Documentaire Orlando Pantera: la comète venue du Cap-Vert

Aidez-moi à réaliser un docu sur l'histoire d'Orlando Pantera, génie musical Cap-Verdien disparu tragiquement aux aurores des années 2000

Visuel du projet Documentaire Orlando Pantera: la comète venue du Cap-Vert
Réussi
38
Contributeurs
21/02/2020
Date de fin
3 335 €
Sur 3 335 €
100 %
Autoproduction
culturelle

Documentaire Orlando Pantera: la comète venue du Cap-Vert

Bonjour! Je suis hyper excité, fier et nerveux de te présenter mon tout premier projet documentaire et de faire cette campagne pour réaliser ce petit rêve.

Merci déjà à toi de prendre le temps d’être ici et de me lire!

Le projet en quelques mots

Musicien exceptionnel, homme de grand coeur, au sourire troublant, attendu comme la future star de la scène musicale Cap-Verdienne aux débuts des années 2000 dont le destin a été si cruel: qui était Orlando Pantera, décédé brutalement deux jours avant d'enregistrer son premier album studio ? Je veux vous plonger dans son histoire et dans son univers poétique.

Comment tout a commencé...

Il y a un an, trois explorateurs sont partis dans l’idée de réaliser leur rêve farfelu: visiter chacun des pays Lusophones (anciennes colonies Portugaises) dans le but de découvrir leur richesse musicale et comprendre les dernières tendances. Notre regard pour notre première destination s’est rivé sur la mer et l’archipel du Cap-Vert. Avant de nous y rendre, j’ai eu écho d’une histoire et d’un mythe d’un musicien précurseur qui aurait transformé la musique Cap-Verdienne pour toujours, sans bien même avoir enregistré un seul album. Encore aujourd’hui, il est dit que le seul moyen d’écouter sa musique est de la copié du matériel épars qu’il a laissé derrière lui.

Son nom? Orlando Pantera.

En creusant la surface, j’ai appris que Pantera est décédé tragiquement deux jours seulement avant d’enregistrer son album à Paris. Notre curiosité s’est donc porté sur lui, pour en apprendre davantage sur sa vie et ce qu’il avait fait pour la musique. Nous ne le savions pas encore, mais Pantera aura été le leitmotiv de notre voyage et nous aura suivi tout au long, comme une bonne étoile veillant au-dessus de nous. En retournant chez nous avec une flopée de rencontres fortuites et de témoignages avec les personnes qui le connaissaient de près ou de loin, de matériel récolté auprès de ces mêmes personnes, d’innombrables frissons et de larmes versées en écoutant sa musique, je savais pertinemment que nous devions faire quelque chose pour donner en retour après qu’il nous ait tant donné pendant ce voyage. Cette joie et ces émotions que j’ai ressentie en écoutant sa musique étaient non seulement vécues par tous les Cap-Verdiens, mais aussi par quiconque ayant eu l’opportunité de l’écouter.

Une idée a émergée:

Raconter l’histoire d’Orlando Pantera, sa vie, son oeuvre et l’héritage qu’il a laissés, à travers les yeux et les paroles des personnes qui l’ont connu, dans un format documentaire qui sortira en Août 2020.

 

Me voilà devant toi aujourd’hui, à quelques semaines de m’embarquer dans le projet musical le plus aventureux et personnel que je n’ai jamais entrepris. Je suis fier de te le présenter publiquement et ouvertement. Et ce dont j’ai besoin aujourd’hui, c’est de ton aide - oui, le tien! - pour me pousser à concrétiser ce rêve! 

Qui suis-je?

Je m’appelle Alexandre (mais Alex, c’est bien aussi), j’ai 25 ans et rien ne me donne tant d’allégresse que de transmettre, d’échanger et de raconter des histoires. Cette envie s’est manifestée pendant mon adolescence lorsque j’ai animé une émission radio au sein de la station de mon école, en compagnie de deux de mes meilleurs amis. Par la suite, cette passion m’a suivi jusqu’à créer et animer ma propre station de radio, à côté de mes études en économie, pour partager avec le monde mon voyage musical à travers mes découvertes des sons et des rythmes des tréfonds du globe. Petit bonhomme faisant chemin, j’ai éventuellement commencé à digger plus loin et plus en profondeur les musiques traditionnelles, folk et populaires d’Amérique Latine, d’Afrique subsaharienne en m’intéressant de plus près à la musique Lusophone ces dernières années. Il s’avère même que j’ai commencé à partager mes sons  afin de faire danser les gens toute la nuit dans des espaces isolés de lumière. Jamais je n’aurais imaginé que mon parcours me mènerait jusqu’ici, en me retrouvant à faire ce que j’aime, raconter des histoires et partager la musique, mais d’une manière nouvelle et dans un contexte particulier.

Qui était Orlando Pantera?

