ANGÈLE

d’après le film de Marcel Pagnol et le roman de Jean Giono « Un de Baumugnes ». Nouveau spectacle de Cartoun Sardines Théâtre.

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17/06/2018
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€6.320
Voor €6.000
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ANGÈLE

Angèle, fille de paysans, vit avec ses parents, dans une ferme provençale, la Douloire, isolée au fond d'un vallon. 
Elle est aimée en secret par Albin, un jeune paysan. Mais celui-ci tarde à déclarer sa flamme. Un jour, Angèle se laisse séduire par Louis, un mauvais garçon de passage qui l'entraîne à Marseille, la grande ville, et la prostitue.
Saturnin, le brave et dévoué valet de ferme, lui aussi amoureux en secret d'Angèle, ému par le désespoir de ses parents, part à sa recherche. Il la retrouve, vivant dans une modeste chambre d'un garni tenu par une matrone, tue le souteneur, et la ramène à la Douloire avec son bébé. Le père accepte de les recueillir à condition de les cacher afin que personne ne soit au courant du déshonneur de la famille. Elle est séquestrée dans la cave de la ferme.
Heureusement, Albin survient, et il envisage de les amener chez lui, loin de la Douloire.

 

 

Au fil de nos spectacles, nous avons toujours gardé un lien solide et organique avec l’univers du cinéma. En berçant notre imaginaire de compagnie, il a franchi la barrière de l’écran pour se matérialiser sur la scène.

C’est à partir du concept du « film », connu de tous, dont nous nous inspirons, et que nous évoquons ses chefs d’œuvre, son mécanisme, ses styles, ses genres (Film Noir), ses images, ses références ou ses impossibilités, et son génie (Cinéma muet). Nous transposons son univers sur le plateau en lui donnant corps, aspect, voix et paysages sonores ; une vie inventée, recomposée, distancée mais toujours respectueuse.

Le projet « Angèle » tiré du film de Marcel Pagnol (1934) s’inscrit fidèlement dans cette démarche.

 

 

 

Le texte est tiré du film de Pagnol et l’essentiel de l’histoire est conservé.

Le public assiste au texte joué et simultanément, au tournage évoqué, simulé, chorégraphié et inventé du film.

6 acteurs se partagent la distribution des personnages principaux. Lorsqu’ils ne jouent pas les scènes, ils deviennent l’équipe « technique » du tournage.

Du réalisateur à l’accessoiriste, en passant par la scripte, tous les techniciens gravitent autour des scènes jouées, comme autant d’observateurs, espions, voyeurs, ou voisins, que le « qu’en dira-t-on » fait craindre aux personnages.

Le thème principal est le déshonneur d’une famille. On cache sa honte, sa souffrance, comme un fruit véreux. Ces ombres de la coulisse forment un ballet constant de « spectateurs énigmatiques ». Ils s’intercalent, interférent et s’immiscent dans le jeu des acteurs, illustrent l’univers ambiant des scènes : le monde à la fois invisible et réel du champ et du hors champ. Aucune caméra, aucune projection, tout est suggéré et théâtral… 

À partir d’anecdotes et de commentaires, de principes cinématographiques simples, de la réalité d’une époque ou d’une région, une relation directe est installée avec le spectateur.

Le jeu des acteurs est double, la distance avec l’histoire est constante, sa lecture est multipliée comme un miroir sans fin. Les situations cocasses, inattendues, succèdent à l’émotion naturelle et authentique des personnages dans leur mélodrame.

Le cinéma parlant, parfois balbutiant, des années 30, utilisait des moyens techniques proches d’un cinéma artisanal, et non loin du simple théâtre filmé : c’est le filtre de notre « objectif ». La machinerie invisible du tournage s’imagine au fil des scènes dans une gestuelle tout aussi réelle que stylisée. Elle devient un chantier permanent d’allées-venues mystérieuses et incongrues. De ce déshabillage résulte la tendresse, parfois l’absurde et très souvent l’émotion.

 

 

 

 

C’est un dispositif scénique cinématographique. Il se présente en deux appareillages distincts :

   - Un rail circulaire, tel un “travelling“ de cinéma. Sur ce rail est installé un dispositif adaptable, semblable à un chariot. L’objet est manipulé par les acteurs eux-mêmes. Il s’emploie pour les mouvements du cameraman et de son équipe.

