2200 € pour plonger au cœur du rythme mythique "Moribayassa" en collaboration avec les enfants de la rue de Bamako.

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Présentation détaillée du projet

 

Le projet c'est de faire un film "YASSA, POURQUOI YASSA".

Votre aide financière c'est pour aller faire des repérages pour continuer à préparer ce film qui se passe au Mali dans les rues de Bamako.

Le Bonus c'est qu'une partie de cette aide sera reversée à une association qui vient en aide aux enfants de la rue de Bamako par le biais du "tourisme solidaire".

 

"YASSA, POURQUOI YASSA" c'est l'histoire d'une petite fille, orpheline dans les rues de Bamako qui doit comprendre l'origine de son nom pour accepter sa destinée. Sa quête l'amène au cœur du rythme mythique d'Afrique de l'ouest, "rythme des folles" pour certains, "rythme de l'espoir retrouvé" pour d'autres.

 

Ce rythme s'appelle MORIBAYASSA

 

Il est joué par les plus grands maîtres de percussion africaine.

ÉCOUTEZ LA VERSION DE MAMADY KEITA

 

 

 

Ce film se tournera au Mali, dans les rues de Bamako avec une troupe d'enfants musiciens joueurs de dununs et de djembé.

 

La préparation et le tournage va être l'occasion d'une collaboration avec l'association Sinjiya-ton crée en 2005 qui vient en aide aux enfants de la rue de Bamako.

 

La collaboration avec Sinjiya-ton est triple:

  - les enfants de cette associations feront partie du casting du film,

  - un projet culturel annexe autour d'ateliers de percussions sera mis en place,

 - l'équipe sera hébergée dans les chambres d'hôtes que propose cette association, cette formule de "tourisme solidaire" est un moyen de financement important pour cette association.

 

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Mais avant la mise en production et la réalisation proprement dite du film,

un voyage de repérages est indispensable pour rencontrer les différents partenaires du film à Bamako.

 

 

C'est pour ce voyage de repérage que je fais appel à votre intérêt et votre générosité.

 

Je vous raconte l'histoire en détail …

 

 

ORIGINE DU PROJET

 

La musique en Afrique remplit un rôle social. Elle n'existe pas par elle-même.

Le rythme Moribayassa est traditionnellement joué à la demande d'une femme. Le rituel de la danse est très strict. La femme est habillée de haillons, elle fait plusieurs fois le tour du village en prenant la foule à témoin puis va jeter ses vieux habits dans un dépotoir où bien elle les enterre au pied de l'arbre tutélaire. Elle exécute cette danse car, ayant perdu tout espoir sur un très grave problème (maternité, maladie d'un proche...), elle a invoqué «Moribayassa» en faisant la promesse que si son malheur cessait, elle exécuterait la danse du «Yassa».

Voilà en général ce qui est expliqué à ceux qui interrogent sur la signification de ce rythme.

Mais qu'est-ce que "Moribayassa " ? Un ancêtre ? Un arbre ? Un esprit ? Où encore,  pourquoi la femme doit-elle s'habiller de haillons  ?

 

 

J’ai eu le plaisir d'interviewer le réalisateur guinéen Cheick Fantamady Camara  présent au dernier FESPACO (Festival international de cinéma à Oaugadougou). Son long métrage qui va sortir dans quelques mois s'appelle justement "Moribayassa"!. Voici ce qu’il  m’a répondu: «on ne sait pas d’où viennent les choses … c’est comme un serment, une demande faite auprès des ancêtres … l’homme a besoin de quelque chose de plus haut à quoi s’accrocher». Il est né dans ce pays de croyances, il n’a pas besoin de chercher à savoir.

 

Il y a aussi la chanteuse guinéenne Aïcha Koné dans son nouvel album «Wassa» qui répond elle-même à un vœu qu’elle aurait fait. Elle chante en parlant de la guerre en Côte d’Ivoire : «moi j’avais dit un jour, que si cette guerre finissait je danserais le Yassa en faisant le tour du quartier». Quand un journaliste l’interroge sur l’origine de Moribayassa elle dit «C'est une danse accompagnée de chants qui a prospéré à l'époque de nos grands-mères et mères qui émettaient des vœux ».

