Port-au-Prince, 10 ans et 37 secondes plus tard.

Port-au-Prince, 10 ans et 37 secondes plus tard. 10 ans de vie, 10 ans de combat, 10 ans de tournage.

Visueel van project Port-au-Prince, 10 ans et 37 secondes plus tard.
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11/12/2019
Einddatum
€5.920
Voor €5.000
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Port-au-Prince, 10 ans et 37 secondes plus tard.

Un projet de film documentaire.

10 ans de vie, 10 ans de combat, 10 ans de tournage.

Le 12 janvier 2010, la terre tremble à Port-au-Prince, pendant 37 secondes.

Personne n’est préparé à une telle catastrophe : 230.000 morts, 300.000 blessés, 1.500.000 sans-abri et… 6000 personnes amputées.

Myriam, Yslande et Rose ont toutes les trois une jambe écrasée et doivent être amputées pour avoir la vie sauve. Non seulement ces trois haïtiennes perdent une partie de leur corps ce jour là, mais aussi leurs rêves, leurs avenirs…

Comment se relever dans une ville totalement détruite ? Comment retrouver sa place de femme, de mère, de travailleuse, de citoyenne dans un pays où être handicapé, c’est être un "kokobé", un bon à rien, un parasite ?

Les aides seront nombreuses : d’abord la prothèse qui permet de remarcher mais aussi de retrouver silhouette humaine. Et puis la foi religieuse, les enfants, le travail… Yslande, Rose et Myriam vont se reconstruire, ou plus exactement se construire une nouvelle vie.

Yslande cherche désespérément l'amour, Myriam fait tout ce qu’elle peut pour garder sa famille unie, quant à Rose elle veut bâtir sa propre maison. Après avoir survécu à quelque chose d'aussi exceptionnel, ces modestes objectifs paraissent démesurément inaccessibles.

Depuis 10 ans ces trois femmes luttent quotidiennement pour vivre une vie normale. Une merveilleuse normalité, un parcours semé d’embuches, une vie émaillée d’événements parfois invisibles pour l’œil. Alors des tableaux typiquement haïtiens s’animent pour nous faire comprendre les douleurs, les souvenirs pénibles, les cauchemars, les rêves, les envies, les frustrations, les injustices, les petites joies et les grandes victoires.

Entre la magie colorée de l’art haïtien et un quotidien parfois très ordinaire, Yslande, Myriam et Rose nous font vivre ces 10 années passées à se recréer un avenir.

 

Je m'appelle François Berthaut et je suis le réalisateur de ce film.

Je me rends pour la première fois à Port-au-Prince 5 jours après la catastrophe qui se produit le 12 Janvier 2010. Je fais ce premier voyage en lien avec l'ONG Handicap International et la chaîne d’information Euronews, deux structures avec lesquelles je travaille régulièrement depuis plus de dix ans. L'objectif est de rapporter des images sur le travail de l’ONG immédiatement après le drame. La principale mission des équipes est la prise en charge post-opératoire des personnes blessées.

Arrivé à Port-au-Prince, je suis immédiatement impressionné par l'ampleur de la catastrophe. Partout se déroulent des scènes très fortes humainement, souvent tragiques mais il règne aussi une étrange ambiance de calme. Rares sont les cris ou les pleurs…

Et puis au milieu du chaos, un visage, un nom : dans la cour d’un hôpital, une jeune femme, elle s’appelle Yslande. Un mur lui est tombé dessus. Elle vient d’être amputée de la jambe droite. Elle a 20 ans, de beaux grands yeux qui se remplissent de tristesse.

Tout en se confiant, Yslande réalise que sa vie s’est effondrée, elle a perdu son père, sa maison, ses rêves… son avenir. Elle rêvait de finir ses études, trouver un travail et fonder une famille… Maintenant, Yslande se voit en haillon, sautillant avec ses béquilles, mendier dans la rue !

N’y a-t-il donc aucun espoir pour Yslande en Haïti ? Aucun autre avenir ? Que va-t-il lui arriver dans les jours, les mois, les années qui viennent ?

Ce jour là, elle est prise en charge par une kinésithérapeute qui lui explique comment utiliser les béquilles. C’est la première fois qu’elle se remet debout, 2 jours après son opération. Malgré la souffrance et la perte d'équilibre, ces premiers pas maladroits avec les béquilles lui redonnent un peu d’espoir. Je me sens alors le témoin privilégié de ce retour à la vie. Il n'est pas question de perdre contact et de ne pas savoir comment elle va reconstruire sa vie.

C'est ainsi que je me lance dans un travail à long terme, périlleux, entre immenses joies et grandes peines.

Je tisse des liens de confiance avec trois femmes : Yslande, avec qui s'est rapidement installée une certaine connivence, Myriam qui élève ses enfants avec la même exigence entre quatre murs en dur que sous une tente de fortune. Et Rose, personnalité haute en couleur, qui après avoir subi 10 opérations et passé 3 mois alitée, n'a pas perdu espoir et s'accroche toujours autant à son projet d’ouvrir un petit restaurant.

