Dans le massif du Morvan, une problématique rurale : entre renouveau économique et protection d'une forêt, entre ressource et richesse.

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The project

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En forêt du Morvan, le projet d'installation d'une grande industrie forestière partage la population locale. Entre désir de développement économique et protection d'un patrimoine rural, Wood Valley interroge un cœur d'histoire de France.

 

 

 

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Wood Valley est un projet de réalisation documentaire (film, 52') sur le patrimoine d'une région française en pleine mutation. Le film prendra la forme de témoignages, d'histoires, et de débats autour d'un enjeu économique et affectif : la forêt du Morvan. 

 

Le Morvan est un vieux massif boisé, au cœur de la Bourgogne. Jusqu'il y a peu, il est resté une région à part, dont le patois des habitants et la rudesse du climat rebutaient le voyageur de passage. Si bien que, l'absence de route aidant, on a contourné le massif des siècles durant. Il est ainsi longtemps resté une région réputée impénétrable, semi-sauvage.

 

Mais du Morvan, via la Seine, il venait du bois, beaucoup de bois, lequel a permis à Paris de se chauffer. Et vu de l'extérieur, aujourd'hui encore, la richesse du Morvan, ce sont d'abord ses forêts qui recouvrent la majeure partie du territoire.

 

Et puis, en s'y promenant un peu, on comprend vite l'autre richesse, plus impalpable, de ces collines boisées. En leur coeur, elles ont gardé quelque-chose de leurs premiers habitants celtes. D'ailleurs, le coin foisonne de ces légendes que l'on retrouve aussi en Bretagne : lutins, fées, dragons (dîtes « vouivre » ici). Au plus profond du massif, entre les hêtres aux formes étranges, on peut tomber sur les vestiges de Bibracte, capitale celte millénaire... 

 

Feuillus

Cette image, ainsi que celles qui suivent, sont des captures d'écran de mes rushes.

 

Une forêt au coeur

 

Au quotidien, les habitants vivent avec ces bois et les conçoivent de façons diverses. Voisin verdoyant, jardin commun, ressource en bois... L'exploitation, la vie autour de la forêt a créé un lien particulier pour tous, personnel pour certains. Dans cet écosystème de gens, d'arbres, d'économie en déclin aussi, un nouvel acteur va entrer en scène. Une industrie du bois, à dimension internationale, qui doit apporter la promesse d'un service nouveau, d'énergie propre, d'emplois.

 

D'année en année, les résineux supplantent la forêt de feuillus, en accord avec les besoins du marché du bois. Le paysage change, à grande échelle, irrémédiablement : bientôt, la « forêt celte » ne sera plus, emportant une histoire avec elle.

 

Mais ici, dans la campagne vieillissante, la jeunesse s'échappe, faute d'activités, et les services publics se retirent. Difficile de dire non à une industrie du bois aux dimensions inédites, et aux promesses d'emplois qui vont avec.

 

Le Morvan, c'est aussi l'histoire d'un retour à la forêt. Ces dernières années, ils sont nombreux à être revenus, après une enfance dans la région, à leurs racines familiales pour se réinventer une vie professionnelle, ou passer une retraite au vert. Le retour de ceux que l'on appelle ici parfois les « néo » n'a pas été facile : bien des choses ont changé depuis leur départ, à commencer par les forêts de leur jeunesse. Aujourd'hui ils en sont devenus les plus ardents défenseurs.

 

Parmi les Morvandiaux, on est partagé entre plusieurs sentiments, mais personne n'est indifférent à cette nouvelle vocation industrielle de la forêt et chacun s'interroge sur le devenir d'un terroir dont l'ADN est constitué de bois...

 

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Pourquoi le titre de « Wood Valley » ?

 

« Wood Valley », littéralement « la vallée du bois », est le terme anglophone choisi par quelques industriels pour communiquer sur le projet d'un Morvan en tête de proue de la filière bois – à l'instar de la « Silicon Valley », la technopole californienne.

 

En choisissant ce titre, nous ne prenons pas position pour ou contre un projet. Nous questionnons sa réception et son sens pour les habitants de la région. 

 

Le projet

 

En fait, c'est justement cette passion autour d'une forêt, tantôt perçue comme une richesse, tantôt comme une ressource, que nous voudrions montrer, et peut-être partager. Ce que Wood Valley propose, c'est un témoignage, celui d'une région et de ses habitants aux prises avec leur histoire, leurs difficultés, et leur avenir.

 

Pour ça, on vous emmène à la rencontre des Morvandiaux et Morvandelles. Ils portent une responsabilité commune, celle de leur forêt. Parce qu'ils en sont en quelque sorte propriétaires ensemble : ils sont nombreux à posséder leur « parcelle », un bout de forêt à eux, un coin de verdure... Et on verra que la forêt du Morvan, ce sont aussi des parts d'une histoire commune, d'une mémoire centenaire.

 

Ce que nous recherchons est dans l'atmosphère autour de ce projet. Nous voulons donner la parole et faire l'économie du commentaire pour écouter des personnages décrire leur environnement et les laisser penser, librement et ouvertement au futur de cet endroit. Tout y sera affaire de conceptions de leur richesse. On ne tranchera pas entre les arguments.

 

Le coeur de ce film est une forêt avec ses gens, des gens et leur forêt, le lien qui les unit et les rapports qui s'annoncent entre eux à l'orée de ce que certains présentent comme une ère nouvelle.

 

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Réalisation

 

Tout au long de ce documentaire, le personnage principal, le fil rouge sera la forêt du Morvan.

