Deha Vānī

Deha Vānī est un court-métrage de fiction performatif et musical, tourné dans la campagne du Gujarat en Inde. Prod. : Le Fresnoy

Visuel du projet Deha Vānī
Réussi
27
Contributions
15/03/2014
Date de fin
2 130 €
Sur 2 000 €
107 %
Soutenu par
Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains soutient le projet Deha Vānī

Deha Vānī

<p>  </p> <p>  </p> <iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="304" src="//cdn.embedly.com/widgets/media.html?src=http%3A%2F%2Fplayer.vimeo.com%2Fvideo%2F85892700&amp;wmode=opaque&amp;src_secure=1&amp;url=http%3A%2F%2Fvimeo.com%2F85892700&amp;image=http%3A%2F%2Fi.vimeocdn.com%2Fvideo%2F470083941_1280.jpg&amp;key=ff2702755d9749cda571c6d6c2f3eb46&amp;type=text%2Fhtml&amp;schema=vimeo" width="540"></iframe> <p>  </p> <p> <strong><u>En Bref : </u></strong></p> <p>  </p> <p> Mon projet de court-métrage est né, lors de mon dernier voyage, de ma fascination pour une photographie, celle du portrait d'un Ramnami. L'histoire que j'ai écrite sous la forme d'un conte, est, pour moi, une forme d'hommage à la force de cheminement de ces Intouchables qui ont trouvé, dans la créativité, une manière de se réhabiliter. </p> <p> Sans aucun dialogue, les seuls mots parlés seront ceux portés par des poèmes chantés en Gujarati sur un mode traditionnel dont l'un sera écrit spécifiquement pour l'une des scènes du film. </p> <p> Filmé avec simplicité et précision, le projet tentera de mêler mon intérêt pour le cinéma, la performance, la danse et la musique.</p> <p>  </p> <p> Ce film est enfin une manière d'aborder la question de la réconciliation avec soi-même.</p> <p>  </p> <p> (Le teaser au-dessus, ne dévoile pas le scénario mais évoque l'esprit du film).</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Diffusion :</u></strong></p> <p> Tourné en Inde et produit par Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, le film sera diffusé et distribué par le service diffusion de l’institution (en 2012 : 800 projections, 400 institutions/festivals, 50 pays, ..).</p> <p> La Première aura lieu le <strong>5 juin 2014</strong> à l'ouverture de l'exposition <strong>Panorama 16</strong> au Fresnoy (à Tourcoing), à laquelle vous êtes chaleureusement invités.</p> <p> <a href="http://www.lefresnoy.net/fr/expo-evenements/panorama-16">http://www.lefresnoy.net/fr/expo-evenements/panorama-16</a></p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_60" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/67020/Au_Nom_du_Corps_60.jpg"></p> <p> Photo : © Ruchi ANADKAT</p> <p>    </p> <p> <strong><u>Synopsis :</u></strong></p> <p>  </p> <p> A une époque indéterminée, en Inde, un fermier promène sa vache dans une forêt que l'on dit hantée par "L'esprit qui n'a plus de voix". Il y vit une étrange expérience. De retour à son village, un sage lui annonce qu'il est condamné à mourir. A moins qu'il ne fasse le choix d´aller à la rencontre de cet esprit et de lui même. Pour cela, on lui écrira sur tout le corps des textes sacrés qui l'aideront dans sa recherche en forêt. Mais qu'y trouvera-t-il, habillé désormais de ces mots? Et dans quelle danse sera-t-il emporté?</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_52" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/67022/Au_Nom_du_Corps_52.jpg"></p> <p> Photo : © David AYOUN</p> <p>  </p> <p> <u><strong>Lieux du tournage : </strong></u></p> <p>  </p> <p> En bordure du Fleuve Mahinadi, dans la campagne proche de Vadodara dans le Gujarat en Inde, la nature trouve assez d'eau pour se déployer avec étrangeté. C'est à cet endroit que seront filmées les déambulations forestières de notre fermier.</p> <p> L'entrée d'une maison, dans le village le plus proche, nommé Jaspur, accueillera un moment-clé du film.</p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_16" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/67681/Au_Nom_du_Corps_16.jpg"></p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_208" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/66990/Au_Nom_du_Corps_208.jpg"></p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_249" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/66989/Au_Nom_du_Corps_249.jpg"></p> <p> Photos : © David AYOUN</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Note d’intention détaillée :</u></strong></p> <p>  </p> <p> « Sois le changement que tu veux voir dans le monde. »</p> <p> Gandhi</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> Il y a plus d’un siècle, bien avant l’arrivée de Gandhi et l’indépendance de l’Inde, une communauté d’Intouchables, au centre de l’Inde, décida de réinventer son rapport à la tradition. Les Intouchables, dans la tradition Hindou, se situent en bas de l’échelle du système de castes spécifique à cette religion. Dans ce système, ils sont considérés comme impurs, dans toutes les dimensions possibles, car, entre autre, ils sont en charge des détritus et de la merde collective. Ce système n’est donc pas seulement une structure religieuse, elle structure les rapports sociaux et politiques. </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> A la fin du 19e siècle, une communauté d’Intouchables, les Ramnamis, comme ils se sont désignés eux-même, ont donc décidé d’engager un changement dans ce système de castes en se tatouant le mot "Ram" (le nom du dieu Ram) sur tout le corps. Cet acte, à la fois politique, spirituel et pictural, d’une étonnante puissance, émergea d’abord de manière individuelle à travers les rêves de certains d’entre eux - qui le vécurent comme une nécessité - et en inspira d’autres. Elle déclencha une grande polémique, en particulier au près des Brahmanes, les prêtres garants de la tradition et la transmission religieuse et spirituelle, placés en haut du système. En effet, les Ramnamis commencèrent à inventer leur propre organisation sociale et spirituelle, en abolissant les structures hiérarchiques traditionnelles. Aujourd’hui, la culture Ramnami est devenue une institution religieuse à part entière mais en mutation. Elle continue de transmettre l’idée d’une réhabilitation sociale des Intouchables construite sur le principe d’une ré-appropriation du sacré et de la créativité. Tel est le sens de ce geste.</p> <p>  </p> <p> <img alt="" src="http://mediastore2.magnumphotos.com/CoreXDoc/MAG/Media/TR2/1/d/6/b/LON109791.jpg"></p> <p> Photo : © Olivia Arthur 2005</p> <p>  </p> <p> On peut rappeler que ces actions sont apparues à la fin du 19e siècle. Ils provoquèrent, avec radicalité, un questionnement social, politique et spirituel à travers des gestes dont la force picturale et poétique pourrait résonner avec l’histoire de la performance contemporaine.</p> <p>  </p> <p> Mon projet prend source dans ces gestes. C’est dans une fiction poétique que je souhaite le développer. C’est la part intérieure comme cheminement qui me questionne en tant qu’elle visait à une réhabilitation, à une réconciliation. La fiction pour inventer un rituel à cette écriture.