Nous sommes quatre étudiants des Ponts Paristech travaillant pour un projet d'innovation sociale pour Tsihary, au sud de Madagascar.

Large_vonjynom-1433840116-1433840128

Présentation détaillée du projet

Salut la compagnie !

 

Nous sommes Emilien, Pierre, Corentin et Martin et nous étudions en deuxième année au département de génie industriel de l'Ecole Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC). Dans le cadre du projet Innovacteur de la Paris-Est d.school, nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure de l'innovation sociale à Madagascar.

 

Je comprends rien, ça consiste en quoi ?

 

Après avoir passé une semaine dans le village à partager le quotidien des villageois, nous avons décidé de travailler sur leur gestion du budget. Nous avons en effet remarqué que c’était en travaillant sur ce thème que nous pourrions avoir le plus grand impact sur leur quotidien. En effet, avec plus de flexibilité sur leur structure de revenus et de dépenses, les villageois seront plus à même de mettre en place de projets de développement autours de thèmes comme l’énergie ou les techniques agricoles.

Nous avons donc organisé notre travail autour d’un toolkit sur le budget:

 

- Des carnets de comptes destinés aux villageoises (ce sont elles qui gèrent le budget familial à Tsihary). Nous avons déjà pu tester un prototype de carnets de comptes sur les villageoises pendant notre premier voyage, et celles-ci les ont utilisées pendant deux mois après notre départ. Nous avons pu remarquer que les villageoises ont gagné en précision sur leurs prévisions de dépenses et de revenus pendant cette période.

Img_1093-1432025940

Les femmes découvrant les carnets de comptes

 

- Un coaching, en complément des carnets, afin de pouvoir accompagner les villageoises dans leur utilisation des carnets afin de leur faire gagner en visibilité sur leurs dépenses et revenus, et leur permettre d’épargner de manière plus efficace. C’est aussi l’occasion d’aborder des thèmes tels que l’épargne, le microcrédit, afin de favoriser l’investissement, mais aussi des thèmes de développement plus généraux comme des techniques agricoles plus élaborées (SRI). Nous souhaitons de cette manière favoriser l’échange entre villageoises sur des thèmes de développement, notamment en les faisant travailler en trinôme avec un formateur, toutes les semaines.

Img_0994-1435338179

Clerc, notre intermédiaire sur place, expliquant l'utilisation des carnets

 

- Des tirelires, montées par les villageoises et leur servant à stocker l’argent épargné grâce au suivi de la formation, avant de la casser à la fin des six mois. Cela permet de sécuriser l’argent des villageoises et de s’assurer qu’il est immobilisé. Les villageois ayant une forte aversion pour les institutions, notamment bancaires, qu’ils considèrent comme des arnaques (pas tout-à-fait à tort dans cette région). Les tirelires permettent donc de proposer une alternatives aux banques et de s’assurer que l’argent soit immobilisé.

 

EN BREF : En donnant une meilleure visibilité sur les ressources et revenus aux habitants, ce projet à vocation à améliorer significativement leur niveau de vie en période de crise. C'est aussi un moyen d'implanter de manière pérenne la notion de gestion, nécessaire au développement de nouveaux projets.

À quoi servira la collecte ?

Afin de permettre au projet d'aboutir, et d'avoir un réel impact sur la vie des villageois, nous devons aller plus loin qu'un prototype "quick and dirty". Nous retournons donc sur place fin juin afin de finaliser le projet.

Nous avons besoin de la collecte, et tous les dons nous seront utiles à mettre en place une solution efficace:

 

- 5€ nous permettront de préparer un carnet ainsi qu’une tirelire pour une villageoise. Les carnets de comptes, personnalisés pour être agréables et faciles d’utilité, aident les villageoises à avoir une connaissance précise de leur comptabilité, ce qui est la base d’une utilisation efficace et raisonnée des ressources. La tirelire est un outil ludique et efficace pour épargner sans faire appel aux banques que les villageois craignent. 

 

- Avec 10€, vous donnerez accès pour une villageoise, non seulement au carnet, mais aussi à deux semaines de formation avec un coach de gestion budgétaire, afin qu’elle puisse utiliser ce carnet de manière efficace et ainsi que le suivi des comptes de la famille s’installe dans son quotidien comme une habitude pour pérenniser les bénéfices du suivi des dépenses et des revenus.

 

- Avec 25€, vous offrez à une des villageoises, en plus d’un carnet et d’une formation sur son utilisation, un coaching personnalisé pour qu’elles puissent travailler avec un professionnel sur leurs dépenses et revenus, en trinôme avec deux autres villageoises, sur les points à améliorer dans la gestion de leurs ressources. Ce travail en petits groupes permettra de créer pour ces femmes une émulation permettant d’installer la gestion des ressources comme un sujet de discussion et favoriser l’amélioration en continu. Nous pensons en effet que c’est en échangeant, non seulement avec un coach, mais aussi entre villageoises que le village pourra tirer plus de valeur de ses activités. De plus, ce travail par trinôme favorise l’entraide, notamment pour les femmes qui ne savent pas écrire.

 

- Avec 50€, en plus de la formation sur le budget, nous pourrons aborder avec les villageoises des thèmes plus larges de développement. En effet, si réussir à épargner est un premier pas vers une amélioration de la condition des villageois en favorisant les investissements, nous sommes convaincus qu’il est nécessaire de leur apprendre comment investir. Dans ces sessions collectives sur le développement, seront abordées des thèmes tels que l’amélioration des techniques agricoles, la mutualisation des outils et des services, la spécialisation des activités, le fonctionnement des services bancaires (crédit, épargne), et la transformation des produits bruts. Cela permettra de s’assurer que le travail effectué pour améliorer les finances des villageoises aura un impact optimal, et permettra d’installer une dynamique de développement pérenne.

 

Si vos dons dépassent le cap des 2000€, nous pouvons imaginer une formation plus longue, et la possibilité de faire bénéficier de ce service un nombre plus grand de villageoises. A l'heure actuelle, l'école peut accueillir un maximum de 40 villageoises. Avec des fonds plus importants, nous pourrions organiser deux sessions pas semaines pour faire monter le nombre de villageoises bénéficiant du service au double!

Thumb_13276_1601497186764651_4075567965875253617_n-1432022003
Vonjy

Vonjy est un projet mené par quatre étudiants des Ponts afin d'innover pour le habitants d'un petit village au sud de Madagascar: Tsihary. Pendant leur premier voyage, nous nous sommes imprégnés de l'environnement du village afin de réfléchir sur les thématiques de travail. Nous nous sommes focalisés sur la gestion des ressources des ménages.