Soutenez un VOYAGE PHILOSOPHIQUE au cœur des écotopies américaines et participez à un PROJET PÉDAGOGIQUE au long cours !

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Présentation détaillée du projet

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                                             NOUVEL OBJECTIF !

 

100% de l'objectif initial atteint en 11 jours !

 

Grâce à vous l'ensemble du matériel multimédia nécessaire au projet pédagogique est financé. L’enthousiasme et les élans de générosité dont vous avez fait preuve sont magnifiques. À vous tous, famille, collègues et amis, proches ou lointains, citoyens engagés et cœurs ouverts ! MERCI !!!

 

La campagne de collecte continue jusqu'au 8 janvier pour permettre la réalisation de cet événement qui me tient à cœur et que j'espère réaliser parce qu'il viendrait couronner le projet pédagogique : une exposition réunissant travaux des élèves et réalisations issues du voyage.

 

Ces fonds supplémentaires me permettront en effet de financer des panneaux pédagogiques construits autour d’une thématique propre à chaque classe participant au voyage : « l’éco-construction » pour les CM1, « la justice climatique » pour les Terminale, et un sujet encore à choisir par les Seconde. Pour chaque palier supplémentaire de 200 €, c’est un panneau d’exposition contrecollé sur Dibond réunissant des réalisations issues du voyage et les travaux des élèves sur ces thématiques qui sera financé.

 

L’idée est d’organiser, pour la rentrée 2016, une exposition itinérante dans différents établissements de la région Savoie Mont-Blanc et Isère, de concrétiser ainsi le travail de sensibilisation auprès d'un public élargi, puis de léguer les panneaux aux classes ayant participé au projet.

 

Vous pouvez encore soutenir Untaking Space, the U.S. Project ! Mille mercis, du fond du cœur !

 

 

                   UNTAKING SPACE, THE U.S. PROJECT

 

 

Je m'appelle Damien Delorme, j'ai 31 ans, je suis professeur de philosophie. Du 12 janvier au 31 juillet 2016, je prendrai la route à vélo pour tracer, sur près de 10 000 km, une ligne verte au fil des « écotopies » américaines.

 

De Miami à Seattle, je traverserai l’immense espace états-unien pour témoigner en voyageur-philosophe des poches d’innovations écologiques qui en émergent : les écotopies. Convaincu que les questions écologiques sont primordiales, je partagerai mes rencontres et réflexions écotopiques en tissant un projet pédagogique avec des élèves de différents horizons, du Primaire à la Terminale, pour susciter une prise de conscience de l’urgence climatique et de la puissance individuelle de transformation dont chacun peut se saisir face à cet enjeu majeur de notre temps.

 

Ainsi embarquerai-je, grâce au blog et à mes collègues enseignants, les CM1 de l’école du Bourg à Montbonnot, les 2ndes 10 du Lycée Charles Poncet de Cluses et les terminales S du lycée Monge à Chambéry dans ce grand voyage philosophique en terre écotopique.

 

 

                           UNE INSPIRATION PHILOSOPHIQUE

 

Untaking space voudrait dire, littéralement : « laisser être l'espace ». Un-taking Space : prendre la route, laisser l’espace se dire, se montrer, s’offrir, se donner d’une manière qui ne soit plus d’appropriation, de saisie ou d’accaparement.

 

C'est une façon de se rapporter à l'espace dans laquelle je me reconnais — non pas une appropriation par la mesure et le calcul, la cupidité et les peurs, mais une façon d'être affecté par un milieu qui nous accueille, dans lequel on passe et qu'il convient d'habiter légèrement.

 

C'est aussi le type de rapport à l'espace que l'on retrouve dans les écotopies américaines : laisser l’espace américain s'ouvrir comme un champ de possibles pour des rencontres, des lieux, des chemins de vie et des idées créatrices. C'est une inspiration philosophique qui voudrait s'éprouver dans le voyage — s’y sentir, s’y tester, s’y retrouver.

 

A la suite des philosophes Catherine Larrère ou John Baird Callicott et des anthropologues Philippe Descola et Bruno Latour, j’ai forgé la conviction que le rapport à la nature était une des questions cruciales de notre temps. Comment repenser aujourd’hui les conditions du vivre ensemble des humains et des non-humains ?

 

Ce qui philosophiquement m’intéresse et m’interroge, c’est la façon dont le concept de « nature » redevient aujourd’hui normatif, c’est-à-dire producteur de règles et prescripteur de comportements, alors que la modernité avait travaillé à séparer la normativité (qui relevait de l’humain, de la morale, du droit, du social et politique) de la nature.

