La brousse abondante: une ferme agro écologique au Mali

De l'eau pour la brousse abondante !

Visuel du projet La brousse abondante: une ferme agro écologique au Mali
Réussi
28
Contributeurs
09/06/2019
Date de fin
5 070 €
Sur 5 000 €
101 %

La brousse abondante: une ferme agro écologique au Mali

 Bonjour!

Je m'appelle Angélina, Belge, anthropologue de formation vivant à l'étranger depuis 2004 principalement en Afrique et ayant travaillé dans le secteur humanitaire jusqu'à cette année. J’ai découvert le Mali lors d’une première mission en 2006 dans le cadre de la crise alimentaire qui a touché le Niger et le Nord Mali suite à une invasion de criquets pèlerins qui a détruit les récoltes. J'ai pu me faire une idée à l'époque de l'extrême vulnérabilité des habitants.

Pourquoi?

Cela fait 5 années que je vis de manière permanente au Mali. Soucieuse de mon environnement, des enjeux liés au changement climatique et de la souveraineté alimentaire, je décide  en février 2019 de rejoindre le chemin emprunté par une minorité d'agriculteurs maliens:  l'agro écologie sur des sols arides pour intégrer la sauvegarde de l'environnement dans l'agriculture sahélienne au Mali.

«  C’est une agriculture qui étudie les interactions de son écosystème afin de trouver la méthode la mieux adaptée pour produire une nourriture saine et abondante et veille particulièrement à la santé de son sol et à la biodiversité."

A mon simple niveau d'abord parce que je suis persuadée que globalement c'est la solution  pour garantir la sécurité alimentaire à long terme du pays face à la dégradation du climat et ainsi éviter des opérations humanitaires à répétition.

En effet, le contexte Sahélien dans lequel nous évoluons est en proie à la désertification depuis les années 60 et les choix politiques de l'époque (suite aux différentes sécheresses) en lien avec l'agro-industrie n'ont  pas été viables pour les petits producteurs.

Autres constats:

Le Mali a une superficie cultivable qui s'élève à 43,7 millions d'hectares, soit 35% de la superficie totale. Sur ces 35 %, seul 6% de la superficie cultivable est exploitée et de plus tributaire des aléas climatiques.

Les mots du rapporteur Spécial des Nations Unies sur le Droit à la l’Alimentation, Olivier De Schutter  me semble juste lorsqu'il dit:

 "À ce jour, les projets agro écologiques menés dans 57 pays en développement ont entraîné une augmentation de rendement moyenne de 80% pour les récoltes, avec un gain moyen de 116% pour tous les projets menés en Afrique ».

Néanmoins les choses bougent aujourd'hui au Mali!

  1. En décembre 2017 a eu lieu la quatrième conférence Ouest Africaine sur l’agriculture écologique et biologique à Bamako sur le thème : ‘Opportunités émergentes de l’Agriculture Ecologique et Biologique. Un plaidoyer vis à vis des décideurs politiques devra être mené  pour  l’intégration de l’agriculture écologique et biologique dans les lois et politiques d’orientation agricole et la prise de décrets valorisant le terroir, les paysages et intégration de l’agriculture, de l’élevage. 
  2. Récemment, un  label Bio local, c'est à dire un système de certification biologique alternatif, adapté au contexte local et peu coûteux a été crée par une association malienne (qui lutte pour une justice sociale et la promotion de l’économie sociale et solidaire des populations défavorisées).
  3. En avril 2019, aura lieu à Bamako le premier forum international sur l'alimentation et l'agriculture durable 

Localisation du projet:

Le lieu du dit projet se trouve près du village Siby ( 2000 habitants) à 45 km de Bamako sur la route de Guinée en pays Mandé peuplé principalement par des agriculteurs et éleveurs pratiquant à échelle familiale et dont une proportion de jeunes ont  pris le chemin des pays limitrophes voir de l'Europe en espérant  soutenir leur famille face aux périodes de soudure (vache maigre) de plus en plus longue conséquentes aux mauvaises récoltes.

J’ai découvert  le village pour la première fois en 2010, tombée sous le charme,  j’y ai construit une maison en banco (terre) en 2014 et avec le temps  je  souhaite  m'y installer définitivement.  C'est le 27 février de cette année 2019 que j'ai pu acquérir un terrain de 2 hectares pour cette nouvelle vie!

Ce projet est un beau défi pour moi car je démarre pour ainsi dire de rien (excepté le champ  bien sûr!)   sans être agricultrice de formation mais non moins autodidacte avec comme atout de l'expérience en gestion de projet dans le domaine de la sécurité alimentaire et quelques séjours comme volontaire dans des fermes bio en Belgique et en Turquie (réseau Woofing).

