Out of sight, par Delphine Parodi & Yoko Tawada

Soutenez la parution du livre "Out of Sight", un dialogue où se croisent les textes de Yoko Tawada et les photographies de Delphine Parodi.

Visuel du projet Out of sight, par Delphine Parodi & Yoko Tawada
Réussi
122
Contributions
08/07/2020
Date de fin
9 869 €
Sur 4 500 €
219 %
Autoproduction
culturelle

Out of sight, par Delphine Parodi & Yoko Tawada

<p><em>&Agrave; Fukushima. Ao&ucirc;t 2013</em></p> <blockquote> <p>&laquo;&nbsp;Ouvrir trois conserves&nbsp;: sa t&acirc;che quotidienne<br /> Une c&eacute;r&eacute;monie sur la plage.<br /> Le poisson frais est contamin&eacute;,<br /> a dit le vent &eacute;loquent et vif.<br /> Qui sans un mot sourit sur l&rsquo;&eacute;tiquette&nbsp;?<br /> Un chat siamois disparu<br /> ce jour-l&agrave; dans une lumi&egrave;re aveuglante. &raquo;</p> </blockquote> <p>Yoko Tawada<br /> <em>Traduit de l&rsquo;allemand par Bernard Banoun</em></p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667110/bandeau_outo_1-1590821707.jpg" width="100%" /></p> <p>Install&eacute;e au Japon depuis 2010, la photographe fran&ccedil;aise <strong>Delphine Parodi</strong> se rend &agrave; <strong>Fukushima</strong> pour la premi&egrave;re fois durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2012. Pendant sept ans, elle y retourne r&eacute;guli&egrave;rement, aussi bien &agrave; l&#39;int&eacute;rieur de la zone d&#39;&eacute;vacuation forc&eacute;e de 20 kilom&egrave;tres autour de la centrale nucl&eacute;aire que dans le reste de la pr&eacute;fecture de Fukushima. Elle photographie, &eacute;coute et recueille les t&eacute;moignages des personnes &eacute;vacu&eacute;es et des habitants de la pr&eacute;fecture. Ses images r&eacute;alis&eacute;es avec un appareil moyen-format, pr&eacute;sent&eacute;es sous forme de diptyques, font dialoguer paysages intimes, souvent insondables &ndash;&nbsp;rivi&egrave;res, montagnes, lacs, for&ecirc;ts, carrefours, bancs isol&eacute;s &ndash;&nbsp;et portraits d&rsquo;habitants. Un dialogue qui sugg&egrave;re l&#39;alt&eacute;ration de leur rapport &agrave; ces lieux aussi bien que l&#39;importance de la m&eacute;moire individuelle.</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666014/kkbboos7_copie-1590374687.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <p>L&#39;&eacute;crivaine et po&eacute;tesse japonaise <strong>Yoko Tawada</strong>, qui vit en Allemagne, a elle aussi entam&eacute; un travail &agrave; la suite de la catastrophe. Delphine Parodi et Yoko Tawada se rencontrent &agrave; Berlin en d&eacute;cembre 2012. &Eacute;mues par les r&eacute;sonances profondes qui &eacute;mergent entre leurs voix, elles d&eacute;cident de les unir. Yoko Tawada se rend &agrave; son tour &agrave; Fukushima et rencontre les personnes que Delphine Parodi avait pr&eacute;c&eacute;demment photographi&eacute;es. Le m&ecirc;me mois, elle &eacute;crit les vingt-quatre po&egrave;mes publi&eacute;s dans ce livre, en <strong>allemand </strong>d&rsquo;abord, avant de les traduire elle-m&ecirc;me vers sa langue maternelle, le <strong>japonais,</strong> puis qu&rsquo;ils soient ensuite traduits vers le <strong>fran&ccedil;ais</strong> et l&rsquo;<strong>anglais</strong> par ses traducteurs litt&eacute;raires attitr&eacute;s. Ce sont des po&egrave;mes qui empruntent &agrave; la fois &agrave; l&#39;esprit japonais et &agrave; une langue tr&egrave;s contemporaine, guid&eacute;e par les situations et les voix qu&#39;elle a patiemment saisis.