Un conte moderne et cruel de Matthias Van Khache avec Gabrielle Lazure, Andrea Brusque, David Shaw et Paul Homem-Christo.

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Présentation détaillée du projet

Une jeune femme brillante et carriériste s'est laissée rattraper par son manque d'humanité et son fétichisme pour les objets de mode.

 

Son nouveau it-bag en cuir de cerf va devenir le centre de son addiction, et telle une biche effarouchée, c'est une chasse à courre entière qui part à l'assaut de son sentiment de culpabilité. Parviendra-t-elle à échapper à son destin ?

 

Mot de la Productrice

 

Vénerie (aux abois) est le premier court-métrage de Matthias Van Khache, un conte cruel et fantasmagorique teinté d’humour noir et de poésie. Son originalité et l’ambition des plans qu’il laissait présager ont attiré mon attention et la soif d’un challenge particulier à relever.

 

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Une première écriture situait l’action rive droite, mais très vite nos recherches en terme d’esthétique de lieux et quartiers ont transposé l’histoire dans un décor plus germanopratin. C’est ainsi face au Bon Marché que la boutique de prêt-à-porter de luxe Mercer by Edith accueillera la scène d’ouverture,

 

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avant la pérégrination du personnage de Charlotte dans les rues de Saint-Germain : le restaurant le Schmuck ou encore la devanture du club Le Zinzin, rue Sainte-Beuve.

 

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Avant de retrouver Elodie aux abords, puis au sein, des Jardins du Luxembourg pour un assaut effréné, la guidant vers une rencontre avec un cerf aux abois, apparition majestueuse – réalisée en

images de synthèses – au beau milieu de la Fontaine Médicis qui borde l’entrée Est des Jardins.

 

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La « partie de chasse » sera partiellement tournée dans un domaine dédié à la Vénerie et situé à Fontainebleau, puis lissée au montage avec les plans tournés sans les animaux à l’intérieur des Jardins du Luxembourg. Ceci nous permet de réduire considérablement les risques et de ne pas avoir à financer le transport des animaux.

 

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Autour du personnage principal de Charlotte, le scénario et l’énergie de Matthias ont permis de réunir une très jolie palette d’acteurs :

 

Nicolas Briancon dans le rôle du comte, 

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et Edouard de la Poëze dans le rôle du vicomte, 

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Gabrielle Lazure dans celui de Solange,

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Andrea Brusque incarnera le personnage de Mélanie,

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Philippe Laudenbach et Paul Homem-Christo seront le métayer et son fils,

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et enfin, David Shaw prendra les insignes d’Hervé. L’équipe technique est également au complet.

 

Nous recherchons actuellement des mécènes ou partenaires pour nous aider à compléter le montage. Nous envisageons un tournage sur 4 jours.

 

C'est un honneur pour moi que de porter ce film et nous espérons que vous trouverez en Vénerie (aux abois) les qualités d’un projet méritant votre soutien.

 

 

Note d'intention du Réalisateur

 

Ce court métrage d'environ dix minutes est un conte cruel sur le manque d'humanité et la capacité qu'ont certaines personnes à oublier que le monde ne se limite pas à leur petite personne. C'est l'histoire de Charlotte, petite trentaine arrogante et suffisante, qui, à la faveur de l'achat d'un sac va prendre la leçon de sa vie (la dernière d'ailleurs).

 

Elle n'est pas polie, ni aimable, et considère le monde qui l'entoure comme une masse informe dont le seul but serait d'accéder au moindre de ses désirs. Même les amies avec qui elle dinera n’ont avec elle qu’un échange très limité. Elles ne sont là que pour lui renvoyer une belle image d'elle-même, pour la mettre en valeur.

 

Si elle achète ce sac , dont la matière (le cerf sauvage) reflète la part d'humanité et de naturel qui lui font cruellement défaut, ce n’est là pour elle qu’une manière de la dompter définitivement, de lui dicter sa loi une bonne fois pour toute.

 

Mais la nature n’est pas dame à se laisser dompter si facilement. Alors si le pauvre cerf mort pour la cause de la mode ne peut se rebeller directement, quoi de plus jouissif que de commander le même sort pour Charlotte à ses bourreaux ?

C'est donc un équipage de grande vénerie qui se chargera de punir la belle Charlotte pour ainsi restaurer un semblant d'équilibre.

 

Le symbole de la chasse à courre est ici très important, car il représente une certaine idée de la véritable aristocratie – et ce, que l'ont soit pro ou anti-chasse - et du respect des valeurs ancestrales qui font défaut à Charlotte. Et puis le côté majestueux de cette chasse apporte une solennité au châtiment qui a valeur de symbole.

 

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C'est pourquoi tout ce qui se rapporte au champ de la chasse (la boutique, l'équipage) se devra de représenter cette France ancestrale et aristocratique. La boutique sera un magnifique écrin, comme un cocon où l'on n’imaginerait pas un instant qu'il puisse nous arriver du mal. Où tout n'est que luxe, calme et volupté.

