Financez un documentaire sur des femmes et leur combat : les Soeurs de la Charité en Inde

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Présentation détaillée du projet

 

 

Le projet AMMA est né il y a dix ans sur les terres oubliées de l’Inde où, alors âgée de 17 ans, je rencontre la Congrégation des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul.

 

Réparties dans différentes maisons et centres de soins, les Sœurs consacrent leur vie aux exclus de la société indienne. Elles recueillent et vivent en communauté avec des enfants des rues, femmes abusées, handicapés physiques ou mentaux, personnes atteintes du VIH et de la lèpre.  

 

En réalisant mon premier film AMMA, je souhaite proposer, à travers ce documentaire, une immersion dans ces lieux tenus par les Sœurs afin de découvrir leur mission, leurs tâches quotidiennes, ainsi que la vie des oubliés dont elles s’occupent.

 

 

 

 


 

Ce fut le hasard qui mit sur mon chemin la Congrégation des Sœurs de la Charité. J’ai 17 ans et je rencontre Sœur Mary, tout juste arrivée d’Inde en France. Le dialogue s’établit spontanément et rapidement me vient l’envie de partir découvrir leur quotidien sur place, les voir à l’œuvre pour mieux les comprendre.

 

Au lieu de passer mon bac, je suis partie à Eluru, dans l’Andhra Pradesh, au sud-est de l’Inde, au sein d’une maison tenue par la Congrégation. Je ne savais que très peu de choses sur l’Inde et encore moins sur ce lieu, seule certitude j’allais y retrouver Sœur Mary. En quelques heures, je découvre effarée l’Inde, tumultueuse, chaotique, assourdissante et la maison d’Eluru pour enfants handicapés. Ce fut le choc, le sentiment de surnager dans une confuse irréalité.

 

 

 

 

J’y suis restée six mois, vivant au rythme de la maison et des Sœurs, dormant sur place et partageant tous leurs repas, je ne sortais que quelques heures par semaine pour aller au marché. L’attention, le soin et l’amour avec lequel les Sœurs enveloppaient chaque enfant semblaient sans limite. Toutes leurs actions n’étaient mues que par leur volonté d’offrir un refuge à ces enfants pour les autoriser à vivre, à grandir, à s’épanouir. Elles leur proposent un monde supportable, un monde où le progrès et la joie redeviennent possibles.  

 

À mon retour en France, je n’ai jamais cessé de dialoguer avec les Sœurs d’Eluru. Nous avions un espace très libre de discussions, nous étions respectivement curieuses et respectueuses de nos modes de vie, pourtant très éloignés.

 

 

Ce n’est que sept ans après ce premier temps d’immersion, que je suis retournée sur place. J’y ai retrouvé des Sœurs, j’y ai retrouvé des enfants. J’ai aussi réalisé que j’avais construit sans en prendre conscience une relation unique avec cette communauté. Les Sœurs me font confiance, se confient, parlent sans détour de leur vocation, des personnes qu’elles accueillent mais aussi de toutes les problématiques auxquelles elles sont confrontées, les violences intrinsèques à la société indienne, la place des femmes, le rôle de la religion. J’échange presque quotidiennement avec elles via les réseaux sociaux, Facebook et WhatsApp…

 

J’ai alors pris conscience de mon envie, mais surtout de la nécessité de témoigner de la vie de ces femmes, de leurs actions, de leur vocation et de leur modernité.

 

                                  Le projet d’AMMA était né.

 

 

 

 

 

Avec ce film documentaire, je souhaite mettre en lumière ces femmes, ces combattantes, pour qui l’amour et l’acceptation de l’autre transcendent tout. Il n’y sera pas ou peu question de religion, le sujet est ailleurs. Par leur engagement, les Sœurs incarnent un humanisme, sincère, entier, qui se nourrit d’une immense ouverture d’esprit et d’une profonde abnégation.

 

Face aux enjeux auxquels elles sont confrontées, leur ultime détermination n'est pas d'apporter une éducation religieuse mais d'aider ces oublié à vivre et non juste survivre.

 

Si AMMA est le fruit d’un engagement personnel, il n’a pas pour autant vocation à imposer un discours. Au contraire, je souhaite avec ce film ouvrir au dialogue et permettre une meilleure compréhension de l'autre.

