FESTIVAL PHOTOSA

Quelle place donner à la photographie artistique au Burkina Faso aujourd'hui ?

Visuel du projet FESTIVAL PHOTOSA
Réussi
22
Contributions
05/05/2021
Date de fin
4 419 €
Sur 3 000 €
147 %
Développement
local
Autoproduction
culturelle
Éducation

FESTIVAL PHOTOSA

<p><strong>Le projet en deux mots :</strong></p> <p>Le festival PHOTOSA (&laquo; faire la photo &raquo; en langue San, la langue des Samo, l&rsquo;un des groupes ethniques du Burkina Faso) est un &eacute;v&eacute;nement d&eacute;di&eacute;́ &agrave; la photographie au Burkina Faso. Ce festival se veut un cadre de rencontres, d&rsquo;&eacute;changes et de r&eacute;seautage entre les photographes et leur peuple. Ce festival artistique se tiendra au c&oelig;ur d&rsquo;un quartier populaire de la capitale, pour la premi&egrave;re fois du 7 au 9 mai 2021. Il proposera &agrave; la fois des expositions et des animations &agrave; destination du grand public et des temps de formation pour les professionnels et futurs photographes. Il amorcera la r&eacute;flexion que nous souhaitons poursuivre dans les prochaines &eacute;ditions sur le th&egrave;me : &laquo; quelle place donner &agrave; la photographie artistique au Burkina Faso aujourd&rsquo;hui ? &raquo;</p> <p>L&rsquo;innovation du projet r&eacute;side dans son objet et sa mani&egrave;re de le pr&eacute;senter : proposer des expositions photographiques au sein m&ecirc;me des domiciles dans l&rsquo;un des quartiers populaires de Ouagadougou, public g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;loign&eacute; des institutions culturelles. Il s&rsquo;agit pour nous d&rsquo;avoir, d&egrave;s le d&eacute;but de nos activit&eacute;s un lien direct et facilit&eacute; avec le public.&nbsp;</p> <p><strong>Le cr&eacute;ateur et les origines du projet</strong></p> <p>Ce projet a &eacute;t&eacute; initi&eacute; par le photographe Adrien Bitibaly, pr&eacute;sident-fondateur du CERPHOB. &laquo; J&rsquo;ai rencontr&eacute; beaucoup de difficult&eacute;s avec ma famille lorsque j&rsquo;ai annonc&eacute; mon d&eacute;sir d&rsquo;&ecirc;tre photographe. Il semblait impossible de faire carri&egrave;re dans ce domaine au Burkina Faso. En l&rsquo;absence de cadre de formation professionnelle en la mati&egrave;re dans mon pays d&rsquo;origine, je me suis lanc&eacute; en autodidacte en 1999 dans la petite ville de Di&eacute;bougou, au Sud-Ouest du Burkina Faso. J&rsquo;ai commenc&eacute; par la photographie &eacute;v&eacute;nementielle pour des particuliers, des soci&eacute;t&eacute;s priv&eacute;es et des institutions du Burkina Faso.</p> <p>Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 2007 que j&rsquo;ai d&eacute;couvert l&rsquo;existence de la photographie artistique gr&acirc;ce &agrave; internet. En effet, la pratique de la photographie n&rsquo;est pas per&ccedil;ue comme un m&eacute;tier valorisant et est quasiment absente des institutions culturelles burkinab&egrave;. Les photographes burkinab&egrave; sont tous autodidactes, &eacute;voluent uniquement dans l&rsquo;&eacute;v&eacute;nementiel et vivent dans la pr&eacute;carit&eacute;. Mon choix professionnel me valut donc le rejet de ma famille et le regard d&eacute;sapprobateur de la soci&eacute;t&eacute; dans son ensemble. Il m&rsquo;a fallu faire preuve d&rsquo;une grande d&eacute;termination pour am&eacute;liorer mes comp&eacute;tences et mes prestations dans ce contexte d&eacute;favorable.&nbsp;</p> <p>La pratique de la photographie &eacute;v&eacute;nementielle ne me permettait ni de vivre correctement, ni de d&eacute;velopper ma pratique artistique. J&rsquo;ai donc abandonn&eacute; ce m&eacute;tier pour g&eacute;rer un bar pendant quelques ann&eacute;es, ce qui m&rsquo;a permis &agrave; la fois de pratiquer mon art et de g&eacute;n&eacute;rer les ressources n&eacute;cessaires &agrave; l&rsquo;investissement mat&eacute;riel et &agrave; ma formation. J&rsquo;ai pu participer &agrave; diff&eacute;rents workshops en Afrique de l&rsquo;Ouest et suivre une formation &agrave; l&rsquo;ENSP (&Eacute;cole Nationale Sup&eacute;rieure de la photographie) &agrave; Arles.