Il fait également office de machineries diverses (banc, table, lit) autour desquelles les acteurs évoluent. Il contribue à une transition rapide optimale des scènes. Il évoque les divers modes de transport : charrette, voiture, mulet, bicyclette.

   - Au centre du travelling est disposé une tournette, c’est à dire un axe tournant, composé d’un praticable surélevé, prolongé de chaque côté, d’une pente permettant un accès facile. L’ensemble évoque les différents lieux de l’action, symbolisé par des niveaux et des axes, rappelant le positionnement multiple d’angles de vue d’un film. Le tout est manipulé par les acteurs eux-mêmes.  

L’espace de jeu est également ouvert au jardin et à la cour pour des déplacements d’acteurs, en relation directe avec le spectateur.

 

Six acteurs pour les huit personnages de l’histoire. Chaque acteur se retrouvant tour à tour, faire partie de l’équipe de tournage.

 

 

 

- Du 23 mai au 6 juin 2018 à L’Étang des Aulnes à Saint-Martin-de-Crau (13)

- Du 27 août au 5 septembre 2018 au Théâtre des Franciscains de Béziers (34)

- Du 10 au 28 septembre 2018 au Théâtre Comoedia d’Aubagne (13)

 

- Les 29 et 30 septembre 2018 au Théâtre Comoedia d’Aubagne (13).

- Le 5 octobre 2018 au Théâtre Jean Le Bleu de Manosque (04).

- Le 12 octobre 2018 à la Maison du Peuple de Millau (12).

- Le 18 octobre 2018 au Théâtre Jacques Cœur de Lattes (34).

- Le 27 novembre 2018 au théâtre de Corbeil-Essonnes (91).

- Les 29 et 30 novembre 2018 à la MAL de Thonon-les-bains (74).

- Le 8 décembre 2018 au Théâtre de Fos s/mer (13).

- Du 5 au 9 février 2019 au Théâtre des Bernardines de Marseille (13).

- Le 14 mai 2019 au Théâtre de la Chaudronnerie de La Ciotat (13).

 

  

 

 

Waar dient de collecte voor

Adapter à la scène « Angèle », a immédiatement suscité l’engouement des professionnels, des institutions ainsi que des établissements scolaires qui accueillent les actions artistiques liées au spectacle. Giono, Pagnol, il y a pour nous, dans ces univers, une intimité viscérale et une envie mature de porter à la scène ce vibrant hommage à la terre, à la vie, à la femme...  Si l’universalité et l’humanisme du propos ont été les éléments essentiellement constructifs de ce spectacle, l’aventure « Pagnol/Cartoun » a également attisé une formidable et bienveillante curiosité.


Si le projet est aujourd’hui accompagné par des coproducteurs, des partenaires qui mettent à disposition leur industrie ou qui ont déjà contractualisé la programmation du spectacle, sa réalisation est subordonnée à des moyens financiers encore insuffisants.
Le budget d’un spectacle est conséquent et très souvent, au fil de sa fabrication, il diminue en fonction des moyens finalement alloués. Aujourd’hui,  les montants des subventions consenties par nos collectivités sont pour certains, ou encore inconnus, ou déjà considérablement revus à la baisse : la conjoncture, depuis quelques années, est ainsi très pénalisante pour le spectacle vivant.
Alors nous lançons un appel à souscription, à hauteur de 6 000 euros, ou plus, afin de continuer à pouvoir imaginer, fabriquer, répéter, et finalement partager ce magnifique projet, auquel nous croyons tenacement. Cartoun Sardines Théâtre percevra l'intégralité de la collecte.

 

Sur un budget global de création de 72 954 euros, Cartoun Sardines Théâtre (association loi 1901) finance l'ensemble des charges du personnel (56 389 euros) ainsi que les frais relatifs aux résidences de création (3 715 euros), grâce à ses fonds propres et aux sommes déjà engagées par ses partenaires dans l’ aide à la création.  
Les achats et services extérieurs représentent une somme plancher de 12 400 euros, dont 6 400 euros peuvent être encore pris en charge par la compagnie. Les derniers 6 000 euros  font ainsi l’objet de cette collecte participative, ultime soutien ventilé ainsi :
Décors : 3 000 euros
Costumes : 2 500 euros
Lumière :  500 euros
 

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