Les dés sont jetés. Destination : Avignon. Votre soutien est notre chance. Ce projet peut, grâce à vous, avoir longue vie...

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Présentation détaillée du projet

Surgie du passé pour pointer du doigt le sort fait aux femmes, Virginia Woolf, telle un Sherlock Holmes en jupe et cardigan, mène l’enquête sur ce qui, au cours de l’Histoire, les a empêchées d’accéder à l’écriture.

V.W. Une chambre à soi sera à l’Espace Roseau pendant le Festival Off 2013.

Bienvenue dans les coulisses de notre projet !

 

 

V.W. Une chambre à soi,

d’après A Room of One’s Own de Virginia Woolf

 

 

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Du livre à la pièce de théâtre

 

« Pour écrire un roman, une femme doit avoir de l’argent et une chambre  à soi, un espace rien qu’à elle. »

 

Dans ce texte précurseur du féminisme qu’est Une chambre à soi, publié en 1929, Virginia Woolf nous donne à comprendre ce qu’écrire exige d’éducation, de temps, de tranquillité, d’espace personnel, d’argent, toutes choses dont les femmes ont cruellement manqué au cours du temps.

 

Au-delà de la parole engagée de l’auteur qui fait écho aujourd’hui au combat en faveur de l’égalité femmes-hommes, Une chambre à soi élargit son propos aux difficultés d’être artiste, homme ou femme, et révèle les coulisses de la  création.

 

Comme une corne dans la brume, V.W. nous interpelle, nous parle intimement. Et ce qu’elle dit est vivant. Son enquête prend une tournure inattendue : loin de se réduire à un essai, comme on le présente habituellement, le texte prend corps lorsque Virginia s'invente en personnage de fiction. Avec un sens théâtral intuitif et sûr, elle se met en scène dans un va-et-vient habile et incessant entre fiction et réel, s’emparant des outils mêmes de la fiction pour nous dire ce qu’est un roman. C’est une étonnante immersion dans le processus de création à laquelle nous invite une Virginia (la vraie ?) facétieuse, piquante et inspirée.

 

 

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En proposant une nouvelle traduction et en adaptant ce texte pour la scène nous avons choisi de restaurer la dimension fictionnelle du texte, essentielle mais souvent éclipsée au profit de la seule dimension féministe - qui demeure bien présente -, et de rendre justice à un aspect méconnu de la personnalité de Virginia Woolf qui était aussi une femme ancrée dans la vie et le réel et pleine d’humour.

 

 « Je trouve qu’on devrait quantifier les répercussions du découragement sur l’esprit de l’artiste : si, si, j’ai bien vu qu’une coopérative laitière avait mesuré les effets d’un lait ordinaire ou d’un lait de qualité supérieure sur la croissance des rats. De deux rats placés dans des cages voisines, l’un, gavé au lait ordinaire, devint chétif, craintif, furtif, et l’autre, nourri du lait de qualité supérieure devint gros, gras et enhardi. Alors, à votre avis, de quoi nourrissons-nous les femmes en tant qu’artistes ? » V.W.

 

 

 

 

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Notre feuille de route

 

Après avoir pendant près d'un an traduit, adapté, répété et produit la pièce avec nos propres deniers, nous avons au mois de juin 2012 fait une première présentation d’un état du travail dont la vidéo témoigne. D’ici le Festival nous allons remettre sur le métier notre ouvrage, reprendre le chemin des répétitions en mars pour peaufiner l’adaptation et le spectacle, jouer le spectacle 3 fois en mai… Nous porterons aussi l’accent sur la lumière, minimaliste jusqu’ici, et sur la création d’une bande son.

Pour en savoir un peu plus : c'est ici.

 

 

 

D’un mot à l’autre : une nouvelle traduction

 

Traduttore traditore... Si traduire c’est choisir, alors traduire à nouveau Une chambre à soi a toute sa pertinence. Ici, V.W. a privilégié au sens la musique des mots, là, elle semble avoir recours à un champ sémantique particulièrement marqué. Choisir en permanence. Au détour de chaque phrase, se poser de bonnes questions. Ne pas araser le rythme d’une phrase. Comprendre l’éventail des sens d’un mot, tenter d’en trouver un qui puisse en français rendre cette polysémie. Ne pas se tromper de registre de langue. Faire œuvre patiente de passeur. Tenir compte du spectateur. Avoir l’oreille. Dénicher l’humour, révéler l’ironie. Lire. Relire. Avoir à la  conscience que ces mots seront dits et non pas lus. Dire. Redire. Jongler en somme. Et pour finir, écrire en français pour du théâtre.

 

 

 

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Virginia Woolf (1882-1941)

L'auteur

 

Romancière, essayiste, nouvelliste, critique littéraire, éditrice, Virginia Woolf occupe une place centrale dans la littérature du XXème siècle et compte parmi les femmes les plus brillantes et libres de son temps.

Elle est la figure-phare du fameux groupe de « Bloomsbury » où elle rencontre son mari Léonard Woolf, avec qui elle fonde, en 1917, la Hogarth Press qui publiera toute son œuvre et deviendra l’une des plus importantes maisons d’édition anglaises.

Lorsque paraît Une chambre à soi, en 1929, elle a 47 ans, une notoriété solidement établie en tant que pionnière d’une approche novatrice du roman, qu’elle a révolutionné avec Mrs Dalloway (1925), La Promenade au phare (1927), Orlando (1928) et ceux qui ont suivi...

