Hitchcock à Uzès

Vous aimez le Sud? Son vin? Sa culture? Aidez-nous à financer cette docu-fiction pour ne plus laisser le monde rural se faire croquer

Visuel du projet Hitchcock à Uzès
Réussi
60
Contributeurs
08/11/2018
Date de fin
5 005 €
Sur 5 000 €
100 %

Hitchcock à Uzès

Le film est une fable cinématographique qui questionne le devenir du Pays d’Uzès sur le plan environnemental, économique, social et culturel.

Jadis on y vivait de l'agriculture, aujourd'hui Uzès est devenu un haut lieu touristique. Depuis un certain temps, la Mairie tente de faire fuir les choucas, ces oiseaux de la famille des corbeaux qui ont du élire domicile dans l'Uzège juste après l'extinction des dinosaures! Les choucas dérangent pendant la saison touristique. Leurs nuisances sonores et leurs fientes inondent voitures et terrasses de restaurants.

À travers le personnage d’Alphonse, uzétien de souche et journaliste contrarié, le film entremêle les deux genres que sont le documentaire et la fiction. Il raconte la problématique d'une petite ville en pleine transformation. Les résidences secondaires se sont multipliées par milliers tandis que les surfaces agricoles et la garrigue n'ont de cesse de disparaître. On construit des grandes surfaces, pour que les visiteurs ne manquent de rien, alors qu'une grande partie de la population locale n'en veut pas. Les choucas sont la métaphore pour évoquer les autochtones qui ont parfois, pour ne pas dire souvent, du mal à se loger, à rester au pays pour y vivre selon leurs traditions.


Alphonse, sorte de Colombo cévenol et grand amoureux des choucas, diligente avec naïveté et intelligence son enquête qui est aussi un clin d’oeil à l’oeuvre d’Alfred Hitchcock. Il fait parler les habitants du terroir pour savoir si une cohabitation entre les hommes et les oiseaux est possible. Mais ce qu'il veut surtout savoir, c'est s'il est envisageable de préserver le terroir rural et l'art de vivre pour tout le monde, natifs et nouveaux arrivants. Une harmonie qui permette à chacun de s'y retrouver sans forcément renier la modernité.

 

 

 

L'embourgeoisement des centres villes, on en parle déjà, mais rares sont encore les témoignages sur les conflits soulevés par ce phénomène sociétal en milieu rural. Qu'engendre cette globalisation à la campagne? Des questions se posent dans beaucoup de domaines, comme le logement, l’environnement, le transport, l’énergie ou les changements culturels. Les régions rurales françaises qui traversent cette période de grands changements sont nombreuses.

C’est par le détour d’un déménagement forcé que l’idée de ce film a pris corps. J’ai dû chercher une nouvelle maison à louer en Uzège, car celle où j’habitais était mise en vente. J’ai alors constaté combien il était devenu difficile de vivre sur ce territoire, de trouver une maison assez grande pour héberger quatre personnes à un prix raisonnable. Car de telles habitations sont devenues rares à Uzès, la plupart étant maintenant des résidences secondaires ou bien des locations saisonnières. Cette expérience m’a interrogé sur le changement intervenu à Uzès.

J’y suis arrivé au début des années 2000, et à l’époque c’était différent. C’était d’ailleurs une des raisons pour lesquelles j'avais choisi de m’y installer : j’étais jeune père de deux enfants et il me fallait de l’espace. J’ai réfléchi à la manière d’aborder la difficulté du logement sans tomber dans le militantisme, car le thème est complexe et mérite une analyse plus pointue. Mes mes réflexions ont alors vite dépassé le sujet. Ce n’était plus seulement un problème de logement, mais une question plus globale de transformation d’un monde rural.

Ce qui différencie la campagne de la ville c'est la nature et le rapport avec elle. La façon dont une société rurale change son terrain, impacte sa manière d'y vivre. Elle devient fondamentale et vu sous un angle environnemental sous période de changement climatique, même globale.

Et c’est ainsi que l’idée des choucas est arrivée (ou bien est-ce que les choucas, avec leurs ballets quotidiens le soir dans le ciel, avant de se nicher dans les arbres du centre-ville étaient déjà dans ma tête, et le thème du changement d'un terroir s’est-il greffé dessus ?). Je ne peux plus le dire avec certitude.

Ce qui est certain, c’est que ces sympathiques oiseaux noirs que j'avais remarqués depuis longtemps se sont avérés être un sujet parfait pour aborder des choses plus complexes.

Ce qui m’intéresse, c’est l’organisation collective d’une société face au changement. Au bout du compte, chacun choisit la solution qui lui convient et les conséquences ne font jamais l’unanimité. La vie s’organise à sa manière et nous devons agir selon cette règle, d’abord pour nous-mêmes en tant qu’individus, et ensuite en tant que société.

