THEATRE Au rythme des chansons de Dalida, un homme fait le bilan de sa vie. C’est son dernier jour de prison. En sortant, il sera Yolanda.

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Présentation détaillée du projet

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"Yolanda, le premier jour" est une pièce de théâtre musical

de et avec Olivier Pochon 

Piano: Marie-Laure Chanet

Mise en Scène: Marc-Antoine Allory

Ce thriller musical sera programmé durant 26 dates du 5 décembre 2014 au 28 février 2015 A La Folie Théâtre (Metro saint Ambroise)

Ce spectacle est une création en partenariat avec Yagg

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SYNOPSIS

 

       Dans sa cellule de prison, un homme vit son dernier jour d’incarcération. Tout en rassemblant ses affaires, il tire le bilan des 19 ans d’emprisonnement et de sa vie d’avant. Ce récit, il l’adresse à Mario, son ancien compagnon de cellule et amant, mort il y a des années.

       Ainsi il va faire le point sur sa vie passée comme plongé dans un tourbillon où vont s entremêler sa jeunesse solitaire et torturée, sa passion pour l'idole disparue, Dalida et sa fascination dévastatrice pour le feu.

       Ce bilan permet d'envisager sa future vie sous un nouveau jour, un premier jour de liberté. En sortant de prison, il sera Yolanda.  

 

   

 

 

NOTE DE L'AUTEUR    

 

      C'est en lisant le journal de Jean-Luc Lagarce (ed : Les Solitaires Intempestifs,1977 - 1990) que J'ai découvert le sujet de ma pièce. Il évoquait un fait divers sur lequel il aurait aimé écrire : celui d’un pyromane qui a sévi fin des années 80. Mais son projet n'a pu aboutir et l'auteur est mort en 1995.      

 

 A partir d'un article paru dans le Nouvel Observateur de l'époque, je me suis alors imposé un exercice de style. En me basant uniquement sur certains éléments de l'article en question (Sa passion pour Dalida, son goût pour le travestissement, la relation avec son père militaire,...) et en omettant tous les aspects psychologiques du tueur présenté dans le papier, je construis un personnage. Cette pièce est donc une fiction.    

   

     Je ne cite pas de lieu, les seuls faits factuels de la pièce tournent autour de Dalida, personnage central dans l'imaginaire du héros. Ainsi, la date de son premier incendie est liée à la date de la mort de la chanteuse. De même, nous connaissons uniquement l'identité féminine du héros, Yolanda, prénom d'origine de Dalida. Cependant, son véritable prénom nous est inconnu. Je travaille beaucoup sur les différentes identités de mon personnage qui ne se limitent pas à une polarité homme/femme.        

 

    Le récit est guidé par des extraits de chansons de Dalida que mon personnage interprète. Je les ai sélectionnées en fonction de leurs paroles qui évoquent le feu. Celui-ci est une allégorie de la passion amoureuse quand Dalida les chantait mais elles revêtent un double sens lorsque le héros les chante. D’autres chansons encore ont été choisies pour leurs thèmes, le départ, l’amour contrarié, la vieillesse notamment. Elles permettent à mon héros de s’extérioriser, de danser et donner ainsi plus de force à son propos.  

     

     « Le premier jour », sous titre de la pièce, fait référence au « sixième jour », dernier film et titre de chanson de Dalida avant son suicide. Pour lui, il signifie une renaissance, son premier jour de liberté.

     

      Olivier Pochon

 

 

   

 

NOTE DU METTEUR EN SCENE      

 

     « Yolanda, le premier jour » présente un héros qui est rongé par une multitude de personnalités.        Il y a d'abord le jeune homme solitaire, renié par ses parents, amoureux immodéré de Dalida, passionné pour un jeune étudiant italien, fantasme amoureux qu'il ne pourra pas aborder. Il voue une fascination folle et meurtrière pour le feu, vu comme son seul moyen d'expression, d'exultation pour l'être frustré et inconscient qu'il est.

 

       Il y a ensuite l'homme qui découvre l'amour en prison. Une idylle perdue depuis et un amant, Mario, qui est le destinataire principal de la pièce, présent et absent, l'observant dans cette cellule qu'ils ont partagée. Mario a veillé sur lui et maintenant, notre personnage doit lui dire adieu, faire son deuil.

 

       Il y a enfin la femme, Yolanda, figure féminine du personnage, qui prend petit à petit la place. Elle est devenue l'objectif, la porte de sortie pour ce héros qui souhaite muer, redevenir vierge de son passé. Yolanda est un homme qui aime être une femme, sans caricature ni fioriture. C'est un personnage qui est, sur scène, une Dalida toute en paillettes. Mais la Yolanda qui sortira de prison est une simple femme, libérée, fondue dans le quotidien.

 

         La question universelle de l'identité est donc le pilier de la pièce : au-delà de l'homosexualité et du travestissement, l'auteur nous interroge sur l'image de soi et le chemin à parcourir pour trouver et accepter cette identité. Le héros travaille pour comprendre ce qu'il est, pourquoi il agit ainsi. Il est indéniablement un être de spectacle, qui met en scène sa vie, qui nous raconte sa vérité, sa vision des événements.