 

 

Qui nous sommes ?

 

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Marie-Paule Ramo

Traductrice, co-adaptatrice et metteur en scène

 

Premières années tissées d’imprévu, premiers écrits, elle apprend à faire vivre des spectacles autant qu’à les monter (Le Serpent noir,  Les Oiseaux, La Nuit de l’Hidrellez).

Rejoignant Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil comme comédienne, elle participe à ses créations pendant 6 ans. S’y forgent ses qualités de comédienne improvisatrice, son goût pour l’écriture et pour la transmission. (La Ville Parjure,  Tartuffe, Soudain des nuits d’éveil, Tout est bien qui finit bien, Tambours sur la digue).

Sa collaboration avec Irina Brook pendant 10 ans porte à maturité une activité parallèle à son parcours de comédienne : l’adaptation théâtrale, la traduction. Elle traduit  Shakespeare (Roméo et Juliette, Le songe d’une nuit d’été), Brecht (La bonne âme du Séchouan – Editions de l’Arche), Cervantes (Don Quichotte), Katherine Burger (Résonances), collabore aux mises en scène de En attendant le Songe  et Somewhere la Mancha.

Dan Jemmett, dont elle est la complice et traductrice de Shake, Dog Face et Femmes gare aux femmes de Middleton (Editions Kargo) lui propose d’écrire une pièce pour le jeune public, L’amour des trois oranges (d’après Gozzi) projet auquel elle participe aussi comme comédienne.

Tentée par des aventures plus personnelles, elle met, notamment, en scène Rose de Martin Sherman, avec Perrine Moran. Aujourd’hui, parallèlement à la traduction d’une pièce canadienne en vers « Swollen Tongues » qu’elle transpose en alexandrins, elle traduit, adapte avec Nathalie Prokhoris, et met en scène V. W. Une chambre à soi.

 

 

 

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Nathalie Prokhoris

Co-adaptatrice, comédienne

 

De son enfance grecque, Nathalie Prokhoris, en fille spirituelle d’Ulysse, garde le goût des voyages au long cours et des quêtes à travers les histoires, les mythes, la littérature.

Après une formation théâtrale (Ch. Audhuy collaboratrice de A. Voutsinas, D. Mesguich, D. Bezace)  et musicale (Centre d’Etudes Polyphoniques, Conservatoire russe Rachmaninoff), menée parallèlement à des études littéraires, elle collabore de façon suivie avec différentes compagnies théâtrales (Cie du Samovar,…).

Sa rencontre en 2007 avec la grande Catherine Zarcate décide d’une nouvelle orientation vers l’art du Conte. Elle navigue depuis entre le théâtre et le conte où elle développe un répertoire de contes traditionnels, de Grèce et d’ailleurs.

Elle fonde la Compagnie Trois…six…neuf, au sein de laquelle elle effectue un travail personnel de conception, d’écriture, de réalisation et d’interprétation, portée par le désir de faire émerger des figures mal connues ou méconnues de la littérature (Colette, M. Polydouri, C. Pozzi…). Sa quête se poursuit aujourd’hui avec Virginia Woolf, grâce à sa collaboration avec Marie-Paule Ramo.

À quoi servira la collecte ?

 

Aller à Avignon représente un investissement financier très lourd et comportant des aléas. Notamment celui de fragiliser une entreprise dont les porteurs de projets engagent leur propre argent pour partie. Alors, pourquoi se lancer dans cette aventure, exaltante mais délicate ?

Parce que c’est une occasion rare de jouer 24 fois, c’est-à-dire 24 fois rencontrer son public. Parce que le Festival est le lieu où de nombreux programmateurs viennent et que le spectacle a ainsi ses chances d’être acheté pour les saisons prochaines.

 

En économisant sur tous les postes et hors rémunération, nos besoins s’élèvent à 14 800 €.

Les fonds collectés couvriront pour moitié les deux dépenses qui à l’occasion du Festival Off atteignent des sommets, à savoir la location de la salle et du logement (11 300 €).

 

4250 € pour moitié des frais de location de la salle

1400 € pour moitié des frais de logement de l’équipe

 

Si nous dépassons notre objectif, réjouissez-vous, votre argent contribuera aux frais de la création lumière, de la création d'une bande-son, à alléger les frais de communication, et enfin .... à nous payer !

 

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Cie Trois...six...neuf

La Compagnie Trois…six…neuf est une compagnie théâtrale professionnelle, indépendante et non subventionnée, fondée par Nathalie Prokhoris. Elle oriente ses choix en particulier vers des écrivains femmes, avec le souci constant d’offrir à chaque parole singulière un espace où se déployer, où s’ancrer, un espace pour dire.

Derniers commentaires

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Nous sommes fier et fière de vous! Bonne et très longue route à vous! Syl & Chris
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BRAVO BRAVO BRAVO
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Bravo pour le spectacle! On entend parfaitement le texte. Espace zen avec juste ce qu'il faut de signes pour éclairer les sens un peu subtils de la pièce. Ah! je n'en dirai pas plus parce que je ne veux pas révéler certaines surprises délicieuses (voire appétissantes) de la mise en scène ! Cette pièce mérite largement une belle tournée... et pourquoi pas... à Londres !