Certains agriculteurs estiment que les choucas peuvent être une menace à la période des semences. Ils règlent le problème à leur manière avec quelques coups de fusils. Aujourd’hui on chasse les choucas du centre-ville et on interdit aux agriculteurs de sortir leurs fusils. Alors, à qui profite le crime ? Les oiseaux ne sont ni de gauche, ni de droite, et je suis certain que les gens que je vais interviewer à leur sujet me parleront sans méfiance :

Il ne s’agit que d’oiseaux !

C’est une manière légère de lancer le propos. C’est le prétexte idéal pour raconter une histoire universelle, celles des hommes, de leurs manières d’organiser la vie sociale, des conditions de vie et de tous les enjeux que cela entraîne. Avec les choucas, j’ai trouvé un angle simple pour le faire sans fâcher personne. Je souhaite que la force du film repose sur ce double dispositif : parler des oiseaux pour parler de l’humain; ça vous rappelle quelque chose?

En tant que réalisateur, j'ai envie de partager mon regard sur ma patrie d’adoption, de créer une image à la fois drôle, tendre et poétique de ce combat, et finalement contribuer au dialogue entre les humains pour préserver un cadre de vie et un terroir unique.

C'est pour cela que HITCHCOCK À UZÈS est un conte moderne, une fable à la manière de La Fontaine. Le combat des hommes contre les choucas est le prétexte pour évoquer une problématique de certaines petites villes et villages d’Occitanie ou d'ailleurs. Pour vraiment pénétrer le monde des fables et des contes, l’histoire doit développer des moments fantasques et inattendus. Où commence le documentaire ? Où s’arrête la fiction ? Le film a pour ambition de croiser volontairement ces deux mondes avec un certain décalage et une pointe d’humour pour mieux dévoiler le réel, car le cœur du film est documentaire. Cela entraîne une forme de surprise, de poésie, qui permet d’échapper à un discours politique stérile ou militant.

Le tournage de ce documentaire se déroule au cœur de la vie réelle, on filme les habitants d’Uzès et les villages alentours.

La fiction s’inscrit par la présence d’Alphonse qui s’interroge sur ce combat des hommes contre les choucas. Il est le narrateur qui devient un acteur visible, la voix off un personnage en chair et en os. Cela nous conduit à rencontrer les habitants de l’Uzège pour dresser le portrait de la ville et en découvrir son fonctionnement. Il a un rôle artificiel de journaliste paysan, de bouffon naïf et bonnard, mais ses interventions sur le fond sont réfléchies et pertinentes.

L’exploration par Alphonse de ce conflit homme/oiseau sert de trame à la narration. Aussi celle-ci peut être plus libre et entreprendre quelques détours au gré des interlocuteurs, comme cet ancien instituteur qui arpente les rues d’Uzès sur son solex, un cigare au bec. En le suivant, on entre dans les petites histoires et l’intimité d’Uzès. Qui connaît mieux les enfants d’une ville qu’un instituteur ?

Les différents personnages du film forment une série de mini-portraits et donnent un visage aux habitants de la ville. La caméra les accompagne dans leur quotidien, plonge dans leurs vies et noue une intimité avec eux. Entretenant tous un lien avec les oiseaux, ils nourrissent de leurs propos la trame principale du film.

Viennent ensuite d’autres questions, qui au premier abord, n’ont rien à voir avec les choucas. Comment la ville d’Uzès s’est-elle transformée ? Que faire avec une circulation devenue trop importante pour une petite ville de campagne ? Quel est l’impact des résidences secondaires si nombreuses dans la région ? Pourquoi la jeunesse quitte-t-elle la ville ?

Les thèmes du film s’enrichissent et prennent une dimension allégorique. Les oiseaux dérangeants ne sont plus seulement les choucas, mais les habitants natifs et le combat contre les oiseaux s’illustre par la tentative de changer le mode de vie d’une France paysanne. C’est cette transformation qui est questionnée.

Le conflit se dédouble et se complexifie : le citadin qui a choisi cette ville pour en faire son domicile, soit de manière permanente afin d’adopter un autre rythme de vie, soit ponctuellement pour s’y reposer avant de retourner travailler dans les grandes villes, et sans en avoir réellement conscience, entre en conflit avec “l’oiseau” qui lui, y habite depuis toujours.

Uzès grandit. Le nombre d’habitants oscille aujourd’hui entre 8 000 habitants hors saison touristique et environ 30 000 en période estivale, une tendance en augmentation. Cette nouvelle population non paysanne est à la fois vecteur d’enrichissement et d’inconvénients pour la ville. L’apport financier est loin d’être négligeable pour le marché du travail. Les restaurateurs ou les ouvriers du bâtiment par exemple, ont besoin de cette nouvelle population. Sans elle, la situation du marché du travail s’aggraverait encore plus, alors qu’elle est déjà très tendue avec un taux de chômage plus élevé (20,4%) que la moyenne nationale (8,9%). En même temps, les prix des terrains et loyers sont globalement en forte progression alors que les salaires stagnent.

