Field Essays, Account of things that happened

Soutenez un VINYL BOOK unique sur le travail du designer Brynjar Sigurðarson (IS) et sa rencontre avec l’anthropologue Tim Ingold (GB)!

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04/03/2015
Date de fin
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Field Essays, Account of things that happened

Un livre exclusif sur le merveilleux travail du designer islandais émergent Brynjar Sigurðarson et sa rencontre avec l’anthropologue Tim Ingold. Réalisé sous la direction de Sophie Krier, le livre sera publié par Onomatopee, éditeur de livres d'art néerlandais, et mis en forme par ÉricandMarie, un duo de graphistes à Paris.

 

Sont inclus dans ce livre une conversation exclusive avec l’anthropologue Tim Ingold sur l'origine des choses, et un disque vinyle avec des histoires collectionnées, racontées et mixées sur une musique de Sigurðarson. Comprenant une sélection inédite d’images, de dessins et d’écrits, ce livre enchantera les amateurs de détails, de mythes, de solitude, d’obscurité, de micro-histoire, de mémoire, de pierres, d’animaux et de surnaturel.

 

Mariant instinctivement les champs du design et de l’anthropologie, de la production industrielle et de l’artisanat, Brynjar Sigurðarson a élaboré une œuvre d'une grande richesse au cours des dernières cinq années. Son mode de travail pourrait être comparé à celui d’un chasseur : toujours à l’affût de l'inattendu, il ne forme qu’un avec le monde qu’il étudie.

 

Ce livre est la troisième publication d'une recherche intitulée Field Essays, sur le monde tactile du Design Thinking et Making, initiée en 2008 par Sophie Krier. Field Essays élabore régulièrement un projet éditorial, souvent accompagné d’expositions, de débats et d’ateliers pédagogiques.

 

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Coffee Table, Silent Village Collection, Brynjar Sigurðarson, Galerie kréo, 2014

 

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Borgbor Sveinsson Bullfish, documentaire, Brynjar Sigurðarson, collection MAK Vienne, 2012

 

Brynjar Sigurðarson (IS) travaille entre Berlin and Lausanne, où il enseigne la recherche en design au département Masters de l'École cantonale d’art de Lausanne (ECAL) depuis 2011. Il est lauréat du Grand Prix Design Parade 6 de Villa Noailles en 2012. Son travail a été exposé et présenté lors de conférences au plan international, entre autres à Design Indaba (ZA), au Sandberg Instituut (NL) et au MAK de Vienne (AT). Ses commanditaires incluent la manufacture de porcelaine de Sèvres (FR), le centre de recherche du verre CIRVA (FR), Camper (ES), Spark Design Space (IS) et Galerie kréo (FR). www.biano.is

 

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Brynjar Sigurðarson, photo Sebastian Ziegler

 

Tim Ingold (GB) tient actuellement la Chaire d'Anthropologie Sociale à l'Université d'Aberdeen en Écosse où il dirige un projet de recherche intitulé Knowing from the Inside (Connaître de l'intérieur), sur les savoirs tacites contenus dans les choses qui nous entourent. Il écrit et enseigne sur des questions relatives à l'anthropologie, l'archéologie, l'art et l'architecture. Les livres parus à son nom incluent Being Alive : Essays on Movement, Knowledge and Description (2011), Making : anthropology, archaeology, art and architecture (2013) et Une brève histoire des lignes (2013). www.abdn.ac.uk

 

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Tim Ingold, MUSARC, London Metropolitan University © Photo Joseph Kohlmaier

 

 

 

INTERVIEW AVEC SOPHIE KRIER

 

Qu'est-ce que Field Essays? Que cherches-tu à savoir avec cette recherche?

 

J’essaye d’articuler et de montrer ce qu'il se passe au sein d'un processus de design: que fait un designer, quels sont ses choix et qu'est ce que signifient ces choix pour la pratique du design. Ce qui m'intéresse, c'est de dénicher dans la pratique d’un designer quelque chose qui me semble pertinent ou précurseur d’une nouvelle façon d'envisager le design. Je commence alors une conversation autour de cela afin d'approfondir notre compréhension du design. 