 

 

 

Il y a aussi cette réponse trouvée sur le site web d’Abidjan (Us et coutumes 28 mai 2010): «Difficile de dire qui est ce Moribayassa qui exauce les vœux et que l’on remercie par la danse. Ce qui est indéniable, c’est une VATA (valeur traditionnelle africaine) propre aux Malinké et aux Bambara. Cette pratique remonte à des temps immémoriaux».

 

Mamady keita grand maître Djembéfola guinéen, dont j'ai suivi l'enseignement en France et en Guinée pendant 6 ans explique, lui, que le manguier de son village natal Balandougou, au pied duquel cette danse se finissait, a pris le mon de "Moribayassa".

Je remercie Ali Thomas (avec qui j’étais chez Mamady Keita en 2005 ) d’avoir tourné cette vidéo et de l'avoir mise en ligne en 2010… (même si un stabilisateur de caméra aurait beaucoup amélioré cette vidéo  …)

 

 

Je me serais contentée de ces réponses si Awa Kouyaté, danseuse au ballet national du Mali, ne m’avait parlé d’un film malien de la série "Terroir" de l'ORTM qu’elle avait vu il y a plusieurs années.

Ce documentaire montrait un village où les gens venaient présenter des offrandes et faire des vœux sur la tombe où était enterré un couple, l’homme s’appelait Moriba et la femme Yassa.

 

Tout à coup ce mythe ancestral s'ancrait dans une réalité…

 

A partir de là j’ai commencé des recherches. J’ai mis une année à retrouver la trace de ce film, qui avait disparu des archives de l’ORTM (Télévision malienne)  lors du coup d'état au printemps 2012. Il est en langue Bambara. (Cela m’a conforté dans l’utilité de l’apprentissage que j’ai commencé de cette langue à l’INALCO depuis 2010).

J’ai également trouvé deux livres qui racontent deux origines différentes de ce rythme.

 

NOTE D'INTENTION POUR LE FILM

 

Certes ma curiosité, mon apprentissage des rythmes au djembé, mon éternel « je cherche à comprendre …» et les moyens modernes d'investigation m’ont amené à réunir des informations peu connues à propos de ce rythme très populaire en Afrique de l’Ouest et maintenant en Europe.

Mais j’ai choisi le genre «film de fiction» car je ne me place pas en tant que "personne qui sait " et mon intention n'est pas de soulever une polémique entre différentes théories. Il n'y a pas qu'une seule "Vérité"!.

 

Comme le dit Cheick Fantamady Camara «ce sont toutes ces histoires qui construisent le repère d’un peuple».

 

Au travers de ce film, je souhaite mettre en images une histoire sensible et musicale ayant pour pilier central ce rythme mythique.

Ce sera d’une part, la mise en scène de la déambulation de quelques  jeunes musiciens dans la ville de Bamako qui jouent les dununs et les djembés, leur lutte dans la vie, leurs espoirs et leurs désillusions, les alliances et les oppositions, leur force et leur soif de vivre,       

     

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et d’autre part, au milieu d’eux, une petite fille résolue, sensible mais meurtrie qui a besoin de remonter le cours de son histoire pour pouvoir affronter son avenir. Sa quête va la mettre en difficulté face aux autres, face aux réponses multiples pour une seule question (« y a t-il plusieurs vérité ? ») et aussi face à elle même : que faire de ces affirmations qui semblent sceller son destin ?     

 

     

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Sa quête sur l’origine du mot « Moribayassa » sera aussi la nôtre.

Ce sera l’occasion de mettre en scène les différentes versions de l’origine de ce rythme.

 

Certaines parties du film seront sous forme de conte. Ces contes seront mis en images suivant des techniques de Motion Design, associées à des travaux d’illustrations traditionnels.

 

Remarque: les photos présentées dans ce dossier ont été prises lors de mes voyages, ce ne sont pas des photos de casting.

 

RÉSUMÉ DU FILM

 

Ne me pleure pas, chante-moi et danse-moi.

Une Yassa ne pleure pas.