</p> <p>  </p> <p> Cette écriture pour parler de la relation du corps aux mots, du fait que notre corps est construit par le langage, que notre histoire est inscrite dans notre chair, que nous naissons par le verbe. La poétique comme manière d'arracher du sens au monde par les mots.</p> <p>  </p> <p> La forêt comme lieu du mystère, de la transformation et des liens archaïques avec le vivant. La vache indienne comme représentante de la parole mais aussi de la sacralité de toute créature.</p> <p>  </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Note sur la musique :</u></strong></p> <p> La musique aura une place très particulière. Un chant traditionnel, de la campagne de l'Ouest du Gujarat, introduira le film. Puis un poème chanté sur le même mode a été composé spécifiquement pour une autre scène clé. Le chanteur choisi est issue de la profonde tradition rurale de cette région.</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Quelques inspirations cinématographiques :</u></strong></p> <p>  </p> <p> Le cinéma n’est pas étranger à cette relation du corps à l’écriture. On la retrouve, par exemple, en 1965 dans <i>Kwaidan</i>, un film de Masaki Kobayashi, ou encore, de manière plus obsessionnelle, en 1996, dans <i>The Pillow Book</i> de Peter Greenaway, deux films traitant de manière très différente de la calligraphie sur le corps. Alors que le dernier développe un rapport à la sensualité du geste d’écriture, le premier s’intéresse plus à sa charge symbolique et mystique.</p> <p>  </p> <p> <img alt="Kwaidan_8" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/66994/Kwaidan_8.png"></p> <p> <em>Kwaidan</em>, 1964</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> Dans cette relation à la nature et à l’écriture du rêve, je trouve dans les récits filmés d’Apichatpong Weerasethakul et notamment <i>Tropical Malady</i> et <i>Oncle Boonmee</i>, une référence forte. On trouve dans Tropical Malady un « chamane » nu, recouvert d’écritures qui entretient une relation animale affective et sacrée à la nature.</p> <p>  </p> <p> <img alt="Tropical_malady_14" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/66995/Tropical_Malady_14.jpg"></p> <p> <em>Tropical Malady</em>, 2004</p> <p>  </p> <p> <img alt="Uncle_boomnee00010" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/66997/Uncle_Boomnee00010.jpg"></p> <p> <em>Oncle Boonmee</em>, 2010</p> <p>  </p> <p> Cette relation à l’animal et à la nature, je la retrouve également dans un certain rapport à la danse que j’aime travailler. Que l’on pense à Anna Halprin, Simone Fortie ou Loïc Touzé. Mais c’est l’approche particulière de Min Tanaka qui nourrira la scène finale. Cette pratique de danse en rapport avec les éléments naturels produit un type de présence très étrange. Un corps dans une sorte de transe, à la fois porté par la terre et le ciel.</p> <p>  </p> <p> Les films d'animations de Hayao Myazaki (notamment l'univers déployé dans Princesse Mononoké) sont également une des sources d'inspiration du projet.</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Date de tournage en Inde :</u> </strong></p> <p> Du 22 au 28 février 2014</p> <p>  </p> <p> <strong><u>Date d’enregistrement de la musique en Inde :</u> </strong></p> <p> entre le 14 et le 20 février 2014 </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Post-production en France :</u> </strong></p> <p> Du 10 mars au 15 mai</p> <p>  </p> <p> <strong><u>Diffusion :</u></strong></p> <p> Tourné en Inde et produit par Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, le film sera diffusé et distribué par le service diffusion de l’institution (en 2012 : 800 projections, 400 institutions/festivals, 50 pays, ..).</p> <p> La Première aura lieu le <strong>5 juin 2014</strong> à l'ouverture de l'exposition <strong>Panorama 16</strong> au Fresnoy (à Tourcoing), à laquelle vous êtes chaleureusement invités.</p> <p> <a href="http://www.lefresnoy.net/fr/expo-evenements/panorama-16">http://www.lefresnoy.net/fr/expo-evenements/panorama-16</a></p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Fiche Technique :</u></strong></p> <p>  </p> <p> Support de tournage : Caméra RED Epic </p> <p> Format de projection : 16:9</p> <p> Durée : entre 12 et 15min</p> <p> Langue : Gujarati sous-titré français</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <u><strong>Équipe de tournage :</strong></u></p> <p>  </p> <p> Scénario, mise en scène, chorégraphie, réalisation : David AYOUN</p> <p> Productrice exécutif et assistante de réalisation : Ruchi ANADKAT</p> <p> Chef opératrice : Pooja Gupte</p> <p> Assistant caméra : Sudhakar Singh</p> <p> Location matériel image : Just Video Broadcast Private Limited</p> <p> Ingénieur Son : Shailesh Sharma</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Acteurs : </u></strong></p> <p>  </p> <p> 1. Le fermier : Alpesh Nagar</p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_16" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/68456/Au_Nom_du_Corps_16.jpg"></p> <p> Photo : © David AYOUN</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> 2. La vache : Vāc</p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_181" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/68457/Au_Nom_du_Corps_181.jpg"></p> <p> Photo : © Ruchi ANADKAT</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> 3. Le sage : Tanmay Gangopadhyay</p> <p>  </p> <p> <img alt="Au_nom_du_corps_22" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/72482/Au_Nom_du_Corps_22.jpg"></p> <p> Photo : © David AYOUN</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> 4. Les calligraphes : Ramesh Mandlik et Ravi Barot</p> <p>  </p> <p> <img alt="_mg_9193__1_" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/73676/_MG_9193__1_.jpg"></p> <p> Photo : © Rahul ORRA</p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong><u>Musique : </u></strong></p> <p>  </p> <p> 1. Chant et harmonium : Shyam Ghediya</p> <p>  </p> <p> <img alt="Img_6934" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/68465/IMG_6934.jpg"></p> <p> Photo : © David AYOUN</p> <p>  </p> <p> 2. Pakhavaj : Dhaval Mistry</p> <p> 3. Ram Dhol : Chirag Solanki</p> <p>  </p> <p> 4. Adapation poétique et musicale du chant du sage : Dhruti Trivedi</p> <p>  </p> <p> Direction artistique : David AYOUN</p> <p> Rishabh Digital Recording Studio (Enregistrement de la musique en Inde)</p> <p>  </p> <p>  </p> <p>  </p> <p> <strong>Production : Le Fresnoy</strong></p> <p> Chargée de production : Estelle Benazet </p> <p>  </p> <p> <img alt="494831_1372344057_0" src="https://kkbb-production.s3.amazonaws.com/uploads/project_image/image/68128/494831_1372344057_0.jpg"></p> <p>  </p> <p> Soutien logistique en Inde : Uttaryan Art Foundation</p> <p> Accompagnement logistique en France : Association Point MOV</p> <p>  </p> <p>    </p>