Mon rêve est ainsi de faire d’un terrain de brousse, une petite oasis….(photo du champs aujourd'hui ci-dessous). Le projet a pour cadre un champ  de 2 hectares qui se veut expérimental  en se basant sur les bonnes pratiques d'agro écologie du Mali (le Centre Sahélien de Formation et de Recherche en Agro écologie, initié par le pionner, Mr. Oumar Diabaté, un docteur  vétérinaire) et  de l'ONG TERRE VERTE qui  intervient au Burkina Faso depuis 1989 dans la réalisation de périmètres bocagers.

Quoi et quand?

Le but de ce financement participatif concerne uniquement la création d’un point d’eau par une entreprise spécialisée. 

C’est la  priorité majeure  à l’heure actuelle du fait que nous sommes dans la période où les forages s'exécutent  (juste avant que la saison des pluies ne soit pleinement installée pour atteindre la nappe phréatique au plus profond).

En parallèle, les prochains mois sont dédiés à  la préparation et la gestion des cultures céréalières qui se pratiquent en  saison des pluies (de juin à octobre) et la plantation de jeunes  arbres.

Ces travaux se font en collaboration avec un  jeune du village du nom d'Adama Doumbia qui travaille chez moi depuis  plusieurs années et issue du milieu agricole. Travailleur et volontaire, celui-ci m'accompagne dans cette aventure  et assure le lien avec d'autres jeunes du village qui seront embauchés en qualité de saisonniers lorsque nous avons besoin d'appui. 

Ces activités s’inscrivent dans un projet dont les objectifs sont définis pour le long terme:  

  1. Intégrer la sauvegarde de l'environnement dans l'agriculture par la restauration de la fertilité du sol
  2. Produire une  nourriture saine et abondante localement
  3. Diffuser les techniques qui porteront leurs fruits auprès des paysans du village pour une meilleure productivité dans le respect de l'environnement

La première phase du projet:

« La mise en valeur du terrain et la préparation des cultures céréalières ».

Cette phase peut être considéré comme préparatoire mais non moins importante car la suite en dépendra.  Par mise en valeur du champ : on entend sa délimitation, le défrichage des herbes, sa sécurisation par une clôture, le reboisement, la préparation des sols pour les cultures céréalière, l’accès à un point d’eau. Les différentes étapes se font sur fonds propres à l’exception de la création d’un point d’eau qui rentre dans le cadre de ce financement participatif.

Les récoltes  céréalières et l’eau serviront à la phase I et II. Les céréales seront destinées  au futur élevage aviaire et à ma consommation (logique de polyculture-élevage), l’eau servira à la sécurisation du champ (par rapport à la divagation animal) et en phase II à la construction de bâtiments (hangar, poulaillers, case du gardien) et aux activités de maraîchage et d’élevage aviaire.

Les étapes en cours et à venir  de la phase I sont les suivantes:

1. Le bornage a été effectué le jour même de l’achat du terrain pour délimiter le terrain.

2.L’étape du défrichage des hautes herbes a été effectuée la dernière semaine de mars (en laissant les arbres et les arbustes). L’entreposage des débris végétaux  pour constituer du compost (utilisable au bout de 2 mois).

3.Préparation du sol : Un premier hectare divisé en deux parcelles (avec une future allée d’arbres) sera exploité selon la logique des rotations triennale (voir tableau). Ces parcelles seront d’abord utilisées en année 1 pour des cultures de mais jaune et de Sorgho avec une légumineuse au pied dans le but de constituer un stock pour l’aliment des volailles et  l’autoconsommation (1 hectare rapporte en moyenne 1 à 2 tonnes). En année 2, les deux parcelles seront en  jachère  (mais et Sorgho) tandis que la 3ème parcelle de 0, 5 hectare  donc sera utilisé à nouveau pour du Sorgho ou du mais. En année 3, de l’arachide ou du sésame sera planté sur les deux premières parcelles.

Fin avril, le champ sera labouré par voie mécanique en louant un tracteur  et de  grosses quantités de  fumures organiques seront acheminer par charrettes d’âne afin de  préparer la culture céréalière par la méthode zai et les semences paysannes seront rassemblées (mais et Sorgho).

La culture en Zai consiste en la création de poquets qui ont des tailles variables selon les cultures, de 20 à 40cm de diamètre et 15 cm max de profondeur où l’on on insère de la  fumure organique et 2 graines par poquets. Cela réduit la quantité de fumure à utiliser.

4. Création d’un point d’eau, principale enjeu de cette phase I (qui m’amène à faire appel à vos dons) car c’est l’accès à l’eau qui permettra la mise en place de la clôture, d’effectuer les travaux de construction (hangar, poulailler, case gardien….) et par après le maraîchage. 

Les devis ont déjà été pris auprès des trois entreprises.

Pourquoi un forage ?

