Etudier les interactions mère-baleineau chez la baleine à bosse

Mieux connaitre pour mieux protéger!

Visuel du projet Etudier les interactions mère-baleineau chez la baleine à bosse
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Biodiversité

Etudier les interactions mère-baleineau chez la baleine à bosse

Qui suis-je ?

Je m’appelle Maevatiana Ratsimbazafindranahaka (Maeva, tout simplement !). Depuis mon enfance, le monde animal, en particulier tout ce qui concerne les géants marins comme les baleines, m’a toujours fasciné. Guidé par la passion, j’ai choisi d’orienter mes études afin d'approfondir mes connaissances sur le comportement animal et par la même occasion, renforcer mes capacités en terme de conservation animale.

Diplômé de l’Université d’Antananarivo, Madagascar, je suis titulaire d’une Licence en Biologie des Organismes et des Ecosystèmes et d’un Master en Biologie de la Conservation Animale. En Master, mon envie d'étudier les baleines s’est particulièrement renforcée car j’ai eu la chance de conduire moi-même une étude sur les bébés baleine à bosse. Cette expérience m’a fait réaliser que, si la baleine à bosse est une espèce très populaire, on ne connaît encore que très peu de choses sur sa vie à la naissance et les premiers stades de sa vie. Afin de creuser plus loin dans cette direction, j’ai commencé un projet de recherche axé sur les interactions mère-baleineau chez cette espèce. C’est un projet qui rentre dans le cadre d’une thèse en cotutelle entre l’Université Paris-Saclay et l’Université d’Antananarivo. Motivé, je suis convaincu que cette nouvelle aventure me permettra d’apporter de nouvelles connaissances qui pourront servir entre autre à guider la mise en place de mesures de conservation et de protection de l’espèce.

Un projet sur la baleine à bosse ? Baleineaux ? Pourquoi ?

La baleine à bosse fait partie des espèces animales mythiques ! C’est une espèce marine hautement migratrice. Elle passe une grande partie de l’été en zone polaire pour se nourrir. L’hiver, elle migre dans les eaux chaudes tropicales pour se reproduire et mettre bas. Durant cette période, elle se nourrit pas du tout !

Etant un animal très démonstratif, la baleine à bosse attire de nombreux touristes à travers l’activité florissante qu’est le whale watching (observation touristique des baleines). Elle joue donc un rôle important dans l’écotourisme.

Les acrobaties spectaculaires qu’elle exécute sont particulièrement appréciées !

Mais le rôle de la baleine à bosse ne s’arrête pas là. C’est une espèce utile dans bien des aspects. A différents stades de leur vie, les baleines à bosse contribuent au bon fonctionnement de la chaîne alimentaire et des écosystèmes marins. Elles sont les sentinelles de la santé des milieux marins. Un déclin ou une augmentation de leur population témoigne d’une modification de l’écosystème marin. Aussi, elle sont des indicateurs utiles dans le cadre de la lutte contre les impacts des activités humaines. Dans le cadre de l’atténuation du changement climatique, leur contribution n’est pas négligeable. Durant toute leur vie, elles séquestrent en effet des tonnes et des tonnes de carbones !

Et bien que l’espèce soit aujourd’hui classée en Préoccupation Mineure (LC) selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), elle fait toujours l’objet d’une attention particulière. En effet avec la croissance des activités marines humaines sur les côtes et au large, elle est menacée par les collisions avec les navires, les enchevêtrements dans les engins de pêche et la pollution sonore. Afin de réduire ces risques, des études scientifiques approfondies sur leurs communications, leur mode de vie et leurs habitats sont nécessaires ; l’idée est de mieux les connaitre pour mieux les protéger.

Un des points importants dans ce cadre concerne les baleineaux. Cette catégorie est en effet l’une des plus sensible et des plus vulnérable face aux perturbations humaines. A la naissance, le baleineau ne mesure QUE 4 m pour un poids de 700 kg ! Fragile et sans défense, sa survie dépend entièrement de sa mère durant les premiers mois de sa vie. Sa protection, son alimentation, son apprentissage ; tous sont assurés par cette dernière. A cause de ses besoins particuliers pour sa croissance, des perturbations même à court terme, directes ou indirectes (perturbations de la mère), peuvent avoir des effets à long terme et donc des effets conséquents sur sa survie.

