COUVRE-FEU un court métrage de Karim Souissi

Un thriller dystopique qui se déroule dans une ville au Maghreb envahie par une brume perpétuelle

Visuel du projet COUVRE-FEU un court métrage de Karim Souissi
Réussi
53
Contributeurs
15/03/2020
Date de fin
6 520 €
Sur 6 000 €
109 %
Féminisme
Autoproduction
culturelle

COUVRE-FEU un court métrage de Karim Souissi

LONG STORY SHORT
Couvre-Feu, c'est la concrétisation d’un projet qui a commencé en 2013 quand on a créé Pixel Factory avec Benja (mon bro & associé). Depuis le départ notre objectif à toujours été d’atteindre une autonomie financière qui nous permettrait de pouvoir créer et financer nos projets personnels artistiques librement. Après 7 années de travail, beaucoup de doutes et pas mal de scripts abandonnés en cours d’écriture;  Je vais ENFIN réaliser et produire mon premier court métrage :)


C'est un film qui me tient vraiment à coeur et dont le sujet me prend par les tripes à chaque fois qu'il revient dans l'actualité.  Couvre-Feu, c'est un thriller dystopique qui se déroule dans une ville arabe en ruine envahie par une brume perpétuelle et qui aborde la problématique de l’accès des femmes à l’espace public en Afrique du Nord.


LE PITCH

Dans un futur proche, après une série d’agressions sexuelles extrêmement violentes qui choquent l’opinion publique et un revirement ultra-conservateur du paysage politique, une nouvelle loi qui instaure un couvre-feu pour les femmes est votée. De 21 heures à 5h du matin, tout crime commis contre une femme n’est plus puni par la loi. La nuit, des bandes d’adolescents errent dans les rues pour chasser d’éventuelles proies égarées.

Chaque matin, Latifa, une mère célibataire doit traverser un checkpoint pour se rendre à la clinique où elle travaille qui se situe dans les quartiers riches, à l'autre bout de la ville. Son emploi du temps est chronométré à la minute près, tous les soirs, elle fait en sorte de rentrer chez elle juste avant le couvre-feu.

Un soir, Latifa rate la dernière navette pour rentrer chez elle. Une course pour sa survie commence alors, arrivera t-elle à rentrer chez elle saine et sauve ?

 

POURQUOI J'AI VOULU FAIRE CE FILM

Imaginez une ville où la moitié de la population ne peut pas se promener librement dans les rues. C'est malheureusement la triste réalité dans laquelle les femmes marocaines vivent aujourd’hui. Demandez à n’importe quelle femme, elles vous diront toutes la même chose: marcher seule dans la rue revient à s’exposer à un harcèlement constant. Ça veut dire être suivie, ça veut dire devoir traverser la rue pour éviter les regards obscènes des hommes assis aux interminables terrasses de café, ça veut dire baisser les yeux pour éviter de croiser ces regards, ça veut dire faire semblant de ne pas avoir entendu les avances ou les insultes.

Pour être tout à fait honnête, même si j’ai toujours été sensible aux difficultés liées à la condition féminine dans le monde arabe, l’envie de mettre en images l’exclusion des femmes de l’espace public ne m’est venue que plus récemment. Cette exclusion ne relevait plus que du simple constat, elle m’affectait personnellement.

Depuis plus de 6 ans, je vis à Rabat avec Anna (my love), une anthropologue française. Son métier l’a formé et lui a appris à s’adapter à des cultures et des environnements radicalement différents du sien. Je l’imaginais donc s’adapter sans grande difficulté à la vie au Maroc. Mais, rapidement, le simple fait d’aller au supermarché est devenu un challenge. Pourtant, en tant qu’étrangère, elle bénéficie d’un traitement de faveur relativement respectueux dans les rues.

Pour les marocaines, aucune faveur n’est accordée. La situation est bien pire. La nuit, une femme seule dans la rue est considérée comme coupable. Elle devient alors immédiatement responsable de la violence qu’elle pourrait subir. C’est cette culpabilité associée à la figure féminine dans le monde arabe que mon film questionne.

A cette prise de conscience personnelle, s’est ajouté un nouvel intérêt pour les vidéos sur les réseaux sociaux qui abordent le sujet. Celle par exemple où un groupe de jeunes adolescents ont abusé d’une jeune fille handicapée dans un bus, ou encore, celle où un groupe d’hommes tabassent une femme qu’ils ne connaissent même pas parce qu’elle se trouvait avec un autre homme dans un van. A chacune de ces vidéos insoutenables, je suis choqué et outré par le niveau de haine et d’intolérance dont font preuve les internautes à travers leurs commentaires. La plupart du temps, il s’agit d’hommes, mais les femmes aussi participent au lynchage virtuel.

Au fil du temps, un sentiment de honte et de dégout extrême est né en moi. C’est donc avec cette émotion brute au fin fond de mes tripes que j’ai commencé à me demander : Et si la situation empirait, a quoi cette société ressemblerait elle?

“Couvre-Feu”, c’est l’histoire tragique d’une société qui s’auto-détruit. Elle se déroule dans une ville en ruine du Maghreb non identifiée. Une sorte de non-lieu envahit par une brume perpétuelle dans un futur proche où un couvre-feu a institutionnalisé une ségrégation spatio-temporelle des femmes.

 

LE BUDGET

Je travaille aujourd'hui sur "Couvre-Feu" depuis plus de 2 ans maintenant. J'ai constitué autour de moi une dream team de professionnels hyper talentueux qui sont tous très motivés par le projet. J'ai réussi à rassembler une grande partie du budget à travers :

  • Un apport en fond propre de PIXEL (ma société) : 150.000 dhs (14.170€)
  • Un financement à travers un "grant" de AFAC (Arab Fund for Arts & Culture) : 9.500$ (8.632€)  
  • La vente de deux vieilles voitures - merci maman ! merci Youssef (mon frère) ! -  Environ 110.000 dhs (10.391€)

Il me reste donc une partie non négligeable à trouver pour compléter le budget total qui est de 460.000 dirhams. C'est pourquoi je me tourne vers le crowdfunding et la générosité de mes ami.e.s. Grâce à votre soutien, je pourrais financer une partie importante du budget du film.

Ca sera une campagne "All or Nothing". Si l'objectif de financement minimum n'est pas atteint, personne n'est débité et la campagne est un échec.

Autre point très important, un bon démarrage de campagne pourrait permettre au projet d'être élu dans les "coups de coeur" Kisskiss, et ainsi bénéficier d'une promotion de la part du site, ce qui constituerait un avantage non négligeable ! La campagne serait mise en avant sur le site kisskiss, ainsi que dans leurs newsletters et réseaux sociaux. Si vous souhaitez soutenir le projet, n'hésitez pas à le faire dans les tous premiers jours, cela encouragera les nouveaux visiteurs qui verront qu'il y a déjà des participants.

 

LA DREAM TEAM

À quoi servira la collecte

Comme vous vous en doutez, faire du cinéma avec une équipe de professionnels coute cher. Et souvent ce qui revient le plus cher, c'est de rémunérer l'équipe qui va travailler sur le projet. Ce court métrage ne fait pas exception. Cette collecte servira donc à rémunérer une partie des artistes et des techniciens qui vont participer à ce projet . Voici un aperçu schématique du budget global et de sa distribution.

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