Graines de Récits

Aidez nous à monter une plateforme interactive recensant initiatives, pistes de solutions et récits de la transition écologique et sociale !

Visuel du projet Graines de Récits
Échoué
2
Contributeurs
05/09/2020
Date de fin
150 €
Sur 4 000 €
4 %
Biodiversité
Média
indépendant
Changer
de vie

Graines de Récits

Graines de récits : le catalyseur des nouveaux imaginaires

L’association Graines de récits met en cohérence les innombrables initiatives, pistes de solutions et sources d’inspirations de la transition écologique et sociale afin de les inscrire dans de grands récits. En catalysant l’émergence de ces nouveaux imaginaires collectifs nous donnons du souffle à des projets de société fédérateurs, viables et désirables. 

Pour cela nous créons un glossaire de la transition organisé autour de allégorie de l'arbre : notre arbrécédaire. Celui ci met en commun les sources et initiatives existantes en proposant des pistes d'inspirations pour les inscrire dans de grands récits. Il est alimenté en ligne par une communauté ouverte.


Créateur•s/créatrice•s et les origines du projet

A l'origine de ce projet, nous sommes deux cousins qui avons réuni nos ami.e.s autour de l'idée qu'il fallait faire émerger de nouveaux imaginaires pour donner du souffle à la transition écologique et sociale. 

Marin Maufrais a 25 ans, il est passionné de sciences sociales et de philosophie. Il y a trois ans, la prise de conscience de l'urgence écologique et sociale l'a profondément remis en questions sur ses croyances et projections de vie. Une fois son Master 2 de droit public en poche, il a travaillé quelques temps dans une grande multinationale de l'agro-alimentaire avec la ferme intention de "changer le système" de l'intérieur. Très circonspect sur les activités de l'entreprise et les contradictions inhérentes au modèle économique, il a fini par démissionner et rencontrer le patron de l'entreprise pour le conseiller dans la transition de son organisation. Depuis 2 ans, Marin poursuit son pas de côté, à arpenter les chemins de la transition écologique et sociale en allant travailler dans des école, rencontrer des communautés artistiques, conseiller le maire de la ville dont il était élu, poursuivre des retraites spirituelles, rejoindre des associations de jeunes engagés, faire de la permaculture, lire énormément et écrire.

De son côté, Loïc Marcé a 36 ans. Fervent lecteur, il a eu une prise de conscience plus tardive et rapide des bouleversements environnementaux. Ancien étudiant d'une grande école de commerce, il s'interroge sur les modèles économiques traditionnels qui lui ont été enseignés, et qu'il a mis en pratique dans sa vie professionnelle. Père d'une jeune fille qui lui donne beaucoup de bonheur, il veut tout faire pour lui laisser un monde vivable et encore mieux, souhaitable. Loïc prend beaucoup de temps pour creuser les enjeux de transition et leur caractère systémique, est devenu animateur de la Fresque du Climat, membre de la Fresque de la Renaissance écologique et s'est lancé avec enthousiasme dans ce projet.

Nos premières discussions autour d'un projet commun ont commencé lors d'un dîner ensoleillé de juin 2019. La transition écologique a été l'occasion de nous rapprocher malgré nos 11 ans de différence. A l'automne 2019, nous avons réalisé que nous partagions la même conviction que les imaginaires peuvent avoir un profond pouvoir pour changer notre regard sur le monde et sur nous même et qu'ainsi ils peuvent nous aider à adopter des comportements respectueux du vivant. Après plusieurs mois de travail, nous avons fait notre lancement officiel auprès de famille et ami.e.s le 12 février dernier. Depuis, nous avons travaillé avec tous ceux qui nous ont rejoint pour affiner notre projet et commencer à monter notre glossaire.

Ce serait fait injure de ne pas mentionner ici toutes celles et ceux qui nous ont conseillé, où nous soutiennent dans ce parcours collectif : Etienne, Anne Claire, Martin, Maëlle, Gaspard, Meryl, Philippe, Lou, Victor-Ulysse, Mickaël… 


Le projet en détails

Notre société à bout de souffle se fracture à de multiples égards. Les dérèglements environnementaux, sociaux, démocratiques sont constatables par tous et menacent notre avenir en commun. Pour répondre à ces défis existentiels, nous sommes appelés à repenser l'ensemble de nos modes d’organisation. La mission : diviser par quatre notre empreinte carbone d’ici une dizaine d’années afin de respecter les engagements pris lors de la COP 21, tout en apaisant les tensions sociales. Pas une mince affaire ! 