 

AMMA ambitionne de filmer sans filtre pour bousculer notre regard aseptisé face à cette Inde inconnue.

 

 

 

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AMMA explorera quatre maisons. Dans chacune d’elles, nous suivrons une Sœur et un pensionnaire. Le film entrelacera les récits qui se dérouleront au sein de chaque maison.

 

 

La maison principale, à la tête de la Congrégation, accueille les enfants des rues (slums) mais dispense aussi une formation aux religieuses avant de les envoyer vers d’autres sites.

 

Sœur Saleena, c’est AMMA, elle est à l’origine même du projet. Fille d’un businessman, propriétaire d'une grande chaine de magasins, c’est après avoir étudié le marketing et la sociologie, qu’elle a décidé de devenir religieuse. C’est un choix courageux qui se heurte à l’incompréhension de sa famille.

 

 

La maison d’Eluru constitue un refuge et un centre de soins pour les petites filles en situation de handicap.

 

Sœur Mary  est débordante de vie, elle aime rire à gorge déployée, se perdre dans d’interminables digressions avant de s’offrir une courte escapade pour aller pêcher. Hyperactive, l’esprit preste et le corps agile, elle met toute son énergie dans la défense et la protection des plus faibles au détriment parfois de sa propre sécurité.

 

 

La maison accueille des femmes victimes de violences (physiques, morales). Certaines femmes intègrent la maison pour quelques mois, d’autres ne la quitteront jamais (il est trop dangereux pour elle de quitter ce lieu). Elles peuvent y apprendre un métier, suivre des études ou se consacrer à des activités manuelles et artistiques.

 

Sœur Jessie est diplômée en Inde et en Angleterre, elle a pendant un temps occupé les postes les plus haut placés de la Congrégation. Depuis six ans, elle est à la tête de cette maison. Franche et ambitieuse, la jeune sœur tient un discours peu commun.

 

 

Liée au Manmad Hospital, cette maison prend soin des personnes atteintes de la lèpre, porteuses du VIH, ainsi que des femmes victimes de violence.

 

Sœur Sonia est une jeune trentenaire, elle étudie le journalisme. Tout en étant dévouée à sa tâche, elle a du mal à se plier aux exigences de la hiérarchie et aux règles de vie imposées par la vie en communauté.

 

 

 

 

La Congrégation des Filles de la Charité, aussi connues sous le nom des Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, a été fondée en 1634.

 

Saint-Vincent-de-Paul est reconnu comme l’un des pères de l’action sociale. Le règlement qu’il a conçu, étonnamment moderne, prône une solidarité de proximité et des équipes au maximum composées d’une vingtaine de membres. Leur mission est à la fois concrète et spirituelle.

 

 

 

 

 

Les équipes Saint-Vincent comportent 165 000 « équipières » à travers le monde qui font toutes un travail de terrain auprès des sans-abris, des immigrés (notamment les femmes et les enfants) des personnes âgées, des malades et des prisonniers.

 

En référence au Christ pauvre et aux conditions de vie des frères et sœurs qu’elles servent, les Sœurs de la Charité optent pour un style de vie simple. Elles vivent en communauté et s’entraident pour se rendre dans les zones de grandes souffrances et pour travailler avec les plus pauvres. Porteuses de joie et d’espérance, elles vont au service de ceux dont la dignité n’est pas respectée.

 

 

Conscientes des besoins urgents que connaît l’Inde, les Sœurs de la Charité de Saint Vincent de Paul débutèrent leur première mission sur les terres indiennes le 1er janvier 1976. En 2013, la congrégation indienne comptait 238 membres pour 24 maisons construites principalement dans les zones rurales et sous-développées du Kerala, de l’Andhra Pradesh, du Karnataka et du nord-est de l’Inde.

 

Les Sœurs se battent en permanence pour obtenir de nouveaux financements qui leur permettraient de soigner au mieux les résidents. Modernes, elles furent parmi les premières en Inde à adopter un système de financement basé sur les plateformes de crowdfunding !

 

 

 

Fruit de rencontres en France et en Inde, l’équipe du film est en cours de constitution avec la volonté de mêler des professionnels du cinéma français et indien.