Est-ce que cela a un lien avec la montée du FN, formation politique qui prétend défendre à elle seule les valeurs d’une France profonde ? En utilisant la poésie, en associant réalité et fiction, le film aborde la problématique des choucas pour mieux révéler les questions complexes liées à la transformation d’un paysage rural et les enjeux pour ses habitants.

À l’aide de ces instantanés illustratifs glanés dans la ville en résonance avec le propos principal, on peut confronter différents partis pris, en soulignant les causes des conflits dans leur caractère universel. Car les enjeux d’Uzès existent dans n’importe quelle belle région ensoleillée. Pourquoi la coexistence entre modernité et esprit paysan est-elle si complexe à atteindre ? Les interrogations soulevées par la présence des volatiles renvoient à l’organisation sociale et humaine faites de liens denses et complexes entre la ville, le village et ses habitants.

L’Uzège est ainsi envisagée comme un microcosme rural dans la modernité du XXIe siècle. À travers les protagonistes croisés dans le film, les questions soulevées dépassent la problématique de l’invasion des choucas. Le film, en fonctionnant sur cette superposition d’association liant l’oiseau à l’humain achève de questionner le spectateur sur son propre regard et devient une réflexion philosophique sur la condition humaine en territoire rural et touristique, et sur l’importance que la société moderne lui accorde aujourd’hui.

 

               

Michel Lafont est marionnettiste et comédien de rue français, pour la Cie LE RATATOUILLE THÉÂTRE, RADIOBICARBONATE, la Cie CACAHUÈTE et le THÉÂTRE GROUP' et à l'origine de la saison itinérante LES TEMPS DES CERISES qui se déroule chaque année dans la communauté de communs Pays d'Uzès. Michel est le comédien idéal pour jouer le rôle d'Alphonse dans le film. Et plutôt deux fois qu'une! Ceux qui le connaissent le savent, c'est un artiste reconnu, apprécié et doté d'une sacrée tchatche! C'est à travers son engagement pour la mise en oeuvre de projets artistiques et culturels en milieu rural qu'il incarne le mieux ce désir de revitalisation et reconstruction de la société.

 

                                        

Andreas Landeck est un réalisateur, metteur en scène, caméraman et monteur allemand qui a choisi Uzès comme sa patrie d'adoption depuis presque vingt ans. À force de travailler toujours ailleurs, l'envie de tourner à nouveau un film dans sa région (voir bonus), lui est venue.

HITCHCOCK À UZÈS sera son premier long-métrage en tant réalisateur.

À quoi servira la collecte

 

L’intégralité de la collecte reviendra à l'association Fleurs de bitume qui co-produit le film avec le réalisateur. Elle existe depuis 2007 et son siège social est à Uzès.

 

Nous avons réfléchi longuement pour savoir quelle somme que nous devions demander. Ce questionnement nous a permis de définir les étapes indispensables pour bien mener le projet jusqu'au bout.

 

Le premier palier à atteindre est 5.000 €.

Cela nous permet de finir le tournage en nous serrant très fort la ceinture et avec beaucoup de système D. C'est dans la boîte!!!

Le deuxième palier à atteindre est 10.000 €.

Cela permet d'avoir une musique originale pour le film et les animations 3D des choucas. Le montage peut commencer.

Le troisième pallier à atteindre (attention grand saut!!) est de 20.000 €.

Cela permet de finir le montage avec un oeil extérieur (monteur), d'avoir accès à un studio pro pour le mixage, l'étalonnage et la sortie sur un DCP (DigitalCinemaPackage), le support nécessaire pour diffuser en salle.

 

Pourquoi uniquement 5.000 € pour boucler le tournage? Parce que le film HITCHCOCK À UZÈS est pour sa plus grande partie tourné. jusqu'à maintenant, Andreas, Michel et d'autres petites mains ont porté seuls le projet sans soutien financier extérieur. Néanmoins, les scènes restant à tourner nécessitent des moyens techniques plus complexes et couteux. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui notre campagne de financement participatif sur KISSKISSBANKBANK: ON A BESOIN DE VOUS!

 

L'association Fleurs de bitume (lien Facebook) a sollicité des aides financières au Département du Gard, à la Région Occitanie et va faire une demande aux fonds européens LEADER à hauteur de 15.000 euros en total. Ces subventions ne sont pour l'heure pas confirmées et il n'est pas encore certain qu'elles aboutissent. Mais l'association ne lâche rien et explore avec le réalisateur parallèlement d'autres pistes pour trouver les moyens nécessaires de terminer l'aventure confortablement installés dans un fauteuil d'une salle obscure.