 

Pour ancrer cette interrogation dans une réalité, pour aller voir comment ceux qui imaginent de nouveaux modes de relations avec la nature et entre eux utilisent ces concepts et inventent de nouvelles normes, pour lier la réflexion philosophique à un engagement citoyen effectif, j’ai décidé de prendre ces écotopies comme fil directeur de mon voyage philosophique aux U.S.A. Mais pourquoi, me direz-vous, chercher des alternatives écologiques aux États-Unis ?

 

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           UNE LIGNE VERTE AU FIL DES ÉCOTOPIES AMÉRICAINES

 

Souvent méconnue voire ignorée, il existe aux U.S.A, au cœur même d’un des plus gros pollueurs de la planète, une tradition écologique ancienne, dynamique et innovante. Cette coexistence des extrêmes, cette radicalité, ces sources de créativités écologistes, j’ai voulu aller les voir. Alors s’est dessinée une ligne verte qui traverse les U.S.A et relie plus de 30 écotopies : 30 lieux de résistances et d’innovations qui se fédèrent et se structurent autour d’une préoccupation écologique.

 

Cette ligne matérialise une aspiration commune quoiqu’encore minoritaire : penser un nouveau rapport à la nature en inventant des alternatives intellectuelles, techniques, économiques, sociales et politiques au modèle global dominant. C’est un fil d’espoir. Celui d’une imagination au pouvoir pour faire triompher d’autres affects que la domination, la destruction et la peur. Un fil vert donc. Doublement. Le vert de l’écologie, le vert de l’espoir.

 

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Les écotopies tissent entre elles un réseau de métamorphose sociale radicale. Ce sont des initiatives émergeant d’acteurs communautaires locaux qui prennent en charge les changements nécessités par la crise environnementale tant au niveau technique, social qu’idéologique. De la micro-communauté aux institutions étatiques, en passant par les jardins communautaires, les communautés académiques ou architecturales, ce ne sont pas moins d’une trentaine d’écotopies qui m’attendront sur la ligne verte que je tracerai à vélo. 10 000 kilomètres, dont je vous dévoile quelques jalons :

 

   - Miami, Floride, Parc National des Everglades : pour me plonger d’emblée au cœur des enjeux, j’observerai comment l’institution sensibilise ses publics au changement climatique

 

   - Nouvelle-Orléans, Louisiane, Nola Green Roots : j’irai voir comment les jardins communautaires urbains recréent du lien à la terre et du lien social sur les ruines de l’ouragan Kathrina ;

 

   - Denton, Texas, University of North Texas : j’aimerais rencontrer J. Baird Callicott, le philosophe qui a fait de cette université une des figures de proue des éthiques de la terre ;

 

   - Taos, Nouveau Mexique, Earthships (« géonefs ») : j’irai découvrir ces habitats éco-responsables aux formes organiques ;

 

   - Los Angeles, Californie, L. A. Eco-village : j’ai hâte d’aller rencontrer ces pionniers des écovillages urbains !

 

   - Mount Vernon, Washington, Walker Creek Community : une communauté intentionnelle qui se distingue par son âge vénérable : 41 ans ! Quel est le secret d’une telle longévité ?

 

                                          10 000 KM À VÉLO !

 

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J’ai choisi le vélo parce que c’est un moyen de locomotion écologique bien sûr et pour sensibiliser aux problématiques de l’éco-mobilité : montrer qu’il est possible de parcourir 10 000 km en quelques mois par ce moyen, c’est dire en effet que chacun pourrait, à son niveau, interroger la façon dont il se déplace au quotidien, en particulier en milieu urbain.

 

Mais encore, et plus fondamentalement, parce que le vélo instaure un rapport particulier à l’espace et aux autres. Depuis mes premiers périples à vélos à 18 ans à travers les Alpes, la profondeur existentielle de ce mode de voyage ne cesse de m’interpeller. De mon passé de coureur cycliste, j’ai gardé le plaisir de rouler et le goût de l’effort. La performance ne m’intéresse plus guère mais l’engagement physique et psychologique dans l’endurance s’associe au voyage comme un décapant existentiel. Tout devient plus sensible. Tout devient plus vif. Tout est plus intense. Le superflu explose. Et on laisse tomber les objets venant combler nos peurs, pour renouer avec l’essentiel.

