« Zao », en grec, signifie «Je vis ». Soutenu, ce spectacle trouvera le souffle pour se produire au Festival Off en Avignon.

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Présentation détaillée du projet

 

ZAO

Création 2013 de la Cie Car'Avan

Théâtre corporel

 

Mise en scène : Thierry Sirou

Interprètes : Jean l'Océan et Laurence Couzinet-Letchimy

 

Création lumières : Sébastien Arribas

Création costumes : Marylène Joly-Pascal

Bande son : Cédric Billard

Montage vidéo : Fabrice Toupet

 

Tout Public à partir de 12 ans

Durée: 1h05

 

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A PROPOS DE LA PIECE

 

« Zao », c'est peut-être simplement ça : un chant de tendresse à l'adresse de la vie.

 

 

Explorant le cheminement de la conscience humaine (des origines jusqu'à notre époque actuelle), « Zao » retrace l'histoire imaginaire d'un homme et d'une femme et pose la question du sens de l'existence, de la relation à l'autre et des sentiments.

 

Essentiellement gestuelle, elle offre une visibilité charnelle à son propos. Les corps en mouvement suffisent, par leur capacité d’expression, à générer de la beauté et des émotions ainsi qu'à rendre intelligible le sens de la pièce.

 

C'est aux origines de l'humanité que le spectacle débute. Il évoque d'abord ce temps où la vie n'avait pas conscience d'elle-même et où le lien avec l'autre était dû au hasard des forces en présence. Puis retrace ces temps successifs où :

- vivre s’accompagnait essentiellement d’attitudes animales instinctives et répétées, nécessitées par les fonctions vitales,

- vivre induisait la conscience de soi, de son individualité et de sa solitude fondamentale,

- vivre imposait de s’unir pour mieux se défendre contre les éléments hostiles et aussi de se reproduire.

.

Mâles et femelles du règne animal, quels qu’ils soient, déploient aussi des moyens instinctifs pour préserver leur espèce. Et certaines d’entre elles partagent le subterfuge du plaisir pour se perpétuer.

 

L’homme et la femme n’échappent pas à cette nécessité. Ils usent de leurs cinq sens pour explorer l’altérité avec curiosité et jubilation: ils se regardent, se respirent, se touchent, se goûtent, s'écoutent. Autant de manières de communiquer et de construire une relation... de développer aussi leur cerveau en engrangeant expériences et observations. On peut imaginer ces amours originelles plus intenses parce que dégagées de toute contingence, de règles sociales et de soumission à une norme.

 

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« La vie, c’est comme une bicyclette,

il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. »

- Albert Einstein -

 

 

Et aujourd'hui ? Vivre...

Est-ce chercher sa place dans l'énorme construction collective que l'humanité a créée?

Et, si oui, les contraintes communautaires ne nous ont-elles pas imposé une manière d'être dans ce monde, nous obligeant à nous conformer à une représentation convenue de nous-mêmes ?

Ecoutons-nous encore nos sens?

Sommes-nous encore capables de nous aimer, simplement?

Est-ce un problème de vouloir être « bêtement heureux »?

 

Plus qu'une histoire narrative (avec un début, un milieu et une fin), Zao opère des saisies de perceptions, des explorations de situations existentielles, qui nous confrontent à l'indicible.

 

 

 

 

 

 

NOTES D'INTENTION DU METTEUR EN SCÈNE

 

S'attacher à deux personnages, un homme et une femme :

 

Ce qui fut beau et intéressant, voire émouvant dans l'élaboration de ce spectacle, ce fut de rendre brut ce qui l'était originellement et qui, quoique « oublié » par des milliers d'années d'évolution ou de morale, a pu resurgir.

 

Donner une chair à cette part non-civilisée de notre nature humaine a amené à déstructurer, modeler les corps et à les rendre capables de découvrir et d'emmagasiner des expériences tous azimuts, ouvertes à mille vents.

 

 

Aborder le thème de la procréation à différentes époques

 

De cette rencontre homme-femme s'ensuit tout naturellement la question de la procréation, de la transmission de la vie et, implicitement, de la parentalité.

