Améliorer l'accès à l'eau potable au Burkina Faso

Participez à notre collecte pour faciliter la distribution d'eau potable aux habitants d'un quartier de Koudougou

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12/11/2019
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Améliorer l'accès à l'eau potable au Burkina Faso

        

Le projet consiste à augmenter la capacité de distribution d’eau, produite à partir d’un puits d’eau potable existant, pour mieux répondre à la demande importante d’eau des habitants  d’un quartier de Koudougou situé dans le secteur 5,  soit 1.200 personnes. Le puits est situé dans un centre apicole qui à l’origine l’utilisait  pour ses besoins propres. Ce puits a été ensuite ouvert à la population locale du quartier avoisinant, population qui ne dispose pas de l’eau courante, ni de puits à motricité humaine à une distance acceptable.

Qui sommes-nous :       

L’association H2°, dont le siège social est à LAON (Aisne), s’est portée  volontaire pour porter  des projets d’actions entrant dans le cadre de son  objet social  et ses statuts. L’objectif principal de l’association est de faciliter « l'accès à l'eau potable pour tous » et de contribuer concomitamment à maintenir la paix notamment en luttant contre la pauvreté et les risques d’endémies et d’épidémies. L’association H2° s'efforce donc à l’amélioration des conditions de vie et notamment à la limitation des migrations par la cohésion des sociétés et par l’ancrage des dites populations.  H2° contribuant à l’accès à l’eau potable, facilite de facto toutes les activités sociales et économiques de développement.  La charte déontologique de H2° mène chaque acteur de l’association à porter attention  aux valeurs humanistes et à l'idéal laïque facilitant la compréhension de toutes les cultures.

Notre motivation pour initier ce projet est née de relations présentes au Burkina Faso, au travers d’expatriés français qui travaillent depuis 3 ans à Ouagadougou et à Koudougou en relation avec les populations concernées.

La réussite de ce type de projet réside notamment dans la présence de relais sur place pour s’assurer de la bonne mise en œuvre des actions et des investissements ainsi que la pérennité des installations donnant accès à l’eau. 

Localisation :

Koudougou est située sur le plateau mossi à 100 km à l’ouest de Ouagadougou. Elle est la troisième ville en population avec environ 90.000 hab. 

 

 

Intervenants :

Notre action H2° vient en appui de Wend Puiré.  Cette ONG burkinabè est une fédération d’apiculteurs chargée de la valorisation de la filière apicole pour en faire un outil de développement économique au service du monde paysan. Les objectifs de Wend Puiré sont multiples :

- former les paysans à l’apiculture moderne,

- assurer la viabilité économique de la filière en assurant le rachat de la production de miel brut, son contrôle, son conditionnement et sa commercialisation (sous le nom Apisavana),

- développer la recherche apicole pour adapter les techniques modernes au contexte climatique burkinabé.

 

Présentation de la situation actuelle :

Le centre apicole, auprès duquel nous nous appuierons, est situé à la périphérie de la Ville de Koudougou. L’adduction d’eau de la Ville reste minimaliste  et connaît des interruptions de distribution fréquentes  dues aux coupures d’électricité récurrentes. En effet, le pays ne dispose pas d’une autonomie suffisante au niveau de la production électrique, ce qui l’amène à importer de l’électricité depuis le Ghana et la Côte d’Ivoire, et à réguler la fourniture de courant. C’est pour cette raison qu’un puits, d’une profondeur de 30 à 40 mètres, muni d’une pompe à pied avait été installé lors de la création du centre apicole. Seul ce captage permet de fournir de l’eau à l’ONG et aux habitants du quartier. Il permet en outre de répondre à un besoin sanitaire essentiel, et favorise la sédentarisation pour éviter le déplacement des populations.

Pour rendre plus efficient ce dispositif et répondre aux besoins croissants en eau du centre apicole (fabrication du miel et de savons) et à la progression du nombre d’habitants du quartier, une installation technique a été mise en œuvre au cours du second trimestre 2018. Elle consiste dans la mise en place d’une pompe immergée à paliers, alimentée par des panneaux solaires, et d’un réservoir de stockage de 5m3 alimentant 2 robinets de distribution d’eau. Ce dispositif est à ce jour insuffisant pour répondre aux besoins de la population locale.