 

Le voyage à vélo réalise cette aspiration épicurienne de simplifier volontairement son existence, de s’émanciper de notre dépendance au non-nécessaire pour retrouver le pur plaisir d’exister. Et peut-être n’est-il pas inutile de montrer à nos enfants qu’une sobriété volontaire peut être le lieu d’un épanouissement véritable.

 

 

                        UN PROJET PÉDAGOGIQUE AU LONG COURS

 

Ce voyage philosophique sera le socle d’un projet pédagogique au long cours : du fait de mon métier d’enseignant en philosophie, je suis particulièrement sensible à la nécessité de mobiliser la jeunesse pour faire des préoccupations environnementales une réalité concrète. Ainsi ai-je construit, en collaboration avec mes collègues enseignants, un projet pédagogique avec différentes classes : j’y interviendrai avant le départ pour présenter le projet aux élèves et réfléchir avec eux à des questions d’éthiques environnementales. Ils suivront ensuite le voyage et pourront interagir via le blog.

 

A partir du carnet de route, les CM1 de l’école du Bourg à Montbonnot pratiqueront des discussions à visée philosophique dans le cadre de l’éducation au Développement Durable.

 

Les 2ndes 10 du Lycée Charles Poncet de Cluses aborderont ce même thème du Développement Durable – au programme de leur cours de géographie – à partir des rencontres écotopiques et produiront dans le CDI du lycée une exposition sur des alternatives écologiques concrètes.

 

Quant aux élèves de Terminale S du lycée Monge à Chambéry, ils se baseront sur les découvertes du voyage pour préparer leur intervention lors d’une rencontre entre différentes classes de philosophie du bassin chambérien sur le thème du Réchauffement Climatique, début mai. Ainsi, tous travailleront, en écho aux rencontres écotopiques et sur tout le parcours, à des réalisations concrètes sur le thème des alternatives écologiques : rédaction de billets sur le blog, expositions, rédaction d’articles de journaux, participation à des rencontres philosophiques sur le Réchauffement Climatique.

 

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Ce voyage philosophique et le projet pédagogique qui l’accompagne ont donc pour ambition de mobiliser les consciences autour d’alternatives écologiques concrètes. Il s’agira pour moi de sensibiliser à l’urgence d’imaginer des modes de vie éco-responsables, de relayer des actions positives et porteuses d’espoir en témoignant de la richesse des écotopies américaines, d’interroger les différentes représentations de la nature et leurs conséquences pour l’éthique, enfin, de structurer selon ces trois axes le travail de réflexion et d’expression que je mènerai avec les élèves durant ces six mois.

 

             Pour mener à bien cet ambitieux projet, j’ai besoin de vous !

                                        Merci du fond du cœur !

 

En savoir plus sur le projet ?

           

À quoi servira la collecte ?

Le projet est en grande partie autofinancé. Parce qu’il est attaché à la liberté plus qu’au confort. Parce qu’il recherche volontairement une forme de sobriété et n’a donc pas besoin de millions. 

 

 

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Cependant, pour mener à bien le projet pédagogique et boucler le budget, je demande assistance – comme on demande assistance sur la route : les frais appliqués par KissKissBankBank compris (8%), j’ai besoin d’une somme de 3000 € qui servira à financer :

 

   - Pour 2 tiers, le matériel multimédia nécessaire à la production de contenus pendant le voyage : caméra Go Pro et accessoires, ordinateur portable, objectifs photos et batteries, chargeur solaire ;

   - Pour 1 tiers, l’hébergement et la maintenance du site permettant l’échange avec les élèves.

 

Et si, grâce à vous, l’objectif de collecte était dépassé ? Alors vous rendriez possible un événement qui me tient à cœur : ces fonds supplémentaires me permettront en effet de financer de grands et beaux panneaux pédagogiques et d’organiser ainsi, pour la rentrée 2016, une exposition en région Savoie Mont-Blanc réunissant travaux des élèves et réalisations issues du voyage!

   

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Damien DELORME

A 31 ans, Damien Delorme est professeur agrégé de philosophie, chargé de cours à l'université Savoie Mont-Blanc, doctorant en philosophie de l'environnement, voyageur passionné, sportif amoureux de la montagne et musicien. Il vit et enseigne en Haute-Savoie. En savoir plus ? http://usproject2016.com

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"LiFe is liKe RidiNg a BicYcle. To kEEp youR bALance, You muSt kEEp MoVing" I Wish You A Happy Ecotopic Year !!!
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Super projet! Bonne aventure!
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J'ai informé mon ami US de votre passage éventuel. Vous pouvez pren dre contact avec lui par mail. Bon courage ! Amitiés YB