Soutenez-moi pour mon projet A L’ANNÉE PROCHAINE, moyen-métrage sur le deuil, l'enfance, le Temps qui passe et la difficulté de dire "Au revoir".

Large_img_20161224_145510-1489782726-1489782790

Présentation détaillée du projet

Page Facebook du Film

 

http://www.lusojornal.com/archives/unefr_II_302.pdf: Page 15, un article du Luso Jornal sur le projet.

 

Communiqué du Luso en portugais

 

Synopsis

 

C’est le dernier jour des vacances, la fin de l’été pour Clément. Aujourd’hui se tient une réunion chez un membre de la famille. Le père de cette dernière, gravement malade, est en phase terminale. Chaque membre essaye de passer cette journée sous son meilleur jour. Entre le jeu, les non-dits, la mélancolie, l'innocence, le temps qui passe. Clément observe cette journée déterminante pour le reste de sa vie. Il y a monde des adultes d’un côté, celui des parents, où la conscience des événements pèsent sur le moral ; et le monde des enfants de l'autre, conscients mais balayant la morosité par l’être-ensemble avec tous les cousins, ceux du Portugal, ceux de Suisse et de France. A la fin de la journée il y aura des pleurs, des rires et l’avenir. Ce sera le dernier jour pour tout le monde. Et le départ. 

 

Vidéo de présentation du projet.

 

NOTE D’INTENTION

 

Ce projet de moyen-métrage naît d’un sentiment qui ne m’a plus quitté depuis la mort d’un oncle qui m’était cher. Ce film raconte de manière très autobiographique un instant charnière de mon adolescence, ou plutôt d’une fin d’adolescence. C’est le dernier jour des vacances avant le grand départ, cette journée est mise à profit pour aller visiter mon oncle alors en phase terminale. Ce dernier jour, du matin au soir, se joue d’un instant que je n’ai réalisé qu’il y a peu de temps, celui de la fin d’une époque et l’ouverture d’une autre, adulte. Ce moyen-métrage est une observation de cette dernière journée où la vision d’un être mourant sera non seulement la dernière image laissée par cet homme, mais aussi cette angoisse d’une journée qui défile et qui ne s’arrête pas, d’une journée qui ne prend pas le temps, d’une journée qui ne laisse pas le temps aux mots de sortir, aux choses de se dire, aux sentiments de se dévoiler pleinement. Cette dernière journée sera l’occasion de dernières retrouvailles entre membres d’une même famille où très vite se joue l’innocence et l’envie de jeu des plus jeunes, cherchant à remplir cette journée de rires, de joies, aveuglés quelque part par ce qui les entoure, ne voyant pas de manière grave ce qui se joue dans ces derniers instants ensembles. D’autre part il y a le monde des adultes, les yeux ouverts, graves, terriblement conscients. Cet oncle mourant est le rappel incessant du tragique qui se déroule dans cette maison pour les plus jeunes. Malgré le jeu et les retrouvailles, la menace sourde est bel et bien présente.

 

Le soleil se couche, le temps est passé, il faut y aller. Scène de Before Midnight du cinéaste Richard Linklater, probablement le cinéaste qui m'inspire le plus, cette mise en scène du soleil comme figure du Temps est très présente dans mon film.

 

Ce film se veut être une déclaration d’une extrême sincérité où l’intime et le personnel côtoie l’universel : Le déchirement du deuil, le sentiment du départ. Je me suis très vite rendu compte que je ne pouvais écrire que ce que je connais, ce qui m’émeut et par conséquent ce que le spectateur sera amené à ressentir de manière honnête et purement sincère. Outre la catharsis que représente ce projet, ce film est la représentation d’une mélancolie que chacun d’entre nous a pu vivre dans sa vie. Que ce soit dans le deuil, la séparation ou le rappel doux-amer d’un souvenir qui nous replonge dans ces moments innocents où l’on ne sentait pas le changement, l’après, l’ailleurs. Ce qui me bouleverse au cinéma c’est la sensation du Temps qui passe, l’émotion qui nous traverse lorsque ce que l’on a vécu n’est plus. Ce moyen-métrage est l’illustration d’un Temps, d’une dernière respiration que l’on aura partagé une dernière fois un moment ensemble. La mélancolie naît d’après la dernière image, lorsque l’on sait qu’on ne reverra plus cette présence.

 

Photo du film The Descendants d'Alexander Payne où la question du deuil, traité de manière sensible et très émouvante m'a inspiré.

