"Not all those who wander are lost"... Aidez-nous à financer l'enregistrement du premier disque de l'orchestre Wanderlust !

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Présentation détaillée du projet

Il y a 4 ans et demie, l’article de blog d’une jeune illustratrice encore inconnue faisait un buzz inattendu et trouvait son chemin jusque dans l’esprit d’une jeune compositrice encore plus inconnue. La première y parlait de mots de différentes langues évoquant des concepts ou des émotions si particulières qu’ils ne trouvaient pas d’équivalent dans d’autres langues. La seconde se demanda si la clé n'était pas de changer de langage plutôt que de langue. La musique, langage universel compris par chacun à sa façon… le projet Wanderlust était né !

 

Une idée…

 

Wanderlust, c’est la mise en musique de mots intraduisibles en un ensemble de pièces, véritables contes honorant l’invitation au voyage contenue dans le mot "Wanderlust" (littéralement : l'envie d'errer...).

 

Le déclic m'est venu en juillet 2012 au cours d’un voyage très spécial en Afrique du Sud : en tant qu’invitée du New Large Ensemble de Carine Bonnefoy, je participais à une semaine de résidence débouchant sur une série de concerts au festival de Grahamstown. Cette expérience singulière d’immersion dans une musique orchestrale jazz finit de planter une graine dans un terreau déjà fertile.

 

S’en sont suivi plus de deux ans d’intense formation, notamment auprès de Carine elle-même, au conservatoire du XIIIème arrondissement de Paris puis au Centre des Musiques Didier Lockwood, ponctués de projets d’écriture pour Big Band ou orchestres associant des cordes. Les choses commençaient à se préciser et il ne me manquait plus qu’un prétexte pour l’écriture.

 

Comme je l'évoquais en préambule, celui-ci me vint en découvrant un article évoquant une série de mots intraduisibles issus de langues aussi différentes que le suédois, le japonais ou l’inuit. Si leur traduction vers une autre langue n’existait pas, ne serait-il pas temps d’en écrire une interprétation musicale, dans cette langue universelle mais que chaque musicien parle différemment et que chaque auditeur comprend à sa façon ?… Le concept pris forme : une création de 12 pièces, longues ou courtes, correspondant aux mots intraduisible auquel s'ajouta celui de « Wanderlust », qui donnera son nom au projet. Un concept suffisamment riche pour nourrir l'inspiration d'un son d'orchestre.

 

Une équipe…

 

 

 

Wanderlust, c’est aussi un orchestre de 14 jeunes musiciens et musiciennes issus de toute la France et d’ailleurs qui se sont rencontrés sur la scène jazz parisienne. Tous de brillants solistes, ils se mettent ensemble au service de cette vision et ce son de groupe.

 

Tour d’horizon : une section rythmique solide (piano, guitare, contrebasse, batterie) constitue le socle qui porte tout l’orchestre. Vient s’y poser la douceur d’un quatuor à cordes, que contrebalance la fougue d’un quintet de cuivres et de bois (flûte, cor anglais, deux saxophones, trombone), qui invitent parmi eux une voix. Ici, cette voix est un instrument à part entière. Dépourvue de paroles, ce n’est pas elle qui raconte mais l’orchestre tout entier. De cet impressionnant canevas surgissent les improvisations débridées de chaque instrument dont l’ultime envol est soutenu par la puissance de l’orchestre.

 

Dans cette belle équipe on retrouve :

 

Sophie Rodriguez à la flûte,

Balthazar Naturel aux hautbois et cor anglais,

Illyes Ferfera au saxophone alto,

Pierre Bernier aux saxophones soprano et ténor,

Paco Andreo au trombone à pistons, 

Adélie Carrage et Anne Darrieumerlou aux violons,

Hermine Péré-Lahaille à l'alto, 

Juliette Serrad au violoncelle,

Matthis Pascaud à la guitare,

Richard Poher au piano,

Arthur Henn à la contrebasse,

Gabriel Westphal à la batterie

(et moi-même au chant, au glockenspiel, à la composition...)

 

Quatorze musiciens, douze pièces et un son, dont l’originalité provient de la forte dimension narrative des compositions. Chaque pièce est une véritable histoire contée musicalement : en lieu d’art de la prose ou de la mise en scène, l’art d’emmêler les mélodies, de faire chanter les accords et de sublimer les timbres. La musique convoque des images mouvantes, tantôt gracieuses et poétiques, tantôt explosives, mais toujours étincelantes, et qui laissent chaque auditeur avec la sensation d’avoir fait un grand voyage.

 

Le témoignage de Rafik Djoumi (Arte) sur un concert de Wanderlust

 

Un live : 

 

 

Un projet…

 

Depuis l’idée initiale, l’orchestre a bien tracé sa route. En 2015, nous avons commencé les répétitions ensemble pour l’année suivante se produire tous les deux mois au Baiser Salé où nous avons étoffé notre répertoire. Nous avons aussi enregistré une petite maquette au CNSM de Paris en écoute libre sur Internet et intégré la fédération des orchestres de jazz et musiques improvisées « Grands Formats ».

Cette année, les projets se multiplient puisque l’orchestre fera partie de deux créations : la première avec un chœur constitué d’enfants des centres de loisir de la ville de Pontault Combault, qui donnera lieu à un concert en juin. La seconde avec un orchestre symphonique pour le festival Comme Ca Vous Chante.

 

Mais l’étape la plus significative pour nous restera l’enregistrement de notre premier disque au printemps 2017 – c’est-à-dire maintenant, du 22 mars au 8 avril pour être précis !

