Les oubliés de la Dolce Vita

Aidez Soeur Eduarda à offrir une aire de jeux aux enfants de la Scampia !

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26/08/2018
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Les oubliés de la Dolce Vita

 


Vivre à Naples, c’est s’installer devant un clair-obscur vivant de Caravage avant de frémir sur la profondeur de ses contrastes.

En haut du tableau napolitain : les levers de soleil orangés sur un Vésuve magnifique et altier, les eaux bleu pâle de Capri, la blancheur immaculée des mozzarellas de la Campanie, le vert pomme des luxuriantes campagnes qui étreignent Parthénope et le jaune doré des citrons géants de Sorrento.


Mais cette Dolce Vita, inventée par le réalisateur génial Fellini est comme tous les rêves – un battement de cil, quelques pas, un expresso-ristretto et les yeux quittent la lumière pour s’interroger sur l’obscurité.


En à peine 30 minutes de métro, les couleurs se sont évanouies. Les déchets jonchent les rues, les bâtiments, aux cinquante nuances de gris, sans fenêtres, tombent en ruine, les antennes paraboliques – verrues sur la face d’un visage déjà laid – s’accumulent sans logique et l’herbe jaunie par le soleil brûlant fini d’assécher la gorge nouée du visiteur inquiet de cette toile peinte d’une seule couleur : le gris.


Les couleurs sont mortes, l’espoir aussi.

La Scampia, arrondissement de Naples dans laquelle ce projet prend forme, était censé être un quartier résidentiel chic. C’est aujourd’hui la banlieue la plus dangereuse d’Europe. Délaissées par l'Etat italien, ces larges avenues initialement destinées à accueillir des familles de la classe moyenne, se sont transformées en une plateforme majeure du trafic de drogue, controlée par la Camorra. Dans cette zone, le chômage dépasse les 70%, plus de 30% des enfants ne finissent pas leur étude et la majorité des familles vivent avec moins de 800€ par mois. Vivant avec eux, les adolescents de la Scampia connaissent les salaires des trafiquants de drogue : une sentinelle gagne 1500€ par mois, un dealer 2000€ et le responsable d’une place de vente jusqu’à 10 000€. Placé dans cet océan de misère, sans perspective scolaire, comment imaginer qu’un adolescent dans la force de l’âge renonce aisément à ces revenues qui vont jusqu’à 5 fois le salaire moyen napolitains : 1227€/ mois ?


Si la tentation est grande, la possibilité d’y perdre la vie également. 6 enfants de la Scampia sur 10 impliqués dans ces trafics de drogue meurent avant 25 ans. Un mort par overdose est retrouvé chaque semaine dans la rue. Les assassins sont rémunérés 2500€ pour un meurtre. Somme dérisoire eu égard des 500 000€ de revenue engrangé chaque jour par le clan de Paolo di Laura, qui contrôlait le secteur pendant les années 2000.

C’est dans cet écrin de misère isolé dans une des plus belles régions d’Europe, que Soeur Eduarda a débarqué il y a plus de vingt ans avec trois autres soeurs catholiques. Véritables soutiens pour les habitants, elles ont été infirmières, conseillères administratives, psychologues, chauffeuses de bus. Excédée de voir que les enfants étaient des cibles faciles pour les trafiquants lors des vacances scolaires où les parents ne pouvaient pas s’occuper d’eux, Soeur Eduarda a voulu créer au sein de cette « Machine à broyer les couleurs » qu’est la Scampia, un oasis de sérénité. « Le Jardin des milles couleurs » était née.


Cette garderie, installée en plein milieu de la Scampia, accueille des enfants de 2 à 16 ans de 9h à 13h tous les jours pendant les vacances. Les enfants jouent avec des moniteurs volontaires de la Scampia ; Football, chorégraphie de musique, balle aux prisonniers.

 

L’image semble banale et fait penser à n’importe quel centre aéré communal français. Mais à 13h, lorsque les enfants quittent « Il gardino del mille colori » les yeux chatoyants de lumière sous le ciel bleu de Naples, il ne suffit que de quelques mètres pour que leur pied bute à nouveau sur une montagne de déchet gris – rappel brutal sur leur perspective de vie.

L’objectif de ce crowfunding peut paraître simple, il s’agit pourtant pour Soeur Edouarda d’un combat financier de plus de 10 ans : offrir à ces enfants un parc de jeux au sein de ce jardin. L’objectif de cette levée est de financer l'achat et l'installation de ce parc sur le carré vide en face du bâtiment principal.

 

Nous avons pour cela défini 3 paliers correpondant à des parcs de jeu de plus en plus étoffés. Un 1er palier à 500€ pour un parc sommaire, puis un suivant à 1 000€ et un dernier à 1 500€ pour des parcs plus complets. 

 

Qui sommes-nous ?

Trois volontaires français : Théodore, Clément et Louis, âgés de 24 ans, amoureux de Naples et désireux de contribuer à l'amélioration du quartier de la Scampia.

Waar dient de collecte voor

L'argent collectée servira à offrir aux jeunes de la Scampia une aire de jeu comprenant un toboggan, des murs d'escalade, un panier de basket, des mini-tunnels. De quoi amuser les enfants et animer les parties de chat perché. 

 

L'association du Jardin des Mille Couleurs percevra l’intégralité de la collecte.

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