The_descendants-1490133373

 

Ce film partage le point de vue de Clément, personnage autobiographique. La majorité de ce qui est observé, vécu, est ressenti d’après la vision de ce personnage. Je ne me refuse pas l’à-côté : certaines parties entre les adultes sont narrées à partir d’une imagination réaliste, c’est-à-dire que ces moments m’ont été rapportés par des membres de ma famille. Malgré l’écho autobiographique, ce moyen-métrage ne se refuse pas la fiction. Au contraire, la fiction nourrie cette histoire d’où, j’en ai la certitude, en sortira une vérité d’autant plus éclatante. L’émotion qui jaillit des séquences est l’expression des larmes que je n’ai pas versées par mon absence lors des funérailles. Je n’ai pas peur de l’émotion qui se diffuse tout le long de cette histoire, elle n’est que le pur ressenti de tout ce que mon cœur exprime concernant ce deuil. Allié à l’émotion, l’humour parcourt également ce film. C'est avant tout un film de vie ! Le monde des jeunes est insouciant, innocent malgré le poids extérieur. Clément est un personnage qui essaie toujours de décrocher une blague, un rire, un sourire. Il est le comédien d’un théâtre qui oscille entre drame et comédie.

Clément essaie tant bien que mal de rassurer Joël, fils de Manoel (L'oncle malade). La relation entre les deux est privilégiée car elle participe d’une reconstruction personnelle.Ce film a un aspect curatif et Clément exprime ce que j’aurais voulu dire ou faire à l'époque. Tant par les gestes qu’ont les personnages entre eux, la pudeur qui émane du film et l’extrême tendresse adressée aux personnages c’est un film qui s’intéresse à l’humain dans sa fragilité lorsque celui-ci va chercher tant bien que mal des moments d’amour. Du début jusqu’à la fin, les personnages vont rire, pleurer, se séparer et se dire ‘A l’année prochaine’. Comme un cycle, mais porteur d’un espoir. On se reverra malgré tout.

 

Toy Story 3 ? Vraiment ?  La fin du très grand film de Pixar apporte un sentiment que je souhaite développer dans mon film. L'adieu à une certaine adolescence, l'au-revoir chargé de sens mais l'avenir surtout, et l’optimisme malgré tout.

 

Ce film parle également d’un thème qui m’est cher, l’émigration. Ce qui m’amène à parler de cette volonté d’osciller entre la langue française et la langue portugaise, le monde des jeunes parle le français et celui des adultes le portugais. L’émigration, dans son universalité, est évoquée dans ce rattachement culturel à une terre qu’on ne visite que quelques fois, des fois une fois par an, des fois une fois tous les deux ans, des fois une fois tous les dix ans. Peu importe, ce qui m’intéresse c’est cette idée de départ constant entre deux pays, terres de transition, de visite temporaire. L’émigration accentue cette mélancolie car la mort devient invisible lorsque la nouvelle traverse les frontières. L'émigration et la distance, la séparation qu'elle impose, nourrit mon envie de cinéma et de raconter des histoires. Ce film est aussi pour ma communauté. 

 

Fronti_re-1490134406

 

Concernant la mise en scène, ce moyen-métrage prête à une fluidité dans les mouvements, à un suivi des personnages dans l’espace. La mise en scène devra ouvrir l’espace notamment lorsque le son hors-champ de la douleur ou d’un appel traversera le champ. Cette maison appelle à l’interaction des lieux entre eux par le biais du son et du mouvement. Une certaine fluidité amène à passer d’un champ à un autre. En somme, la mise en scène se veut ambitieuse par le mouvement. Ce film, suivant les moments forts d’inspections, fera la part belle aux gros plans pour capter ce qui se joue dans un regard ou une une émotion. Le non-dit est un trait majeur du film. 

Concernant le jeu des acteurs, chacun ayant sa caractérisation précise et sa direction inspirée d’une certaine réalité, il devra être expressif autant que pudique. Expressif dans ses moments de lâcher-prise, qu’il soit d’intense bonheur ou d’émotion déchirante ; pudique dans le traitement corporel, physique ou oral. En effet le comportement ne doit pas transgresser un cérémonial respectueux. Le jeu des acteurs oscillera constamment entre la joie d’un être-ensemble et les ressentis individuels face au deuil.

Moments de vie, instants de doute, retrouvailles sincères et adieu déchirant, ce film est une parenthèse de vie, un passage qu’on a tous un jour ressenti dans ce temps fuyant.

 

Scène influente du grand film de Paul Thomas Anderson : Magnolia où la résilience et le moment où l'on se rend compte du départ nous touche en plein cœur. 

 

                                                                      EXTRAIT SCÉNARIO

 

Clément et Joël vont chercher de l'eau à un petit puits où la source vient se déverser pas très loin de la maison. De la maison à la cascade, ils marchent tranquillement sur un petit chemin forestier.

 

JOEL

Ça va ? Tu m'as pas encore dis.. Tu as vu mon père ce matin..

