Et alors, qu'est-ce que ça change ?

Documentaire, Long-métrage

Visuel du projet Et alors, qu'est-ce que ça change ?
Cross circleÉchoué
Karimdoc
Clairoix
52
Contributeurs
Sunday, November 09, 2014
Date de fin
5 231 €
Sur 8 500 €
62 %

Partager le regard avec ceux qui ont porté la lutte des Conti, c'est le projet de ce film. Aidez-nous à le finir.

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Et alors, qu'est-ce que ça change ?

Synopsis

Ils sont cinq Conti, des ouvriers qui ont travaillé de nombreuses années à l'usine de Continental, près de Compiègne.

Cinq ans plus tard, je les retrouve. J’exhume avec eux ces bandes vidéo que j'avais tournées et remisées. Des traces de leur lutte, moments bruyants, vivants, collectifs et lumineux. Aussi, je les questionne sur ce qu'ils y voient, ils me racontent ce qu'ils sont devenus. Droit dans les yeux, se contredisant, se complétant, les portraits de ces cinq anonymes dessinent en filigrane ce que la lutte laisse comme trace.

Parce qu’on a trop l’habitude de voir les ouvriers seulement dans le conflit, la colère, les réactions à chaud et l’effervescence, ce film nous plonge aussi dans un autre moment, celui de « l’après ».

Alors oui, le conflit est aujourd'hui fini, mais désormais quelque chose a profondément changé chez chacun d'entre eux...

 

 

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Contexte

 

Être ouvrier Chez Continental

Travailler 2 jours, dormir 3 nuits, dormir 1 jour, travailler 3 jours... Tous ont connu les “3 X 8“, voire les “4 X 8“, et pour quelques uns les “5 X 8“. Ces rythmes de travail ont été mis en place pour satisfaire aux contraintes de la production mais personne ne s’y retrouve. Même la direction est revenue au traditionnel « 1 semaine de matin, 1 semaine d’après-midi et 1 semaine de nuit».

 

Depuis 2007, ils étaient repassés aux 40 heures afin de pérenniser le site jusqu’en 2012.

C’était le deal qu’ils avaient bon gré mal gré, passé avec la direction. Il faut dire qu’en Picardie, travailler chez Continental, signifiait pour la plus part d’entre eux, être propriétaire de sa maison, avoir des enfants et un cousin ou un beau-frère à l’usine. Les salaires étant supérieurs à bien d’autres entreprises du bassin industriel, c’était plutôt apprécié des banquiers lorsqu’ils devaient s’engager sur un crédit de vingt ans.

 

A peine deux ans plus tard, ils apprennent que leur usine va fermer et que leur licenciement va être prononcé rapidement. C'est alors qu'ils entrent dans un autre moment: Assemblée générale, formation, recherche d’emploi, bistrot, balade en forêt, manifestations, télévision et déprime, ça a été le quotidien pour une grande majorité des Conti. Encore sous contrat de travail jusqu'au 31 décembre 2011, 80 % de leur salaire leur a été versé jusqu’au licenciement. A cette date, ils sont partis avec une « prime supra-légale » de 50 000 euros, une prime qu’ils ont voulue égale pour tous, arrachée à la direction par une lutte menée collectivement.

 

Aujourd’hui, ils sont au chômage pour une bonne partie d'entre-eux et on perdu en plus de leur emploi ce qui va avec : statut, dignité et parfois maison. Pour certains, c’est beaucoup, voir tout, pour d’autres, c’est une aubaine, un nouveau départ.

 

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La fermeture

La raison invoquée pour fermer ce site de production est, comme d’habitude, la diminution des profits mettant en péril l’entreprise. Ceci malgré les 17 millions de bénéfices qu’elle se partage avec l’usine de Sarreguemines, située à quelques kilomètres de la frontière allemande. A Clairoix, on fabrique des “premières montes “, pneus aux spécifications particulières, installés sur les voitures neuves. La crise faisant, la vente de véhicules neufs a chutée, il est donc impératif de revoir l’organisation de la production... Paradoxalement, le directeur de la toute nouvelle usine de Timisoara, en Roumanie, qui connaît très bien Clairoix pour y avoir été non seulement le directeur mais également l’initiateur du retour aux heures hebdomadaires, n’a jamais fait appel aux ouvriers français, bien que le site roumain était en manque cruellement de main-d’œuvre.