Rien n’est perdu pour autant ! La prise de conscience de ces enjeux par nos sociétés prend de l’ampleur et ce ne sont pas les initiatives et pistes de solutions qui manquent, qu’elles soient théoriques ou pratiques, locales ou internationales. Malheureusement, nous avons observé plusieurs points de blocage qui retardent la transition profonde de nos modèles de société. D’abord, l’ampleur de la tâche est si grande qu’il est parfois difficile de savoir par où commencer, et certaines solutions sont proposées en silos. De plus, les initiatives existantes se heurtent trop souvent à des verrous systémiques qui favorisent l’inertie. Les verrous dont nous parlons sont les petites et grandes règles qui structurent nos sociétés et que nous appelons parfois “le système”. Ces conventions sont de différentes sortes : économiques, politiques, morales, religieuses, sociales... Elles ont des points communs : elles sont d’origines humaines et nous les respectons car nous croyons collectivement en leur bien fondé. Comment surpasser ces blocages sans tout déconstruire ? Comment casser le plafond de verre et sortir du cercle des convaincus pour s’adresser au plus grand nombre ? Comment assurer la transition ? 

Pour favoriser le basculement des consciences et des comportements, nous croyons dans le pouvoir des imaginaires collectifs. En tant qu’êtres sociaux, nous nous regroupons autour de grands mythes et croyances pour faire société. Les récits que nous nous donnons influent sur le regard que nous portons sur le monde et sur nous-mêmes. Nos comportements découlent de ces regards. Ainsi, pour qu’individuellement et collectivement nous fassions évoluer nos modes de vie d’une manière respectueuse du vivant, ce sont nos grands récits que nous avons à réinterroger et à réécrire. Le temps est venu de réenchanter le monde !

Notre outil face à un enjeu complexe et multidimensionnel : l’Arbrécédaire

Dès lors par où commencer ? Comment catalyser l’émergence de nouveaux récits alors qu’il n’est pas un seul pan de la société qui ne soit épargné par cette remise en question générale ? Comment s’assurer que ces récits soient appuyés sur des éléments rigoureux, factuels et soutenables sans nous laisser enfermer dans des lubies ? Comment concilier la puissance de récits fédérateurs et la pluralité des approches et des sensibilités ? Comment être constructifs ?

Pour tenter de répondre à ces questions, Graines de Récit propose son Arbrécédaire. Puisque les enjeux sont transverses, nous tentons d’apporter une approche cohérente de l’ensemble des imaginaires et solutions envisageables. Il s’agit d’une ambition utopique que nous assumons. Bien sûr, nous ne visons pas l’omniscience. Il ne s’agit d’ailleurs aucunement de donner des réponses détaillées et fixes à l’ensemble des questions existentielles soulevées. En revanche, il n’est pas inutile de poser ces questions ! Avec notre allégorie de l’arbre, nous lançons des pistes d’imaginaires possibles pour chacune des questions que pose la transition écologique et sociale. Nous proposons de réfléchir sur des éléments à déconstruire, d’autres à reconstruire. Le tout vise à donner du souffle à ce mouvement, facilement appropriable par chacun.

Pour parvenir à nos fins, l’Arbrécédaire propose un petit texte interrogeant et inspirant pour chaque notion, suivi de renvois intelligents vers des lectures, des liens, des podcasts, des études, des notions analogues, des sources d’inspirations en tout genre pour venir vous nourrir, vous, nos abeilles butineuses ! Au sein de l’allégorie de l’arbre, chacune des notions est interconnectée aux autres et est essentielle à l’équilibre général. Nous avons également voulu mettre en exergue les points de convergences et de divergences. 

Plus concrètement, le tronc correspond aux grands secteurs de société (logement, transport, alimentation, énergie, santé, éducation…). Les racines renvoient aux grands modèles politiques économiques et philosophiques proposés, dans leurs diversités, parfois leurs contradictions. Les herbes folles sont de grands concepts à réinterroger (la croissance, le progrès, le travail, la réussite…). Les graines sont des concepts à faire émerger (la résilience, l’interdépendance, les communs…). La sève propose des pistes de développement personnel pour se connecter à ses énergies de vie. Les fleurs sont des oeuvres d’art permettant d’inspirer la transition. Les fruits sont des initiatives concrètes. Les abeilles sont les contributeurs qui butinent et essaiment en même temps... Et ainsi de suite au sein de cet écosystème miniature où l’arbre symbolise à la fois la société toute entière et chacun de ses individus. Pour l’heure, nous avons déjà 600 notions, mises en lien les unes avec les autres, et réparties en 11 catégories.

