David Sauveur - To The Last Path

Préachetez To The Last Path, le livre du photographe David Sauveur sur Jérusalem, coédité par VU’ et Le Bec en l’air

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culturelle

David Sauveur - To The Last Path

Avertissement lié à l’actualité

Ce projet sur lequel nous travaillons depuis plusieurs mois se retrouve au cœur d’une actualité tragique. Cette campagne était prévue pour démarrer mi-mai, à un moment où la résurgence du conflit israélo-palestinien atteignait son paroxysme. Nous en avons suspendu le lancement par souci de retenue.

Néanmoins nous pensons que cette nouvelle page sombre de l’histoire de cette région du monde n’enlève rien à la nécessité de ce projet. Les photographies de David Sauveur, par leur intelligence, leur absence de surplomb et de jugement, nous semblent contribuer à la compréhension de la pluralité de Jérusalem, cette ville millénaire et multiconfessionnelle.

Réalisées entre 1999 et 2004 et publiées aujourd’hui, elles sont la trace même de la complexité de Jérusalem, à la fois intemporelle et confrontée en permanence à l’actualité. Ainsi prises entre deux écoulements du temps contradictoires – le temps long qui est le leur et le temps accéléré des hommes – elles racontent un passé qui éclaire le présent. C’est pourquoi nous croyons qu’elles ont la capacité de nourrir la réflexion de chacune et de chacun, que ce sujet leur soit familier ou qu’ils le découvrent aujourd’hui.

 


La série To The Last Path

Au tournant des années 2000, David Sauveur est reconnu pour la qualité de ses reportages en zones de conflits (Afghanistan, Palestine, Liban, Sierra Leone, Kosovo…). En parallèle, porté un besoin de compréhension globale du monde, il mène une recherche artistique en indispensable écho à ses images de guerres.

C’est une aspiration philosophique et spirituelle qui conduit David à Jérusalem en 1999 pour la première fois. Pendant cinq années, par une immersion méditative dans l’épaisseur de la cité historique, il y recueille au Polaroid la matière de To The Last Path (« Vers le dernier chemin ») dans une écriture fragile et rayonnante. Les hasards des affaires humaines lui font y vivre les premiers jets de pierre de la seconde Intifada, qu’il va documenter. De ces années de travail naît une série de photographies délicatement poétiques, tendue avec acuité entre les contradictions de cette ville : permanence d’une beauté « suspendue entre la fin et le début du Monde » (ce sont ses mots) et prégnance des tensions contemporaines.

Mais il y a presque 10 ans, en août 2011, David Sauveur, photographe talentueux, est victime d’une violente agression dans les rues de Collioure. Le monde de la presse, avec qui il travaille régulièrement (Libération, Le Monde, Courrier international…), s’en fait alors largement l’écho. Ces coups ont laissé David lourdement infirme, interrompant sa vie de photographe. Aphasique, il est pourtant resté ce qu’il a toujours été : un être lumineux dans sa relation à l’autre et au monde.

Avec David, nous souhaitons aujourd’hui donner forme à ce travail subtil et intemporel par la publication de cet ouvrage, à la réalisation duquel vous êtes chaleureusement conviés.

Le photographe

David Sauveur est un photographe français né en 1974 à Dinard, membre de l’Agence VU’ depuis 2001. Il est l’auteur, jusqu’à son agression en 2011, de nombreux reportages parus dans presse nationale et internationale sur des conflits et sujets de société.


Le Livre To The Last Path

Un jour, assis sur les toits de Jérusalem, regardant au loin la fumée des combats, j’ai fini par fermer les yeux pour me fondre dans les bruits de la vieille ville… Ouvrant une porte du temps, je songeai à ce qui le traverse, laissant vibrer en moi les sons, les parfums, la sensation de ma main sur la pierre. J’ai compris que la vie n’est qu’un rêve et que nous sommes éternels.

– David Sauveur

Le titre du livre, To The Last Path, fait référence au chemin qu'aurait emprunté Jésus lors de sa crucifixion (« Chemin de croix »), indiqué partout dans la vieille ville de Jérusalem.