Dispositif technique actuel :

La nappe souterraine utilisée dispose d’une ressource en eau potable importante. On commence à trouver de l’eau à partir de 30 mètres de profondeur et jusqu’à environ 75 mètres. Le débit maximum de cette nappe est estimé à 8m3/heure. La pompe immergée a été installée à une profondeur de 70 mètres. Elle est munie d’une sonde de niveau qui permet de l’arrêter en cas de manque d’eau. Ce qui n’est jamais arrivé tenant compte d’une ressource importante.

La pompe est une pompe de type classique pour les forages : pompe immergée, à paliers, d’une capacité maximum de 5 m3 / heure. Elle est alimentée en courant continue de 36 volts fournis par des panneaux solaires. N’étant alimenté que par les panneaux solaires, elle ne peut fonctionner que lorsque l’ensoleillement est optimum, c’est à dire à partir de 8h et jusque vers 18h.

Cette pompe est  raccordée à un réservoir de 5.000 litres installé sur une tour à 4 mètres de hauteur afin d’obtenir une pression suffisante pour distribuer l’eau à partir de 2 robinets.

Le réservoir est muni d’une sonde de trop-plein qui coupe l’alimentation électrique de la pompe quand la cuve est pleine et l’a remet en marche quand le niveau bas est atteint.

Le système de production électrique est fourni par quatre panneaux solaires, orientés plein sud et disposés sur un support métallique. Sous ce support se trouve le boîtier de commande et de régulation électrique.

 

L’installation a été réalisée par une entreprise de plomberie et d'électricité de Koudougou. Pour  limiter les coûts de construction, la structure métallique du réservoir ainsi que celle des panneaux solaires a été réalisée par l’équipe de soudeurs salariés de l’ONG, sous contrôle de l’installateur.

Le coût de l’installation d’origine  s’est élevé à 4.663.750 Francs FCFA (environ 7.110 €).

Le projet a été financé complètement  par Sogea-Satom, entreprise de BTP intervenant en Afrique et filiale du groupe Vinci. Dans le cadre de son engagement sociétal et de responsabilités, Sogea-Satom a créé le programme ISSA pour accompagner le développement économique et social des territoires africains et des populations locales en soutenant des projets liés à la micro-économie, à la santé ou à l’éducation, conjuguant soutien financier et parrainage des salariés. 

Pour responsabiliser la population sur la consommation d’eau et constituer une provision pour l’entretien du dispositif de pompage, il est demandé une petite contribution financière à chaque personne qui vient chercher de l’eau : 10 Frs CFA (0,02 euro) pour un bidon de 25 litres, et 50 Frs CFA (0,10 euro)  pour un fût de 200 litres.

Une personne est chargée de la collecte de ces contributions et relève, sur un cahier, les sommes perçues ainsi que les volumes pour une étude plus fine des consommations. Les sommes perçues sont totalement affectées à l’entretien et la maintenance des installations.

Le volume moyen distribué par jour est d’environ 15 à 20 m3. Toutefois, en période chaude, les coupures d’eau du réseau de distribution  sont plus fréquentes sur la ville de Koudougou. De ce fait, beaucoup plus de personnes  viennent sur le Centre pour avoir de l’eau et dès le matin il y a très souvent une file d’attente. Certaines personnes dorment à l’entrée du site pour être les premiers à pouvoir se servir.

Les principaux bénéficiaires de la station de pompage sont les habitants du quartier résidents à proximité du Centre apicole Wen Puiré. Cela représente près de deux cents familles composées de 5 à 6 personnes. Suite à une enquête terrain, la consommation hebdomadaire d’une famille de 6 personnes comprenant la toilette, la lessive et l’eau pour la cuisine s’élève à 200 litres. On estime que la consommation d’eau est répartie à 20% pour le Centre apicole et à 80% pour les habitants du quartier. Il convient de constater aujourd’hui que l’accroissement démographique et la faiblesse du réseau d’eau  de la commune mènent à une demande croissante d’accès à l’eau potable provenant de ces puits au risque de mouvements de déplacements de populations et ultérieurement de migrations.