C’est le message laissé à Yassa par sa maman, juste avant de mourir.

L’obstination de cette jeune orpheline, recueillie par des musiciens de la rue à Bamako, qui s’interroge sur sa destinée, va la conduire au cœur de l’origine du rythme africain ancestral « Moribayassa », le « rythme de l’espoir retrouvé ».

 

 

ÉTAT D'AVANCEMENT DU PROJET

 

D'une part:

Un dossier a été déposé au CNC pour une aide à la production ce qui me permettra peut-être d'entrainer un producteur dans cette aventure. La réponse tombera en Février.

 

d'autre part:

L'équipe technique française (chef opérateur, ingénieur du son et assistante) sont partants à 100%

L'équipe malienne (directeur de production et assistant) sur place à Bamako sont partants à 100%

De ce côté ci de la frontière comme de l'autre ce sont tous des professionnels confirmés.

Le grand maître djembéfola Adama Diarra, sur place à Bamako est partant à 100%. Il mettra en place les parties musicales avec les enfants comédiens musiciens.

 

 

A QUOI VONT SERVIR LES REPÉRAGES

 

- A aller au village filmé par l'équipe malienne de l'ORTM en 1998 qui se trouve à 170 kms à l'est de Bamako.

Les choses ont bien évolué dans ce pays depuis 15 ans ! La fête de commémoration à la mémoire de "Moriba" et de "Yassa" a-t-elle toujours lieu ?

 

 

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- A trouver le griot qui jouera une partie importante dans le film. Il faudra travailler avec lui les parties qui seront contées au rythme de sa kora. Elles sont écrites en français, il faudra les traduire en Bambara. C'est un gros travail de préparation car la langue et la culture Bambara ne permettent pas une traduction mot à mot.

Les parties contées et les dialogues des enfants seront aussi en Bambara, le reste des dialogues sera en français.

 

- A collaborer avec le djembéfola Adama Diarra et préparer un premier casting des enfants comédiens musiciens.  Il faudra amorcer un travail sur les parties musicales du film.

 

- A initier, parallèlement à la préparation du film, un projet annexe culturel avec les enfants de l'association Sinjiya-ton. Propositions autour de la musique, des techniques de prises de vue ou du jeu d'acteur.

                                      

- A rapporter des images qui pourront parler d'elles-mêmes de la richesse de ce projet tant d'un point de vue cinématographique que musical et social.

 

                                                                      

 

QUI-SUIS-JE?

 

Depuis trente ans je cherche  mes racines  en  me « faufilant », toujours par la musique, dans des pays de cultures traditionnelles (Brésil, Italie, Pays d’Afrique de l’Ouest). Pour chacune de ces rencontres j’ai aussi appris la langue du pays (pour l’Afrique c’est le Bambara à l’INALCO depuis 2010).

Pourtant je suis française, mes parents, mon mari et mes enfants sont français.

 

Alors pourquoi cette recherche ?

 

Les cultures traditionnelles m’attirent car elles ancrent l’homme dans un imaginaire collectif riche et puissant qui met en relation les différentes générations de la famille. Je n’ai pas trouvé cette « énergie vitale » dans la culture française alors je suis allée la chercher ailleurs.

 

Mon premier voyage en Afrique de l’Ouest date de 2003. Je suis partie pour parfaire mon apprentissage du Djembé auprès du maître Djembéfola de renommée mondiale Mamady Keita. Ce voyage m’a ancré en Afrique pour toujours.

Depuis je retourne en Afrique chaque année, (Sénégal, Guinée, Mali, Burkina-Faso) toujours dans un but musical mais aussi dans un désir de partage culturel et humain. Des liens d'amitiés se sont crées avec CéCé Koly, Mamady Keita et Beybey Youla pour la Guinée et aussi Adama Diarra,, Mohamed Camara, Ibrahima Sarr et Ibrahima Diabaté  pour le Mali, pour ne citer qu'eux …

 

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D'autre part, je fais partie activement d’une association artistique, « La Compagnie des Tambourlingueurs », dont l'activité s'inscrit dans l'intérêt général pour son travail interculturel auprès de divers populations. Nous travaillons  avec des musiciens maliens en France et au Mali.