 

Le dialogue est essentiel dans Field Essays. Je m'efforce de mettre en relation un designer dont le travail m'interpelle avec un penseur, artiste ou scientifique pour mettre au jour un nouveau point de vue sur le design.

 

Comment as-tu appris à connaître le travail de Brynjar?

 

Je suis allée par hasard à Reykjavik deux années de suite, sur invitation de l’Iceland Academy of Arts, les deux fois, pendant le mois le plus sombre de l’année, en janvier. Ce qui me rappelle d’ailleurs une chose dont Brynjar parle souvent : «In the darkness you don't see, and you start to imagine things.» (Dans l’obscurité, tu ne vois pas, et tu te mets à imaginer des choses.) D'après Brynjar, le climat d'un lieu détermine fortement la culture et les usages qui y évoluent. Alors peut-être que ce sont les paysages dramatiques et même explosifs de l'Islande qui donnent à sa culture un côté sauvage et joueur qui m'a tout de suite intrigué. L'approche islandaise du design est ancrée dans l'artisanat et la technologie, tout en étant en même temps très expérimentale.

 

Pour ce qui est du travail de Brynjar, j'ai appris à le connaître à travers une des professeurs, Brynhildur Pálsdóttir, qui m’a parlé de lui et d’une exposition de son travail intitulée "Priks" à la galerie Spark Design Space. Quand on entrait, on voyait juste une série de bâtons posés contre le mur, de la taille d'une personne environ, avec de fabuleux détails faits à la main. Il ressemblaient à des cannes à pêches mais clairement ils n’en n’étaient pas. C’est dur à décrire… Je vois cette ambiguité comme une grande qualité : les objets de Brynjar nous questionnent sur leur fonction et sur ce qu'ils sont réellement.

 

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Sticks, Brynjar Sigurðarson, Spark Design Space, 2011

 

Pourquoi as-tu invité Tim Ingold comme deuxième intervenant dans ce livre?

 

Les écrits de Tim Ingold sont fortement liés au design. Il est connu pour son travail sur la relation entre penser et faire, sur l'interdépendance entre toute chose, et sur la manière d'habiter ce monde en tant qu'être vivant. Il dirige actuellement un projet de recherche sur ce que la pratique du design peut apporter à l’anthropologie. L'approche de Brynjar, elle, pourrait être décrite comme anthropologique dans le sens où il aborde les lieux et les matériaux, les observe de près, puis les combine et les transforme pour en faire de nouveaux objets et des nouvelles histoires. Cette phrase, dans laquelle il décrit comment il a conçu la famille d'objets Silent Village Collection, l'explique bien : «I’m almost starting to work with the memory. The memory of being there.» (Je commence presque à partir de la mémoire. À partir du souvenir d'avoir été là-bas.) C'était donc évident que ces deux personnes devaient se voir et se parler. La rencontre était pour le moins étrange. Le livre en témoigne.

 

« Les anthropologues sont des scientifiques de la culture. Ils étudient les personnes, les comportements et les sociétés; quand à nous [designers], nous faisons partie intégrante d'une culture. Tout ce que nous fabriquons, nous le plaçons dans une culture, en quelque sorte. Donc je crois qu'il est tout à fait valable pour nous de commencer à apprendre d'eux. »

Brynjar Sigurðarson

 

« Une des choses que nous voulons faire ici [au sein du département d'Anthropologie Sociale] c'est de retourner à la matière, à la substance, d'observer les différentes façons dans lesquelles les matériaux s'assemblent, et ce que cela peut nous dire, en soi – sans avoir à extrapoler pour trouver du sens. Ce qui revient à dire que tout ce qui fait sens est là [dans la matière, ndr]. Et une fois que l'on reconnaît cela, on peut imaginer qu'il y peut y avoir d'autres façons de faire de l'anthropologie que d'écrire des textes sur la signification des choses. C'est pour cela que l'on a eu l'idée de tenter de faire de l'anthropologie par le design. »

Tim Ingold

 

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Première rencontre au campus d'Aberdeen University avec Tim Ingold et son groupe de chercheurs en anthropologie sociale, avril 2014 

 

Comment ce livre a-t-il pris forme?