Ce qu'écrivait David Sauveur sur son travail en 2005

C’est le printemps, les brumes de mai, blanches et lumineuses, enveloppent la vielle ville. À l’aube je suis assis face à elle de l’autre côté de la vallée du Kidron, à guetter la lumière du petit jour. Les premiers rayons du soleil caressent déjà le Dôme du Rocher. Pour le Livre, Jérusalem est le début et la fin. Le début c’est là-bas, sous le dôme doré : la première pierre créée par Dieu, où réside la présence divine sur terre, le rocher d’Abraham. Moi, je suis assis sur le Mont des oliviers, le mont des fous qui attendent le retour du messie venu annoncer la fin des temps. À chacun sa légende, qui se superpose aux autres. Cette vallée c’est l’entre-deux…

C’est une belle journée qui commence et je dévale le flanc de la colline, la pente qui me sépare des remparts, à rebours de la prophétie, pour attraper la lumière avec mon Polaroid. Levant les yeux vers l’angle du mur des remparts, je vois la proue d’un grand navire qui traverse le temps, emportant avec lui une part de la mémoire des hommes et leur désir d’un Dieu. Par les ruines sur les flancs du mont Moriah, je marche vers les jardins aux fontaines magiques comme un pèlerin ou un guerrier au temps du repos, retournant battre dans le cœur du monde. Jérusalem.

Je suis venu retrouver les récits de mon grand-père, qui raconte comme personne la Jérusalem ancienne, mais qui ne veut pas les écrire. Je cours après du rêve, au delà du temps. Je vais vers les sombres ruelles trouées de lumière, les jardins d’Al-Aqsa aux fontaines magiques, j’enjambe les cicatrices de l’histoire, j’écoute parler les vieilles pierres.

Ce travail est un portrait de la vieille ville de Jérusalem au Polaroid 600. J’ai choisi un format qui ne soit pas celui du reportage, afin de proposer un regard en rupture sur une ville qui est peut-être la plus photographiée de la planète.

C’est un travail lent, qui prend sens avec le temps. Jérusalem, sans cesse bouleversée par l’histoire, vit différentes époques à la fois. Le Polaroid me permet également par sa convivialité et son aspect “amateur” de passer des portes habituellement fermées aux visiteurs dans une ville où chaque communauté préserve ses secrets. C’est ainsi que je dois retourner boire le café chez les Coptes, visiter les anciennes commanderies de la chevalerie ésotérique sous le quartier arménien, et piquer trois poils de barbe au grand mufti d’Al Aqsa, ainsi que d’autres choses dont je ne peux parler car peut-être de vieux démons endormis attendent leur heure, cachés sous les pierres du temple…

L’analyse d’un historien, grand connaisseur de Jérusalem

Nous avons proposé à Vincent Lemire, directeur du Centre de recherche français à Jérusalem, d’écrire le texte du livre. Il a accepté. Historien, spécialiste de la ville, il a notamment collaboré au film documentaire de Mariana Otero, Histoire d’un regard, consacré au photographe Gilles Caron et notamment aux images qu’il a réalisées pendant la guerre des Six Jours.

Né en 1973 à Paris, Vincent Lemire est maître de conférences en histoire contemporaine, directeur du Centre de recherche français à Jérusalem. Ses travaux portent sur Jérusalem et le Proche-Orient contemporain, l’histoire environnementale, l’histoire de la photographie et l’histoire du patrimoine. Il a notamment publié Jérusalem 1900, la ville-sainte à l’âge des possibles (Armand Colin 2012, Prix Augustin Thierry 2013, rééd. Points-Seuil 2016) ; il a récemment dirigé Jérusalem. Histoire d’une ville-monde (Champs-Flammarion, 2016, Prix Pierre Lafue 2017) et Le Moyen-Orient de 1876 à 1980 (Armand-Colin, 2016).

L’infinie beauté du monde dans 10 cm2.
Tellement, condensé dans un si petit périmètre.
Peut-être est-ce là que résident la force et la beauté qui s’en dégagent.
Un halo céleste. Elles semblent émettre d’elles-mêmes leur propre lumière,
leur propre énergie.

