Aidez nous à faire reconnaitre la création cinématographique dans sa diversité auprès des professionnels!!

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Présentation détaillée du projet

 

Aujourd'hui, faire du cinéma revient à faire beaucoup de compromis. Ce qui, en définitif, instaure une certaine censure et questionne énormément sur la liberté d'expression.

 

 

Je suis une réalisatrice déjà professionnelle puisque j'ai réalisé 2 long-métrages dits du "système" que sont "Regarde moi" (2007) et "Toi, moi, les autres" (2011).

 

 

Ainsi, mon dernier film "Une histoire banale", qui est sorti en salles le 9 Avril 2014, je l'ai autoproduit. Pourquoi?

Parce qu'il traite d'un sujet dit difficile: le VIOL.

 

Et que par conséquent, aucun financier du système ne veut mettre un euro dans la fabrication d'un tel film, persuadé que ce cinéma est une production à perte.

 

Sauf que je refuse que le cinéma soit uniquement pensé et conçut en terme de rentabilité. Pour moi, un film a avant tout une vocation UTILE.

 

Et j'ai pu constaté, en présentant le film lors de sa sortie, qu'effectivement il y a un public qui aime le cinéma qui questionne, qui bouscule et chamboule. Sauf que ce cinéma se meurt, à moins de faire autrement!

 

Une histoire banale c'est 8000€ de budget, 3 semaines de tournage et l'amour de l'art au fond  des tripes. Au résultat, la presse et le retour presse sont unanimes, c'est bien la preuve qu'il y a une erreur et que nous artistes, devons lutter contre ce système qui chaque jour un peu plus, marginalise notre art.

 

page facebook du film avec critiques presse et réaction du public

 

 

 

 

 

SYNOPSIS DU FILM:

 

Jeune femme de 30 ans, Nathalie a une vie active simple et agréable, travaillant dans le domaine de la santé, sortant souvent entre amis et collègues de boulot. Mais un soir, tout va basculer en quelques minutes. Une histoire banale,

mais qui laisse des traces.

 

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LE PROJET DU FILM :

 

Ce film est né à la suite de refus concernant un autre projet de film( "Taularde"). Ce qui revient à dire que ce film est né parce que je refuse d’abdiquer et que rien ne pourra m’empêcher de faire et défendre mon cinéma, CE cinéma. Celui qui s’affranchit des contraintes économico-commerciales et qui veut partager une véritable conscience avec les spectateurs, pas uniquement les distraire. C’est un film très réac’ en fait, qui conjugue à la fois mes désirs de cinéaste, de femme et de citoyenne. Un film libre et qui fait du bien. En tout cas à moi, il m’a fait beaucoup de bien puisqu’il m’a réconciliée avec le cinéma.

Du coup, on était quelque part fin 2012 et je me suis dit qu’il était hors de question de rester les bras croisés à me prendre des refus sous prétexte que je ne suis pas dans l’air du temps. Autant créer ma propre vague pour surfer dessus. Alors j’ai écrit. Une semaine plus tard, j’ai proposé le texte à Marie qui a dit «oui», et 1 mois plus tard, nous tournions. Je pensais que fabriquer ce film serait plus difficile : pas de moyens techniques, ni financiers... Pas question de faire la charité à droite ou à gauche non plus. Du coup, j’ai appréhendé les choses comme elles se présentaient :

 

1. J’ai réuni mon équipe de fidèles. Les conditions étaient claires, que du bénévolat. Tous, ou presque, ont répondu présent.

 

2. J’ai démarché les loueurs pour obtenir le matériel nécessaire, car même si c’est un film fauché, ça reste un film de cinéma. J’ai eu la chance de tomber sur des interlocuteurs de grande intelligence, de grande écoute et profondément amoureux du cinéma, ou en tout cas désireux de faire exister tous les cinémas. Tous ont été des partenaires hors pairs, d’une humanité incroyable.