</p> <p>Yoko Tawada et Delphine Parodi feront encore plusieurs voyages &agrave; Fukushima, le plus souvent s&eacute;par&eacute;ment, ensemble &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2015, mais avec la m&ecirc;me n&eacute;cessit&eacute;, celle d&rsquo;&eacute;couter les voix des habitants, ce qu&rsquo;ils ont v&eacute;cu, ce qu&rsquo;ils continuent &agrave; vivre, port&eacute;es par la responsabilit&eacute; commune de mettre en mots et en images cette somme d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements individuels.</p> <p>Combinant <strong>diptyques photographiques</strong>, <strong>po&egrave;mes</strong>, <strong>t&eacute;moignages</strong> et souvenirs en <strong>quatre langues</strong>, <em>Out of Sight</em> est le fruit de ce projet &agrave; long terme. Naviguant entre le visible et l&#39;invisible, ce livre donne forme &agrave; ce qui reste une menace constante mais imperceptible, et se veut un rappel &agrave; la conscience collective, rappel devenu universel en temps de pand&eacute;mie.</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667364/OUTO-dbl_photos-1591013266.jpg" width="100%" /></p> <p style="text-align:center">&diams;</p> <p><strong>Delphine Parodi</strong>, photographe fran&ccedil;aise n&eacute;e en 1984, vit et travaille &agrave; Tokyo.</p> <p><strong>Yoko Tawada</strong>, romanci&egrave;re, po&egrave;te, essayiste japonaise, est n&eacute;e &agrave; Tokyo en 1960, et vit en Allemagne depuis 1982.</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666990/thumbnail-1-1590764637.jpeg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667111/bandeau_outo_2-1590821890.jpg" width="100%" /></p> <p>Les <strong>24 po&egrave;mes</strong> de Yoko Tawada ont &eacute;t&eacute; &eacute;crits en allemand et autotraduits vers le japonais. &Eacute;galement traduits de l&#39;allemand vers le fran&ccedil;ais par<strong> Bernard Banoun</strong> et vers l&#39;anglais par <strong>Bettina Brandt</strong>. L&#39;int&eacute;r&ecirc;t du projet tient aussi &agrave; la mani&egrave;re dont il fait circuler les langues et souligne la puissance de la traduction, a fortiori sur un sujet sensible et po&eacute;tique au caract&egrave;re universel. Yoko Tawada est traduite en plusieurs langues par des traducteurs de renom.</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667354/OUTO-dbl_textes-1591010932.jpg" width="100%" /></p> <p><br /> <strong>Bernard Banoun</strong> Bernard Banoun est professeur de litt&eacute;rature allemande des XXe et XXIe si&egrave;cles &agrave; la Facult&eacute; des Lettres de Sorbonne Universit&eacute; et traducteur litt&eacute;raire. Ses domaines de recherche sont la litt&eacute;rature allemande contemporaine, l&rsquo;op&eacute;ra et l&rsquo;histoire de la traduction. Il a publi&eacute; sept traductions de Yoko Tawada (dont une du japonais, avec Ryoko Sekiguchi) aux &eacute;ditions Verdier et une, Le Sommeil d&#39;Europe, &agrave; La Contre-All&eacute;e. Il a &eacute;galement traduit Maja Haderlap, Thomas Jonigk, Werner&nbsp;Kofler et Josef Winkler. Il est &eacute;galement l&#39;un des auteurs, avec Isabelle Poulin et Yves Chevrel de l&#39;impressionnante <em>Histoire des traductions en langue fran&ccedil;aise</em> (Verdier, 2019).<br /> &nbsp;<br /> <strong>Bettina Brandt</strong> est n&eacute;e en Allemagne et a grandi aux Pays-Bas et en Belgique francophone. Dipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;Utrecht en langues fran&ccedil;aise et allemande, elle est l&rsquo;auteure d&rsquo;une th&egrave;se en litt&eacute;rature compar&eacute;e &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Harvard. Actuellement en poste au d&eacute;partement d&rsquo;allemand de la Penn State University, elle a notamment enseign&eacute; &agrave; Harvard, au MIT et &agrave; la Columbia University. Elle est l&rsquo;auteure de nombreux articles et essais sur des auteurs germanophones multilingues tels que Yoko Tawada, Emine &Ouml;zdamar ou Herta M&uuml;ller, et traductrice d&rsquo;auteurs de fiction contemporains.