</p> <p>Il m&rsquo;est rapidement paru n&eacute;cessaire de structurer un cadre formel d&rsquo;expression et de formation qui regrouperait d&rsquo;autres photographes burkinab&egrave; confront&eacute;s aux m&ecirc;mes difficult&eacute;s que moi. C&rsquo;est ainsi que j&rsquo;ai cr&eacute;&eacute; en 2016 le &laquo; Cercle des photographes du Burkina &raquo;, association dont j&rsquo;ai d&eacute;fini les missions sur la base de la promotion de la photographie au Burkina Faso, sa reconnaissance comme une v&eacute;ritable pratique artistique et professionnelle ainsi que la professionnalisation des photographes burkinab&egrave;. Les actions de l&rsquo;association permettent de faire intervenir des professionnels de diff&eacute;rentes nationalit&eacute;s, de partager des moments de r&eacute;flexion et d&rsquo;&eacute;changes sur la pratique de chacun. Le festival &laquo; Photosa &raquo; est l&rsquo;aboutissement de mon engagement pour la reconnaissance des photographes et la diffusion de la photographie comme pratique artistique aupr&egrave;s de la population burkinab&egrave;. &raquo;&nbsp;</p> <p><strong>Le projet en d&eacute;tails</strong></p> <p>Cette premi&egrave;re &eacute;dition, du 7 au 9 mai 2021, sera ax&eacute;e sur des expositions de photographies dans des cours familiales au sein d&rsquo;un quartier populaire de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Le quartier Wemtenga est situ&eacute; dans l&rsquo;un des vieux arrondissements de la ville o&ugrave; des constructions anciennes c&ocirc;toient quelques constructions futuristes. Wemtenga dort tard, surtout les weekends. Les riverains ne r&eacute;sistent pas &agrave; l&rsquo;appel des d&eacute;bits de boissons et des bars-dancing. C&rsquo;est dans ce quartier effervescent que se tiendra la premi&egrave;re &eacute;dition de notre &eacute;v&egrave;nement photographique.&nbsp;</p> <p>Chaque jour verra un vernissage dans une maison donn&eacute;e. Dix photographes verront leurs &oelig;uvres expos&eacute;es (15 images par photographe). Chaque famille participera &agrave; l&rsquo;organisation de l&rsquo;exposition et du vernissage, elle invitera son voisinage, ses ami&middot;e&middot;s et parents. Des concerts seront organis&eacute;s avant chaque vernissage. Un studio photo sera dress&eacute; devant chaque cour abritant une exposition pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec l&rsquo;univers de la photographie et d&rsquo;immortaliser l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement &agrave; travers des clich&eacute;s.</p> <p>Une caravane de cyclistes transportant des &oelig;uvres photographiques fera le tour de la ville. Une mani&egrave;re pour nous de susciter la curiosit&eacute; du passant, d&rsquo;&eacute;largir notre audience et de clore la premi&egrave;re &eacute;dition de PHOTOSA en beaut&eacute;.&nbsp;</p> <p>Pour les professionnels, nous proposerons des workshops/masterclass autour du th&egrave;me &laquo; quelle place donner &agrave; la photographie artistique au Burkina Faso&nbsp;? &raquo; Des temps de formation seront propos&eacute;s &agrave; destination des adolescents et des femmes.</p> <p>La tenue du festival approche &agrave; grand pas et les ressources pour assurer la tenue de l&rsquo;ensemble du projet ne sont pas encore acquises. La plupart des activit&eacute;s sont men&eacute;es de mani&egrave;re b&eacute;n&eacute;vole, il y a cependant des frais incompressibles qui n&eacute;cessitent un budget &agrave; la hauteur de notre ambition.</p> <p>Les formations et masterclass sont assur&eacute;es b&eacute;n&eacute;volement. Les inscriptions pour la formation &agrave; destination des femmes sont aujourd&rsquo;hui ouvertes.</p> <p>Il nous manque cependant des fonds pour les impressions photos, la location des mat&eacute;riels de sonorisation, la venue des artistes, leur h&eacute;bergement&hellip;</p> <p><strong>Les contreparties et le r&ocirc;le des contributeurs</strong></p> <p>Les contreparties: les contributeurs seront inform&eacute;s sur les activit&eacute;s du festival,&nbsp;</p> <p>Nous souhaitons &eacute;galement que les contributeurs s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; l&rsquo;art photographique burkinab&eacute; et ouest-africain en g&eacute;n&eacute;ral, en faisant conna&icirc;tre le festival et les artistes repr&eacute;sent&eacute;s. L&rsquo;appel &agrave; financement participatif est aussi une mani&egrave;re de rappeler que l&rsquo;art appartient &agrave; tous.</p>