 

Notre pari est donc de travailler au plus près de celle-ci, caméra au poing. Les entretiens seront menés en situation, dans cet environnement, en compagnie de sylviculteurs, d'élus, d'artisans, anciens et nouveaux, d'artistes... Tous habitants.

 

Il y a Pierre, 80 ans, bucheron retraité, qui a toujours vécu parmi les arbres. D'ailleurs, il continue à les visiter, souvent pour marquer les parcelles des uns et des autres. Parce que c'est bien simple : entre Blismes et Château-Chinon, le cadastre en forêt, c'est lui. Il est la mémoire vivante des bois. Ne lui demandez pas directement son avis sur l'avenir industriel des forêts : il suffit d'écouter son histoire pour comprendre qu'ici, entre la nature et l'homme, il s'est tissé des liens complexes qui n'appellent aucune réponse simple ou définitive.

 

Et puis il y a aussi, parmi d'autres, cet artisan du bois et sylviculteur, un jeune quinqua' qui revient de loin. Dans sa précédente vie, il travaillait dans l'informatique. Mais il n'y tenait plus, et il est reparti d'où il venait : le Morvan. Aujourd'hui, il poursuit une tradition familiale du travail du bois, et fait partie de ces individus qui veulent donner autant qu'ils prennent à la forêt, toujours dans cette recherche d'équilibre entre la richesse et la ressource.

 

Il sera aussi nécessairement question d'un monde rural en quête d'identité. Le massif du Morvan a subi de plein fouet la désertification rurale. Images et entretiens à l'appui, nous visiterons cette région française où, à bien des égards, la vie s'est figée au tournant des années 1970.

 

En apparence, du moins.... Car le Morvan, c'est aussi cette histoire méconnue d'un retour d'exode pour les enfants du pays. Malgré ses difficultés, la région devient le lieu d'une réinvention de la ruralité, entre traditions et modernités. 

 

Qui sommes nous ?

 

Normal_dsc_0139Benjamin Vincent, à l'initiative du projet, et à la caméra, 26 ans, est un jeune journaliste diplômé de l'Institut Français de Presse (IFP). Il a travaillé dans une dizaine de rédactions locales et nationales à travers la France, tous types de médias confondus. L'an dernier, il a eu la chance de faire partie des lauréats du prix Varenne 2012 des Journalistes Reporter d'Images (JRI), qui récompense des reportages portant sur des thématiques locales - ce prix lui a permis de démarrer le projet Wood Valley. Enfin, sa famille est originaire du Morvan, et il s'est attaché très jeune au devenir de cette région et de ses habitants.

 

 

Capture_d__cran_2013-05-18___12.44.18Léonor Lumineau, 26 ans, est également diplômée de l'Institut Français de Presse, après Sciences Po Lille. C'est une pigiste régulière pour le supplément économie du Monde et pour le magazine Capital. L'année dernière, elle a décroché la seconde place du Prix "Santé et Citoyenneté", ce qui lui a permis de co-réaliser un reportage photo et vidéo sur les migrants au Mexique. Même si elle est pour l'instant spécialisée en presse écrite, son dada c'est aussi l'image et les sujets sociétaux. Elle souhaitait se lancer dans ce type de projet depuis longtemps ! 

 

 

Capture_d__cran_2013-05-18___12.53.34Alexandra Brillant, 25 ans, est une artiste sonore, qui achève son cursus en art, aux Beaux-Arts de Rennes. Ses installations/performances questionnent notamment le son, l'espace, et leur perception. Son rôle sera de penser le son en général ! Elle s'occupera donc des prises en interview, mais elle apportera aussi et surtout sa sensibilité pour tout ce qui concernera le "design sonore" du projet : ambiances, musique, etc. : l'écriture sonore du projet documentaire dans son ensemble. 

 

 

Why fund it?

Cette collecte sera nécessaire à la petite équipe pour assurer le tournage, cet été et cet automne, ainsi que le montage et la post-production du film. 

 

Frais matériels - prise de son (Zoom, HF, mixette), location d'optiques pour la caméra, stockage des données (cartes mémoire, disque dur grande capacité), batteries, etc.  : 1500 euros

Frais de bouche, transport : 250 euros

Montage, post-production (mixage, étalonnage, habillage) : 1500 euros

Frais KissKissBankBank : 250 euros.

 

Soit un financement communautaire de 3500 euros au total.

 

Il n'y aura aucun autre financement extérieur, le reste de l'apport étant strictement personnel. 

 

Ce qui reste à notre charge, plus de 5000 euros :

La première caméra, d'une valeur de 1800 euros (Canon 5D Mark II), ainsi qu'une grande partie du matériel de prise de vue : plusieurs objectifs, un trépied, un monopod, pour une valeur de 1200 euros environ.

Matériel informatique : 1700 euros.

Enfin, tous les frais jusque là accumulés pour le repérage, en transports notamment : 500 euros env.

 

 

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Benjamin Vincent

Je suis un journaliste touche-à-tout, comme bien d'autres de ma génération. Mais l'image reste mon principal moteur, avec cette idée qu'elle permet de transmettre des émotions complexes, en plus d'autoriser des narrations originales. C'est donc sur ce type de ressors émotionnels et narratifs que je tente de faire évoluer mes projets personnels, à... See more

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100 %. C'est l'heure des vrais philanthropes, ceux grâce à qui vous pourrez aller au resto, acheter des K-Way et servir du Château-Chinon au vernissage. Bravo, champion ! Ma carte postale a intérêt à valoir la peine.
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Take my money please !!!!!
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Tous nos encouragements pour la réussite de ce beau projet!