</p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667119/bandeau_outo_3-1590822262.jpg" width="100%" /></p> <p>Par le lien qu&rsquo;elle a tiss&eacute; avec le Japon en y vivant depuis de nombreuses ann&eacute;es, Delphine Parodi a pu acc&eacute;der &agrave; une pr&eacute;sence intime et &agrave; une parole rare, o&ugrave; se m&ecirc;lent souvenirs de lieux, de go&ucirc;ts, de traditions&hellip;</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666015/kkbboos1_copie-1590375117.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <p>Avant la catastrophe nucl&eacute;aire du 11 mars 2011, les relations entre les individus, leur communaut&eacute; et les cycles de la nature &eacute;taient tr&egrave;s fortes dans la r&eacute;gion, en particulier dans les villes les plus touch&eacute;es qui entourent la centrale de Fukushima Daiichi. L&rsquo;accident, dont les cons&eacute;quences continuent &agrave; se faire sentir aujourd&rsquo;hui, a boulevers&eacute; durablement ces relations. Comment vivre alors dans un nouvel environnement sous la menace constante de taux de radiation &eacute;lev&eacute;s ? Comment exister lorsque la simple libert&eacute; de vivre au pr&eacute;sent a &eacute;t&eacute; supprim&eacute;e&nbsp;? Quand sensations et perceptions charnelles ont &eacute;t&eacute; &eacute;branl&eacute;es et que les liens unissant une communaut&eacute; &agrave; son environnement ont &eacute;t&eacute; compromis&nbsp;?</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666016/kkbboos12_copie-1590375152.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <p>Delphine Parodi a suivi la trace de ces lieux lors de visites r&eacute;guli&egrave;res &agrave; Fukushima, non seulement dans les environs imm&eacute;diats de la centrale mais aussi dans les &quot;trois pays&quot; de la pr&eacute;fecture de Fukushima. Celui de la c&ocirc;te <em>hamadori</em>, longeant le bord de mer o&ugrave; est situ&eacute;e la centrale nucl&eacute;aire Daiichi. Celui du milieu, <em>nakadori</em>, et celui de l&rsquo;arri&egrave;re pays <em>Aizushio</em>, en direction d&rsquo;Aizu. Elle est tr&egrave;s souvent accompagn&eacute;e par des habitants de la r&eacute;gion, qui entretenaient tous une relation et une histoire particuli&egrave;res avec leur lieu d&rsquo;origine. Ainsi ses photographies d&eacute;crivent des r&eacute;gions et des surfaces intimes, et d&eacute;peignent le corps comme un vecteur de conscience de notre environnement, un corps &agrave; la jonction entre int&eacute;rieur et ext&eacute;rieur, une familiarit&eacute; inconnue, fonctionnant &eacute;ventuellement comme substrat de la m&eacute;moire &ndash; une m&eacute;moire cliv&eacute;e entre sa valeur en tant que preuve et sa perte. Et les t&eacute;moignages des &eacute;vacu&eacute;s leur font &eacute;cho.</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666017/kkbboos22_copie-1590375187.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666018/kkbboos28_copie-1590375204.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667120/bandeau_outo_4-1590822322.jpg" width="100%" /></p> <p><strong>Namie, Pr&eacute;fecture de Fukushima, 2015</strong></p> <p>Wir mussten unsere Stadt verlassen, unser Haus aufgeben, unser Leben hinter uns lassen. Doch die B&auml;ume sind geblieben. Sie wissen nicht, dass alles verseucht ist, aber sie wissen, wann sie bl&uuml;hen m&uuml;ssen und wann sie ihre Bl&auml;tter fallen lassen m&uuml;ssen, dem Zyklus der Jahreszeiten folgend.</p> <p>人間の私たちは、家を捨てて、町を離れて、人生を置き去りにした。でも木はそこに残ってる。