 

L’équipe de tournage sera constituée : d’un.e assistant.e réalisatrice, d’un.e directeur/trice de  la photographie, d’un.e opérateur/trice spécialisé.e steadycam, d’un.e chef opérateur/trice son et d’un.e régisseur/se.

 

L’équipe de post-production sera constituée : d’un.e monteur/se image, d’un.e assistant.e montage, d’un.e monteur/se son, d’un.e mixeur/se, d’un.e étalonneur/se, d’un.e responsable laboratoire.

 

 

 

Née en 1991, Pauline Leprince navigue entre le cinéma, la photographie et le théâtre.

En 2008 elle découvre l’Inde en vivant plusieurs mois dans un orphelinat de la congrégation. Cette rencontre constituera une véritable source d’inspiration et donnera lieu à une exposition photos en soutien à la congrégation des Sœurs de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul, ainsi qu’au film documentaire AMMA pour lequel elle commence les recherches en 2016.

Comédienne de formation, elle joue dans différents films et pièces de théâtre. Elle met également en scène ses propres spectacles et performances.


 

 

Roméo Agid est compositeur et Docteur en Arts & Théorie du musical. Musicien de formation, il réalise sous le pseudonyme de Roméo A ou rA des chansons électro-pop. Il collabore à différents projets musicaux notamment pour le spectacle vivant aussi bien en tant que compositeur qu’en tant que chorégraphe. Il a composé la musique du teaser.

 

Brice Davoli étudie la composition, l'analyse et l'orchestration au conservatoire et à la Sorbonne. Brice Davoli compose les musiques de très nombreuses publicités en France et à l'international, des musiques de films et téléfilms. Il signe également les arrangements de corde d'albums de variétés.

 

 

Image teaser : Caroline Duprat, Pauline Leprince, Thomas Levy

Montage teaser et séquences : Nathalie Masson-Cartier, Margaux Serre et Valentin Bruhière

Portrait Pauline : Nikolaz Lecoq

Graphisme et réalisation de l’affiche : Laure Thonier et Alain Fleury, Studio les Jumelles

Communication : Faustine Noguès, Justine Riou, Adélaïde Crestani, Clémence Jockey, Mélissa Phulphin 

Aide à la rédaction : Ophélie Rocque

 

 

 

À quoi servira la collecte ?

De septembre 2016 à décembre 2017, Pauline Leprince est partie à plusieurs reprises en immersion auprès de la Congrégation des Sœurs de la Charité pour envisager les possibilités du projet et tourner une première série d’images. Ces premiers repérages ont été financés en fonds propres, tout comme le travail de développement. Nous avons actuellement besoin de tourner de nouvelles images pour convaincre des partenaires de rejoindre le projet.

Si nous parvenons à atteindre notre objectif, nous pourrons financer une première partie du tournage.

 

 

 

Pour réaliser le film nous avons besoin d’effectuer 6 semaines de tournage et 10 semaines de montage. Le budget total du film s’élève à 180 000 €.

L’objectif de 30 000 € nous permettra donc de financer une partie de la première session de tournage, qui est de 3 semaines. 

La société de production percevra l'intégralité de la collecte.

 

 

 

 

 

Chaque palier atteint, grâce à vous, nous approche un peu plus du financement complet de la première session de tournage en Inde, temps de tournage qui nous est indispensable pour convaincre d’autre partenaires. L’aventure d’AMMA se construit pas à pas, avec vous comme tout premiers partenaires. Un grand grand MERCI !

 

AMMA pourra être visionné au début de l'année 2020.

D'ici là vous pourrez suivre les étapes de fabrication du film sur nos réseaux sociaux et via notre newsletter.

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Pauline et Paraíso Production

Depuis sa création en 1996, Paraíso se consacre à la production de films d’auteur, souvent dans le cadre de coproductions internationales, avec la volonté de créer des ponts entre différentes cultures pour faire exister un cinéma singulier. Au fil des années, Paraíso a construit des relations solides avec ses réalisateurs, les accompagnant de projet... Voir la suite

FAQ Questions les plus fréquentes concernant le projet

+ Quand est-ce que le film pourra être visionné ?

Au début de l’année 2020. Chaque contributeur recevra un lien lui permettant de visionner le film.

+ Aurais-je des nouvelles des dons effectués en mon nom à la congrégation ?