Ces problématiques ont été abordées en deux temps:

 

Il y a des milliers d'années, d'abord, où l'on voit le ventre de la femme se gonfler en calebasse de pleine lune et où elle prononce ses premiers mots (« maison » désignant le cocon familial...) ; elle « couve ». L'oeuf, signifié scéniquement par une calebasse, représente la puissance créatrice et la capacité à donner la vie que porte en sa chair la femme. Renfermant dans sa coquille les éléments vitaux, il symbolise le germe et la pulsion vitale appelée à se développer si la femme lui transmet sa chaleur.

 

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La femme est prise d'une crise de panique lorsque l'oiseau prédateur lui dérobe son œuf. Un sentiment fou de vide l'emporte que seul son compagnon est en mesure de soulager.

 

Sans autre langage que des sons et une gestuelle, l'homme explique son combat avec l'oiseau qui a voulu leur dérober l'œuf. Il lui transmet sa vision, à la manière d'un conteur sans mots. Son corps restitue l'amplitude du vol de l'oiseau, la marche de l'éléphant, son combat mené avec l'oiseau pour protéger l'œuf, … la femme, enfin, s'apaise.

 

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Puis de nos jours, à l'heure du contrôle des naissances, des loisirs et du développement personnel, où l'on représente un couple qui s'interroge sur son envie de transmettre la vie et que l'on voit débordé, une fois le bébé arrivé, par le tempo qu'impose un nourrisson.

 

De cette situation que l'on pourrait qualifier d' « ordinaire » surgit pourtant un nœud existentiel qui malmène ces parents : « Qui suis-je devant cet enfant? L'enfant n'est-il pas en train de me repousser vers les frontières de la mort? Cet enfant, c'est un prolongement de moi ou un corps étranger?, ...»

 

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« Zao » n'a rien de désespéré pour autant ! Un spectacle autorise des bascules poétiques et d'ailleurs, comme dans la vie, tout est question d'éclairage et d'angle si bien que tout peut, soudain, apparaître merveilleusement léger et décalé.

 

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Cette légèreté, c'est aussi le lien affectueux qui se tisse finalement entre les trois (l'homme, la femme et l'enfant). C'est le début d'une nouvelle histoire qui commence et que chacun, dans le public, pourra s'inventer et se réapproprier.

 

En ce qui concerne d'ailleurs le dénouement de Zao, aucune intention n'a interféré ; c'est comme si la pièce disposait de sa propre respiration et c'est plutôt elle-même qui, une fois que l'on lui a érigé sa colonne vertébrale, a été capable de nous porter et de nous guider, comme si elle nous demandait de l'écouter.

 

De ce point de vue-là, le travail était pour tous une expérience plutôt inattendue. Et, comme dans la vie ou dans le travail que nous avons mené, on souhaiterait que ce soit cette part imprévisible, la plus belle et la plus mystérieuse, qui transparaisse dans « Zao ».

 

 

 

CONCEPTION ET MISE EN SCÈNE

 

 

Laurence Couzinet-Letchimy qui était danseuse et Jean l'Océan, conteur, ont du « oublier » leur mode d'expression familier et leur savoir-faire pour explorer le plus honnêtement possible les directives de travail. Dès lors, Thierry Sirou pouvait orienter la charge émotionnelle libérée, se servir des échappées comme autant de pistes possibles.

 

L'excellente connaissance qu'avaient les deux interprètes l'un de l'autre - mari et femme dans la vie - a constitué un facteur très favorisant ; ils ont laissé vivre leur nature en confiance. Ce faisant, c'est leur « clown » qui, par moments, a pris le dessus avec une puissance tout autant poétique que comique... et souvent inattendue !

 

Retournant aux origines, et à l'instar du dépouillement originel, c'est assez spontanément que la mise en scène s'est structurée sur l'essentiel : pas de décor dans « Zao » et très peu d'accessoires.