すべてが汚染されてしまったことも知らないまま、今年もまた花を咲かせて、葉を落とす。</p> <p>On a d&ucirc; quitter nos villes, abandonner nos maisons, laisser nos vies derri&egrave;re nous. Mais les arbres sont rest&eacute;s. Ils ne savent pas que tout a &eacute;t&eacute; contamin&eacute;, mais ils savent quand est-ce qu&rsquo;ils doivent fleurir et quand perdre leurs feuilles, suivant le cycle des saisons.</p> <p><em>We had to leave our town, abandon our house, leave our life behind us. But the trees stayed. They don&rsquo;t know that everything has been contaminated, but they know when they have to blossom and when to lose their leaves.</em></p> <p><br /> <strong>Nihommatsu, Pr&eacute;fecture de Fukushima, 2012</strong></p> <p>Meine Familie hat Reisfelder in Tomioka, gerade noch innerhalb der Grenze der Evakuierungszone. Die erste Ernte - der neue Reis - darauf habe ich jedes Jahr gewartet, auf diesen Geschmack. Aber ich werde das nie mehr erleben.</p> <p>私の家族は富岡町の立ち入り禁止区域の中に稲田を持っていました。収穫したての味 - 新米 - それを毎年待ち侘びていた。けれど、もうそれは二度と出会うことができない。</p> <p>Ma famille avait des champs de riz &agrave; Tomioka, juste &agrave; la limite de la zone d&rsquo;&eacute;vacuation. Le go&ucirc;t de la premi&egrave;re r&eacute;colte: le riz nouveau est quelque chose que j&rsquo;attendais chaque ann&eacute;e, mais je ne pourrais plus jamais en faire l&rsquo;exp&eacute;rience.</p> <p><em>My family have rice fields in Tomioka, just inside the limit of the exclusion zone. The first harvest, the new rice, the first bowl of this rice was something I waited each year for its taste, unique but I will never encounter it again.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p><strong>Iwaki, Pr&eacute;fecture de Fukushima, 2014</strong></p> <p>Einmal im Monat komme ich in mein altes Haus zur&uuml;ck. Es liegt in Namie, also innerhalb der Evakuierungszone. Ich brauche dieses Hin und Her, sonst w&uuml;rde ich den Sinn f&uuml;r die Realit&auml;t v&ouml;llig verlieren. Ich tr&auml;ume oft davon, wie meine Stadt war und mein Leben der letzten 50 Jahre - es scheint mir immer noch so real. Und doch, manchmal, wenn ich aufwache, frage ich mich, ob es jemals existiert hat. Deshalb muss ich dort tats&auml;chlich hingehen, um die Grenzen dieser beiden Welten physisch zu erfahren. Wenn ich von einer in die andere Fahre, habe ich das Gef&uuml;hl, dazwischen gefangen zu sein; aber es gibt mir zumindest das Gef&uuml;hl der Wirklichkeit.</p> <p>私は月に一度、立ち入り禁止区域内である浪江町の昔の家に帰っています。私にはこの行き来が必要なのです。そうでなければ、私は完全に現実の感覚を忘れてしまうから。私はよく、私が住んでいたころの昔の町の夢を見ます。私の人生の過去50年。それはとてもリアルです。今でも目覚めたときに私は思うのです。もしかするとあれは存在していなかったのではないかと。だから私は、今でもあちらに帰って、この二つの世界の境界を物理的に感じることが必要なのです。二つの世界の間を運転しているとき、私はその『間』を凄く感じます。ですがそれは、少なくとも、現実の感覚を与えてくれるのです。</p> <p>Je retourne une fois par mois dans mon ancienne maison situ&eacute;e &agrave; Namie, &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de la zone d&rsquo;evacuation. J&rsquo;ai besoin de ces allers-retours; sinon je perds compl&egrave;tement le sens de la r&eacute;alit&eacute;. Je r&ecirc;ve souvent de ma ville d&rsquo;avant, de ma vie ces cinquante derni&egrave;res ann&eacute;es, &ccedil;a &agrave; l&rsquo;air encore tellement r&eacute;el. Et pourtant quand je me r&eacute;veille parfois je me demande si &ccedil;a a jamais exist&eacute;. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai besoin de m&rsquo;y rendre pour exp&eacute;rimenter les limites entre ces deux mondes. Pendant que je conduis de l&rsquo;un &agrave; l&rsquo;autre je me sens vraiment coinc&eacute;e entre les deux, mais au moins &ccedil;a me donne un sentiment de r&eacute;alit&eacute;.