Fleurs de Bitume essaie de conclure des partenariats avec des écoles d'animation virtuelle pour animer les choucas. Cette piste nous semble très prometteuse car bénéfique pour tout le monde. D'une part, les élèves travailleront sur un vrai film et leur école gagnera en visibilité et en promotion via sa diffusion. L'économie de ce partenariat génèrera une économie non négligeable à la production.

Cet été, Andreas Landeck était au festival des ÉTATS GÉNÉRAUX DU FILM DOCUMENTAIRE à Lussas en Ardèche. Il est rentré avec une promesse d'accès à un studio professionnel pour l'étalonnage et mixage À CONDITION que le film soit canon.

BON ON Y TRAVAILLE!!!

 

Il manque des plans aériens, qui seront réalisés à l'aide d'un drone. Une vue d'en haut pour représenter le regard des choucas et pour observer l'Uzège d'un autre point de vue.

Quelques interviews doivent encore être tournées. Recueillir l'avis de Monsieur le Duc d'Uzès, à travers l'histoire de sa famille permettra d'ajouter un point de vue historique. C'est aussi le moment de filmer le fameux plan de Hitchcock dans VERTIGO qui donne le vertige et qui est techniquement très complexe à réaliser.

Une autre interview prévue concerne une association qui se bat contre l'extension d'une surface commerciale sur des terres d'une qualité exceptionnelle de la région ou un projet alternatif propose de faire du maraîchage.

Il manque aussi la scène ou Alphonse retrouve un choucas domestiqué à la fin du film et un vol en Montgolfière (Les montgolfières du Sud) pour le hisser à hauteur de ses amis pennés. 

Il manque aussi des scènes avec Alphonse qui relèvent de la fiction à 100%, notamment la célèbre scène d'attaque avion du film "La mort aux trousses", d'Alfred Hitchcock, sauf qu'à la place d'un avion, il y aura un choucas.

Un compositeur va créer une bande originale pour le film librement inspirée des oeuvres musicales de films de Hitchcock. 

 

Bon, vous avez compris le montage, le mixage et l'étalonnage sont des dépenses importantes dans la fabrication du film. Tout dépend de la somme récoltée. S'il a le choix, et si le budget le permet, le réalisateur préfère travailler avec un monteur. L'avantage d'un regard vierge et extérieur au tournage ouvre d'autres possibilités que s'il est monté "maison". Mais on va faire avec ce qu'on a et on ira jusqu'au bout! La débrouillardise est une compagne de longue date et est souvent source d'inspiration.

 

tournage de sept jours :

coût acteur :                                                                   2.800,00 €

coût ingénieur de son :                                                   2.800,00 €

tournage drone :

coût opérateur drone, matériel et assurance :                   2.000,00 €

postproduction :

postproduction montage (avec monteur) :                      10.000,00 €

postproduction son (nettoyage bande son et mixage) :     5.000,00 €

création musicale :                                                          3.000,00 €

étalonnage :                                                                  10.000,00 €

création DCP :                                                                 1.000,00 €

frais de déplacement et frais de bouche :                         1.000,00 €

 

                                                                       TOTAL:   37.600,00 €

 

Avec 20 000 euros: on aura juste ce qu'il faut pour finir le film, en se serrant la ceinture. On ne se plaindra pas car ce qui compte, c'est que le film voie le jour !

Avec 30 000 euros:  Roule ma poule!! C'est le budget minimum pour faire ce qui reste à faire on rémunérant les gens qui travaillent sur le film un peu.

Et  si on arrive à 40 000 euros: Roule ma poule puissance deux, car le réalisateur sera payé aussi! Alors nous organiserons une grande fête avec toute l'équipe du film, de l'association Fleurs de bitume et les Kisskissbankbankers pour trinquer à la sortie du film du studio encore tout chaud ! PROMIS!

                    

La troisième semaine de novembre à été bloquée pour s'attaquer au reste du tournage avec Michel. Viens ensuite encore deux à trois jours de tournage avec le drone.

Ensuite c'est la création des choucas animés pendant l'hiver et la composition de la musique.

Si tous se passe bien, une première version sortira de la salle de montage courant avril. C'est avec cette version que d'autres portes s'ouvriront pour avoir accès aux studios pro et peaufiner le montage, les images et le son.

L'avant première et l'envoi aux festivals de cinéma est prévu pour la rentrée 2019.

 

Et en bonus, vous avez accès au court-métrage CORRESPONDANCES que le réalisateur a tourné avec des amis à Uzès entre 2008-2009, produit par Fleurs de Bitume pour connaître un peu son univers. Profitez, le film ne sera que visible pendant la période du crowd-funding.  Il a été primé au festival international Go-Short à Nimège en 2009 comme meilleur court-métrage européen dans la catégorie laboratoire:

 

 

 
 

 

 
 

 

 

 

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