Mon objectif ?

Avec ce projet, mon objectif est de percer les mystères de la relation étroite entre le baleineau et sa mère, via l’utilisation de balises multi-capteurs : des outils hi-Tech qui enregistrent très précisément les comportements des baleines ! Contrairement aux chants de mâles pendant la saison de reproduction, les productions vocales entre la mère et le jeune n’ont été que très récemment étudiées chez la baleine à bosse. De façon similaire, les comportements de nage, de plongée et d’allaitement ont été peu étudiés et surtout pas de façon globale par manque d’observations complètes (observations en surface uniquement). Plusieurs questions sont encore sans réponse : comment le baleineau communique avec sa mère ? Jusqu’où s’étend ce lien est particulièrement étroit ? à quel moment et comment se fait l’allaitement ? comment le couple organise leurs déplacements ? comment se passe l’apprentissage durant les premiers mois de la vie d’une baleine ?

Les balises multicapteurs : de la haute technologie pour étudier les baleineaux

Mais est-ce que c’est faisable ?

J’ai choisi de collecter les données dans le canal Sainte Marie, Madagascar car il est connu comme un hot-spot pour les baleines à bosse (près de 3 700 individus y sont recensés chaque année). C’est l’une des plus importantes zones de reproduction de baleines à bosse dans la partie occidentale de l’Océan Indien. Ses eaux relativement calmes et peu profondes sont particulièrement appréciées par les femelles pour mettre bas. C’est une plateforme d'observation exceptionnelle pour étudier les nouveaux nés. Chaque année, de juillet jusqu’en septembre, on peut y trouver à coup sûr des baleineaux nés dans la saison.

Sainte Marie, la plateforme idéale !

À quoi servira la collecte

La science a besoin de vous…

J’ai besoin de vous !

Malgré la nécessité alarmante, à l’heure actuelle il est de plus en plus difficile de trouver des financements pour réaliser des études scientifiques à vocation environnementale. Et l’épidémie Covid19, qui a touché les quatre coins du monde depuis déjà plus d’un an, n’a pas amélioré la situation. Pour pouvoir assurer le bon déroulement de la saison de collecte de données, et donc mon projet, votre contribution est précieuse. Vous avez envie d’aider ? Participez en donnant la somme que vous voulez !

A quoi va servir votre contribution? / What will your contribution be used for?

Le coût total d’une saison de collecte de données à Sainte Marie est de 6000 EUR (2 mois), matériels scientifiques exclus (déjà acquis). Ceci comprend :

- L’acheminement - Billet A/R Antananarivo-Sainte Marie

- Les frais d’hébergements (logement sur place)

- Les frais de restauration et de déplacements sur place

- Les frais de location d’un bateau

- Le carburant

- Les frais de maintenance des matériels

- Les indemnités pour les assistants

J’ai pu obtenir des aides partielles de la part de l’association CETAMADA mais j’ai besoin de vous pour compléter ces financements ! Les 2500 EUR visés dans cette collecte me permettra de financer :

- Les frais de maintenance des matériels (600 EUR)

- Les frais d’hébergements (logement sur place) (1000 EUR)

- Les frais de restauration et de déplacements sur place (700 EUR)

- Les frais liés au financement participatif (commission KissKissBankBank, etc. 200 EUR)

L'idéal c’est de pouvoir partir sur terrain début juillet pour une durée de 2 mois. Si l’objectif est dépassé, la fréquence de sortie en mer sera maximisée car je pourrais alors acheter du carburant supplémentaire. De cette manière, j'aurai encore plus de données !

MERCI! / THANK YOU! / MISAOTRA!

Pour vous exprimer ma reconnaissance, je vous tiendrais au courant de l'avancement du Projet à travers des photos numériques et des vidéos de la saison. Je vous enverrais des photos et vidéos des "manips" que je ferais, de mes talks, ... et surtout des images de baleines !

Parlez-en autour de vous, et partagez dans tous les réseaux sociaux !

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