– Mathilde Sauveur


 

Caractéristiques du livre

Dimensions 22,5 x 22,5 cm
96 pages
70 photographies en couleurs
Texte bilingue français/anglais
Couverture cartonnée, toilée, marquage à chaud
Impression en quadrichromie sur papier couché 170 g
Prix public : 32 €
ISBN 978-2-36744-159-7

En librairie le 1er octobre 2021

 

L’auteur

David Sauveur est un photographe français né en 1974 à Dinard, membre de l’Agence VU’ depuis 2001. Il est l’auteur de nombreux reportages sur des conflits et sujets de société parmi lesquels la deuxième Intifada (2000-2008), le conflit israélo-libanais, la guerre d’Afghanistan, les mouvements étudiants en France (2006), « Youth », un documentaire sur la jeunesse (2004-2007), plusieurs sujets en Afrique de l’ouest, Sierra-Leone, Niger, Bénin, Burkina-Faso, Mauritanie, Sao-Tomé (2002-2007), Jérusalem (2000-2004), le Kosovo (1999), différents sujets sociétaux, politiques ou d’actualité en France, la révolte Zapatiste au Mexique (1994-2000)…

Ses images ont paru dans la presse nationale et internationale : Le Monde, Courrier international, Le Monde diplomatique, Libération, Paris Match, Newsweek (États-Unis), Stern (Allemagne), La Vanguardia (Italie), Ogoniok (Russie), Afisha (Russie)…

Son travail personnel au Polaroid (To The Last Path à Jérusalem, Et puis plus rien que le bruit du vent à Saint-Malo, ou au 24 x 36 mm (Sans nom, sur le Tao), lui a valu d’entrer dans plusieurs collections publiques nationales à partir de 2012. Il aime aussi collaborer avec d’autres artistes, musiciens, chorégraphes, réalisateurs ou plasticiens.

Il a participé à de multiples colloques, jurys, festivals et conférences sur la photographie et le journalisme : Maison européenne de la photographie (Paris), Rencontres d’Arles, Festival du scoop et du journalisme (Angers), Centre de formation et documentation (CFD-Paris), Les Champs-libres (Rennes), Festival Travelling (Rennes), Fondation World Press Photo (Amsterdam), Festival Visa pour l’image (Perpignan), École nationale de la photographie (Arles).

En août 2011, une agression violente dans les rues de Collioure (Pyrénées-Orientales) le laisse lourdement infirme. Il n’a plus photographié depuis.

L'Agence VU'

Agence française de photographes, VU’ affirme et défend chaque jour depuis 35 ans son ambition originale : révéler, accompagner et faire découvrir les regards singuliers d’auteur-photographes.

De l’actualité immédiate à l’enquête au long cours, de l’œuvre formelle au récit intimiste, de la photographie argentique au projet multimedia, VU’ dresse le panorama pluriel d’une photographie d’auteur vivante qui interroge le monde contemporain.

Avec plus de trente « membres » et plus de quatre-vingt photographes qui lui ont confié la distribution de leurs travaux, VU’ collabore aussi bien avec des talents émergents qu’avec des lauréats de prix prestigieux (World Press Photo, Prix Leica-Oscar Barnack, W. Eugene Smith Award, Prix Niépce, Prix Nadar, Prix Henri Cartier-Bresson, Prix Picture Of the Year, Visa d’or, Prix Carmignac, etc).

Si sa filiation documentaire est assumée – l’agence est créée en 1986 au sein du service photo de Libération et baptisée en référence au célèbre magazine éponyme des années 30 – VU’ a ouvert son territoire d’expression à d’autres styles et d’autres champs que celui la presse nationale et internationale, tissant des liens pérennes avec les acteurs du monde de l’édition, de la culture, des entreprises, des ONG et des institutions.

Laboratoire permanent de réflexion sur les évolutions du monde de l’image, VU’ poursuit son engagement pour la valorisation de la photographie auprès de tous les publics avec l’organisation de rencontres et conférences, la vente de tirages de collection ( Galerie VU’) et d’ouvrages, d’éditions spéciales, limitées ou rares (La Boutique VU’), et l’organisation de formations (VU’ Education).

Le Bec en l’air

Le Bec en l’air est une maison d’édition indépendante fondée en 2000, basée à Marseille, et spécialisée dans le livre de photographie.