1er Mars 2001.Tout le Cap-Vert est plongé dans un chagrin et un désarroi profond. Un des ses enfants prodiges, Orlando Monteiro Barreto, plus communément appelé Orlando Pantera, a succombé brutalement à une pancréatite aiguë, à l'âge symboliquement fataliste de 33 ans, laissant le Cap-Vert orphelin de celui considéré comme la révélation de ce pays et outre mer. Multi-instrumentaliste, compositeur, écrivain, mais aussi enseignant dévoué auprès des enfants de son île, Pantera chérissait sa culture, ses gens et en a fait son fer de lance dans sa musique. Il met corps et âme à créer son propre style en élevant et transcrivant le batuque, musique jouée et chantée par les paysannes de son île, à la guitare en ajoutant sa propre authenticité et en y incorporant des touches de jazz. Sa musique est une transcription du quotidien des personnes de l’intérieur de Santiago, abordant leurs difficultés dans les champs, l’amour et ces désillusions, la naissance et les rituels funéraires - “Je suis Cap-Verdien” répéta-t-il souvent. Deux jours après sa mort, Pantera fût censé se rendre à Paris pour enregistrer son premier album, intitulé “Lapidu Na Bo”. Cet album fut attendu avec espérance, comme le signe de sa percée en exposant finalement son talent et sa musique au monde après des premières années de carrière en mue, à composer sans jamais enregistrer: cette espérance ne fut jamais réalisée.

Qu’en est-il devenu de Pantera à ce jour, celui qui a transcendé et déconstruit les barrières de la musique traditionnelle et inspiré une nouvelle progéniture d’artistes tel que Mayra Andrade, Vady, Tcheka dont il fut associé par la suite à la “Génération Pantera” ?

"C’est presque pathétique, son talent était si immense… Le Cap-Vert ne mettra pas au monde un artiste de son envergure pendant les 50 prochaines années. Comme Pelé, pour le football, nous sommes encore à la recherche de cette personne... "

Elísio Lopes, éditeur de Morabeza Records, avec qui Pantera devait enregistrer plusieurs chansons pour l’album "Lapidu na Bô"

 

19 ans plus tard, sa mémoire et son héritage se tarissent. On peut compter sur les doigts d’une main les enregistrements spontanés de sa musique et de vidéo de ses concerts; il reste quelques photos et interviews par ci et là, et un beau documentaire le suivant dans son travail pour une troupe théâtrale. Rares sont les artistes qui chantent encore ses chansons qui sont encore ancrées dans le conscient collectif. Le Cap-Vert pleure son enfant pris de ses bras, se contentant de fouiller à travers ces vagues souvenirs pour se rappeler de son passage fulgurant sur Terre.

“Partout il impressionne, il fige, il émeut, sa musique et ses textes troublent. Ca touche presque à l'intime, les plus grands musiciens ont la chair de poule en le découvrant: Pantera a quelque chose en plus, ce supplément d’âme” Mic Dax

Pantera était une comète: il fit une apparition soudaine, presque déique, sur Terre pour apporter la lumière et guider. Il a marqué au fer sa présence dans les esprits des Cap-Verdiens et dans l’histoire de la musique, montrant le chemin pour les étoiles en devenir à briller fort et être torche de son héritage. Ce projet a pour but de rallumer cette torche.

Pour écouter sa musique
Quelques articles à lire:

 

Pourquoi est-il si important de raconter son histoire?

Ce projet va bien au-delà de raconter seulement une histoire. Son but se manifeste dans un contexte plus grand. Chaque nation et peuple luttent et se battent afin de cultiver et préserver leur propre identité à travers la culture et les traditions. Le Cap-Vert est un pays jeune, qui s’est défait de ses liens avec le Portugal il y a de cela 45 ans, clamant son indépendance et la souveraineté de son peuple. Ce pays jeune cherche encore son identité, elle est sa nécessité pour comprendre ce qui fait sa spécificité et l’avenir sur lequel elle peut se baser. L’art et la musique ont une place prépondérante dans le quotidien de chaque Cap-Verdien, c’est le ciment qui les relie au-delà des mers. Se remémorer Pantera, c’est retracé l’histoire et contribuer au processus de cette recherche d’identité.

Le temps n’est pas de notre côté: le plus nous attendrons pour conter son histoire, le plus les mémoires et souvenirs disparaîtront. Prendre action est vital - fort tragiquement, le producteur de son album est décédé il y a quelques jours, emmenant avec lui des morceaux d’histoires inestimables et perdus pour toujours. 

Ce projet est curé par le coeur d’humain et les âmes de passionnés de musique. Ce projet nous tient à coeur, nous voudrions qu’il soit un peu le vôtre aussi! 