Oui, nous publierons un bilan avec le détail des contreparties distribuées dans les maisons et le nom de chaque contributeur. Ainsi, vous connaîtrez les bénéficiaires de votre investissement.

+ Et si vous ne réunissez pas assez de partenaires ?

Nous allons tout mettre en oeuvre pour atteindre l’objectif et réaliser le film dans les meilleures conditions possibles. Toutefois si malheureusement nous n’atteignons pas la totalité de notre budget, nous réduirons le temps de tournage sur place et de post production, en nous concentrant sur trois maisons au lieu de quatre.

+ Comment faites-vous pour trouver des partenaires ?

Afin de compléter le financement du film, nous nous adressons à des fondations dont les valeurs et les engagements rejoignent les thématiques du projet (lutte contre les inégalités, droit des femmes, scolarisation des enfants, aide aux personnes handicapées…). En vue de sa diffusion, nous soumettons le projet à des chaînes de télévision, des plateformes VOD et des distributeurs pour une sortie éventuelle en salle.

+ Pourquoi montrer une communauté religieuse ?

AMMA est le fruit du hasard et de la rencontre de Pauline avec des Soeurs de la congrégation. Il n’y sera pas question de religion mais de valeurs humanistes. De plus, la congrégation des filles de la charité est la première mission humanitaire au monde. Elle n’a pas été créée dans le but de dispenser une éducation religieuse mais de venir en aide aux veuves et orphelins.

+ Pourquoi l’Inde ?

En portant un regard sur l’Inde nous souhaitons raconter une histoire universelle de nos sociétés contemporaines et de leurs vices : inégalités, exclusion sociale, violences faites aux femmes…

+ Est-ce que ça ne serait pas un peu misérabiliste comme film ?

Notre volonté n’est pas du tout de nous apitoyer sur le sort des pensionnaires des maisons mais au contraire de mettre en valeur des personnes déjà exclues de la société, dans le respect de leurs envies. Nous estimons que c’est en acceptant de voir ces images que l’on avance dans l’injustice sociale et l’acceptation des différences. Avec ce film, nous oeuvrons pour moins d’esthétisation et une plus grande reconnaissance de la diversité des individus.

+ Quels sont les autres postes de dépenses en dehors des périodes de tournage ?

Le tournage n’est pas l’unique coût de fabrication d’un film. Il faut aussi prendre en compte entre autres les droits d’auteur pour le réalisateur ou pour le compositeur de la bande originale, les frais liés à la diffusion du film, les frais de communications...

+ Comment avez-vous estimé les besoins des maisons ?

Nous avons demandé aux Soeurs responsables de chaque maison de nous lister leurs besoins.

+ Quelle diffusion envisagez-vous pour le film ?

Le projet AMMA est accompagné par Clarisse Tupin de Paraíso Production. L’équipe de production est actuellement mobilisée pour prendre contact avec des diffuseurs potentiels afin que le film puisse être accessible au plus grand nombre.

+ Pourquoi une campagne de crowdfunding pour financer ce projet ?

Au delà de la nécessité budgétaire, le mode de financement participatif nous a semblé entrer en résonance avec les valeurs de partage et d’engagement véhiculées par le film. A travers des contreparties responsables, nous vous proposons, tout en permettant la fabrication du film AMMA, de participer à l’acquisition de biens difficiles à obtenir pour les maisons et leurs pensionnaires (vêtements, fauteuils roulants, machines à coudre, équipement médical...).

Derniers commentaires

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Très beau projet qui engage une grande tranche de votre vie : après cette œuvre, vous ne serez plus le même. Amma m'a prise dans ses bras 2 fois, et sa bonne humeur, malgré certainement une immense fatigue, m'a marquée durablement. Son engagement est extrêmement original et merveilleusement "bien trouvé": tant de gens ne sont jamais embrassés par qui que ce soit, du fond de leur solitude. Amma les prend dans ses bras : c'est simple mais il fallait y penser! Je suis très admirative de cette femme extraordinaire, bien que je ne sois pas engagée dans la spiritualité des indiens. Bon courage pour votre film qui sera aussi réussi que tout ce qui doit se bousculer dans votre tête de créateur et d'Artiste. Bien à vous. Marie-Catherine.
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Belle vie à ce projet !!
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