 

3. Pour nourrir tout ce monde et régler les impératifs, j’ai organisé une cagnotte sur le web. 8000€ et 3 semaines plus tard, le film était dans la boite. Et le plus dur a commencé...

 

Car, j’insiste, le faire n’a été que du bonheur. Finalement,

dans ce flot de contraintes, j’ai trouvé une liberté de création extraordinaire. Nous tournions majoritairement dans mon appartement. Imaginez donc 8 à 10 personnes dans moins de 40m2, plus une caméra, plus des projecteurs, plus une comédienne, soit à poil, soit en forte intensité émotionnelle ! Tout le monde venait avec le sourire. La gravité du sujet n’a pas du tout atteint le moral des troupes, bien au contraire et c’est important de le souligner... Après tout ce qu’on a pu entendre sur les techniciens de cinéma et la convention collective. Sans leur générosité et leur

passion, ce film n’aurait jamais existé. Nous formions un tout, équipe et acteurs réunis avec pour seule envie : faire ce film et rien d’autre. Quelle osmose.

Une image me restera, celle des fins de journée où dans ma salle de bains (de 4m2), Marie se rhabillait tandis que moi, je nettoyais mes toilettes. En même temps, nous dé- briefions de notre journée. Voilà c’était aussi simple que ça. Aussi simple que d’emprunter l’appartement d’une de mes meilleures amies et aussi voisine pour déjeuner tous les jours. Aussi simple que de se sentir libre de dire ou faire ce que j’avais envie parce que ce tournage-là, il m’appartenait entièrement. Et aujourd’hui, même si je sais combien le temps m’aura fait défaut par moment, je n’ai aucun regret et je sais qu’en 3 semaines, je suis capable de beaucoup de choses.

 

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UN SUJET TABOU :

 

Là encore, le sujet du film vient des stigmates hérités des refus sur le film précédent, "Taularde", qui sera donc  finalement (et normalement) le film suivant. C'est un huis clos qui se déroule dans le milieu carcéral féminin. Non pas que j’aime les sujets invendables, mais je suis avant tout persuadée que le cinéma est aussi un art de dénonciation qui peut servir à faire bouger les choses. J’aime être bousculée, j’aime quand un film me renverse. Donc logiquement, je vais vers ce cinéma et, si on excepte la comédie musicale "Toi, moi, les autres" qui était un exercice de style particulier, dès "Regarde moi", j’ai clairement positionné ma caméra. J’aime l’idée de confronter mes personnages à

des milieux hostiles, à créer chez eux une dualité profonde et invisible.

 

Avec le sujet du viol, j’ai voulu pousser cette idée un peu plus loin. J’ai voulu filmer le mal invisible qui ronge et qui détruit, donner une caisse de résonance à toutes ces fractures sourdes. J’ai aussi eu envie de taper une gueulante, mais avant tout en tant que femme et avec un regard féminin, ce qui est très difficile puisque même nous les femmes, avons l’habitude de nous juger à travers le regard des hommes. Notre manière de penser est aussi influencée par la pensée de l’homme, c’est ainsi que la société est faite. Pour ce faire, j’ai décidé de traiter mon sujet de manière frontale avec sans cesse ce questionnement féminin. Je sais que c’est d’ailleurs ce qui déroute souvent les spectateurs hommes du film qui rejettent une telle froideur ou qui n’ont plus leurs repères habituels auxquels se raccrocher et qui refusent un tel dépouillement de soi de la part du personnage principal.

Du coup, si j’ai choisi de parler du viol et de le traiter comme tel, c’est pour parler de la femme, de la place qu’on lui accorde et qu’elle s’accorde. Pour dénoncer un crime qui ne devrait plus exister de nos jours et encore moins en France. Si le viol est tabou, c’est parce que c’est un acte qui repose essentiellement sur la suprématie de l’homme sur la femme, et le reconnaître comme un crime (ce qui n’est toujours pas le cas, puisque c’est un fait qui se juge en correctionnelle et non aux assises !) reviendrait à remettre en question les fondements de notre société.