L’idée initiale était de doter le champ d’un puits traditionnel à large diamètre (généralement utilisée dans les jardins maraîchers des coopératives de femmes). Après divers avis auprès des puisatiers du village, la nature du sol (haut risque d’éboulement) qui nécessitait de buser le puits avec du béton, nous avons opté pour la formule forage pour son rapport coût-bénéfice. A noter qu'il est prévu d’intégrer des techniques pour sauvegarder les eaux pluviales afin qu’elles s’infiltrent dans la nappe phréatique.

Un forage est un ouvrage de plus grande profondeur (souvent plus de 50 m au Mali) qu’un puits.  Ils sont équipés d'une pompe à moteur ou à motricité humaine.

Les étapes clefs de la création du forage :

 

  • Etude d’implantation : une étude hydrogéologique permettra de situer deux ou trois emplacements possibles pour le futur forage afin de réduire le risque de forage négatif
  • Acheminement de l’atelier : Installation et désinstallation – les coûts associés au transport de l’appareil de forage et des équipements auxiliaires jusqu’au site et à leur mise en service
  • Forage :  foration d’un trou  à la profondeur et au diamètre requis, fournitures (château d’eau et panneau solaire et installation du tubage)
  • Développement et essais de pompage
  • Analyse physico-chimique de l’eau dans un laboratoire agréé de Bamako

Coût  estimé dans la zone de Siby sur base de 3 devis dont celui sélectionné  avec un contrat de garantie: 10 000 euros

Durée total : 2 à 3  semaines

5. Délimitation et sécurisation du champ par le biais d’une clôture grillage et des poteaux par un agriculteur/maçon de Siby et un manœuvre 

6. La « reforestation » : Le but de cette activité est d’enrichir la couche arable d’une terre, en améliorant sa texture. Après la première pluie, des plants de haies vives seront mis de part et d’autre du grillage et serviront à terme de brise vent et de moyens de retenus des eaux pluviales en parallèle à la création de mares. 

La saison des pluies est également l’opportunité de planter des arbres fertilisants à des endroits stratégiques pour le sol. Ils sont principalement issus de la famille des légumineuses (Acacia albida, Albizias chevalieri, A. zygia, A. adianthifolia) pour faire un modèle agroforestier « multi-étagé » (cultures maraîchères au sol, arbres fruitiers au niveau intermédiaire et arbres fertilisants en hauteur. Donc concrètement, la culture se pratique entre des pieds disséminés d’arbres fertilisants distants de 10 mètres l’un de l’autre et devront être émondés régulièrement.

Albizias chevalieri

Des plants de Moringa (dont les feuilles et graines sont riches en vitamines et oligo-éléments) et d’arbres fruitiers (Mangue, goyave, papaye, citron...) seront également plantés.

De Juillet à septembre-octobre, l’arrosage se fera par voie naturelle et au besoin, au moyen de l’eau du forage.

7. Entretien du champ : sarclage des plantes spontanées (entre fin juin et mi juillet et entre fin juillet et août) surveillance contre les oiseaux….Moi-même et des jeunes du village recrutés comme saisonniers.

8. Construction d’un hangar de 8 mètres sur 10 mètres carré pour stocker les céréales, les outils….Cette activité sera réalisé avant le mois d’octobre pour que les récoltes soient mis en sac et stockées dans un lieu propre et sec.

9.  Récolte en octobre, mis en sac et stockage par des saisonniers et moi-même.

La deuxième phase de démarrage du projet sera la préparation et la mise en place des activités d’élevage aviaire et de maraîchage bio.

 

À quoi servira la collecte

Le montant global pour le forage et son équipement  est de 9, 909 euro

Je souhaite dans cet appel tenter de mobiliser au moins  50% de la somme nécessaire pour ne pas perdre les dons au cas où le montant ne serait pas atteint.


Les fonds collectés serviront à payer l'entreprise qui va crée le point d 'eau. Le paiement se fera en 3 tranches ( au moment de la signature, une fois le forage positif c'est à dire quand l'eau aura été trouvé et à la remise provisoire). Une garantie de 2 ans a été négocié au moment de la collecte des devis et sera stipulé dans le contrat..

Comme mentionné dans le descriptif du projet, l'eau servira à faire clôturer le champs (grillage, poteau et ciment/sable), à la construction d'un petit hangar pour stocker les céréales et les outils, la construction des poulaillers et concrètement aux activités d'élevage et de maraîchages.

Si la collecte dépasse le montant fixé pour les 50% du montant global , celui-ci sera utilisé pour les tranches de paiement suivantes.

Devis retenu

 

Choisissez votre contrepartie

Pour 20 €

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Pour 150 €

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  • Contributeur : 1

Pour 200 €

Produit de la maison du karité de siby, miel, sac et le suivi en direct!

Un immense merci pour la contribution! Je vous tiens au courant des avancés du projet par photos/vidéos sur les réseaux sociaux et vous offre un grand pot de karité, 1 litre de miel et un sac avec le logo de la brousse abondante à mon prochain retour du Mali.
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