 

CLÉMENT

Oui ça va..

 

JOEL

(insistant)

Ça te fait pas bizarre de le voir comme ça ? Dans cet état ?

 

CLÉMENT

Si, si bien sûr. Mais je m'y suis habitué tu sais. Bien sûr ce n'est plus le tonton qui me faisait peur quand il me taclait ou qu'il me passait dessus au foot. Mais c'est toujours tonton. Et tu sais ce qui me fait chier ? C'est qu'on a grandit, et que maintenant c'est à mon tour. C'est à moi de le tacler. C'est mon heure !

(Joel rit)

Et toi, toi, comment ça va ? Ça se passe bien à la maison ?

 

JOEL

C'est pas facile... Mais je tiens bon. Ça va. On nous aide.

 

CLÉMENT

J'imagine. Le plus important c'est qu'il ne souffre pas, que ça soit le moins douloureux possible. Enfin tu vois... J'espère que ça ira.

 

JOEL

Je pense surtout à ma mère. Elle sera toute seule l'année prochaine. Je me sens presque coupable de repartir.

 

CLÉMENT

Pense pas à ça. C'est une chance pour toi n'oublie jamais ça. Il n'y a rien pour toi ici. Ton avenir est là-bas maintenant.

 

JOEL

(résigné)

Oui.

 

CLÉMENT

Elle est forte. Elle y arrivera.

 

Clément n'arrive pas à trouver les mots, les cherche maladroitement, Joël a l'air très fébrile. Ils arrivent à la petite cascade.

 

CLÉMENT

Tu vas au cochon demain soir ?

 

JOEL

Je ne sais pas.

 

CLÉMENT

Tu me feras le plaisir d'y aller. Tu peux pas dire non au cochon. Je suis déjà désespéré de partir avant de le manger. Je le vois toutes les nuits depuis une semaine. Je rêve de ce putain de cochon. Alors t'es mon seul espoir, tu y vas et tu manges ce cochon pour moi.

 

Joel rit jusqu'à pleurer lorsqu'il remplit la bouteille. Clément lui donne une petite tape sur le dos, laisse sa main en baissant la tête, essayant de regarder ailleurs.

 

CLÉMENT

Faut pas pleurer pour moi va. On aura des années encore pour manger ce cochon. Ou des cochons à manger en une année. Je préférerais ça d'ailleurs.

 

La bouteille déborde.

 

Joël se relève, dos à Clément, se retourne en lui souriant. Clément fait un léger signe de tête pour retourner à la maison. Ils prennent l'eau et s'en vont en silence.

Le soleil est plus bas, la luminosité est moindre, des nuances se font voir dans le ciel.

 

 

                                                                             PROJET

 

Ce film ne fait pas partie d'un cursus universitaire, il est pleinement personnel et se veut professionnel en termes d'ambition et de portée. L'association Super 8 m'accompagne en tant que soutien, promotion et centralisation des actions du projet : Facebook Super 8

 

Asso_super_8-1490200087

 

L'entreprise SAN JOHN PRODUCTIONS accompagne le film par apport de matériel et de compétences : https://www.facebook.com/sanjohnproductions/?ref=ts&fref=ts

 

San_john-1494195886

 

Ce film est voué à être vu par une majorité de personnes, en plus d'un envoi aux festivals nationaux et internationaux. Ce projet est l'histoire d'une croyance profonde dans la portée universelle et émotionnelle de celui-ci. Le visuel du film est l'inspiration du lieu d'origine.

 

Photo_cinema-1490131405

 

La durée du tournage est estimée à 10 jours. Les acteurs seront franco-portugais du fait que les deux langues y seront parlés. Il y en aura 14 (La famille représentée y est nombreuse).

Le lieu de tournage sera dans le sud de la France, là où la géographie ressemble le plus au plateau du Nord du Portugal. Mais encore une fois, la portée universelle de l'histoire fait que ce film peut se faire autant en France, qu'au Portugal. Il est évident que ce film évoque en particulier l'émigration franco-portugaise. Néanmoins, je veux que le sentiment diffus du film atteigne le sentiment d'un départ propre à chacun.

Nous recherchons des partenaires régionaux techniques pour le matériel et financiers pour les communes en Midi-Pyrénées ou Aquitaine. 

 

Voici les trois lieux envisagés :

http://www.filmfrance.net/reponses/pdf_8337_51686.pdf

http://www.filmfrance.net/reponses/pdf_8337_54023.pdf

http://www.filmfrance.net/reponses/pdf_8337_72121.pdf

 

Le tournage est prévu fin août-début septembre. 