Limites du dispositif actuel :

Le dispositif actuel a été, à dire d’experts, bien conçu au niveau technique et il est adapté pour la région. Toutefois, l’enveloppe financière allouée par le financeur ne permettait pas d’intégrer toute évolution de la demande. Ainsi il n’a pas été retenu la proposition de coupler les panneaux solaires à des batteries de stockage afin d’augmenter le temps d’utilisation de la pompe. De ce fait, dès que le rayonnement du soleil décline, la pompe ne peut plus fonctionner par absence d’énergie. Aussi, comme les habitants puisent de l’eau du réservoir jusqu’à la fermeture du site, vers 19h, celui-ci est vide chaque soir sans pouvoir être rempli. Le lendemain matin, il faut attendre un ensoleillement optimum pour que la pompe se mette en marche en pleine puissance et remplisse la citerne. L’autre difficulté réside dans le faible volume de stockage du réservoir (5 m3). Comme les habitants tirent de l’eau au fur et à mesure que le réservoir se remplit,  la pompe est sollicitée trop souvent avec un risque d’usure et de détérioration à moyen terme (pompe de qualité  non industrielle).

Nos préconisations d’amélioration :

Dans le système actuel, il faudrait que la distribution de l’eau ne soit possible qu’à partir de 10h afin d’obtenir un meilleur rendement de la pompe et ainsi démarrer la distribution  avec un réservoir plein. Toutefois, cette règle est difficile à tenir compte tenu du nombre croissant de personnes en demande.

Plusieurs pistes ont été explorées pour améliorer le dispositif et permettre une meilleure distribution d’eau au plus grand nombre.

-La première solution consisterait à doubler la capacité de stockage en ajoutant un second réservoir et en le couplant avec le premier. Ainsi, lorsque la pompe serait en fonctionnement, elle remplirait les deux réservoirs simultanément avant de se mettre en veille. La pompe serait moins sollicitée par des relances la fragilisant. Notre étude met en évidence qu’avec un volume global de 10 M3, les réservoirs ne seraient pas vides en fin de journée, ce qui permettrait de redémarrer la distribution le lendemain matin dès 8h.

-La seconde solution consisterait à modifier l’installation actuelle en remplaçant la pompe immergée par une pompe hybride (alimentation solaire et électrique) de marque professionnelle, couplée avec des panneaux solaires plus performants. Ainsi, lorsque la production solaire n’est plus suffisante, l’automatisme  basculerait la pompe sur l’alimentation électrique le temps de remplir le ou les réservoirs. De plus, en cas de panne d’un des deux systèmes d’alimentation d’énergie (solaire ou électrique), la pompe  fonctionnerait sur le second mode d’alimentation,  ce qui garantit une plus grande disponibilité du service.    

Les études techniques et financières ont été réalisées sur place avec les entreprises de plomberie et d’électricité qui ont installé le système actuel. Avec près d’un an de recul sur l’utilisation de l’installation, ils ont été en mesure d’en diagnostiquer les faiblesses et de préconiser les améliorations pour sécuriser le fonctionnement sur le moyen terme tout en augmentant la capacité de distribution pour les besoins croissants des habitants.

Le porteur de projet de l'association H2° avec les entreprises locales qui réaliseront les travaux.

Waar dient de collecte voor

NOTRE ENGAGEMENT H2°

Sur les bases  de nos études, relations avec le tissu local et leurs représentants tant experts, administratifs que techniciens des associations consœurs, notre préconisation  consiste à proposer une intervention à deux paliers.

 

Palier 1 : Installation d’un second réservoir de 5m3 couplé à l’actuel pour porter la capacité de stockage à 10m3

              Coût selon devis du 9 mars 2019 :    1.893.075 F.CFA soit 2.886 €

 

Palier 2 : Installation d’une pompe hybride (plus industrielle) alimentée en mixte  panneaux solaires et  réseau électrique,  avec une  garantie de 5 ans

              Coût selon devis du 11 mars 2019 :    3.609.650 F.CFA soit 5.503 €

 

Le projet global s'élève à  8.389 € avec :

- un palier 1 à 2.886 €  (objectif à atteindre par la collecte en ligne)

- un palier 2  à 5.503 € (objectif d'une seconde collecte si le palier 1 est atteint)

Le financement du projet global (palier 1 , puis palier 2) s’appuie sur  l’appel aux dons des particuliers.

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