 

Extrait de l'enregistrement de notre maquette en 2016 :

 

 

La réalisation

 

Pour des raisons logistiques, cet enregistrement se fera en 3 temps : d’abord la section rythmique qui enregistrera au très beau studio Sextant près de Paris aux côtés des solistes pour garder liberté et connivence dans les improvisations.

 

Dans un second temps, les parties écrites des cuivres et de la voix seront enregistrées au studio Nyima d’Orléans, suivies de celles des cordes au studio Libretto à Antony. Un total de 11 jours supervisés par les excellents ingénieurs du son Matthieu Pion et Terence Briand (qui m’avait déjà accompagnée sur mon premier disque en sextet « Old Fire »).

 

Le disque sortira fin 2017-début 2018 (oui, il va falloir être un peu patient !).

 

Le produit fini sera un CD d’une heure 30 de musique totalisant 12 titres (8 morceaux longs correspondant à 8 mots intraduisibles, ainsi que de courts interludes d’orchestre). En plus du CD, nous ferons réaliser une édition limitée de vinyles par la Manufacture de Vinyles, jeune entreprise française écoresponsable. Le graphisme de ces pochettes sera réalisé par Marc Ribes, génial « artworker » reconnu (dont vous pouvez aller admirer le travail ici).

 

Notre maquette sur Soundcloud : 

 

 

La collecte

 

Nous lançons aujourd’hui une campagne de souscription afin de nous aider à financer ce disque. Via le site KissKiss BankBank, chacun peut pré-commander le futur disque ou tout simplement faire un don du montant de son choix pour soutenir cette création. Mais nous ne toucherons ces dons qu’à condition d’obtenir l’intégralité de la somme demandée, soient 6000 euros. 

À quoi servira la collecte ?

Si enregistrer un disque coûte déjà très cher, c’est encore plus le cas pour un projet de cette ampleur. En plus des frais habituels (la location des studios, les salaires des ingénieurs du son, les défraiements routiers, repas, hébergements, les frais de fabrication du disque, la taxe SDRM, le graphisme, la diffusion presse…) s’ajoute une grosse masse salariale pour rémunérer les musiciens. Depuis le début, ceux-ci ont montré leur enthousiasme et leur engagement en ne touchant aucun revenu des nombreuses répétitions et concerts qu’on a donnés puisque tout est allé dans une cagnotte commune. Bien que je sois certaine qu’ils réaliseraient cet enregistrement gracieusement s’il le fallait, la qualité de leur travail, tous professionnels qu’ils sont, ainsi que l'importance de leur investissement méritent amplement (et enfin !) un salaire.

 

Et qu’en-est il de cette enveloppe mise de côté ? Eh bien le total des revenus générés par 4 concerts en salle comble équivaut en réalité à 5% du budget global de ce disque…

 

En tant que leader de ce projet et extrêmement attachée à sa réussite, j’ai économisé depuis 2 ans afin d’être en mesure de prendre en charge une bonne partie des coûts liés à cet enregistrement, aidée par quelques subventions que nous espérons obtenir (on croise les doigts !).  

 

Ce que je vous demande de m’aider à financer aujourd'hui, c’est la différence salariale entre un disque jazz normal qui compte rarement plus de 5 musiciens, et le Wanderlust qui en totalise presque le triple. Sans vouloir vous ennuyer avec un savant calcul, cette différence pour 3 jours de studio s’élève à 6500 euros, que j’arrondis à 6000 pour cette collecte (parce que j’avoue que ce chiffre me fait déjà un peu peur !).

 

Ainsi, soutenir cet album, c’est affirmer qu’un projet « hors normes » comme celui-ci, que les circuits de distribution traditionnels considèrent comme « non bankable », mérite tout de même d’exister, par son exigence, son ambition en terme de composition et de propos.

 

C’est un acte politique pour affirmer que la musique et l’acte créatif gardent de la valeur (très bon article en anglais à ce sujet), même à l’ère où pour une somme mensuelle dérisoire on peut avoir accès à toute la musique du monde.

 

C’est aussi vous offrir un bel objet (en CD ? en vinyle ?) contenant de la musique qui, c’est notre conviction, vous procurera des émotions diverses…

 

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Où iront les fonds récoltés ?

 

Les fonds iront sur le compte de l'association "Les Ptits Cailloux du Chemin" qui endosse le rôle de producteur exécutif du disque, ce qui signifie que c'est elle qui s'occupe de toutes les démarches, fiches de paye, etc.

 

Et si l'objectif est dépassé ?

 

Alors je recruterai encore plus de musiciens ;-) ;-).

Plus sérieusement, si par hasard la collecte dépasse les 6000 euros, nous pourrons envisager un clip, un plus beau livret pour le CD, l’organisation d’un meilleur concert de sortie de disque

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Ellinoa

La « Wanderwoman » à la tête de l’orchestre, c’est elle. C’est l’une des rares chanteuses de sa génération à avoir réellement la triple compétence d’interprète, d'improvisatrice et de compositrice / orchestratrice. Musicienne respectée – le New Large Ensemble de Carine Bonnefoy, David Linx ou bien le légendaire Sixun lui ont fait confiance pour des... Voir la suite

Derniers commentaires

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Bravo pour ce projet et je vous donne :10 millions de "merde" pour la suite .
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Bravo pour ce projet et je vous donne :10 millions de "merde" pour la suite .
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Joyeux Anniversaire Ellinoa. Tout plein de succès pour ton nouvel album. Cécile - Azéline Créations