 

Influences et paysages musicales : 

https://www.youtube.com/watch?v=sSY5HaXxTgI

https://www.youtube.com/watch?v=dfzYRTV5aUA

https://www.youtube.com/watch?v=qx1s_3CF07k

https://www.youtube.com/watch?v=zGESP0iePmQ

 

Concernant l'équipe technique, voici les différents postes prévus : 

 

- Chef opérateur (Bande démo du chef opérateur) : ARSÈNE DESMICHELLE

Ars_ne-1490131616

 

IMAGE : SAN JOHN 

 

San_john-1490200839

 

- Assistant caméra : TOM HAUDRY

Tom_haudry-1491261076

 

- 2 Electro/Machino

- 2 Assistants réalisateurs

- 2 Régies

- Ingénieur du son et assistant son

- Coiffeu(se)r / Maquilleu(se)r

- Chef déco

 

                                                                            RÉALISATEUR

1798070_10203382322698231_1638806931_n-1487718025

 

Mon premier court-métrage étudiant est visible ici : https://vimeo.com/189361710 (mot de passe : FILMPMP8)

A L’ANNÉE PROCHAINE (ATE PARA O ANO) sera mon premier film hors cursus, celui que je porte avec la plus grande détermination et un amour sincère. Le premier court-métrage est une étape fondamentale, ne serait-ce que pour le terrain et le tremplin que cela a en termes d'expérience. C'est aussi l'étape du cœur, celui où l'on donne tout ce qu'on a parce qu'on croit à ce que l'on fait, on croit au potentiel du film sur chaque spectateur. 

J'ai auparavant participé à plusieurs court-métrages qui sont en cours de post-production.

À quoi servira la collecte ?

10 000 euros c'est une somme évidemment importante. Elle reflète l'ambition du projet et la volonté d'un résultat le plus professionnelle et aboutie qui soit selon la vision et la mise en scène proposée. Toutefois nous estimons que pour avoir les conditions optimales de tournage, 15 000 euros seraient nécessaires.

 

Cette argent servira à : 

 

- 50% pour la régie. Vous en conviendrez, il faudra loger, nourrir et défrayer plus de 25 personnes pour un total de 10 jours de tournage dans le sud de la France. C'est considérable mais il est nécessaire d'avoir une équipe solide et préparée pour un temps aussi important de travail, d'où une contribution au mieux du confort et de la solidarité de l'équipe qui malheureusement, sauf exploit magnifique de la cagnotte, ne pourra être payé. 5 000 euros est une moyenne faite à partir des différentes auberges, lieux qui peuvent nous loger, en plus des prix de défraiement transports, que ce soit billets de trains, ou essence/péages.

 

- 35% pour la location de matériel lumière/son/caméra/machinerie. Certains matériels sont déjà acquis et/ou en voie d'emprunt par des aides en nature (prêt de matériel). La caméra, une Alexa ou une Red Epic sera d'une grande charge financière. Avec une négociation évidente, nous estimons une location totale de ce qui est nécessaire à 3 500 euros.

 

85% de cet argent donc pour la préparation et le tournage fin août/début septembre 2017.

 

- 10% pour la post/production. Notamment le montage, le mixage sonore, l'étalonnage et les premiers DCP pour les festivals.

 

On estime ces échéances dès la fin septembre pour le montage pour une sortie du film début 2018 avec une sortie en festivals et avant-premières pour l'année 2018.

 

- 5% pour les contreparties dès le film fini.

 

Les fonds récoltés sur cette plateforme seront reversés à moi-même, Philippe Machado Domingues en tant qu'auto-producteur.

Thumb_1798070_10203382322698231_1638806931_n-1487609092
Philippe

Je m'appelle Philippe Machado, j'ai 22 ans, je suis franco-portugais et je suis étudiant à l'université Paris VIII à Saint-Denis en M1 Cinéma. Ma passion me porte vers l'écriture et la mise en scène dont je multiplie les projets et histoires qui n'animent. De la saudade au temps qui passe en passant par la vie sous tout ce qu'elle a de plus humaine, mes... Voir la suite

Derniers commentaires

Thumb_1798070_10203382322698231_1638806931_n-1487609092
Merci à tous du fond du cœur pour votre aide exceptionnelle. Le travail commence. Je vous embrasse tous, on se tient au courant de tout ! :D
Thumb_1798070_10203382322698231_1638806931_n-1487609092
Merci à tous du fond du cœur pour votre aide exceptionnelle. Le travail commence. Je vous embrasse tous, on se tient au courant de tout ! :D
Thumb_1798070_10203382322698231_1638806931_n-1487609092
Merci à tous du fond du cœur pour votre aide exceptionnelle. Le travail commence. Je vous embrasse tous, on se tient au courant de tout ! :D