rémi offre une vulnérabilité singulière sans doute liée à sa gestuelle particulière et sa douceur lunaire.

 

La production

 

Edouard Lacoste et Benjamin Delaux créent en 2014 Uproduction en ayant la volonté de défendre un cinéma d’auteur populaire en produisant notamment de nouveaux talents prometteurs. C’est dans cet état esprit qu’ils co-produisent avec Silex Films le premier long-métrage de Ina Mihalache « Solange et les vivants » distribué en France par Wide.

Afin de conforter Uproduction, Baptiste Bauduin Lauben rejoint la société en 2016.

 

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Ce dernier a très vite décidé de s’orienter vers le métier de producteur, car il allie deux de ses secteurs de prédilection : l’art et l’économie. Il crée en 2011, la SARL Deuxième Séquence. Ses productions se distinguent dans un grand nombre de festivals. En 2013, il rejoint le réalisateur/producteur Zangro au sein de Bien ou Bien Productions. Leur collaboration a donné vie à deux succès internationaux « Maman(s) » de Maïmouna Doucouré (prix du meilleur court-métrage à Sundance & au festival de Toronto) et « E.T.E.R.N.I.T » de Giovanni Aloi qui a notamment été primé à La Mostra de Venise en 2016. Il développe actuellement en co-production avec Rouge International le prochain film D’Alejandro Fadel « Meurs, monstre, Meurs ». UProduction s’inscrit également en qualité de producteur délégué, sur le premier long-métrage de David Depesseville « Astrakan » (aide à la réécriture CNC - 2016).

 

Le budget

 

« Un peu après-minuit » a reçu le concours de la mission cinéma de la Ville de Paris, de la région Limousin, de la région Aquitaine et d’un pré-achat de France télévisions (France 2).

Ces nombreux soutiens nous permettent d’établir un montage financier non négligeable de 95 000 euros mais qui n’est malheureusement pas encore suffisant pour en assurer pleinement la production de ce film de genre ambitieux.

 

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre aide pour aboutir dans les meilleures conditions artistiques ce film ambitieux.

 

Nous aimerions grâce à vous réunir 30 000 euros afin d’être sûrs de finaliser le film et de le réaliser dans les meilleures conditions possibles, tant humaines qu’artistiques.

 

La diffusion

 

« Un peu après minuit » sera diffusé sur France Télévisions (France 2) et connaitra une distribution dans les festivals internationaux et nationaux.

À quoi servira la collecte ?

Le financement participatif via Kiss Kiss Bank Bank permettra de :

 

- contribuer à la direction artistique du projet, de la réalisation à sa promotion en passant par : création des décors et accessoires, la création des costumes, les effets spéciaux (fabrication des lentilles), la bande originale du film, le sound design.

 

- apporter un soutien financier et un engagement auprès de l’association nationale VALENTIN HAÜYS POUR LES AVEUGLES ET MALVOYANTS DE FRANCE, qui nous a aidé à trouver des personnes malvoyantes et non-voyantes pour figurer dans le film,

 

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Si nous dépassons cet objectif de 3 000 euros, (ce que nous espérons !), nous pourrons envisager l’accompagnement de la totalité du montage, voire une post-production complète, avec un travail d’étalonnage, de montage son et de mixage d’autant plus important que la post-production est une étape clé dans la fabrication d’un film d’effroi.  

 

Ce financement participatif, qui vient en complément des autres financements que nous avons réunis pour ce film, nous permettrait de :

 

PREMIER PALIER/ 3 000 euros

Soit 2 484 euros pour le film et 276 euros pour l’association 460 VALENTIN HAÜYS.

On finance une partie de la direction artistique du projet Et on consacre 240 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

DEUXIÈME PALIER/ 5 000 euros

(Soit 4 140 euros pour le film et  euros pour l’association 460 VALENTIN HAÜYS).

On termine de financer la direction artistique du projet. Et on consacre 400 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

TROISIÈME PALIER/ 10 000 euros

(Soit 8 280 euros pour le film et 920 euros pour l’association VALENTIN HAÜYS).

On finance la location des décors naturels intérieurs et extérieurs, leur décoration et on finance également les effets spéciaux ainsi que les costumes et le maquillage (lentilles de contact pour simuler la cécité, fabrication des costumes). Et on consacre 800 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

QUATRIÈME PALIER/ 15 000 euros

(Soit 12 420 euros pour le film et 1 380 euros pour l’association VALENTIN HAÜYS).

On finance une partie du montage image, et une partie du montage son. Et 1 200 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

CINQUIÈME PALIER/ 20 000 euros

(Soit 16 560 euros pour le film et 1 840 euros pour l’association VALENTIN HAÜYS).

On finance aussi une partie du mixage. Et 1 600 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

SIXIÈME PALIER/ 25 000 euros

(Soit 20 700 euros pour le film et 2 300 euros pour l’association VALENTIN HAÜYS).

On finance aussi une autre partie des finitions du film avec l’étalonnage et les sous-titrages. Et 2 000 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

 

SEPTIÈME PALIER/ 30 000 euros

(Soit 24 840 euros pour le film et 2 760 euros pour l’association VALENTIN HAÜYS). On commence aussi à financer la promotion du film (création d’un teaser, de document de communication, inscriptions en festivals). Et 2 400 euros de commission Kiss Kiss Bank Bank.

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UProduction

Edouard Lacoste et Benjamin Delaux créent en 2014 Uproduction en ayant la volonté de défendre un cinéma d’auteur populaire en produisant notamment de nouveaux talents prometteurs. C’est dans cet état esprit qu’ils co-produisent avec Silex Films le premier long-métrage de Ina Mihalache « Solange et les vivants » distribué en France par Wide. Afin de... Voir la suite

Derniers commentaires

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J'espère que ce projet aboutira. Votre source d'inspiration est touchante. Bonne chance à vous deux.
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Merci François et Rémi pour vos contributions ! Toute l'équipe vous souhaite de très belles fêtes de fin d'année !
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Un très beau projet, je suis très heureux d'y participer!