 

N'hésitez pas à faire un tour sur notre site très bien fait … merci Pierre !

 

 

 Voici la vidéo que j'ai faite à l'occasion de notre participation à la "Course des Héros" de 2012.

 

      

 

Dernier point : Je suis inscrite depuis 2010 à l’université des langues orientales à Paris pour suivre un enseignement de Bambara (une des principales langues du Mali, proche du Malinké), ainsi que des cours de culture d'Afrique et des cinémas d'Afrique.

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Cela a été l’occasion d’être membre d’un Jury au festival international de cinéma de Ouagadougou (FESPACO) en 2013 et d’en faire le  court métrage que je vous livre …

      

 

Pour ce qui est de mon expérience de cinéaste, disons que j'ai appris le "métier" dans la première moitié de ma vie. J'ai été scripte, régisseuse, chargée de production, monteuse et cadreuse.

Voici quelques liens pour voir d'autres réalisations de court métrages documentaires.

 

O BE KE - Mariage à Bamako -

O BE KE - dans la ville de BAMAKO -

O BE KE - Au son des n'goni des duns et des djembés -

O BE KE - fête de Quartier -

PEINTURE SUR RUE

 

Maintenant, la cinéaste se met au service de la musicienne … !

À quoi servira la collecte ?

 Cette collecte va servir à financer les frais de repérage du film au Mali.

 

Je pars seule faire les repérages. Je connais bien la ville de Bamako, j'ai déjà rencontré Mamadou Touré de l'association Sinjiya-ton et Adama Diarra est devenu au cours des années et des rencontres un ami.

 

Donc il n'y a pas de rémunération de salaire. Je souhaite juste, grâce à votre intérêt pour ce projet  et votre générosité, rembourser les frais engagés.

De plus j'ai mon propre matériel de vidéo et de son avec lequel j'ai déjà fait plusieurs documentaires pour rapporter et monter de belles séquences d'images qui serviront à la suite du projet.

 

Bien sûr si cette collecte dépasse nos espérances, (je parle au nom de l'équipe et de tous ceux qui espèrent voir un jour ce film), cet argent sera mis de côté pour le tournage du film car là ce sera une autre aventure dont je ne manquerais pas de vous tenir au courant …

 

Dernière précision, car j'imagine que chacun d'entre vous peut se dire: est-ce possible d'aller au Mali en ce moment ?

À ce jour, mes amis à Bamako me confirment que le voyage est possible. Je compte partir en Février 2014 mais si la situation s’aggravait ce voyage serait reporté et bien sûr l'argent serait mis de côté,

 

Transports

avion Paris-Bamako et déplacements internes       1 000 €

 

Frais de séjour (20jours)                                             600€     

la plus grande partie de cette somme

sera reversée à l’association Sinjiya-ton

 

Ressources humaines                                                 300€

correspondants locaux,

le griot, le djembéfola, les guides …

  

Achat d’un support le SteadeePro                              130€

déjà réalisé en participant

au projet présenté sur KKBB

  

TOTAL hors commission             2 030€

 

Commission Kisskissbankbank

et frais transaction (8%)                                              170€

  

TOTAL                                        2 200€

 

D'avance un grand merci!

 

 

        et je vous offre ce proverbe Bambara: 

                     Mɔgɔ kelen tɛ se ko la.

        qui équivaut à : Seul on n'arrive à rien.

 

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Marilou

BIO DE L’AUTEUR Cinéaste dans une première partie de vie, percussionniste dans une deuxième… Depuis trente ans je cherche mes racines en me « faufilant », toujours par la musique, dans des pays de cultures traditionnelles (Brésil, Italie, Pays d’Afrique de l’Ouest). Pour chacune de ces rencontres j’ai aussi appris la langue du pays. Les cultures... Voir la suite

Derniers commentaires

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Je crois qu'avec le coeur, tout est possible...
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Beau projet, pour Bamako cher à mon coeur et pour tous ses enfants... pour Yassa. Bonne route.
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Pour Yassa, pourquoi Yassa, Bonne chance pour ton projet