Et si vous sauviez un vieux rêve en voie de disparition : la vie commune d'une bergère-fromagère et de ses moutons (noirs et blancs) ?

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Présentation détaillée du projet

 

Aujourd’hui c'est un peu la panique : la bergerie sera sans doute terminée avant la neige, prête à accueillir les brebis aux ventres arrondis, mais par contre la fromagerie, qui doit être fonctionnelle fin janvier, quelques semaines après les naissances, ne verra pas le jour sans votre participation.

 

C'est en effet tout mon projet, prêt à émerger, qui tombe à l'eau à cause des choix un peu trop ambitieux que j'ai fait : la montagne et sa neige, des brebis forts sympathiques mais qui font peu de lait, un bâtiment en bois un piiiiitit peu trop beau, tout ça avec mes petits muscles de femme et mes cheveux qui tournent au blond quand il s'agit de réparer une machine !

 

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Au départ : un rêve

Depuis toute petite j'ai toujours eu envie de vivre et travailler avec les animaux mais cette idée me paraissait tellement simple que j'ai mis longtemps à l'assumer.

 

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Après quelques aller-retour et des chemins très différents ( par exemple j'ai passé une maîtrise "formation à la connaissance des banlieues" et ça me passionne aussi !) c'est à 35 ans que j'ai fait mon coming-out.

Parce que j'ai un homme merveilleux, par ce que nous avons découvert un lieu de vie formidable qui est un "territoire d'élevage" et que nous avons eu la chance énorme d'y rencontrer des facilitateurs avec qui il est facile de s'entendre j'ai la grande joie de pouvoir mettre en place ce qui est resté jusque là au fond de moi : une ferme, des animaux, des bons produits fermiers , l'espace, l'eau et le vent et la possibilité de faire partager tout ça aux gens à qui, comme moi, cela manque terriblement.

 

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Derrière le "rêve" il y a une réalité dure, très dure, qu'il faudra assurer tous les jours, : des journées de 16h non stop pendant 8 mois par an, un travail pénible physiquement, la pluie la neige et la boue, la maladie et la mort des animaux, tout ça pour  peu d'argent au bout et  de  gros investissements à rembourser.

 

De yourtes en fermes

Mon idée est de nous re-lier à la nature, à la vie et à ses cycles, aux éléments simples et fondamentaux. Retrouver les sensations que nous avons perdues en nous séparant des choses élémentaires. L'élevage en est un moyen, parce que les relations avec les animaux nous rapprochent de notre humanité,

 

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Mon idée est de travailler avec des animaux  (ici des brebis et des chevaux) et faire partager ces relations aux personnes qui en ont envie en proposant des formules de séjour en "yourtes à la ferme"avec des activités autour des brebis, des chevaux...

 

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Concrètement

La première grande étape est de faire vivre un troupeau de brebis laitières dont le lait est transformé en yaourts, desserts et fromages,vendus à proximité, à des "ruches" ou un peu plus loin à des boutiques bio.

Nous avons eu la chance de pouvoir acheter un morceau de terre. Maintenant il faut tout construire : bergerie, fromagerie, puis ensuite yourtes et installations sanitaires pour les vacanciers.

Si on ajoute le tracteur, les machines pour faire le foin, le troupeau , le matériel...ça fait un gros paquet d'argent qu'il a fallu emprunter à la banque.

 

La première année d'activité a été rude puisque je n'avais aucun équipement.  J'ai donc "squatté" un bout de bergerie, et plus loin un bout de fromagerie (merci à l'association Le Chant du Pissenlit) et utilisé des bouts de dépendances chez moi, parfois la cuisine etc...en me tordant en 8 pour toujours respecter les règlementations draconiennes. Je l'ai fais une année mais je ne peux pas continuer comme ça. (Heureusement les consommateurs-dégustateurs ont été très satisfaits !).

 

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Au jour d’aujourd’hui les brebis sont "pleines" (c'est à dire qu'elles ont rencontré le bélier) et les premières mettront bas en janvier pour leur seconde saison de lait.

 

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Cet été nous (enfin mon homme surtout) avons pu lancer Le chantier : nichée dans la montagne (légèrement arasée par la pelle mécanique) une bergerie en bois qui sera sûrement le plus bel hôtel à brebis de France...

 

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Sauf que malgré les suées de mon homme, des copains, des voisins, des parents, des enfants, des beaux-parents et des parents des copains il nous coûte très cher et qu’aujourd’hui nous n'avons plus le sous pour terminer les travaux c'est à dire aménager une fromagerie digne de ce nom (c'est à dire qui respecte la réglementation et dans laquelle il soit pratique de travailler, isolée et propre).

Or la fromagerie c'est le nerf économique de notre guerre à nous, et puis les gens attendent les yaourts et les fromages, et puis c'est bon. Or la neige risque de pointer son nez bientôt. La banque ne veut pas rallonger l'emprunt. Au secours !

