Un film de pole dance, pour s'envoler et voir le monde à l'envers : "la danse est une cage où l’on apprend l’oiseau" (Claude Nougaro).

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Présentation détaillée du projet

$$$ NOUVEAUX OBJECTIFS $$$

 

- si nous atteignons 1250 €, nous pourrons proposer une rémunération plus juste à notre champion de Pole Dance, Maxime Joret ;

- si nous atteignons 1400 €, nous pourrons acheter des éléments de décor plus adéquats (nous voulons notamment acheter du gazon, que nous poserons à l'envers #upsidedown pour le sol) ;

- si nous atteignons 1700 €, nous pourrons envisager une chouette campagne de promotion et de diffusion du film en festivals !

 

Si vous avez déjà fait un don, c'est que vous êtes déjà profondément convaincus par le projet. Aussi, vous êtes les mieux placés pour convaincre d'autres personnes à nous soutenir ! N'hésitez plus : parlez du projet autour de vous, partagez la page KKBB du projet, expliquez à vos amis pourquoi vous voulez défendre ce film, et aidez-nous à trouver de nouveaux soutiens ! Tout est entre vos mains ;-) Sachez aussi que vous avez également la possibilité d’augmenter votre don : si vous le faites, nous vous en serons  reconnaissant à vie et vous serez récompensés par de contreparties surprises !!

 

 

LE PROJET

 

 

« Upside Down Revolution » est un projet de court-métrage de pole dance. L’idée, c’est de construire en même temps la chorégraphie et le découpage du film. Je vais travailler avec le danseur-chorégraphe Maxime Joret. Ensemble, nous allons chercher à la fois quelle est la meilleure façon de filmer tel ou tel mouvement de pole dance, mais aussi quel est le meilleur mouvement dansé pour tel ou tel dispositif cinématographique. Notre démarche sera comme un va-et-vient permanent entre les outils du cinéma et les possibles de la pole dance. Une amie a inventé un mot pour décrire ce genre de collaboration entre un cinéaste et un chorégraphe : elle parle de « choréalisateurs ».

 

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[© Maxime Joret]

 

L'histoire du film ne s'appuie pas sur un scénario à proprement parler. Elle se construit plutôt à partir du mouvement, des gestes, et par la mise en scène : « un jour, un homme rampant à quatre pattes se trouve nez à nez avec un étrange mât vertical, planté dans le sol, au milieu de nulle part. L’homme s’en approche, puis s’y agrippe et réussit à se hisser debout. Peu à peu, l’homme découvre que ce mât est peut-être son seul moyen d’échapper à sa condition d’animal terrestre et de s’élever vers de nouveaux horizons, où règnent d’autres lois. ». Le film vous propose de suivre l’évolution d’un corps dansant, depuis un premier univers très ancré dans le sol, animal, bestial, soumis à une gravité écrasante, jusqu’à un second univers aérien, léger, volatil, souple et libre.

 

Mon intention, c’est donc de concevoir tous les éléments composant le film en lien les uns avec les autres : chorégraphie, mise en scène, découpage, dispositifs de prise de vue, lumière, effets spéciaux, son, musique, décor, costumes, etc. Avec chaque membre de l’équipe, je souhaite m’interroger sur ce que nous dit le corps que nous allons filmer (en terme d’espace, de regard ou de mouvement par exemple), sur ce qu’il va nous montrer ou nous faire ressentir. A partir de là, pour chaque composante du film, nous réfléchirons à la manière de mettre en avant et de rendre encore plus fort ce que nous dit le corps.

 

Nous tournerons du 10 au 15 avril 2017 en studio, à la Cité du Cinéma. Le film devrait voir le jour en juin 2017. D'ici là, n’hésitez pas à suivre l’avancée du projet « Upside Down Revolution » sur KissKissBankBank (onlget « Actualités ») ou sur la page Facebook du film.

 

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[Maxime Joret, compétition française de pole dance 2014 © K. Limmany]

 

 

 

POURQUOI LA POLE DANCE ?

 

 

Si je vous dis « pole dance », je suis certain que cela vous évoque quelque chose. On pense tout de suite à l’univers du cabaret et du strip-tease. Pourtant, la pole dance, c’est bien plus que cela. Aujourd’hui, si elle se démocratise et devient plutôt populaire, elle reste encore, pour beaucoup, associée à une image plus ou moins sulfureuse, et elle a bien du mal à être considérée comme une danse à part entière, comme un art, ou même comme une discipline sportive. Malgré les préjugés, celles et ceux qui s’essayent à la pole vous diront à quel point cette pratique est riche et passionnante, tant d’un point de vue artistique et psychologique que d’un point de vue physique et sportif.