</p> <p><em>I come back once a month to my old house situated in Namie, inside the evacuation zone. I need this back and forth; otherwise I completely lose sense of reality. I often dream of what my town was like - my life for the last 50 years - it still seems so real. Yet sometimes when I wake up, I wonder if it ever existed. This is why I need to go there to physically experience the boundaries of these two worlds. While I drive between them I really feel caught in the middle, but this, at least, gives me a sense of reality.</em></p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667134/oos9-1590823899.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667121/bandeau_outo_5-1590822417.jpg" width="100%" /></p> <p><strong><em>Out of sight</em> </strong>rassemble 52 photographies en diptyque r&eacute;alis&eacute;es par Delphine Parodi &agrave; Fukushima entre 2012 et 2019, 24 po&egrave;mes &eacute;crits par Yoko Tawada en 2013 &agrave; Fukushima et les t&eacute;moignages recueillis par Delphine Parodi aupr&egrave;s des habitants de la r&eacute;gion pendant ses s&eacute;jours sur place, tous quadrilingues.</p> <p><strong>Caract&eacute;ristiques du livre</strong><br /> En librairie en&nbsp;octobre 2020<br /> ISBN 978-2-36744-146-7</p> <p>52 photographies en couleurs.<br /> 16,5 x 28,5 cm<br /> 120 pages<br /> Couverture cartonn&eacute;e<br /> Impression en quadrichromie sur papier couch&eacute; mat 170 g, couverture cartonn&eacute;e</p> <p>Textes quadrilingues fran&ccedil;ais / allemand / japonais / anglais</p> <p><br /> <img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667393/OUTO-mockup_couv2-1591021799.jpg" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667122/bandeau_outo_6-1590822553.jpg" width="100%" /></p> <p><strong>Yoko Tawada</strong>, romanci&egrave;re, po&egrave;te, essayiste japonaise, est n&eacute;e &agrave; Tokyo en 1960 et dipl&ocirc;m&eacute;e de l&rsquo;universit&eacute; de Waseda &agrave; Tokyo. Elle vit en Allemagne depuis 1982 o&ugrave; elle a obtenu un Ph.D en Litt&eacute;rature allemande. Elle est l&rsquo;auteure d&rsquo;une quarantaine de livres en japonais et en allemand, et laur&eacute;ate de nombreux prix internationaux.</p> <p>En 1993 elle re&ccedil;oit le prestigieux prix Akutagawa pour <em>Le Mari &eacute;tait un chien</em>. &Eacute;crivant alternativement en japonais et en allemand &ndash; textes courts, romans, po&eacute;sie, th&eacute;&acirc;tre &ndash;, le Adalbert-von-Chamizo Prize, prix allemand reconnaissant des &eacute;crivains &eacute;trangers pour leur contribution &agrave; la culture allemande, lui est attribu&eacute; en 1996.</p> <p>Elle est aussi laur&eacute;ate du prix Tanizaki en 2003, de la m&eacute;daille Goethe en 2005, du prestigieux Kleist Prize en 2016, ainsi que du National Book Award aux &Eacute;tats-Unis en 2018 pour son livre <em>The Emissary</em>. En France, sept de ses romans ont &eacute;t&eacute; traduits aux &eacute;ditions Verdier, dont <em>Opium pour Ovide</em> (2002), <em>Train de nuit avec suspects</em> (2005), <em>Journal des jours tremblants</em> (2012), <em>Histoire de Knut</em> (2016)&hellip;</p> <p style="text-align:center">&diams;</p> <p><strong>Delphine Parodi</strong>, photographe fran&ccedil;aise n&eacute;e en 1984, vit et travaille &agrave; Tokyo. Avant d&rsquo;emm&eacute;nager au Japon en 2010 elle a poursuivi des &eacute;tudes de philosophie et de lettres modernes &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de la Sorbonne et de photographie au London College of Communication.</p> <p>&Agrave; la fronti&egrave;re entre documentaire et photographie narrative, son travail se concentre essentiellement sur les relations entre les soci&eacute;t&eacute;s et leur environnement. Naviguant entre visible et invisible, entre document et r&eacute;cit, elle appr&eacute;hende les liens d&eacute;licats entre histoires, t&eacute;moignages, m&eacute;moire collective et m&eacute;moire individuelle.