À quoi servira la collecte

<p> Producteur principal du projet, <strong>Le Fresnoy</strong> apporte l'essentiel de la contribution financière ainsi qu'une aide en industrie.</p> <p> Uttarayan Art Foundation soutien le projet en hébergeant et nourrissant gracieusement l’ensemble de l’équipe (environ 15 personnes) pendant les 7 jours de tournage.</p> <p>  </p> <p> Néanmoins, le budget n'est pas suffisant pour répondre aux nécessités et exigences techniques du projet.</p> <p>  </p> <p> Vos contributions permettraient de financer :</p> <p> <strong>200€</strong> pour la location de rails sur 3 jours (afin d’effectuer les 4 travellings du film)</p> <p> <strong>400€</strong> pour une partie des 6 jours de location de la caméra de cinéma RED Epic (afin de filmer en HDR dans la forêt pour ne pas brûler les hautes lumières ou boucher les ombres).</p> <p> <strong>500€</strong> pour une partie des multiples déplacements nécessaires au tournage et à sa préparation (mal évalué au départ du projet).</p> <p>  </p> <p> <strong>740€</strong> enfin, permettrait de mieux payer l'acteur et les musiciens au moment du tournage mais aussi de financer d’éventuels jours supplémentaires en post-production.</p> <p>  </p> <p> Les dons seront gérés par l'association Point MOV qui accompagne le projet depuis la France. </p> <p>  </p> <p> <strong>Merci d'avance pour votre précieux soutien.</strong></p>

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