 

Pourquoi la pole reste-t-elle si mal perçue, me direz-vous ? Je ne saurais répondre avec certitude à cette question, mais je pense que le cliché de la pole dance persiste parce que c’est une danse qui reste, finalement, peu représentée, tant sur la scène que dans les médias. C’est de ce constat qu’est née mon envie de faire un film sur la pole dance. Filmer la pole dance n’est, en soi, pas un acte inédit puisqu’il existe une production assez conséquente de vidéos de pole. Mais cette production, à quelques rares exceptions près, n’a qu’une vocation pédagogique ou une valeur d'archive. La plupart des vidéos ont pour but de décrire un mouvement ou une figure (DVD pédagogique), ou de rendre compte d’une performance scénique (spectacle, compétition). C’est pour cette raison que je trouve pertinent de réfléchir à une image pour la pole dance : comment peut-on filmer la pole dance pour en donner une nouvelle perception qui ne serait pas seulement monstrative ou descriptive ? Une telle recherche permettrait d’ouvrir de nouveaux horizons esthétiques au sein de la production vidéo de pole dance. Et puis, il est plus que probable qu’un projet de ce type participe à la défense de la pole dance comme discipline sportive et artistique à part entière.

 

Bon, en vrai, vous l’avez compris, si j’ai envie de filmer la pole dance, c’est aussi parce que j’en fais ! Je n’ai pas un niveau professionnel, mais je suis complètement accro. J’ai envie de montrer le potentiel de la pole. Pour moi, c’est une danse vraiment singulière, et qui donne à penser le monde autrement. En effet, quand on commence la pole dance, on nous apprend d’abord à perdre volontairement l’équilibre, à se laisser tomber. L’essentiel des figures repose sur l’équilibre et la chute (qui sert d’élan), entre le « tenir » et le « lâcher ». Visuellement, le corps s’envole, il lévite, il semble s’extraire de la gravité, n’avoir plus de poids. Ou du moins jouer avec son poids. Le poids du corps est en fait ce qui permet à celui-ci de tenir à la barre, par le contact de la peau et par la pression du muscle.   

 

Mais, la particularité de la pole dance est peut-être aussi due à son agrès : la barre. D’abord, puisqu’il s’agit de tourner autour d’une barre, une figure peut être visible de n’importe quel côté. Les spectateurs peuvent potentiellement se placer en cercle autour de la barre, et chacun aura une bonne vision de la performance (et chacun verra la danse sous un axe particulier, un point de vue singulier). La pole induit donc un espace ouvert, un espace autour, et il s’agit, pour le danseur, d’évoluer dans cet espace, en restant accroché à la barre. Dans le quotidien, on retrouve ce même phénomène d’ouverture de l’espace : barre de métro, colonnes, arbre, statue, bassin aquatique, table, etc.

 

Cet espace ouvert pour le public l’est également pour le danseur. En effet, du fait du caractère giratoire de la pole dance, le danseur ne peut pas parler de « devant », de « derrière », de « droite », ou de « gauche ». Toutes les directions de l’espaces se valent, c’est à lui de choisir comment s’orienter. Son seul repère, c’est la barre. A cela s’ajoute le fait que le danseur doive s’émanciper des notions de « haut » et de « bas » puisque beaucoup de figures s’exécutent la tête en bas. Le danseur doit donc penser les mouvements autrement.

 

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[© Maxime Joret]

 

Il est intéressant de s’interroger sur la verticalité de la barre de pole dance. L’être humain se différencie de l’animal parce qu’il se tient debout : la verticalité est une des caractéristiques de l’humanité. La verticalité c’est un lien entre la terre et le ciel, on est dans l'apesanteur. Évoluer sur la barre, c’est finalement s’affranchir des contraintes de la pesanteur pour atteindre, peut-être, un état supérieur (lévitation, anti-gravité). On peut aussi remarquer que la verticalité de la barre peut faire penser à un totem ou à une figure christique (il existe en pole une figure appelée le crucifix, où l’on se tient vertical, les bras en croix, en enserrant les jambes autour de la barre, sans toucher le sol). Il y a peut-être dans la pole un aspect métaphysique, un pouvoir permettant de transcender notre quotidien, de s’arracher de notre condition terrestre pour approcher un espace céleste, un espace stellaire. La barre est le lien, le vecteur vers cet espace. Le danseur ne se confond jamais à cet axe, son corps et ses gestes sont hors de l’axe, autour.