 

À travers beaucoup de conversations, un atelier, des séances de travail, des dessins et des écrits, et encore plus de réunions de rédaction!

 

J'ai parlé pour la première fois à Brynjar au téléphone en 2013. En entendant sa voix, j'ai tout de suite senti qu’il avait une forte personnalité. Il n’essaye pas d’être autre chose que ce qu’il est. Je l‘ai invité environ une année plus tard à Amsterdam pour faire un atelier au Sandberg Instituut. Le projet s’appelait Animal State dont le but était de concevoir un intérieur pour un animal imaginaire. L'expérience était difficile, mais en fin de compte, c’était réussi. Nous avons tous beaucoup appris. Nous avons réalisé par exemple que les moments de gêne sont productifs et même nécessaires dans un processus de design.

 

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Atelier Field Essays Animal State, Brynjar Sigurðarson & Sophie Krier, 2014    

        

Après le workshop, nous avons passé du temps dans mon atelier à Rotterdam à regarder tout son travail, et à en parler pendant des heures. Collectionner est une obsession pour Brynjar. Il a un nombre considérables de photos. Nous avons tout imprimé. Nous avions alors une belle pile d'images à regarder, à commenter, et avec lesquelles expérimenter.

 

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Premiers tests de séquences visuelles, Rotterdam, 2014

 

C'est à ce moment-là que nous avons réalisé que les catégories habituelles utilisées en design comme "objets finaux" ou "dessins préliminaires" sont caduques pour Brynjar. Il ne fait pas de différence entre ces éléments: ce sont des choses, de la matière, tout simplement. Cela veut dire que la High Shelf a pour lui la même valeur qu’une des innombrables photos de sa collection.

 

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High Shelf, Silent Village Collection, Brynjar Sigurðarson, Galerie kréo, 2014

 

Le fait que Brynjar ne hiérarchise pas les choses est très intéressant en termes de processus car beaucoup de gens voient le design comme un parcours linéaire: il y a d'abord la recherche, puis les dessins, les prototypes, et puis en fin de compte, le produit. Alors que dans le travail de Brynjar, tout nourrit tout, comme dans un écosystème.

 

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Stones, Brynjar Sigurðarson, Manufacture de Sèvres, 2012

 

Comment sera le livre ?

 

C’est un grand livre! Il fait trente centimètres sur trente. C’est un livre, mais c’est aussi un vinyle. Brynjar l’appelle donc le VINYL BOOK. 

 

Le livre présente toutes les facettes du travail de Brynjar, ainsi que la conversation que nous avons eue avec Tim Ingold à propos de «se rencontrer comme des vrais humains», «d’apprendre des choses qui nous entourent», de «mettre les choses en lien», de «ne pas couper court au choses», de «questionner l’origine des choses», de «faire marcher les choses», de «se prendre la tête avec les choses», et cetera. 

 

Le livre est d'abord un livre d'images, mis en forme par le duo de graphistes ÉricandMarie. Le but du livre est de montrer comment Brynjar travaille. Ce n'est donc pas une monographie. C'est plutôt une coupe du travail de Brynjar et une illustration de comment tous les éléments qui nourrissent son processus (dessins, images, photos, objets, listes de choses à faire, etc.) sont en interaction constante. Brynjar crée tout le temps de nouvelles associations. C'est un très beau processus cyclique.