 

Si ce n’est pas mission impossible, c’est de toute évidence embarrassant. Et comme je n’ai pas envie de me taire sur ce sujet, je dis que ça m’emmerde, je dénonce, à ma façon.

 

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L'EQUIPE TECHNIQUE DU FILM :

 

Scénario et réalisation Audrey Estrougo

Image Guillaume Schiffman - AFC

Cadre Thibault Marsan-Bacheré

Montage Céline Cloarec

Son Frédéric de Ravignan Anne Gibourg Caroline Reynaud Emmanuel Croset

Assistante mise en scène Laure de Butler - AFAR

Scriptes Céline Breuil Japy ; Lucie Garnavault

1er assistant caméra Arslan Terrien

2ème assistant caméra Johan Michaud

Électricien Julien Malichier

Renfort son Zied Mokaddem

Perchman Fabien Cognet

Assistants montage Ludovic Talnet Baptiste Courtois

Post-synchronisation Marion Lorthioir

Bruitage Judith Guittier

Musique originale James «BKS» Edjouma

 

LES COMEDIENS:

 

Marie Denarnaud Nathalie

 

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Marie-Sohna Condé  Sohna

 

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Oumar Diaw  Wilson

 

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Renaud Astegiani  Damien

 

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Et avec la participation amicale de

Naidra Ayadi, Steve Tran,  Benjamin Siksou, Nicolas Gob, Aurore Broutin, Gladys Gambie...

 

QUELQUES CRITIQUES PRESSE:

 

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À quoi servira la collecte ?

Chaque année, tous les films produits ont l'occasion de s'inscrire dans le coffret des César du cinéma.

 

Qu'est-ce que le coffret des César?

Une grosse boîte qui permet de rassembler toutes les productions de l'année. UNIQUEMENT destiné aux professionnels (qui, pour beaucoup ne voient pas les films en salle), c'est un nouveau moyen d'exister, de faire parler de soi et de défendre sa création. Ainsi, on devient sélectionnable aux César du cinéma.

 

Pourquoi y être absolument?

"Une histoire banale" est un film marginal et totalement indépendant qui mérite sa place dans le paysage cinématographique de l'année 2014.

C'est l'occasion de questionner les professionnels sur le système de financement et pourquoi pas, faire évoluer les choses.

 

La démarche est révoltée, entêtée, ancrée dans une indignation profonde.

 

IL FAUT DÉFENDRE L'ART CINÉMATOGRAPHIQUE SOUS TOUTES SES FORMES!

 

Comment répartir l'argent:

 

- les 6000 € serviront à inscrire le film aux César.

 

Si on récolte plus, cela servira à payer de la promotion pour la sortie DVD qui aura lieu en même temps.

 

L'histoire de ce film c'est d'exister en dehors des sentiers battus et, quoiqu'il arrive, de se faire reconnaître comme un véritable film de cinéma.

 

 

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Je n'ai pas fait d'études, j'ai toujours fait des films, je ne sais faire que ça. A défaut de pouvoir changer le monde.... 2007 - Regarde moi - Long-métrage 2008 - Encore un printemps - Documentaire sur les 20 ans du groupe IAM 2011 - Toi, moi, les autres - Long-métrage 2014 - Une histoire banale

Derniers commentaires

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Enfin nous voici !! bonne chance pour la suite de cette belle aventure, et hâte de recevoir le DVD pour une projection privée chez nous ! A bientôt Julia & Clem
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Merci pour ce film courageux, magnifiquement réalisé et joué malgré un budget plus que limité, que j'ai eu la chance de voir lors des dernières Rencontres Cinématographiques de Cavaillon. Bravo à toute l'équipe, ce film tient du miracle ! Bonne chance à Audrey Estrougo, en espérant que son (grand) talent pourra continuer à s'exprimer dans de meilleures conditions matérielles à l'avenir.
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Grace aux dons une page se termine et une autre commence...