 

La barre nous projette vers un ailleurs, elle est vecteur de déplacement, elle ouvre un espace infini autour, elle permet d’inventer cet espace autour. L’autour de cette ligne est a priori infini. La barre n’est pas un espace, elle n’occupe que peu ou pas de place, mais elle crée un espace. En s’appuyant sur la barre, le danseur choisit de créer cet espace où il veut, il le modifie au fur et à mesure de ses figures, il interagit avec lui, il l’explore. Cet espace a une forme de torique (comme un donut), et il peut glisser le long de la barre verticale, selon la hauteur du danseur (cf. schéma).

 

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L'ÉQUIPE DU FILM

 

 

• Maxime Joret (danseur/chorégraphe) :

 

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Champion de France de Pole Dance en 2016, Maxime Joret est un artiste aux multiples facettes. Après une dizaine d’années de théâtre et un parcours en arts plastiques, il s’est d’abord dirigé vers la danse classique, jazz et contemporaine. En 2010, il découvre la pole dance grâce à la grande Doris Arnold. Aujourd’hui professeur et performer en France et à l’étranger, Maxime n’hésite pas à enrichir sa pratique de la pole dance en puisant dans d’autres types de danse ou d’autres formes d’art (danse, arts plastiques, sculpture, etc). Maxime est chorégraphe et directeur artistique au sein de la compagnie des Vivants Piliers (compagnie de pole dance/danse contemporaine). Il a remporté la 2ème place de la Compétition « Pro » de Pole Théâtre Paris en 2016, catégorie « Art » grâce à son duo avec Vanessa Mantoan. Il a terminé en 3ème position à la Compétition Pole Art France 2015, ainsi qu’à la Compétition Française de Pole Dance en 2015 et en 2014. Voyez plutôt par vous-même et laissez-vous emporter dans son univers  :

 

 

 

Florent Médina (réalisateur/cadreur) :

 

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Formé aux techniques du cinéma à l’ENS Louis Lumière, j’ai toujours été fasciné par la danse sans jamais vraiment oser faire le pas. Un peu sur le tard, j’ai commencé par la danse urbaine : ragga dancehall, afro, twerk. J’ai découvert la pole dance en 2015 en travaillant sur le tournage d’un documentaire sur Dorothy, une pole danseuse parisienne. Ça a été le coup de foudre, Dorothy m’a ouvert les portes de Pole Dance Paris et je suis devenu complètement accro. En 2016, en tant qu’opérateur image, j’ai pris part à l’atelier de recherche et création « Le Corps infini », dirigé par la chorégraphe Kitsou Dubois, en partenariat avec l’Académie Fratellini. Ce projet m’a permis, pendant plusieurs mois, d’explorer en totale liberté différentes manières de filmer le corps des acrobates aériens. C’est de cette riche expérience qu’est né le projet d’un film de pole dance. De plus, « Upside Down Revolution » s’inscrit pour moi dans une recherche technique et théorique plus large puisque, dans le cadre d’un mémoire, je m’interroge sur le caractère singulier et essentiel de l’acte de conception d’une image ciné-chorégraphique.

 

N'hésitez pas à faire un tour sur mon profil LinkedIn, sur ma chaîne Youtube ou encore ici pour en savoir plus sur mes précédents projets.

 

 

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[extraits des images de l'atelier "Le Corps Infini"]

 

 

• Les techniciens :

 

L’équipe technique du film est composée d’une dizaine de personnes, formées comme moi à l’ENS Louis Lumière aux techniques du cinéma, mais aussi du son et de la photographie. J’aimerais d’abord citer Maxime Sabin, le chef opérateur du film, accompagné à la caméra par Quentin Bourdin et Léo Brézot, à la lumière par Marc Leyval et Pauline Broulis, et à la machinerie par Clotilde Coeurdeuil et Cyprien Mur. Et puis, Julien Charpier sera notre stéréographe pour la partie en 3D du film, sous les précieux conseils de Minh Hoang et Pascal Martin. Enfin, deux photographes feront partie de l’aventure pour garder une trace du tournage : Nicolas Lascourrèges et Julien Chevallier.

À quoi servira la collecte ?