 

La réaction à chaud

Un délégué de la Confédération Générale du Travail (CGT), Xavier Mathieu, est interviewé sur France Inter. Il promet que les salariés de Continental ne vont pas en rester là. “Là“, c’est devant le local syndical, entre le parking bien rempli et l’entrée de la cantine, à trois tours de roues de l’usine. Franc-parler, colère et virulence tranchent avec le discours des médias. Quelques heures plus tard, quand le directeur du site se présente aux milliers de salariés, caméras et œufs se donnent rendez-vous sur le crâne du directeur du site. Les tirs sont précis et l’image fait le tour des rédactions : les Conti font déjà parler d’eux.

 

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Dispositif

Ce film, c'est 5 portraits, une ouvrière et quatre ouvriers. Tous ont portés la lutte au sein du comité de lutte. Chacun s'exprime lors d'entretiens filmés. Ils réagissent à une sélection d'archives de lutte filmés 5 ans plus tôt lors de la lutte. On part du concret des images du conflit, celui qui se joue devant nous pour arriver au plus personnel de chacun d'entre eux. Ce dispositif est aussi un prétexte pour savoir ce qu'ils sont devenus et ce que le lutte laisse comme trace.

 

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Les archives, La lutte

Elles retracent la lutte au présent. On se retrouve en assemblée générale devant l’usine, aux réunions du Comité de lutte dans le réfectoire, aux discussions informelles dans le local syndical, sans oublier manifestations et actions. Ces moments de rigolades, de chansons et de coups de gueules sont collectifs, agités, vivants, intenses. Les prises de paroles régulières en assemblée générale posent les enjeux du moment et permettent de saisir leur stratégie.

Tourné seul, caméra à l’épaule. Je porte un regard de sympathie et d’adhésion au mouvement et j’adopte une posture de neutralité bienveillante. Cette matière se distingue par sa tonalité incisive et ses couleurs vives comme les salariés, elle marque un moment de mobilité collective, dans les corps comme dans les esprits. Certains n’ont jamais autant voyagé que dans ce moment. Les enjeux y sont clairement exprimés.

 

Les entretiens

Filmés tour à tour dans la pénombre de la salle de visionnage, leur regard oscille entre l'écran qu'ils ont devant eux et ma caméra. Certains qu'ils attendaient ce moment : c'est un moment d'explication.

À quoi servira la collecte

Le documentaire à profité d'une aide à la production du Centre National de la Cinématographie (CNC) et doit être diffusé sur une chaine de la TNT (Télé-Bocal).

Le montage-son est fini, il faut maintenant finir le montage-image, travail déjà bien entamé.

Ensuite, viendra le mixage et l'étalonnage. Deux étapes très techniques qui doivent être réalisées par des professionnels disposant de matériels spécifiques.

Pour rappel, en plus de sa diffusion sur Télé-Bocale, il est prévu une sortie en salle et des projections en festival.

 

Pour résumé, voici les couts estimés pour les prochaines étapes (salaire + location salle et matériel+part KKBB) :

4500 euros : Fin du montage son et image

2000 euros : Etalonnage (image)

2000 euros : Mixage (son)

 

... Et si la collecte était plus que radieuse, on pourra faire le montage des extras que l'on rajoutera au DVD: des inédits de la lutte, des entretiens, bref, tout ce qui n'avait pas sa place dans le film mais qu'on aurait aimé tant vous faire partager !

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  • Livraison Février 2015

Pour 200 € et plus

Nos remerciements, votre nom au générique, 2 DVD dédicacés du réalisateur, 2 invitations à la projection en avant première du film plus un superbe fauteuil rouge ayant servi au tournage des entretiens.
  • Disponibilité : 2/2
  • Livraison Janvier 2015

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