 

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La mise en lumières de « Zao », quant à elle, a fait l'objet d'un soin très particulier pour éclairer les différents tableaux, non pas seulement pour illustrer et mettre en valeur les comédiens mais parce qu'elle dit, en d'infimes variations, l'aube et le crépuscule, « le premier jour » évoqué dans la genèse, l'expérience et la quête de l'homme.

 

Une projection vidéo accompagne la fin de la pièce. ; simples et fugaces instants de vie retirés d'albums- photos. Banals, ordinaires, quotidiens, cueillis dans l'éphémère de chaque vie, ils font écho à ce que traverse le couple dans la pièce, élargissant par là-même le champ de vision du spectateur.

 

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Tous, partout et de tous temps, nous partageons l'expérience de la vie, ses exigences vitales mais aussi les relations d'amour qui nous construisent et nous animent.

 

 

LE PARCOURS DE THIERRY SIROU

METTEUR EN SCÈNE

 

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Artiste chorégraphique, metteur en scène, Thierry Sirou, formé à l'école Mudra (Bruxelles) a dansé avec Les Ballets du XXème Siècle de Maurice Béjart, Maguy Marin, Larry Richardson (New-York), Ballet Théâtre du Silence, Karin Waehner, Roland Petit et Zizi Zeanmaire, Ballet Moderne d'Athènes, Jazz Ballet de Torino, danse avec la C° Alvin Ailey, le ballet Memoria au Grand Palais (Paris) pour le bicentenaire de la révolution française...

 

 

En 1998, il fonde avec Laurence Couzinet-Letchimy la Cie Car'Avan. Ensemble, ils créent leurs pièces et les nourrissent de leur propre style chorégraphique alliant danse, théâtre, théâtre-danse ou conte.

 

 

La Cie Car'Avan a été récompensée à deux reprises par le Prix du Public au Concours Chorégraphique des Synodales (Festival de Danse Contemporaine à Sens) 

-en 2000 avec un extrait de « Plein de vies »

-en 2001 avec un extrait de « Mon enfant, mon royaume » (libre adaptation danse et théâtre de « L'empereur du Portugal » de Selma Lägerlohf) .

 

 

En 2007, ils rencontrent Jean l'Océan (par ailleurs conteur de la Caraïbe) qui se joint au duo pour la création de « Pas un ange...un enfant, simplement! » qui retrace la vie d'Albeiro Vargas (le « petit ange de Colombie »). Depuis, le trio collabore étroitement et travaille de concert sur tout le répertoire de la compagnie .

 

 

Parallèlement à son travail au sein de la Cie Car'Avan,Thierry Sirou fut assistant-chorégraphe sur le télé-film " Fais danser la poussière" présenté le 9 Février 2010 à 20h35 sur France 2, adapté du livre du même titre de Marie-Dô.

 

 

Diplômé d'Etat en danse, il enseigne la danse contemporaine au sein de différentes structures et stages en France et à l'étranger, ainsi que la méthode Pilates (gymnastique).

 

A partir de 2010, nommé directeur d’atelier pour l’ARIA (Association des rencontres internationales artistiques) sous la direction de Robin Renucci, il entraîne corporellement les stagiaires et signe la mise en scène de "Lysistrata" d’Aristophane et de cinq nouvelles adaptées d'Anton Tchekhov.

 

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À quoi servira la collecte ?

 

Cette collecte servira à financer :

- la location du théâtre Au Bout là-Bas (3500€) au Festival Off d'Avignon.

 

Si, par merveille, cette collecte était même dépassée, elle nous permettrait de financer d'autres frais tels que: frais de déplacement, communication (affiches et flyers) et salaires de l'équipe.

 

Quoiqu'il en soit, chapeau bas aux belles personnes qui nous aideront.

 

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Cie Car'Avan

BIOGRAPHIE de la Cie Depuis 1998, la Cie Car'Avan crée des pièces alliant danse, théâtre, théâtre-danse ou conte. Récompenses : Car'Avan a été récompensée à deux reprises par le « Prix du Public » au Concours Chorégraphique des Synodales (Festival de Danse Contemporaine à Sens)  -en 2000 avec un extrait de « Plein de vies » -en 2001 avec... Voir la suite

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