COMPLÉTER LE FINANCEMENT

 

 

« Upside Down Revolution » est un projet essentiellement bénévole mais, pour pouvoir faire le film, nous devons au moins lever 1200 euros pour couvrir les coûts de matériel et les coûts humains :

 

- location auprès de Pole Dance Paris d’une barre de pole dance (et des système de fixation) : 150 €

- location auprès de Cynesyl de rails circulaires pour faire un travelling à 360° (pour 4 jours) : 500 €

- achat de costumes, tissus et des éléments de décor : 100 €

- cachet du danseur (pour 5 jours) : 300 €

- repas pour l’équipe à la cantine Arpège de la Cité du Cinéma (11 repas pour 5 jours) : 405,35 €

- régie du plateau (pour 5 jours) : 180 €

 

Cela représente un total de 1680 €.

 

Une partie du budget sera couverte par l’ENS Louis Lumière à hauteur de 610 €. Il reste donc 1070 € à couvrir, auxquels s’ajoutent les frais de collecte KissKissBankBank (8% du montant récolté, soit environ 80 €), et les frais de fabrication et d’envoi des contreparties (environ 50 €).

 

Les fonds récoltés sur KissKissBankBank seront perçus par Florent Médina (le réalisateur). C'est lui qui s'occupe de la direction de production du projet.

 

« Upside Down Revolution » a donc besoin de 1200 € pour voir le jour ! Nous n'attendons plus que votre soutien ;-)

 

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LES PARTENAIRES DU FILMS

 

 

Nous avons présenté « Upside Down Revolution » à différents organismes et différentes personnes qui, séduits par le projet, ont accepté de nous aider en nous prêtant du matériel :

 

l’ENS Louis Lumière (Cité du cinéma) : un plateau de cinéma, une caméra Arri Alexa Studio, une caméra Phantom Gold (prise de vue à très grande vitesse), une série d’optiques Cooke mini S4, des accessoires caméra et vidéo, de la machinerie (notamment une Dolly Argus) et du matériel lumière, une station de montage, une station de VFX, un studio de montage et mixage son ;

le groupe Thalès-Angénieux et Jean-Yves Le Poulain : un zoom Optimo Style 16-40mm et un zoom Optimo Style 30-76mm ;

• Minh Hoang et Pascal Martin : un mini-rig 3D avec deux caméra Blackmagic, un moniteur stéréoscopique.

 

(plateau de l'ENS Louis Lumière)

 

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Côté danse et Pole, nous avons le plaisir de collaborer avec Pole Dance Paris, Wild Pole Studio et le magazine Danse-et-Vous (qui ont publié un article remarquable sur le projet !). Sachez que les cours de Pole Dance proposés en contreparties seront assurés par le Wild Pole Studio (certains cours seront donnés par Maxime Joret), Pole Dance Paris et par Florent Médina (à domicile).

 

Nous les remercions pour leur intérêt, pour leur générosité et pour leur confiance.

 

 

 

ET SI ON DÉPASSAIT 1200 € ?

 

 

- si nous atteignons 1250 €, nous pourrons proposer une rémunération plus juste à notre champion de Pole Dance, Maxime Joret ;

- si nous atteignons 1400 €, nous pourrons acheter des éléments de décor plus adéquats (nous voulons notamment acheter du gazon, que nous poserons à l'envers #upsidedown pour le sol) ;

- si nous atteignons 1700 €, nous pourrons envisager une chouette campagne de promotion et de diffusion du film en festivals !

 

Si vous avez déjà fait un don, c'est que vous êtes déjà profondément convaincus par le projet. Aussi, vous êtes les mieux placés pour convaincre d'autres personnes à nous soutenir ! N'hésitez plus : parlez du projet autour de vous, partagez la page KKBB du projet, expliquez à vos amis pourquoi vous voulez défendre ce film, et aidez-nous à trouver de nouveaux soutiens ! Tout est entre vos mains ;-) Sachez aussi que vous avez également la possibilité d’augmenter votre don : si vous le faites, nous vous en serons  reconnaissant à vie et vous serez récompensés par de contreparties surprises.

 

Alors, qu'attendez-vous ?

 

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[© Maxime Joret]

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florent.medina

Né à Saint-Etienne en 1994, Florent Médina sera bientôt diplômé en cinéma à l'ENS Louis Lumière. Réalisateur de plusieurs court-métrages ("Audrey" en 2013, "Más y más" en 2015), Florent est aussi assistant caméra et danseur. En 2016, son court-métrage "Eva" a connu un immense succès en festival (plus de 45 sélections dans le monde entier, 5 prix et une...

Derniers commentaires

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Beau projet servi par un danseur de choix...Que la grâce soit avec vous la semaine prochaine !!!
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Un projet original et pleinement créatif avec un danseur bourré de talent
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Je te souhaite le meilleur à toi et toute ton équipe. Que tu rencontres le même succès que pour "Eva" voire plus encore! Bon courage. Bises :)