 

J’imagine l'équipage majestueux, les tenues impeccables et les chevaux racés. La dichotomie entre le coté extrêmement rassurant de ce monde un peu suranné et la violence de l'action créera à mon sens l'angoisse. Car ce scénario est aussi un hommage à la série "The Twilight Zone", dans laquelle des hommes ordinaires voyaient d'un seul coup leur environnement - jusqu'ici protecteur - devenir hostile et meurtrier. Parce qu’après tout, Charlotte se sent bien dans cet univers du luxe, c'est même le seul qu'elle connaisse et il ne lui viendrait pas à l'idée que ce biotope puisse se retourner contre elle. On pensera aussi à "Rosemary's baby", où l'héroïne croyant trouver asile finira par se jeter d'elle-même dans la gueule du loup.

 

La mise en scène et en images mettra en exergue de manière douce mais flagrante l’opposition entre ces deux parties afin de créer ce sentiment d'angoisse. Dans une première partie, le monde du luxe encore protecteur, tout en plans posés, cadres léchés, travellings élégants, sera souligné d'une musicalité crescendo qui finira par virer à l’étrange. On pensera notamment

aux chansons de notre enfance, qui vireraient - comme la célèbre « Chanson Douce » - à une deuxième lecture horrible.

 

Note d'Intention Composition Musique originale - David Shaw

 

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Lorsque l’on se voit proposer en tant qu’auteur la composition de la bande originale d’un court-métrage ayant pour sujet central une grande Vénerie, on ne peut à premier abord qu’être transporté par des résonnances musicales ancestrales. Du son évident d’un cor de chasse, à des stratégies empiriques wagnériennes, en passant par la légèreté de variations propres à une palette de personnages (Pierre et le Loup) ou à une saisonnalité marquée (Les Quatre Saisons de Vivaldi).

 

Mais la vision de Matthias Van Khache qui est plus novatrice et abstraite ainsi que le challenge commun que nous nous sommes fixés de transporter le spectateur vers une expérience sensorielle mettant la musique à contribution, m’ont inspiré une approche sonore bien différente.

 

La musique que j’imagine donc serait une traduction de la mécanique glaciale d’une stratégie mêlant aux affres de la nature les méandres du cerveau humain. La parfaite harmonie sonore au service du cynisme de ce conte cruel, étayé par une exclusivité collant au monde du luxe. Charlotte, le personnage principal, est un simple pion de ce jeu tortueux. Elle même une victime de ces dérives, la nature humaine atteignant ses limites dans la dualité à laquelle elle s’oppose : la loi de la Nature et sa loi naturelle. Ainsi Charlotte est victime à double titre : métaphoriquement et dans sa propre chair !

 

Ainsi, les séquences que j’entends composer pourraient se rapprocher de la cold wave, du psychédélique ou de l’industrial. Pour certaines séquences, j’opterai uniquement pour des drummachines (en slapback reverb vocals) ; pour d’autres des accords de guitare cassés, sans rythme, mettant en abîme des textures, des cordes frappées ou des arpeggios incessants.

 

Il me paraît important de jouer sur les timbres, en créant des textures sonores organiques, sans forcément opter intégralement pour une musicalité concrète. Cela permettra d’agrémenter le suspens des images, la vivacité du montage.

 

Vénerie (aux abois) appelle à définir une atmosphère plutôt que de se limiter à sélectionner un medley de chansons illustrant purement le film.

 

Comme la musique de Tindersticks définit le cinéma de Claire Denis et apporte une entièreté à chacun de ses films, la composition vers laquelle je me dirige en collaboration avec l’auteur doit s’inscrire dans l’intégralité de ce court-métrage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

 

La collecte Kiss Kiss Bank Bank nous permettra de financer en partie ce projet ambitieux dans les conditions de l'économie d'un court-métrage mais au plus proche de la qualité d'un long métrage. 

 

Nos besoins actuels de financements complémentaires s'évaluent à 25 210 euros, dont vous trouverez le détail exact ci-dessous, correspondant à la partie production/technique du budget du film.

 

Le plus vous nous soutiendrez, le plus loin nous pourrons aller dans la perfection de Vénerie (aux abois).

 

DETAIL DEVIS ESTIMATIF

Location pack Scarlet 2 990 euros

Location optiques et filtres 920 euros

Location d'accessoires prises de vue (mattebox, follow focus, pied o'connor 2065, retour vidéo) 750 euros

Location costumes 2 900 euros

Location lieux de tournage (boutique de luxe, Jardins du Luxembourg, Domaine de Fontainebleau, restaurant) 4 000 euros

Machinerie (location de chariots élévateurs et d'une grue) 2 000 euros

Location de Matériel Eclairages 2 000 euros

Montage Son 1 200 euros

Montage Images 2 000 euros

Composition musique originale 2 000 euros

Défraiements collectifs région parisienne (frais de repas) 2 350 euros

Transports personnels et matériels (location voitures, camion électro, camion régie, carburant) 1 850 euros

Régie et divers (frais de communication, comptabilité) 550 euros

Assurances 900 euros

 

TOTAL 25 210 EUROS

 

 

 

 

 

 

 
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Charlotte Robert, Paul Homem-Christo et Matthias Van Khache

Charlotte Robert est une jeune productrice française.

Derniers commentaires

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Bonne chance pour ton projet Matthias ! Bises et bonne année ... Catherine
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yo bro !
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Mon Matthias chéri, big up pour ton film, qui se fera probablement avant mon second film (celui où tu vas assouvir ton fantasme de patron de casino.) Je te love, Emily