A la recherche des pirates de l'Océan Indien. Mission archéologique 2021

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A la recherche des pirates de l'Océan Indien. Mission archéologique 2021

A la recherche des pirates de l’océan Indien

Mission archéologique sur l’île Sainte-Marie, Madagascar 2021 

Baie d'Ambodifototra, Île Sainte-Marie, Madagascar (J. de Bry)

 

En 2021, l’Association Archéologie de la Piraterie (ADLP), équipe internationale de recherches archéologiques, programme une
ambitieuse mission archéologique sur l’île Sainte-Marie à Madagascar dans le
but de découvrir les occupations terrestres pirates datées de la fin du XVIIe
siècle comme le montrent les plans anciens tout en réexaminant les vestiges
sous-marins d’une épave de navire pirate daté des années 1720.


Créateur•s/créatrice•s et les origines du projet 

 

L’archéologie de la piraterie est une discipline récente qui conduit depuis une cinquantaine d’années des recherches et des fouilles archéologiques entre la côte est des Etats-Unis, les Caraïbes et l’océan Indien. Aujourd’hui, seulement une poignée d’épaves pirates a été découverte, identifiée et souvent partiellement fouillée. Cependant, d’autres recherches ont été menées sur des sites terrestres notamment des restes de campements sur le littoral ou des éléments architecturaux liés aux systèmes défensifs. L’étude du mobilier archéologique lié à ces installations est également en pleine expansion.

Une équipe de chercheurs français et internationaux a donc décidé de créer en 2019 un programme de recherches international dédié à cette archéologie de la piraterie des XVIIe-XVIIIe siècles afin de valoriser les investigations dans le domaine et les futures recherches. Ce programme de recherches regroupent plusieurs missions principales d’exploration et d’étude, des Caraïbes à l’océan Indien, les publications de l’équipe et les outils de communication.

En plein développement, les investigations terrestres ont pour but de déceler les occupations côtières dans les Caraïbes et l’océan Indien en lien avec des installations flibustières. Par exemple, sur l’île de Saint-Martin, des fouilles récentes ont permis de mettre en évidence ce qui ressemble fortement à un campement éphémère flibustier servant de zone de carénage. Mais ce sont les recherches ciblant les systèmes défensifs des Caraïbes ou de l’océan Indien, touchant ainsi des contextes côtiers liés à la piraterie, qui apparaissent les plus prometteuses. Allant dans ce sens, les forts de Saint-Domingue et plus précisément de l’île de la Tortue pour les Caraïbes mais aussi de l’île Sainte-Marie à Madagascar ont déjà été mis en évidence à travers les sources hagiographiques, les archives et les plans dressés aux XVIIe-XVIIIe siècles. L’organisation de futures missions d’exploration et de prospections apportera des perspectives archéologiques franches pour ces hauts-lieux de la piraterie.

La constitution d’une équipe d’archéologues internationaux, principalement français, et malgaches, est au cœur du projet. Le projet est dirigé par Jean Soulat (Laboratoire LandArc, Craham – UMR 6273 – Université de Caen Normandie) et John de Bry (Center for Historical Archaeology, Melbourne, Floride). D’autres archéologues sont associés au projet : Nicolas Morelle (LA3M – Université Aix-Marseille), Alexandre Coulaud (Inrap Guyane, AIHP GEODE - Université des Antiles) tous les deux spécialistes des systèmes défensifs de la période coloniale (océan Indien, Guyane et Caraïbes) et de l’artillerie, Julie Marchand (HiSoMA, CNRS, MOM) pour l'étude de la céramique, mais également Benoit Duverneuil (chercheur indépendant), ingénieur spécialiste des moyens de télédétection (drone, ROV, Lidar, infrarouge). Jean-Aimé Rakotoarisoa (Institut National des Langues et Civilisations Orientales (Inalco), Université d’Antananarivo de Madagascar - Institut de Civilisations Musée d’Art et d’Archéologie (ICMAA)) est notre consultant scientifique.


Le projet en détails

L’étude de la baie d’Ambodifototra localisée sur la côte sud-ouest de l’île Sainte-Marie, elle-même située sur la côte nord-est de Madagascar, est au cœur de ce projet de recherches archéologiques. L’intérêt d’explorer et d’étudier cette baie est lié à l’occupation pirate ou flibustière entre les années 1680 et 1730, installation attestée par de nombreux écrits, archives et plans, datant de la fin du XVIIe et du 1er tiers du XVIIIe siècle. En effet, cette baie est connue pour avoir été à cette période l’un des principaux repères de pirates de l’océan Indien avec la mise en place de campements durables en matériaux périssables, la création d’un port, de fortifications et de batteries, et le développement d’un commerce avec les pirates et marchands des Caraïbes et de Nouvelle-Angleterre. Il sera également important d’essayer de mesurer l’impact de ces flibustiers sur l’environnement et sur les populations locales indigènes afin de mieux connaître l’histoire de la baie.