Page d'accueil (draft) sur le site

Inspirer les créateurs de récits qui façonnent le monde d’aujourd’hui et de demain

Naturellement, se pose la question de savoir à qui est adressé ce travail. La première réponse qui nous vient à l’esprit est ... tout le monde ! Toutefois, dans l’objectif d’optimiser notre impact, nous souhaitons le mettre à la disposition particulière des créateur.rices.s de récits, c’est à dire toute personne s’engageant activement dans la société. Les politicien.ne.s, les penseur.euse.s, les hommes et femmes de sagesse, les citoyen.ne.s engagé.e.s, les artistes et les influenceur.euse.s véhiculent par leur discours, leurs oeuvres, leurs engagements, certaines visions du monde. Nous leur mettons à disposition des outils pour étayer leurs travaux et leurs récits, avec une grande liberté de parcours pour se laisser inspirer par ce qui les touche. Dans l’Arbrécédaire, les informations sont présentées de façon aussi complète, accessible et inspirante que possible pour que nos créateur.rice.s de récits puissent largement essaimer le monde. 

Page de présentation d'une sous catégorie

Une contribution ouverte et en réseau

Comment toucher des publics disparates qui n’ont ni les mêmes codes, ni les mêmes attentes, ni les mêmes sources d’inspirations ? Pour répondre à ce besoin de diversité, nous proposons un outil en contribution ouverte. Dans le cadre de l’Arbrécédaire, chacun.e peut proposer une fiche, ou la compléter, sur le modèle de Wikipédia. De butineuses, nos abeilles peuvent devenir pollinisatrices ! Puisque nous ne visons pas à promouvoir une seule vision du monde à laquelle nous conformer, chacun.e est libre de proposer une approche. Nos seules conditions consistent en ce que ces participations soient constructives, respectueuses du vivant, et inspirantes pour le reste de la communauté. Ce projet s'inscrira d’ailleurs rapidement en réseau avec la pluralité des acteur.rice.s engagé.e.s.

Présentation officielle en France : septembre 2020

Travaillant depuis plusieurs mois sur ce projet, notre objectif est de sortir la première version de notre site internet dans le courant septembre 2020. Cette date coïncidera avec la rentrée politique française. Une fois reçus les premiers retours d’expériences, nous proposerons une version plus complète du site internet dans les mois qui suivent.


A vous de jouer !

Aujourd'hui, nous sollicitons votre soutien pour continuer à porter ce projet auquel nous croyons ! Interrogeant des questions profondes, proposant des pistes de réflexion pour changer notre regard sur le monde et sur nous même, nous menons un projet d'intérêt général parfaitement non lucratif.

Aussi ambitieux, rêveur, ou révolutionnaire soit il, c'est selon, ce projet ne nous extrait pas pour autant des contraintes de notre temps. Nous avons besoin de soutiens financiers pour développer notre site internet, l'animer, le faire connaître. Par ailleurs, nous avons la volonté de garder notre indépendance et de proposer une information qui n'a de soupçon que les biais cognitifs propres à nos contributeurs. Par conséquent, nous ne voulons pas faire émerger de salaires pour nos principaux contributeurs. Toutefois, au vu de l'activité très chronophage que cela représente pour nous, il s'agit de compenser partiellement le temps que nous y consacrons, afin de ne pas nous essouffler et de tenir dans la durée. Dans ce sens ont été les nombreux conseils que nous avons reçus. Avec vous et pour vous, nous souhaitons que ce projet vive dans les prochaines années ! 

Pour vous remercier de votre contribution à ce projet d'intérêt général, nous aurons une page spéciale pour nos généreux mécènes.

À quoi servira la collecte

Quelques chiffres, mais pas trop…
En guise de somme de départ, nous souhaitons récolter 4000 euros pour nous permettre de lancer notre projet jusqu'en décembre 2020. A compter de cette date, nous chercherons des subventions auprès de mécènes et des collectivités territoriales pour faire perdurer notre initiative.

Voici la répartition de nos dépenses :

  • 62% fonctionnement du site internet : achat du nom de domaine, achat du nom de la marque, développement du site avec parcours personnalisé pour chaque visiteur, redevance annuelle.
  • 30% de compensation pour Marin Maufrais et Loïc Marcé, co-fondateurs de l'Association Graine de récits. Il est à noter que cet argent n'est pas un salaire mais un dédommagement pour le temps pris sur notre temps libre afin : de compléter le glossaire, d'être gardien des contributions de la communauté, de faire connaître notre projet, de nous assurer de nous rendre aux rendez vous avec divers acteurs de la transition...
  • 8% : commission Kiss Kiss Bank Bank

 

Choisissez votre contrepartie

Faire un don

Je donne ce que je veux