Son catalogue de plus de 200 titres comprend les monographies de Denis Brihat, les livres les plus récents de Denis Dailleux, l’Algérie de Marc Riboud, ainsi que des écritures photographiques aussi variées que celles de Jane Evelyn Atwood, Bruno Boudjelal, Jean-Christian Bourcart, Stéphane Couturier, Payram, Frédéric Lecloux ou, parmi les talents émergents, Arko Datto, Yohanne Lamoulère, Shinji Nagabe, Frédéric Stucin…

Qu’il s’agisse de préoccupations documentaires, esthétiques ou intimistes, un point commun réunit les publications de la maison : le dialogue entre texte et photographie pensé comme outil de questionnement du monde contemporain.

Les textes, souvent bilingues anglais/français, sont confiés à des romanciers, essayistes ou critiques d’art tels Christian Caujolle, François Cheval, Laurent Gaudé, Marie-Hélène Lafon, Yanick Lahens, Elias Sanbar, Yoko Tawada, Alice Zeniter…

La maison d’édition est associée à plusieurs événements dont elle réalise les catalogues : festival Circulation(s) à Paris, ImageSingulières à Sète, Prix Maison Blanche à Marseille…

En 2018, Le Bec en l’air a édité le livre issu de la commande publique en photographie du ministère de la Culture sur la jeunesse en France (Jeunes-Générations) et, en 2021, le second volume d’une publication annuelle recensant les acquisitions photographiques dans les collections publiques (+Photographie), ouvrage coédité avec le ministère de la Culture.

Le Bec en l’air a reçu le Prix Nadar-Gens d’images en 2015 pour Algérie, clos comme on ferme un livre ? de Bruno Boudjelal ; le Prix HiP 2019 du Livre de l’année pour Les Métamorphoses de l’argentique de Denis Brihat, le Prix HiP du Premier livre 2019 pour Faux Bourgs de Yohanne Lamoulère, et le Prix HiP 2020 « Nature et environnement » pour Out of sight, de Delphine Parodi et Yoko Tawada.

Le Bec en l’air est membre du France Photobook, qui réunit une vingtaine d’éditeurs français indépendants de livres de photographie.

La maison a été fondée et est dirigée par Fabienne Pavia, éditrice, et Dominique Herbert, directeur artistique.

www.becair.com

Événements

Une première version de To the Last Path a été montrée au Centre Georges Brassens à Angers en 2006 et, dans le cadre de Confronting Views, exposition collective sur la Palestine en collaboration avec entre autres Larry Towell, Paolo Pellegrin, Bruno Stevens et Antoine d’Agata, au festival Noorderlicht (Groningen, Pays-Bas, 2002) et à la Photographer’s Gallery (Londres, Royaume-Uni, 2003). En 2009, dans le cadre du festival Travelling de Rennes consacré à Jérusalem, a eu lieu un concert filmé.

À l’occasion de la parution du livre, une séance de signature du livre To the Last Path aura lieu à la galerie VU’ en septembre  2021. D’autres événements seront organisés en fonction des conditions sanitaires.

Soutien

Ce projet est rendu possible grâce au soutien du laboratoire Picto.

À quoi servira la collecte

L’ensemble des coûts de production du livre s’élève à 14 000 €. Cette somme couvre la photogravure, le graphisme, les droits d’auteurs pour le photographe et les écrivains, la correction des textes, le suivi de projet et l’impression, y compris le suivi de fabrication chez l’imprimeur. Fabrication Impression du livre 8 000,00 € Photogravure 1 000,00 € Graphisme 2 000,00 € Éditorial Droits d’auteurs 2 000,00 € Suivi éditorial et correction : 1 000,00 € Soit 14 000,00 € HT TVA à 5,5% Votre contribution sera directement affectée à couvrir l’impression du livre. Le reste du budget est pris en charge par : Agence VU’ : 2 500 € Le Bec en l’air : 2 500 € Si notre campagne est un succès au point de dépasser largement la somme espérée, les fonds supplémentaires serviront à produire une exposition du travail de David Sauveur destinée à accompagner le livre. a

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