La Cérémonie

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Présentation détaillée du projet

Qui suis-je ?

Je m’appelle Ali, j’ai 26 ans. Venu d’Iran, je suis maintenant réfugié politique en France. A Téhéran, j’étais étudiant en cinéma à l’Institut d’Art et de Culture Karnameh. Pour finaliser mon année scolaire et obtenir mon diplôme de réalisateur/scénariste, je devais réaliser un film. J’avais choisi pour thème la pendaison, ce qui m’a valu des problèmes et m’a poussé à m’exiler de mon pays. En Iran, il y a des tas de sujets intéressants, mais qui sont souvent interdits. La pendaison et la censure sont des phénomènes très connus dans ce pays. Mais un film sur ce thème est presque impossible à tourner, et j’ai voulu essayer, sans réussir. A cause de ce début de tournage et du sujet choisi, j’ai eu des problèmes qui m’ont imposé de choisir entre quitter le cinéma et ce je voulais, ce que j’aimais faire, ou me mettre dans le rang. Je suis persuadé que s’il y a une problématique, c’est mon devoir d’en parler, mes convictions, mon engagement.

 

Pourquoi ?

Le cinéma, c’est une manière de parler, de montrer ce que tu penses, ce que tu vois, pour partager une vision et des idées. J’ai envie de créer, d’appartenir à ce monde. Cette envie s’est développée depuis mes 18 ans. En fait, je dormais chez un ami, et le matin j’ai voulu rentrer chez moi pour me reposer, en bus. Tout le monde commençait sa journée, allait au travail. Le bus se remplissait de plein de gens. Le chauffeur faisait exprès d’être long au feu rouge, pour laisser entrer les usagers dans le bus et gagner plus d’argent. Les autres usagers le disputaient parce qu’ils ne voulaient pas être en retard à leur travail. Je me suis dit que cela aurait été intéressant de poser une caméra dans le bus pour rendre compte du comportement des gens. Après cet événement, j’ai été de plus en plus sensible aux faits de société, aux événements. Mais comment montrer tout ça ? Je voulais montrer ce que les gens ne voient pas. Je me suis engagé dans le cinéma pour dire/dénoncer des choses. Cette idée de filmer dans le bus m’a quitté, mais pas l’amour du cinéma. J’ai commencé à lire, à me documenter, à regarder des films. Je suis rentré dans cette école privée, à Karnameh. J’ai ensuite passé un concours pour rentrer dans une école publique, dans laquelle j’ai été accepté à la suite d’un entretien. Le premier jour de cours, j’ai décidé de partir.

Depuis mon arrivée en France, j’ai toujours essayé de continuer mes activités dans le cinéma.

En tant que réalisateur, nous avons réalisé avec un ami un court-métrage/documentaire, The Bridge, sur la vie de deux migrants iraniens à Calais, les raisons de leur départ et leur souhait de rejoindre le Royaume-Uni.

Comme assistant réalisateur, j’ai participé à Calais Jungle. Ce long-métrage, réalisé par Jean Bodon de l’Université d’Etat Sam Houston, aborde le thème de la vie dans la Jungle de Calais, projeté aux Etats-Unis, au Brésil et en France à l’UNESCO. De même, j’ai été assistant réalisateur avec et pour Robert Bilheimer pour un film abordant le thème du trafic d’êtres humains et d’enfants dans la Jungle de Calais dans Heart of the Matter

J’ai élargi mes expériences en participant au court-métrage London Calling de Raphaël Botiveau de l’école du Fresnoy, en tant qu’acteur et assistant au son. Ce court-métrage est un remake de Week-end à Zuydcoote d’Henri Verneuil, qui a pour but de mettre en relation le passé et le présent de soldats français souhaitant regagner l’Angleterre en 1940 et la « crise des migrants » largement médiatisé.

 

J’ai toujours essayé de rester dans le monde du cinéma, de faire ce j’aime et de travailler sur des sujets qui me semblent nécessaires. Maintenant, je suis étudiant en Etudes Cinématographiques à l’Université de Lille 3 et désire terminer ce que je n’ai pu achever en Iran, ce projet de court-métrage.

 

 

Présentation du court-métrage

L’histoire du film, c’est un regard porté sur les enjeux politiques en Iran. Les questions de la pendaison, la censure et la sécheresse y sont abordées. L’Iran a de merveilleux monuments, paysages, spécialités culinaires à offrir aux touristes qui affluent de plus en plus depuis la levée des sanctions en 2015. Cependant, il ne faut pas oublier que des événements dramatiques s’y produisent quotidiennement.

L’Iran est le deuxième pays au monde à pratiquer les pendaisons et même s’il y en a moins qu’auparavant, ce châtiment persiste. Une distinction est faite entre les pendaisons pour des raisons politiques, et les pendaisons concernant les pêchés. Les pendaisons politiques ne se passent pas en public. Elles se font discrètement dans les prisons, puis la dépouille du défunt est rendue à la famille. Les pendaisons publiques concernant les pêchés se passent sur la place publique. Elles peuvent être liées à des pêchés comme la consommation/vente de drogue, une bagarre dans la rue, etc. Elles suscitent la peur, car il y a la volonté d’en faire un exemple. Mais les gens sont également attirés par la curiosité, le voyeurisme. Les images se répandent sur les réseaux sociaux, pour voir ou pour dénoncer. Les journaux subissent une censure, où la vérité est souvent détournée en faveur du gouvernement. La vérité est cachée, manipulée, façonnée. Le contrôle religieux et politique est omniprésent, engendrant une privation de liberté d’expression.

De plus, l’Iran traverse actuellement une crise avec l’eau, peu médiatisée. Le gouvernement a fait construire de nombreux barrages pour alimenter les villes en électricité, faire du business avec des entreprises, et surtout utiliser l’eau dans le domaine du nucléaire. Le lac d’Ourmia est un exemple d’asséchement où des activistes ont entamé un bras de fer avec le gouvernement. Si les voix s’élèvent, elles sont très vite réprimandées par les services de sécurité. Cette problématique a des conséquences sur la nature et les hommes. Elle est liée à une mauvaise gestion de la part des autorités. Les gouvernements qui se sont succédés ont toujours privilégié leurs intérêts financiers 

Ce court-métrage, c’est mon devoir, ma manière de montrer qu’il existe de belles choses en Iran, qui valent la peine d’être défendu.

À quoi servira la collecte ?

Votre participation à ce projet servira à financer le bon déroulé de la réalisation du film. Je percevrai l'intégralité de la collecte et en fera bon usage, sans trahir votre confiance.

La décoration est un élément important pour le spectateur se sente en Iran. Nous devons louer le matériel technique (caméra, lumière, micro), veiller à la logistique comme rembourser les frais de transport et nourrir l'équipe pour deux journées de tournage. Une partie du budget sera alloué à cet aspect pour un montant de 2500€.

L’équipe sera évidemment rémunérée (le directeur de caméra, l’ingénieur son, le monteur, un acteur) pour un montant de 1000€.

Derniers commentaires

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Bravo pour ton courage Ali ! Je te souhaite toute la réussite que tu mérites.
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Bon courage ! Bisous
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la chanson "MERCY" et "LA CEREMONIE" dans le même bateau de la vie.