 

Sur le disque qui accompagne le livre, il y a des histoires que Brynjar a entendues et récoltées, puis enregistrées lui-même : des histoires terrifiantes où il parle de requins, de baleines qui explosent… Il a également composé la musique, et le vinyle sera illustré par un de ses dessins. C'est un objet unique.

 

 

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Premières esquisses de mise en page par ÉricandMarie, 2014

 

À quoi servira la collecte

À imprimer un livre très spécial, qui ne sera pas une autre monographie sur un designer, mais un objet en soi, fruit d'un effort de réflexion autour du travail de Brynjar Sigurðarson, enrichi par la perspective anthropologique de Tim Ingold et recadré par la voix graphique d'ÉricandMarie.

 

À faire aboutir un projet soutenu financièrement par des partenaires de qualité : Galerie kréo, Villa Noailles en France, Onomatopée aux Pays-Bas, le MUDAM au Luxembourg et l'ÉCAL / École cantonale d'art de Lausanne en Suisse. Le projet est soutenu également par des partenaires qui partagent leur expertise et leur réseau avec nous Cité Internationale des Arts,les D-Days, la Mission Culturelle du Luxembourg et l'Atelier Neerlandais à Paris, Spark Design Space en Islande, Sandberg Instituut & Studio for Immediate Spaces aux Pays-Bas, University of Aberdeen en Écosse.

 

À diffuser ce livre dans le monde grâce à Onomatopee, Eindhoven (NL), qui soutient Field Essays depuis ses débuts en 2008, et dont le fondateur Freek Lomme est une source de bons conseils logistiques. Le réseau de distribution d'Onomatopee inclut RAM Publications + Distribution Inc (États-Unis, Canada), Anagram Books (Royaume-Uni, Irlande, France), Perimeter Distribution (Australie, Nouvelle Zélande), Vice Versa Distribution GmbH (Allemagne, Suisse, Autriche, Pays-Bas, Scandinavie).

 

À mener à bien l'effort d'une petite équipe avec beaucoup de talent, dont les membres s'investissent dans ce projet gracieusement, guidés par l'ambition de produire un livre de qualité.

 

Et puis surtout à partager avec le monde le contenu que nous avons rassemblé et agencé. La seule chose qui manque pour que cela se fasse est le budget d’impression. En participant à cette collecte, vous m’aidez donc à réaliser ce fabuleux VINYL BOOK.

 

Frais (tva inclue)

 

Impression offset + pliage : 8 000 euros

Impression vinyle + picture disc : 1 500 euros

Graphisme et photogravure : 2 000 euros

Mastering audio : 350 euros

Correction des textes : 500 euros

Vidéo : 680 euros

Frais d’envoi : 650 euros

Commission kkbb 8% : 720 euros

Imprévus : 600 euros

 

Total 15 000 euros

 

Une partie de ce budget sera couverte par trois des partenaires (Villa Noailles, Galerie kréo et Onomatopee), mais il nous manque encore 9 000 euros.

 

Si la collecte dépasse nos espérances, nous investirons l'extra du budget dans une impression encore plus belle. Nous vous offrirons un jus de gingembre frais, une spécialité de Brynjar, à la soirée de lancement :)

 

Colophon

 

Field Essays, Account of things that happened

Brynjar Sigurðarson, Tim Ingold

Onomatopee 55.2 Cabinet Project

 

Publication en anglais 

Edité à compte d'auteur, publié par Onomatopee

 

Rédaction: Sophie Krier

Graphisme: ÉricandMarie

Imprimeur: Lecturis

Tirage: 500 (75 copies signées et numérotées)

 

www.fieldessays.net

 

Caméra et montage vidéo par Roel van Tour

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Pour 5 €

Votre nom dans la liste des remerciements + une invitation à la soirée de lancement à Paris en juin 2015 + un lot de cartes postales
  • Contributeurs : 4
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Contrepartie institutionnelle: toutes les contreparties précédentes + une conférence Field Essays sur le processus du design délivrée par Sophie Krier (frais d'honoraires, hors frais de transport)
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