</p> <p>Expositions personnelles&nbsp;:<br /> - Centre culturel japonais de Berlin / Japanisch-Deutsches Zentrum Berlin, 2014, s&eacute;rie &quot;Out of Sight&quot;.<br /> - Kyotographie Festival of Photography, Japon, 2016, s&eacute;rie &quot;Out of Sight&quot;.<br /> Exposition collective:<br /> Galerie La Jet&eacute;e, Marseille, 2017, s&eacute;rie &quot;Fukushima pour l&rsquo;avenir&quot;.</p> <p>&nbsp;</p> <hr /> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667123/bandeau_outo_7-1590822620.jpg" width="100%" /></p> <p><strong>Le Bec en l&rsquo;air</strong> est une maison d&rsquo;&eacute;dition ind&eacute;pendante fond&eacute;e en 2000, bas&eacute;e &agrave; Marseille, et sp&eacute;cialis&eacute;e dans le livre de photographie.</p> <p>Notre catalogue de plus de 200 titres comprend les monographies de Denis Brihat, les livres les plus r&eacute;cents de Denis Dailleux, l&rsquo;Alg&eacute;rie de Marc Riboud, ainsi que des &eacute;critures photographiques aussi vari&eacute;es que celles de Jane Evelyn Atwood, Bruno Boudjelal, Jean-Christian Bourcart, St&eacute;phane Couturier, Payram ou, parmi les talents &eacute;mergents, Arko Datto, Yohanne Lamoul&egrave;re, Shinji Nagabe, Fr&eacute;d&eacute;ric Stucin&hellip;</p> <p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de pr&eacute;occupations documentaires, esth&eacute;tiques ou intimistes, un point commun r&eacute;unit nos publications : le dialogue entre texte et photographie pens&eacute; comme outil de questionnement du monde contemporain.</p> <p>Les textes, souvent bilingues anglais/fran&ccedil;ais, sont confi&eacute;s &agrave; des romanciers, essayistes ou critiques d&rsquo;art tels Christian Caujolle, Fran&ccedil;ois Cheval, Laurent Gaud&eacute;, Marie-H&eacute;l&egrave;ne Lafon, Yanick Lahens, Elias Sanbar, Alice Zeniter&hellip;</p> <p>La maison d&rsquo;&eacute;dition est associ&eacute;e &agrave; plusieurs &eacute;v&eacute;nements dont elle r&eacute;alise les catalogues : festival Circulation(s) &agrave; Paris, ImageSinguli&egrave;res &agrave; S&egrave;te, Prix Maison Blanche &agrave; Marseille&hellip;<br /> En 2018, Le Bec en l&#39;air a &eacute;dit&eacute; le livre issu de la commande publique en photographie du minist&egrave;re de la Culture sur la jeunesse en France (<em>Jeunes-G&eacute;n&eacute;rations</em>) et, en 2020, le premier volume d&#39;une publication annuelle recensant les acquisitions photographiques dans les collections publiques (<em>+&nbsp;Photographie</em>), ouvrage co&eacute;dit&eacute; avec le minist&egrave;re de la Culture.</p> <p>Le Bec en l&rsquo;air a re&ccedil;u le Prix Nadar-Gens d&rsquo;images en 2015 pour <em>Alg&eacute;rie, clos comme on ferme un livre&nbsp;?</em>, de Bruno Boudjelal ; le Prix HIP 2019 du Livre de l&#39;ann&eacute;e pour <em>Les M&eacute;tamorphoses de l&#39;argentique</em> de Denis Brihat et le Prix HIP du Premier livre 2019 pour <em>Faux Bourgs</em> de Yohanne Lamoul&egrave;re.</p> <p>Le Bec en l&rsquo;air est membre du France Photobook, qui r&eacute;unit une vingtaine d&rsquo;&eacute;diteurs fran&ccedil;ais ind&eacute;pendants de livres de photographie.</p> <p>La maison a &eacute;t&eacute; fond&eacute;e et est dirig&eacute;e par Fabienne Pavia, &eacute;ditrice, et Dominique Herbert, directeur artistique.</p> <p><a href="http://www.becair.com" target="_blank"><strong>www.becair.com</strong></a></p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/666992/thumbnail-2-1590764720.jpeg" width="100%" /></p> <p><em>Le Bec en l&#39;air &agrave; Paris Photo.</em></p>