Depuis janvier 2010, j'ai pu faire 7 tournages qui représentent des dizaines d'heures d'enregistrement.

Voici un reportage réalisé pour Handicap International juste après la catastrophe en janvier 2010. Il dure 6 minutes. On y voit Rose, lors de notre première rencontre.

https://vimeo.com/366444599

Puis un autre, réalisé un an plus tard, plus long, il dure 22 minutes. Dans celui-ci on découvre Yslande avec des images de janvier 2010 mais aussi lors de son premier jour à l'atelier d'appareillage quand elle essaye la prothèse pour la première fois :

https://vimeo.com/366456243

C'est lors de ce troisième tournage que l'idée d'un film documentaire sur le long terme à vu le jour.

 

 

Waar dient de collecte voor

Pourquoi faire appel à vos dons ?

Le projet est entre les mains d'un producteur français et nous continuons activement à chercher un (ou des) diffuseur(s) en France mais aussi en Belgique, Suisse et aussi au Canada.

Mon objectif immédiat en tant que réalisateur est de terminer le tournage et précisément de pouvoir tourner les dernières séquences au mois de janvier 2020 lors des commémorations des 10 ans de la catastrophe. Pour moi il est vital d'être à Port-au-Prince à ce moment là, entre le passé et le présent. Les commémorations vont inévitablement réactiver des souvenirs douloureux alors que le présent montre à quel point la vie a évoluée :

Yslande est amoureuse et c'est une relation qui dure ! Je suis très impatient de rencontrer ce fameux Renald. Rose (photo ci-dessous) a déménagé en dehors de Port-au-Prince et continue de construire sa propre maison. Quand à Myriam la situation est plus difficile : elle est malade, elle doit être opérée. Son mari n'arrive toujours pas à trouver du travail stable…

En ce qui concerne les tableaux animés, 2 artistes sont déjà impliqués dans le projet. Mais il me faut en trouver d'autres et passer les commandes. Tous les thèmes sont identifiés. Comme vous pouvez voir dans le teaser, un essai d'animation a déjà été réalisé.

Ensuite, faire le montage et finaliser le film dans les semaines et les mois qui suivent…

Pour moi il est essentiel de finir ce film. Que ces parcours de vie soit vue par d'autres, que ces heures de tournage ne soient pas vaines, que le temps et la confiance qu'Yslande, Rose et Myriam m'ont accordés ne soit pas perdus…

Comment sera utilisée cette cagnotte ?

L'argent collecté servira à faire ce dernier tournage de 2 semaines à Port-au-Prince.

Le premier palier de 5000€ représente le strict minimum et servira à :

- 1 billet d'avion France – Haïti (1500€),

- le transport sur place (1 moto avec chauffeur pour le réalisateur plus parfois une moto avec chauffeur pour pouvoir transporter la personne filmée sur le lieu de tournage) (1000€),

- la location de matériel de tournage plus les assurances (1000€),

- une rétribution pour les artistes peintres haïtiens qui vont créer les tableaux qui seront animés plus tard. A ce jour nous prévoyons une douzaine de tableaux (1500€).

Le logement est normalement gratuit grâce à des amis habitant et travaillant à Port-au-Prince.

Le deuxième palier de 7500€ permettra notamment d'assurer un tournage dans de meilleures conditions :

- un deuxième billet d'avion pour pouvoir travailler à deux, avec un cadreur. Ce dernier a déjà effectué les 3 derniers tournages, il a vécu un an en Haïti et parle créole. Il connait donc bien les 3 personnages, la ville et le pays,

- une meilleure rétribution pour les artistes peintres.

Le troisième palier de 10.000€ servira à pouvoir payer, au moins en parti, la post production :

- le montage,

- la création des animations à partir des tableaux,

- l'étalonnage (réglages des couleurs, du contraste etc.),

- la création musicale,

- le mixage,

- l'export vers des supports de diffusion et l'édition DVD/Blu-Ray.

 

Les contreparties.

Dans tous les cas, même si vous donnez moins que 25€, vous aurez votre nom au générique. Et selon votre participation vous recevrez un lien et un support DVD/Blu-Ray pour voir le film. Vous serez invités à chaque projection que nous espérons nombreuses et animées !

A ce sujet nous sollicitons aussi vos idées pour organiser des projections : dans des écoles, dans des associations, lors de manifestations… Nous sommes ouverts à toutes propositions !

Mais cela peut attendre que le film soit fini !

D'autres façons d'aider ?

Oui. Il y a d'autres façons d'aider ce projet à voir le jour.

Vous pouvez nous aider avec du prêt de matériel de tournage.  Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux contacts à Port-au-Prince pour l'aide logistique (hébergement, transport…). Et aussi pour rencontrer d'autres artistes peintres haïtiens.

Posez des questions ! Faites des remarques ! Participez !

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