À quoi servira la collecte

<p>Les fonds collect&eacute;s serviront &agrave;&nbsp;:</p> <p>- Effectuer les tirages photos</p> <p>- Imprimer les photos prises dans les studios mobiles</p> <p>- Louer le mat&eacute;riel n&eacute;cessaire aux diff&eacute;rentes activit&eacute;s</p> <p>- Faire venir les artistes r&eacute;sidant hors de Ouagadougou et assurer leurs repas et leurs h&eacute;bergements</p> <p>- Assurer la communication autour du projet&nbsp;</p>

Contreparties

Contrepartie star

Infos

10 €

  • 3 contributions
Un grand merci des organisateurs du festival et vous serez informé sur ces activités du Festival.

Livret (Paysage absorbé)

25 €

  • 3 contributions
En guise de remerciement au soutien que vous apportez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un livret de la série "paysage absorbé" d'Adrien Bitibaly réalisée dans le cadre d'une résidence de recherche et de création à l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival.

Livraison estimée : juin 2021

Tee-shirt

30 €

  • 3 contributions
En guise de remerciement au soutien que vous apportez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un tee-shirt avec le logo PHOTOSA. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival.

Livraison estimée : juin 2021

Tirage (Développement durable)

200 €

  • 2 contributions
En guise de remerciement au soutien que vous apportez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un tirage 20x30 contrecollé sur dibond de la série "dévelopement durable" réalisée par Adrien Bitibaly à Bamako au Mali. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival et si vous le souhaitez, un grand merci vous sera adressé sur les réseaux sociaux du festival.

Tirage (Fortune et survie)

500 €

    En guise de remerciement au soutien que vous apportez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un tirage unique procédé ancien 30x40 de la série "fortune et survie" d'Adrien Bitibaly. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival, une lettre de remerciement et si vous le souhaitez, un grand merci vous sera adressé sur les réseaux sociaux du festival.

    Livraison estimée : juillet 2021

    Tirage (Paysage Absorbé)

    500 €

      En guise de remerciement au soutien que vous offrez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un tirage sur du papier mat 50x75 de la série "paysage absorbé" d'Adrien Bitibaly réalisée dans le cadre d'une résidence de recherche et de création à l'École nationale supérieure de la photographie d'Arles. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival, une lettre de remerciement et si vous le souhaitez, un grand merci vous sera adressé sur les réseaux sociaux du festival.

      Livraison estimée : juin 2021

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      Je donne ce que je veux

      Épuisé

      Épuisé

      Tirage (Fortune et Survie)

      150 €

      • 2 contributions
      En guise de remerciement au soutien que vous apportez à l’art photographique burkinabè et ouest-africain en général, vous recevrez un tirage 30x40 de la série "fortune et survie" d'Adrien Bitibaly. Nous vous enverrons en plus une carte postale avec un des visuels du festival.

      Livraison estimée : juillet 2021