Alors j'ai pensé à vous et à tous ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas vivre notre vie à nous mais qui trouvent que c'est important de le vivre, pour pleins de raisons : parce qu'on fabrique des aliments sains sans passer par le système de l'agro-alimentaire, que nous reconnaissons nos animaux  comme des animaux-collègues et non comme des machines à produire, que nous contribuons à faire vivre un pays de montagne perdu mais charmant (notamment pour les vacances!) ...

 

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Il faut dire que j'aime bien les défis. Déjà il y a le Gros Investissement, celui qui vous fait vous réveiller la nuit pas tout à fait bien, celui qui veut dire, malgré les aides (Région, Europe) :Grosse Dette à la Banque. Ensuite il y a les brebis, Je ne pouvais pas choisir la race de brebis qui donne beaucoup de lait. Non non non, je ne la trouvais pas jolie (c'est important l'esthétique dans ce métier) et puis on m'a dit "elle est très difficile, elle a de gros besoins, elle est jamais contente". Donc j'ai choisi une race de brebis "locale" (et oui elles sont pyrénéennes), rustiques, qui supportent des conditions pas toujours faciles . Là j'ai été visionnaire parce que les conditions dans notre endroit bucolique c'est : la montagne (1000m d'altitude), il fait toujours 8 degrés de moins que 600m plus bas à 20minutes de route (on s'habitue mais au départ c'est déprimant), la neige (en 2013 pendant 3 mois, c'est sympa mais je suis pas encore habituée), 1h30 de voiture pour accéder à une (petite) ville (si tu n'as pas acheté les bonnes vis tu deviens fou).  Heureusement les avantages sont nombreux mais il fallait des brebis costaudes, prêtes à en découdre avec les éléments naturels, pas des brebis d'intérieur. Mais du coup elles donnent beeeeeeeeeeeeaucoup moins de lait que la race que je ne trouvais pas jolie.

 

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Comme je suis une cumularde j'ai choisi aussi de faire beaucoup de pâturage (ça prend du temps), de garder ensemble les agneaux et les brebis un moment (au lieu de les séparer pour avoir plus de lait) puis d 'élever moi-même les agneaux (ça prend du temps), des emballages écolo (les pots en verre par exemple, mais ça coute cher), d'être en bio, d'être autonome en alimentation donc faire les foins, la luzerne et tout le tralala (un mois sur le tracteur). Tout ça c'est sympa, j'ai fais ces choix par profonde conviction, mais ça facilite pas la vie.

Heureusement j'ai, pour me faciliter la vie : un homme, des voisins, des amis, des concurents-collègues-amis, et des enfants patients. MERCI.

Ce qui m'amène à vous décrire le petit village où nous avons atterri (merci) : le hameau de Caillens. 25 habitants en comptant large et avec tous les enfants. 4 fermes en agriculture biologique (donc toutes les terres), une grosse ambiance d'entraide et d’échanges. Peut-être un jour une république.

 

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Donc je ne vais pas me plaindre, il me manque juste 9850€ pour faire aboutir la première étape de mon projet (la seconde étant l'accueil sous yourtes) et pouvoir fabriquer les yaourts qui me permettront de donner un peu de plaisir aux gens qui les mangent et de dormir sans sentir les gros yeux du banquier au dessus de ma tête....

 

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À quoi servira la collecte ?

L'argent que vous me donnerez va servir à aménager la fromagerie (avant la neige avec un peu de chance) pour qu'on puisse l'utiliser et fabriquer ces bons yaourts crémeux ainsi que de la tomme de brebis  :

des cloisons en bois, une isolation, du carrelage pour les murs et au sol, un peu de plomberie et d'électricité, des fenêtres et des portes, un radiateur.

Votre contribution va me servir aussi à me sentir utile, confiante et pleine d'amour à donner dans les produits que je vais y fabriquer !

Va servir aussi à créer des liens entre nous des montagnes et vous des villes qui êtes malheureusement si loin...

MERCI !!!

 

Carrelage : 1500€

Isolation : 1900€

Murs et cloisons: 1400€

Menuiserie : 2100€

Plomberie : 1300€

Électricité : 1650 €

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le petit voleur de lait

Nous sommes une petite famille qui décida un jour d'élever des animaux. Nous venons pour moitié du milieu agricole et pour le reste d’ailleurs. Nous sommes aussi, selon l'expression d'un ami des "bergers bohêmes". Nous avions le choix de faire autre chose, mener une vie plus confortable, mais ça manque de piquant. Maintenant on doit relever les manches... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bonjour, Je pense que ça ferait plaisir à vos contributeurs lointains de savoir où vous en êtes dans votre aventure? et de voir une photo de votre endroit! merci très amicalement Pierre
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bravo Saskia !! le projet a abouti...très heureuse pour toi...la solidarité existe, ça fait chaud au coeur. bises isa
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félicitation pour votre réussite.Vous prouvez que l'energie positive,le courage et la croyance que c'est possible ont raison des discours déprimants véhiculés par les médias.