Le tournage et l’équipe

Commençant le 16 Février, le périple au Cap-Vert durera deux semaines, pendant lesquels nous filmerons dans différents spots et îles (Ile de Santiago, Ile de Sao Vicente et l’Ile de Santo Antao), le séjour prenant fin le 2 Mars. Jan, le technicien son, et Léo, caméraman, scripte et éditeur, m’accompagneront pendant ce voyage: ils seront les yeux et les oreilles sur lesquels je pourrai compter et m’appuyer pour capturer les témoignages, les scènes et les émotions que l’on transcrira sur la bande magnétique. Mon voyage au Cap-Vert l’année dernière m’a permis de me familiariser avec le terrain et de rencontrer la majorité des sources et des personnes qui figureront dans le documentaire, qui sont des points non négligeables et rassurants quant au bon déroulement du tournage. Notre focus sera tourné principalement sur la qualité des interactions que nous aurons avec ces témoins, mais nous porterons aussi une sensibilité particulière à capter le quotidien des gens et leur joie de vivre sur l’archipel. Nous aurons la grande chance d’être témoin du Carnaval de Mindelo  (21-25 Février), un événement unique ancré dans les plus pures traditions Capverdiennes.

À quoi servira la collecte

Quels sont les chiffres?

Concrètement, un tel projet requiert de budgets importants qui sont virtuellement impossibles à prendre sur ses épaules et à financer individuellement. Jan, Léo et moi-même donnons notre énergie et notre temps volontairement pour arriver à ce but, mais ce n’est malheureusement pas une fin en soi, car nous devrons couvrir les coûts liés aux transports, à l’équipement et aux dépenses au quotidien. C’est pour cela que chaque contribution compte et me rapprochera du but final. C’est là que tu interviens!

Voici une liste détaillée des besoins et coûts liés au tournage de deux semaines au Cap-Vert:

⦁    Vols aller-retour Bruxelles - Praia (Cap-Vert): 900€

⦁    Visa (x3): 90€

⦁    Vols internes aller-retour Praia-Mindelo (x3): 540€

⦁    Bateau aller-retour Mindelo - Santo Antao (x3): 48€

⦁    Logement: 280€

⦁    Nourriture: 300€

⦁    Equipement audio et vidéo + Assurance: 500€

⦁    Disques durs pour stocker les rush: 130€

⦁    Coûts liés à la plateforme: 247€

⦁    Coûts inattendus: 300€

TOTAL: 3335€

Que se passera-t-il si nous dépassons l’objectif, et le cas contraire?  

Cette campagne est une première étape d’un projet qui se veut rêver plus grand. Le projet continuera dans les mois à venir avec des tournages prévus à Lisbonne, Paris, Bruxelles et Rotterdam, pour rencontrer les personnes qui le connaissaient et qui peuvent apporter des éléments importants au film. Si, par le plus grand des hasards, nous dépassons l’objectif total de la collecte, nous investirons les ressources additionnelles pour le financement des tournages et des productions à venir. Cela sera communiqué de façon ouverte et transparente, avec des mises à jour quant au déroulement du projet et des décisions prises.

Le plus important pour le moment, c’est d’arriver au but! Si nous n’arrivons pas à récolter la somme nécessaire, le tournage au Cap-Vert ainsi que le projet en intégralité serait compromis. Des projets autogérés et indépendants tels que ceux-ci ont une part de risque, à cause des ressources limitées à disposition et de la vulnérabilité et de la responsabilité qui incombe à ses porteurs. Moi-même et mes pairs acceptons cette responsabilité et sommes conscients de l’ambition que nous nous sommes fixés. Nous sommes rêveurs fous, déterminés et agile, acharnés et confiants que l’on peut mener ce projet à bout. Mais le plus grand moteur de cette entreprise, c’est toi, et la confiance que tu nous accordes qui nous motive à donner le meilleur de nous-mêmes. Sans toi, cela ne pourra pas se faire! 

C’est à toi de jouer!

Soyons francs: j’ai besoin de votre soutien pour entreprendre ce projet! C’est de manière indépendante, avec le coeur et le désir de réciprocité que nous abordons ce périple. Participer à ce projet, c’est participer à une aventure avec mes amis et moi. C’est aussi une façon directe de prendre action pour préserver et enrichir la culture Capverdienne.

Je suis éternellement reconnaissant de ton aide, ton soutien, ton love que tu m’apportes aujourd’hui! Que tu puisses participer à cette campagne ou nom, tu peux toutefois me soutenir de différentes manières en parlant  de ce projet autour de toi, de tes amis, de ta famille, de ton tier-quar, de tes réseaux …; de faire un maximum de bruit et expliquer aux gens pourquoi ils devraient investir dans le projet; de partager sur tes pages cette campagne si tu l’oses; et in fine en m’envoyant des messages, astuces, conseils et tout écrits bienveillants. Chaque pas me ramènera plus proche, qu’il soit tout petit ou géant! Chaque geste compte et est apprécié à sa plus-que-juste valeur! Merci du coeur !

Amour et reconnaissance ultime,

Alex

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