 

         Mais la prison isole et pousse à la remise en question. En fouillant dans son passé, son discours est biaisé par les points de vues de tous les autres personnages qui le composent. Les musiques de Dalida lui servent de remède, de chrysalide permettant la transformation, sa libération. Il évolue sur son rapport à l'image de la féminité et de sa féminité qu'il découvre. Et c'est par cette identité féminine que pourrait naître un espoir de non-récidive. Il peut alors faire ses valises, au sens propre comme au sens figuré. Il range ses passés et ses fantômes .

 

       Le cadre de la pièce est donc à la fois la prison, la cellule physique dans laquelle il est détenu et d'où il va sortir, et son imagination, prison psychique où il est tout autant enfermé. Je souhaite faire éprouver cet étouffement aux spectateurs. Pour cela, je veux délimiter la prison au sein de son imaginaire et recréer sa cellule, au centre du plateau : un rectangle de 4 bandes blanches. Prisonnier de cet espace du plateau, je veux voir le héros pousser les murs, s'évader, et faire pénitence devant le public qui peuple son imagination.

 

       Puisque les faits que narre le personnage sont vus au travers du prisme de ses souvenirs, je me dois de travailler sur un espace rêvé où le personnage peut se laisser aller. Ainsi, il fantasme, dramatise, caricature son passé et le spectateur ne distingue plus le vrai, le vraisemblable, l'idéalisé... Il l'accompagne dans cet imaginaire, rentre avec lui dans sa tête. Si le personnage se retrouve encerclé de flammes, il faut que le public le soit aussi, que le plateau rougeoie et que le feu crépite. Il y a donc un subtil travail à effectuer sur l’environnement sonore et sur la lumière du spectacle.

 

       Nous sommes donc face à un protagoniste complexe, qui peut être tour à tour amusant, émouvant et effrayant. Mon travail consiste à faire ressentir cette multitude sur scène, avec une sobriété qui doit être au service du texte et permettre au comédien de piéger le spectateur dans son univers. Il ne s'agit pas de schizophrénie : il y a un seul comédien, un seul personnage, mais une multitude de personnalités.

 

            Marc-Antoine ALLORY

 

 

  EQUIPE ARTISTIQUE    

 

 

   

Olivier POCHON - AUTEUR et INTERPRETE    

 

 

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      Olivier Pochon est un artiste pluridisciplinaire (théâtre, chant, claquettes, l’écriture,...) En 2007, il est au théâtre des Déchargeurs dans Bent de Martin Sherman, mis en scène par Nicolas Guilleminot. Par la suite, dans l’atelier de Pascal Antonini, il joue Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltes puis l’année suivante dans la pièce Splendid's de Jean Genet.

       En 2011, il suit durant 2 ans la formation professionnelle de l'AICOM.  En 2014, il interprète Kokoriko dans l’opérette Ba-Ta-Clan d’Offenbach.

 

 

 

         Marc-Antoine ALLORY - METTEUR EN SCENE

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     En 2010, Marc-Antoine a suivi les cours au Guichet Montparnasse. Il y jouera Lysandre dans Le Songe d'une Nuit d'Été et Clitandre dans Les Femmes Savantes. En 2011, il integre l'Académie Internationale de Comédie Musicale.

       En 2012, il met en scène Culture Crêpe de Simon Delviller, monte « La Compagnie de la Mesure B », puis écrit et joue dans Crime, Le Musical. Enfin il est l'auteur et le metteur en scène de Un Thriller Radiophonique, pièce en cours de production. Depuis 2014, il suit les cours de Jean-Luc Galmiche au conservatoire du XVIIIe Arrondissement.          

 

 

 

Marie-Laure CHANET - PIANISTE

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     Marie-Laure CHANET prend des cours de chant lyrique à partir de 16 ans puis commence l’apprentissage du piano. Après 15 ans d’expérience de concours et concerts, elle vient au théâtre chanté en participant à Chilpéric au Grand Théâtre d'Angers.

       Apres une nouvelle formation de théâtre et de chant à l’AICOM et à l’EFIT, elle continue d'enseigner le piano et initie divers projets artistiques dont une adaptation de l’opérette d’Offenbach Ba-Ta-Clan, joué en 2013 à Paris.

 

À quoi servira la collecte ?

Nous jouons avec certitude "Yolanda, le premier jour" durant 26 dates du 5 décembre 2014 au 28 février 2015, A La Folie Théâtre.

 

La collecte sur ce site nous aidera à supporter les frais déjà engagés, à savoir :

 

. les frais de communication, impression des affiches et des flyers : 250 euros

. les décors  : 300 euros

. les accessoires, costumes, maquillages : 450 euros

 

En échange de votre générosité, nous vous offrons une affiche (à retirer au théâtre), des places pour venir à l'une des représentations de votre choix et/ou un exemplaire du texte édité, relié et dédicacé.

 

Si l'objectif est dépassé, la somme perçue nous permettra de jouer dans de meilleures conditions et de pouvoir la présenter en province.

 

Merci !

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Yolanda, le premier jour

La compagne La Servante propose la pièce de théâtre : Yolanda, le premier jour. A La Folie Théâtre.