À quoi servira la collecte

<p><strong>L&rsquo;ensemble des co&ucirc;ts de production du livre s&#39;&eacute;l&egrave;ve &agrave; 17 400 &euro;</strong>.<br /> Cette somme couvre le graphisme, la photogravure, les droits d&rsquo;auteurs, la correction des textes, le suivi &eacute;ditorial et l&rsquo;impression du livre, y compris le suivi de fabrication chez l&rsquo;imprimeur.<br /> &nbsp;<br /> &nbsp;<br /> <strong>Fabrication :</strong><br /> Impression du livre &nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 9&nbsp;200,00 &euro;<br /> Photogravure&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 1&nbsp;200,00 &euro;<br /> Graphisme&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 2&nbsp;000,00 &euro;</p> <p><strong>Editorial :</strong><br /> Droits d&#39;auteurs&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp; &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; 3&nbsp;000,00 &euro;<br /> Suivi &eacute;ditorial et correction&nbsp;&nbsp; 2&nbsp;000,00 &euro;<br /> &nbsp;<br /> <strong>Soit 17 400,00 &euro; HT</strong><br /> TVA &agrave; 5,5%</p> <p>Votre contribution sera directement affect&eacute;e &agrave; l&rsquo;impression du livre.<br /> Le reste du budget est pris en charge par du m&eacute;c&eacute;nat priv&eacute; et par Le Bec en l&rsquo;air.</p> <p>&nbsp;</p> <p><img alt="" src="https://d3v4jsc54141g1.cloudfront.net/uploads/project_image/image/667127/camemberts-1590823033.png" width="100%" /></p> <p>&nbsp;</p>

Contreparties

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    Livraison estimée : septembre 2020

    220 €

    • 2 contributions
    Livre signé + 1 diptyque 28 x 12 cm, tirage pigmentaire sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

    Livraison estimée : septembre 2020

    220 €

      Livre signé + 1 diptyque 28 x 12 cm, tirage pigmentaire sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

      Livraison estimée : septembre 2020

      350 €

        Livre signé + 1 tirage pigmentaire 42 x 36 cm sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

        Livraison estimée : septembre 2020

        500 €

          Livre signé + 1 diptyque 56 x 24 cm, tirage pigmentaire sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

          500 €

          • 1 contribution
          Livre signé + 1 diptyque 56 x 24 cm, tirage pigmentaire sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

          950 €

          • 1 contribution
          Livre signé + 1 tirage argentique de la photographie de votre choix extraite du livre, à choisir avec la photographe, dans un format maximal de 70 x 60 cm. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

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          Épuisé

          Épuisé

          75 €

          • 5 contributions
          Livre signé + un poème de Yoko Tawada choisi par l'auteure parmis les 24 poèmes présents dans le livre Out of Sight, calligraphié en japonais sur papier washi artisanal, 16 x 28 cm. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

          Épuisé

          75 €

          • 5 contributions
          Livre signé + un poème de Yoko Tawada choisi par l'auteure parmis les 24 poèmes présents dans le livre Out of Sight, calligraphié en japonais sur papier washi artisanal, 16 x 28 cm. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

          Épuisé

          150 €

          • 5 contributions
          Livre signé + 1 tirage pigmentaire 14 x 12 cm signé, sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

          Épuisé

          150 €

          • 5 contributions
          Livre signé + 1 tirage pigmentaire 14 x 12 cm sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020

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          • 2 contributions
          Livre signé + 1 tirage pigmentaire 42 x 36 cm sur papier Hahnemuhle Silk Baryta 310g signé. Toutes les contreparties seront envoyées emballées dans du papier japonais.

          Livraison estimée : septembre 2020