BABALAWO

Documentaire sur un guérisseur / féticheur mêlant les problématiques sociales des Yoroubas et le monde de l'invisible

Visuel du projet BABALAWO
Réussi
112
Contributeurs
07/11/2020
Date de fin
6 035 €
Sur 5 000 €
121 %
Antiracisme
Biodiversité
Média
indépendant

BABALAWO

Synopsis du film :

Babalawo Awè est un guérisseur / féticheur qui vit à la frontière entre le Nigéria et le Bénin. Depuis son petit cabinet de consultation il accueille tous les jours une foule de patients venus pour des problèmes aussi variés que des maladies, des questions sur l'avenir ou même des problèmes existentiels.

Babalawo et sa famille essaye de vivre en harmonie avec son environnement et la transmission de son savoir est sa principale préoccupation.

 A travers le portrait de cet homme respecté de tous c'est un monde qui se dévoile à nous. Un univers où se mêle les problématiques sociales des Yoroubas et ce qu’on appelle « le monde de l’invisible ».

 

Notre projet a commencé il y a quatre ans lors du tournage de l’un de nos précédents films sur le culte vodoun Gèlèdè au Bénin (« Le secret des iyas »). Pour pouvoir filmer nous devions avoir l’aval des autorités spirituelles et donc faire une consultation Fâ afin d’être autorisé par les dieux à continuer notre travail. L’un des initiés nous a alors demandé de nous rendre au Nigéria chez son ancien maitre qui se trouvait être Babalawo Awè.


    
Cela faisait déjà plus de dix ans que nous fréquentions les babalawos pour nos films mais là se fut un vrai choc lorsque nous sommes entré dans son cabinet de consultation. Nous nous retrouvions alors devant un grand nombre de statuettes fétiches et la méthode employée par le féticheur sortait de tous les standards que nous avions déjà vu.

Depuis plus de quinze ans avec notre équipe nous réalisons des films sur des pratiques traditionnelles qui se raréfient du fait soit de la modernité (arrivée de l’électricité) , de l’exode rural, du développement inéluctable du tourisme ou encore du désintérêt de la jeunesse pour les traditions. Outre le devoir de mémoire qui nous parait essentiel, l’Afrique livre un dernier combat qui a déjà été perdu partout ailleurs. Celui de ce que Lévi-Strauss appelait « L’uniformisation culturelle ». En cela le cinéma nous semble être l’outil qui permettra aux prochaines générations de garder une trace d’un monde qui s’évapore…
    
    

« Babalawo » n’est pas un film qui se donne pour objectif de dévoiler les secrets d’une certaine magie ni d’en débusquer les possibles supercheries. Non, nous voulons plutôt mettre en parallèle ces croyances et la sincérité d’un homme à travers son parcours et sa manière d’appréhender la vie et tout ce qui l’entoure.

Les consultations de Babalawo Awè permettent de dégager en effet un tableau social assez précis des yoroubas vivant dans la brousse Nigériane. Une mère qui s'inquiète pour l'avenir de son enfant, un homme qui pense être moins populaire auprès des siens et qui se demande si les divinités lui reprochent quelque chose, Une famille qui s’interroge pour savoir s'ils doivent s'agrandir. Chacun joue son avenir à travers le dialogue qui s'instaure entre Babalawo Awè et ses fétiches.

Qui sommes nous ?

Nous sommes une équipe cinématographique franco-béninoise.  C'est tout d'abord une amitié forte qui nous lie et nous fait avancer vers le même objectif depuis de nombreuses années maintenant. Au fil du temps plusieurs professionnels sont venus former l'équipe comme Benoit Rizzotti (assistant caméra des frères Dardenne) ou encore Damien Mandouze (ingénieur son et réalisateur). De son côté Cyrill Noyalet s'est formé auprès de la Femis (école nationale supérieure des métiers de l'image et du son). Après la réalisation d'un diptyque sur le culte Gèlèdè pendant dix ans, l'équipe est désormais concentrée depuis quatre ans sur le projet "Babalawo".

"Babalawo sera coréalisé par Cyrill Noyalet et Alidou Mama Seko.

C'est maintenant la sixième collecte que nous faisons avec l'équipe et jusqu'à maintenant nous sommes toujours parvenus à atteindre nos objectifs, grâce à vous. A l'heure où le covid a jeté une chape de plomb sur le monde de la culture, le documentaire n'a pas échappé à la règle. Il nous faut absolument pouvoir assurer notre dernier tournage en décembre de cette année. Malgré de grandes difficultés à financer et à tourner nos films nous croyons en ce que nous faisons et nous ne lâchons rien !

Nous avons donc plus que jamais besoin de vous...

 

 

 

 

 

À quoi servira la collecte

La collecte servira donc à financer notre prochain tournage.

Les chiffres ci dessous sont évalués au plus bas et à flux tendus sachant que nous ne prenons pas en compte les imprévus. Un dépassement de l'objectif nous permettrait donc d'être plus à l'aise pour le bon déroulement du projet.

Prévisionnel : 

- Il nous faudra tout d'abord acheter des disques durs et un moniteur pour la caméra (450 euros).

- un billet aller retour Marseille - Cotonou (800 euros)

- Frais régie : nourriture, frais de déplacement, boissons (1700 euros)

- cinq salaires béninois : 2500 euros                                                                                                Traducteur / assistant réal, ingé son, coréalisateur, régisseur, cuisinier/ière

 

 

 

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