En 2021, l’Association Archéologie de la Piraterie (ADLP) programme une ambitieuse mission archéologique sur l’île Sainte-Marie à Madagascar dans le but de découvrir les occupations terrestres pirates datées de la fin du XVIIe siècle comme le montrent les plans anciens tout en réexaminant les vestiges sous-marins d’une épave de navire pirate daté des années 1720.

Le but de cette mission archéologique est donc d’essayer de mettre en lumière les vestiges matériels de ces aménagements grâce à des recherches sur le terrain, en particulier dans un premier temps par des prospections pédestres, aériennes et subaquatiques, et dans un second temps, par la mise en place d’une fouille terrestre en fonction des résultats des prospections. De nombreux plans et manuscrits (ANOM, Service historique de la Défense) attestent la présence de ces occupations pirates dans la baie en particulier de nombreuses fortifications et batteries. Par ailleurs, des investigations américaines controversées entre 2000 et 2015 ont mis en évidence de nombreux vestiges subaquatiques associés à une grande quantité d’objets archéologiques liée très probablement à l’épave du navire pirate le Fiery Dragon coulé dans la baie en 1721 et appartenant au pirate William Condon alias Christopher Condent, également nommé Edward Congdon.

Deux objectifs majeurs sont donc au centre de la mission : 

  • Découvrir et commencer à fouiller les bastions et fortifications édifiés par les pirates pour défendre la baie des attaques de la Marine Royale française et anglaise.

Le pirate Henry Avery devant le fort bâti sur l'île Sainte-Marie (Gravure dans Johnson 1726)

  • Réexaminer l’épave du supposé Fiery Dragon, navire du pirate Christopher Condent.

L'îlot Madame dans la baie d'Ambodifototra, Île Sainte-Marie (Madagascar) qui, d'après les archives anciennes, servit de lieu de carénage aux pirates (J. de Bry)

Echantillon du mobilier archéologique provenant de l'épave du supposé Fiery Dragon (J. de Bry)

Cette première mission archéologique sur l’île Sainte-Marie se scindera en deux campagnes. La première se déroulera en avril avec une opération de déploiement de drones équipés de balise LIDAR qui va permettre de scanner la majorité des vestiges terrestres non visible. La seconde se développera en novembre et aura pour but d’effectuer des prospections pédestre et les premiers sondages sur les sites archéologiques découverts.

Si la mission est couronnée de succès, il s’agirait du premier repaire pirate jamais découvert dans l’océan Indien !

Ces recherches archéologiques seront suivies par une équipe de tournage de la société de production française GEDEON Programmes spécialisée dans les documentaires archéologiques qui produira un film dont la sortie sera programmée fin 2022 pour une diffusion sur la chaîne Arte.

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Les contreparties et le rôle des contributeurs

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À quoi servira la collecte

Le déroulement de la mission scientifique 

L'équipe internationale du programme de recherche franco-américain Archéologie de la piraterie des XVIIe et XVIIIe siècles a donc entrepris de mettre en place un projet archéologique quadriennal sur cette zone dans le but de retrouver ces vestiges liés à l’occupation pirate. Le projet archéologique s’étalera sur quatre années avec une année probatoire en 2021 qui fera office d’année test (année 1) et qui conditionnera la suite du projet de fouilles archéologiques sur les trois années à venir (2022 à 2024). Selon les vestiges mis au jour en 2021, les trois années suivantes auront pour objectif de développer un programme triennal de fouilles archéologiques centré sur l’étude des aménagements défensifs et de l’épave supposée du Fiery Dragon, épave la mieux renseignée par les opérations précédentes.

Selon la méthode appliquée en archéologie programmée, les zones ciblées feront l’objet, dans un premier temps, de prospections aériennes, pédestres et subaquatiques. Elles seront couplées de campagnes de cartographie numérique (LIDAR, drone, ROV et SIG, Système d’Information Géographique). En fonction des résultats obtenus, des campagnes de sondages et de fouilles seront mises en place, à la fois en terrestre et en sous-marin. Parallèlement aux missions de terrain, des campagnes d'étude générale des objets collectés seront développées, faisant ainsi le lien entre les nouvelles investigations et celles menées entre 2000 et 2015. Une base de données sera créée pour inventorier l’ensemble du mobilier récolté. En raison des diverses recherches menées, l’équipe se scindera en plusieurs groupes : groupe sous-marin (étude des épaves), groupe terrestre (étude des vestiges terrestres) et groupe mobilier (étude du mobilier).

Tous les détails de la mission sont disponibles au lien suivant: http://archeologiedelapiraterie.fr/fr/projets-de-recherche/ile-sainte-marie-madagascar

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Quartier-maître

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Capitaine

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  • 2 contributeurs
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